Il veut un troisième enfant – pas moi

Il veut un troisième enfant – pas moi

La question du premier et du deuxième enfant ne s’est jamais vraiment posée chez nous. Nous n’étions pas forcément d’accord sur le planning : mon mari a toujours été le premier à vouloir lancer les essais. J’avais insisté pour que nous nous mariions avant l’aîné, pour que le cadet arrive au moins deux ans après. Mais finalement, à quelques mois près, il n’y avait pas eu de grand débat.

Depuis la naissance de notre deuxième, et au fur et à mesure que ce dernier grandit, la question du troisième se pose, elle. Avec une certaine particularité : mon mari et moi ne partageons pas le même avis.

Trois enfants + deux parents – ça fait combien de crocs sur le balcon à la fin ?

A l’heure actuelle, je ne veux pas avoir de troisième enfant et je trouve mille bonnes raisons à cela.

Je sature déjà du linge à laver, des repas à préparer… de toutes ces choses du quotidien auxquelles je dois penser. Parfois, très souvent encore, je sens que je ne suis pas loin de perdre pied, de me perdre dans cette montagne de tâches à accomplir, tellement loin des choses auxquelles j’aspire. C’est une source importante de dispute dans notre couple d’ailleurs. Je n’ai pas envie d’en rajouter encore.

Avoir un enfant pour moi en Allemagne signifie approximativement dix-huit mois sans travailler : les solutions de garde ne sont proposées qu’à partir d’un an et avant, un des parents est payé pour rester à la maison. J’ai beaucoup profité de mes deux premiers congés parentaux indemnisés. Mais alors que je viens juste de retrouver un poste intéressant et motivant, cette idée ne me fait plus rêver.

Vous allez me dire, nous devrions revoir notre schéma familial. Pourquoi mon mari ne prendrait pas un congé parental, cette fois ? Et s’il se mettait à faire des lessives ? Si troisième enfant il y a, j’exigerai une aide ménagère supplémentaire, c’est certain, qu’elle vienne de lui ou qu’il la paye. Mais étant donné nos métiers, le mien qui m’offre toutes les flexibilités, le sien qui ne lui en permet aucune, je sais que je ne dois pas en attendre trop.

J’aime passer du temps avec chacun de mes enfants séparément, je savoure davantage ces moments. Or, nous n’avons aucune aide à disposition pour les faire garder. A partir du moment où nous aurons plus d’enfants que de parents dans notre foyer, ces parenthèses vont être compliquées à organiser.

Nous commençons tout juste à sortit la tête du tunnel avec notre cadet : Charles commence doucement à mieux dormir, à partager les activités et les jeux de notre grand. On peut enfin recommencer à faire de vraies sorties intéressantes pour tout le monde, à envisager des vacances sans trop d’équipement. Je ne m’imagine pas repartir de zéro avec un nouveau-né.

J’ai 36 ans. Je me répète – mais c’est sans doute la clé du problème – je me sens très fatiguée. Je ne me sens pas du tout en mesure de me lancer dans une grossesse – et tout ce qui s’en suit, post partum bonjour. J’ai l’impression que c’est derrière moi désormais. Et puis je sais qu’à partir de 35 ans, tous les risques augmentent. Sans compter qu’avec deux naissances prématurées sur deux, toute grossesse sera forcément synonyme dans mon cas de surveillance et d’alitement pendant de longues semaines – tout ça pour finir en néonatalogie. Deux fois de ça, ça m’a suffit aussi.

Enfin il y a le douloureux sujet de l’immobilier. Malgré nos diplômes, malgré nos salaires, trouver un logement avec trois chambres d’enfants dans notre ville actuelle est une mission particulièrement difficile. Devrais-je alors me résoudre à avoir moins de chambres que d’enfants ? Nous pourrions aussi nous éloigner un peu du centre, mais j’ai tellement de mal à l’envisager, moi qui me suis enfin construit un petit réseau, des habitudes, une vie ici.

Quand je pense à tous ces arguments qui me semblent irréfutables, je me sens presqu’en colère contre mon mari. Comment peut-il rêver d’un troisième enfant malgré ça ? Pourquoi ne pas nous contenter de notre bonheur actuel ? Et puis à d’autres moments il me fait de la peine aussi. Comme le jour de Noël : j’avais rédigé une petite carte pour lui faire deviner son cadeau sur un ton un peu énigmatique. Il n’a pas bien compris et cru que je lui annonçais par surprise une troisième grossesse. J’ai tellement vu la joie monter dans ses yeux, très vite. Je me suis sentie tellement étrangère, moi pour qui une grossesse aujourd’hui serait une telle catastrophe. Je me demande de quel droit je peux balayer ses rêves de tablées bruyantes et de famille nombreuse.

Au fond je crois que le vrai problème, c’est que rien de tout ça n’est très rationnel. L’envie d’enfant ne s’explique pas vraiment. On essaie de la comprendre, de trouver des arguments. Mais au fond soit on en a envie, soit pas. Et à l’heure actuelle, mon mari et moi nous trouvons chacun d’un côté opposé. Ce n’est pas vraiment un sujet de dispute. Mais c’est un sujet qui nous hante, je crois, chacun de notre côté. Pour le moment nous reportons la décision, au moins jusqu’à mon prochain anniversaire. Après, à 37 ans, je pense qu’il faudra décider.

Parfois je me dis qu’on ne peut jamais regretter d’avoir fait un enfant. D’un autre côté je me dis que je n’en sais rien, peut-être qu’on n’ose juste jamais se l’avouer. Affaire à suivre.

83 réactions au sujet de « Il veut un troisième enfant – pas moi »

  1. C’est en effet une situation pas très facile. Avez-vous discutez de vos arguments entre vous ? Si vous échangez, peut-être que chacun pourra comprendre l’autre ? Mais tu as raison quand tu dis qu’il n’y a rien de rationnel dans le désir ou non de vouloir un enfant. C’est là et c’est tout.

    1. Je pense que nous nous comprenons assez bien, ce qui explique qu’il n’y ait pas de dispute sur le sujet. Mais pour le moment, personne n’a changé d’avis 🙂 .

  2. J’ai toujours voulu qu’un seul enfant. Mon mari lui était prêt à en avoir plusieurs sauf que l’on a bien morflé avec notre fille pendant sa première année qu’il est revenu sur sa décision !

    Comme toi, j’ai ma routine et je suis sortie enfin la tête de l’eau, je peux dormir, vaquer à mes occupations et prendre entièrement le temps pour elle maintenant qu’elle joue très bien. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas ressenti ce désir profond d’avoir un enfant, je n’ai pas cédé à cette pression social où il en faut toujours plus. Mon mari est nostalgique de SA fille bébé mais pas du tout de cette période encore assez difficile à se remémorer.

    Je n’ai pas honte de dire que je ne pourrai pas avoir un autre enfant, que ce n’est pas moi, que ce n’est pas mon rêve. Et j’en avais averti mon mari dès le début pour ne pas lui imposer ça si lui rêvait d’une grande tablée. A présent, je suis enfin bien dans ce rôle de maman d’un seul enfant que je ne veux pas en sortir …

    1. Comme tu le décris, je suis parfois nostalgique de mes enfants bébé, de ces tendres souvenirs. Mais cela ne veut pas dire que j’ai envie de recommencer avec un troisième, c’est différent. Ici je ne savais pas vraiment avant combien je voulais en avoir.

  3. Ce sujet est hyper difficile et douloureux pour tous les deux, alors on a soit le discours pro féministe de fou « non mais c’est ton corps, de quel droit ton mari, etc. » ou l’autre variante « il n’a qu’à faire les lessives non mais oh ! », sinon une variante du thème pourquoi le papa n’a pas voix au chapitre sur l’IVG « de quel droit tu le prives de ce troisième enfant ? ». Bref, tout ça est parfaitement irrationnel et on ne peut pas le rationaliser. En revanche, une chose me paraît sûre : si tu trouves autant d’arguments contre, c’est que tu n’y es pas prête. Il semble donc évident que, pour l’instant, ce serait dommage de se lancer.
    Petite parenthèse car je suis plutôt du côté de ton mari, je voulais plusieurs enfants et la vie a fait que… sauf « bébé stérilet », nous n’en aurons qu’un. Si ça peut t’aider à en parler plus sereinement, je dois te dire que ça s’apparente à un deuil. Un peu comme une vie rêvée, toujours envisagée comme possible, sur laquelle on doit faire une croix. C’est vraiment difficile. Pas impossible mais difficile. Après, une fois que c’est fait, je pense qu’on ne revient pas dessus mais c’est un processus à passer. Une de mes amies a vécu ton contraire, elle en voulait 3, son mari aussi au début, mais une fois le 2ème arrivé, il a fait une croix dessus, pas mon amie. C’était surtout le regret de ne pas avoir vécu sa grossesse comme la dernière, un peu comme si on lui avait volé ça, tu vois ? Elle a mis beaucoup de temps à passer cela mais, aujourd’hui, a priori c’est fait. A voir quand elle approchera de la quarantaine 😉

    Ta conclusion me paraît la meilleure possible, c’est effectivement du sentiment et non pas un raisonnement. Plutôt que de vous mettre la pression, peut-être pourriez-vous tout simplement reporter la décision au moment que tu estimes « fatidique’ en termes de conception, a priori 37 ans si j’ai bien compris. Cela vous permettrait peut-être de profiter plus à fond de votre quotidien sans le gâcher par des projections différentes ? Après tout, les deux enfants qui sont là, ba ils sont déjà là 😉 En plus, si jamais tu voulais un 3eme enfant, j’imagine que tu vivrais mieux ce que tu considèrerais comme une 3ème et dernière grossesse voulue plutôt que concédée ? De son côté, ton mari pourrait constater que ton choix n’est pas seulement le résultat d’une fatigue chronique par exemple, qu’il est fait en pleine conscience.

    PS : je me réjouis d’apprendre que tu dors un peu mieux !!! ouf ! bientôt le bout du tunnel.

    1. Oui il y a eu une véritable évolution concernant les nuits depuis un mois, c’était inespéré et je revis ! Je n’ose pas encore trop en parler de peur que ça me porte la poisse 😉 .
      Ce que tu dis sur le deuil est très intéressant et je retrouve un peu mon mari : au fond il est d’accord avec chacun de mes arguments mais c’est plus fort que lui, ça le rend triste.
      Nous appliquons pour le moment la tactique que tu proposes : attendre 2020 pour prendre une décision. On verra bien à ce moment là.

      1. je continue à commenter car le sujet de ton âge semble vraiment te poser souci. Alors, personnellement,c ‘est l’aspect « oups, on devra payer ses études à 60 ans » qui me rebute (j’ai 38 ans) mais pas du tout l’aspect grossesse à 40 ans. Je sais bien que, plus on vieillit, plus la grossesse est à risque mais la médecine a quand même évolué. J’avoue ne pas avoir cette crainte du tout, naïveté quand tu nous prends 😉 sachant que ton mari est dans le médical, je me dis que j’ai peut-être tort de sous-estimer cet aspect…

        En tout cas, en réponse à ton dernier comm, c’est exactement ce que je fais : si bébé stérilet on garde mais pas de prévision. On laisse le destin décider 😉 😉 😉

  4. Je comprends que ça ne soit pas évident pour vous du fait que vous avez deux opinions différentes. Peut-être que le temps sera votre allié ? Et que bientôt, l’un ou l’autre verra les choses sous un autre angle. Je vous le souhaite en tous cas.

    1. Forcément le temps nous obligera à prendre une décision dans un sens ou dans l’autre… Et j’espère qu’aucun de nous deux n’aura de regrets !

      1. Et bien nous c’est l’inverse, j’aurai aimé en avoir un de plus et il ne voulait pas. Maintenant j’ai fait une croix dessus et me concentre sur notre vie et tous les avantages cités ci-dessus (entre autre) et mon nouveau futur professionnel! J’envisage des choses que je ne ferai pas si j’en avais un de plus car ce ne serait pas possible. En effet, comme tu le dis, en Allemagne, c’est la mère qui s’occupe le plus des enfants et prend minimum un an de congé parental ou plus puis travaille à mi-temps… C’est plus facile pour le père d’envisager un enfant de plus, c’est la mère qui s’en occupe les 2/3 du temps. Autour de moi, les pères rentrent tard, les mères gèrent les enfants et tout le reste dès 14h/15h.
        Je pense que le plus sage c’est de respecter la décision de celui qui dit non. Je connais plusieurs couples dans mon entourage qui ont fait un enfant de plus (peu importe le nombre finalement, qu’on parle du 2e, du 3e ou plus) pour « faire plaisir à l’autre » et le résultat n’est pas terrible. Soit on est à fond x2, soit il vaut mieux ne pas en faire un de plus… C’est en tout cas ce que l’expérience des uns et des autres semblent prouver!
        Dans tous les cas, il n’y a rien de vraiment rationnel dans le désir d’en avoir un de plus ou pas. En avoir un de plus sans en avoir vraiment envie, c’est risqué. L’enfant, tu l’aimeras par desssus tout, comme les deux autres. Mais tu pourrais en vouloir à ton mari dans le futur si il ne peut pas s’impliquer autant que toi et/ou que cela se complique au boulot, etc.

        1. Je vois que tu me comprends bien, devenir maman en Allemagne c’est en effet un sacré changement de vie. Et c’est exactement comme tu dis : je sais que je l’aimerais, mais j’ai peur que cela génère des tensions supplémentaires avec mon mari au sujet des tâches ménagères.

  5. Ton article est très intéressant et je peux tout à fait comprendre tes arguments. Surtout l’argument linge-cuisine car c’est lourd à porter de tout gérer. Mon mari fait beaucoup de choses à la maison mais il travaille à temps complet et moi à temps partiel donc c’est automatiquement moi qui en fait plus. En outre, il fait une formation pour changer de grade (Aufstieg in den höheren Dienst) donc pendant un an, il est en formation dans toute l’Allemagne et n’est à la maison que les week-ends, c’est donc moi qui gère la maison seule en semaine.

    A la maison, c’est plus la carrière de mon mari qui est privilégiée, pour des raisons toutes simples: il a bien plus d’ambition que moi, sa carrière a plus de « potentiel » que la mienne et il a réussi à allier boulot et passion (il a même réussi à trouver un financement pour sa thèse qu’il commencera à son retour de formation). C’est un papa très impliqué mais c’est clairement moi qui m’occupe de l’intendance, des devoirs… donc je comprend tes arguments et le fait que tu ne veuilles pas de 3e enfant. Comme tout désir, c’est très subjectif et très personnel aussi.

    J’imagine que c’est compliqué à vivre au sein d’un couple ce désir (ou non désir d’enfant). Et j’espère que vous parviendrez à une solution qui vous convienne vraiment à tous les 2.

    Par contre, contrairement à vous, mon mari et moi sommes sur la même longueur d’onde, on aimerait beaucoup un 3e enfant. Même le grand frère (qui m’aide comme il peut en semaine quand mon mari n’est pas là) est très motivé pour être une 2e fois grand frère! En fait, si on n’avait pas autant galéré pour le 2e, on aurait probablement déjà 3 (voire 4) enfants. Nous sommes infiniment reconnaissants d’avoir un 2e enfant et mon âge (j’aurais 38 ans en septembre) n’aide pas. Nous allons essayer d’agrandir de nouveau la famille mais ce n’est absolument pas dit que nous y parviendrons.

    Je ne sais pas si on regrette ou non d’avoir fait un enfant, je sais par contre qu’on regrette de n’avoir pas pu faire un enfant (ma maman aurait voulu un 3e enfant et n’a pas pu pour des raisons médicales, c’était beaucoup trop dangereux pour elle et il y avait une sorte de nostalgie quand elle en parlait). Et je sais d’ores et déjà que de notre côté, le désir d’enfant restera très probablement non assouvi (et ce quel que soit le nombre d’enfants que nous pourrions avoir), ça aussi c’est « irrationnel ».

    1. Je ne veux pas être indélicate mais comme c’est une question que je me pose beaucoup je me permets de te la poser et tu n’es pas obligée d’y répondre : est-ce que, étant donné nos âges, le risque éventuel de complications ou de maladie ne t’effraie pas ?

      1. Je vais te répondre très franchement. Oui, évidemment, c’est un facteur que nous avons envisagé. J’avais 35 presque 36 ans quand je suis tombée enceinte la deuxième fois, le risque était là. A nos âges, je crois que le risque principal c’est la trisomie. Pour la 6 ou la 18, le bébé n’est pas viable ou très peu de temps. Nous avons fait le test, les résultats étaient bons. Nous n’avons fait le test que pour être préparé à toute éventualité. De toute façon, nous étions d’accord pour (quel que soit le résultat) ne pas mettre un terme à la grossesse en raison d’une trisomie. C’est très personnel comme ressenti et je ne parle que pour moi, mais après 4 ans de pma, ne pas garder un enfant parce qu’il n’est pas parfait m’aurait donné l’impression de pratiquer un eugénisme.
        D’autre part, il nous reste des embryons au frais et les ovocytes les constituant ont été prélevés en 2016, je n’avais pas 35 ans à ce moment-là et cela a une influence sur les risques. Contrairement à toi, un dernier enf à 40 ans ne me gênerait pas. J’aurais eu plus de mal avec le premier à 39 ou 40 ans et j’ai pourtant plusieurs exemples autour de moi.

        1. Je comprends mieux et bien sûr ton parcours en PMA rend les choses un peu différentes. Ce serait drôle en tout cas, que nous vivions encore cette aventure un peu ensemble 🙂 .

          1. Je me souviendrai toujours avoir appris que ton échographie s’était bien passée le jour de mon accouchement

      2. Bonjour,
        J’ai 37 ans et je suis enceinte de mon troisième enfant…
        J’ai eu cette conversation des éventuels risques de complications avec la sage femme qui me suit…
        Selon elle, jusqu’à 40 ans, les risques ne sont pas significativement plus importants… Il est cependant évident que si une ou plusieurs grossesses auparavant ont été compliquées, une nouvelle grossesse le sera également.
        Tout est bien évidemment à prendre « au cas par cas » et le cas échéant, je pense ne pas hésiter à se tourner vers les médecins et soignants qui vous suivent habituellement.

  6. Je me suis précipitée pour lire ton article… surtout pour comprendre ton point de vue, car chez nous (et c’est le cas le plus courant je pense), c’est l’inverse. Ça fait seulement une semaine que mon mari a enfin explicitement annoncé qu’il ne voulait pas d’autre enfant. La discussion a été très dure, et depuis je me sens en deuil. Parce que je sais bien que j’ai intérêt à essayer de comprendre, et à me préparer à renoncer. C’est ce qui me rendra le moins triste, et qui me laissera peut-être encore une chance de le convaincre. Du coup, je retrouve un peu de ses arguments dans les tiens. Par exemple, il ne veut surtout pas changer d’appartement ; il refuse catégoriquement de conduire une voiture plus spacieuse. Et bien sûr, il ne veut plus jamais vivre avec un bébé. En fait, je crois que je me rends compte a posteriori à quel point il a mal vécu le fait d’avoir des enfants en bas âge. En fait, depuis le début, il attend que cette période de notre vie s’arrête. Alors que moi j’ai du mal à imaginer l’étape d’après. Il a le sentiment de me demander moins d’efforts en me demandant de renoncer à quelque chose qui n’existe pas encore ; que pour lui ce serait bien plus fort d’accepter de tout bouleverser. Enfin, je n’ai pas fini d’y penser… merci pour cette lecture, en tout cas, ça m’aide à avancer.

    1. Ton commentaire me fait beaucoup de peine car même si je suis de l’autre côté j’imagine justement à quel point ça peut être douloureux de renoncer à un tel désir. D’ailleurs je ne hiérarchise pas : je ne suis pas sûre du tout que ton mari et moi soyons ceux qui demandons « le moins d’efforts ». De mon côté je ne suis pas pressée de voir mes enfants grandir mais je me rends compte que notre équilibre tient encore à un fil et j’ai trop peur de le bousculer de nouveau. Si j’avais encore cinq années devant moi, je pense que ce serait une simple question de temps. Mais je ne m’imagine pas maman après 40 ans pour le moment. D’ailleurs si je peux me permettre une question indiscrète tu as quel âge ? Est-ce que le temps ne pourra pas jouer aussi en ta faveur ?

      1. Merci pour ta réponse réconfortante. On a tous les deux 34 ans, on n’est ni âgés, ni tout jeunes non plus… Mais pour être honnête, je me vois sans problème avoir un petit dernier à 40 ans. Justement, je me dis que ce serait une expérience différente.

  7. Dans le désir d’enfant, il rentre tout un tas de raisons rationnelles – âge, fatigue, finances, carrière, passé – et ce qui au fond de nous nous pousse à avoir un enfant de plus : la joie de donner la vie et de revivre ces moments, l’amour envers notre conjoint qui nous pousse à agrandir la famille, le souhait de rester jeune, aussi… Renoncer à un enfant c’est accepter de tourner la page sur une époque de sa vie. Quel que soit le choix final, il n’est jamais facile ! Nous avons renoncé à un 3e enfant commun (donc un 5e au total), parce qu’on est trop crevés physiquement, tout bêtement, et qu’on ne souhaite pas flirter avec nos limites psychologiques. Mais cela reste un deuil à faire. Après certaines résolutions évoluent : je m’étais promis de ne jamais avoir d’enfant après 35 ans, et finalement, j’en ai eu 2 ! Comme quoi 😀

    1. Finalement c’est mon argument principal aussi, le fait d’être trop crevée… et je n’en ai pas parlé mais le fait d’évoluer dans un modèle connu aussi est rassurant : je viens d’une fratrie de deux et ma sœur et moi avons exactement le même écart d’âge que mes fils.

  8. Cette question est tellement difficile… comme tu le dis, chacun ses arguments, alors qu’au final on parle d’envie ( ou justement, de pas envie) . la charge mentale est aussi un gros sujet qui vient avec les enfants. tu le vois très bien, mais pour lui, concrètement , avoir 3 enfants, verra t il vraiment la différence en terme de charge ? c’est un sujet délicat ( je me répète) la vie est faite de choix, de renoncement, de compromis. qui aurait le moins mal, dans l’histoire ? faire un enfant pour faire plaisir a l’autre, est ce une bonne idée ? cet enfant, s’il arrivait, tu l’aimerais, sans aucun doute, la question n’est même pas là. qu’est ce que ça signifie pour lui, avoir un 3eme enfant ? rentrer dans un schéma connu pour lui ? avoir une famille « complète » qui ne le serait pas encore ? prolonger le statut de jeunes parents ? ( qui du coup te fait passer pour « jeune ») car oui, plus les enfants grandissent, plus les parents vieillissent… toute cette psychologie de comptoir !!! tu as aussi le droit de vouloir t’épanouir autrement que par la maternité… je vous souhaite de trouver la meilleure réponse, quoi qu’il en soit.

    1. Merci pour ta contribution à notre réflexion 🙂 . Mon mari est fils unique, ses deux parents sont enfants uniques et je crois qu’il lui tient à coeur de briser ce schéma qui lui pèse beaucoup. Je pense que tout est là, et au fond je le comprends. Seulement de mon côté c’est très différent, j’ai beaucoup de cousins et cousines, ma soeur a quatre enfants… Je ne ressens pas ce besoin de construire une famille nombreuse pour mes enfants car je considère qu’ils en ont déjà une.

  9. C’est un sujet délicat quand les envies ne sont pas les mêmes. Plusieurs amis viennent d’avoir des bébés mais ça ne me fait vraiment plus envie. Pourtant, depuis toute petite, ma représentation de la famille idéale était une famille de quatre enfants. Mais je suis contente d’être enfin sortie de la phase bébé. Physiquement aussi, je commence tout juste à remettre de mes grossesses.
    Bref, tous les arguments sont recevables mais tôt ou tard, l’un devra renoncer ou être convaincu par l’envie de l’autre.

    1. De mon côté aussi j’ai eu plus de mal à me remettre physiquement de ma dernière grossesse et pour moi c’était un soulagement de pouvoir me dire « plus jamais… ».

  10. Ici c est un peu l inverse moi qui veut et mon mari non. En plus j ai la même configuration familiale que toi (même âge, enfants même années que les tiens).
    J avoue que certaines de tes raisons je les ai en tête et ça me fait très peur aussi mais je n arrive pas à raisonner mon envie.

    Hâte de connaître le fin mot de l histoire pour toi 🙂

    1. C’est drôle nous sommes des espèces de jumelles de la maternité 😉 . Toutes les parties ont bien le temps de changer d’avis, j’ai hâte aussi de connaitre le fin mot de l’histoire pour toi et j’espère que tu me tiendras au courant !

  11. Ce qui m’interroge dans ton article, c’est que vous ne semblez pas vivre la parentalité avec la même « intensité » (dans ce qu’elle peut avoir de plus difficile). Pourquoi ton mari, lui, serait prêt à remettre le couvert alors que de ton côté, tu en décèdes d’avance? Oui, il ne les porte pas, mais il n’y a pas que ça dans l’histoire et tu l’expliques très bien. Ce décalage doit être très difficile à vivre, peut-être qu’il s’aplanira avec le temps, souvent quand les enfants grandissent vraiment, les envies de bébé s’éloignent.

    1. Tu as raison : d’ailleurs je ne parle pas de charge mentale, je parle de charge de travail tout court pour tout ce qui concerne la prise en charge des enfants. Si petit troisième il y a cela n’aura pas les mêmes implications pour mon mari et moi.

  12. Tu le sais peut-être, ici j’en resterais à deux enfants (après deux ans d’hésitations je dirais mais en accord avec mon mari).
    Mes raisons rejoignent les tiennes, notamment au sujet des lessives, des repas, de ce quotidien à gérer… ça me pèse, comme toi je me dis que ce n’est pas ce à quoi j’aspire, j’ai l’impression que ces tâches quotidiennes m’entraînent dans une fuite en avant, comme toi j’ai l’impression de m’y perdre. C’est quelque chose qui me questionne beaucoup en ce moment, trouver le sens dans ce quotidien « ménager », c’est un poids pour moi.
    deuxième argument sur lequel je te rejoins, c’est passer du temps seule avec ses enfants. J’aime beaucoup cela et en effet, logiquement plus on a d’enfants moins c’est possible, en tout cas moins souvent… j’ai envie de pouvoir leur consacrer du temps tout en en ayant pour moi aussi.

    je te comprend donc et je pense au fond de moi que chaque femme a son nombre en elle. Autour de moi, beaucoup ont 3 enfants mais pour moi je suis bien avec mes deux, épanouie et je ne ressens pas un manque, je nous sens au complet. Cependant j’imagine combien c’est difficile si ton mari en souhaite un 3ème. Je ne sais pas si on peut regretter d’avoir un enfant, j’avais lu une fois un article sur des mères qui regrettaient d’être devenues mères (même si elles aimaient leur(s) enfant(s)), c’était troublant.

    1. C’est intéressant cette question que tu poses du poids des tâches ménagères… De mon côté jusqu’à ce que nous passions à 4, le linge ne me dérangeait pas par exemple. J’aime assez bien laver, étendre et repasser – je sais c’est bizarre mais c’est comme ça. Et pourtant depuis la naissance de Charles, c’est devenu trop, j’ai l’impression d’y passer trop de temps, c’est devenu une vraie charge… C’est ce qui me fait dire, entre autre, que je ne serai pas heureuse avec trois. J’ai peur d’être complètement dépassée.

  13. On ne veut pas de troisième ici non plus. Ni l’un ni l’autre. Nous avons tous les deux je crois le sentiment d’etre passé à autre chose. Bientôt notre deuxième enfant entrera à son tour à l’ecoe (5 ans au Québec) et c’est un pan entier qu’on laissera derrière nous. J’aime les bébés et parfois en voir me donne envie d’un 3e mais le rationnel revient au galop pour toutes les raisons que tu mentionnes. Je n’ai pas envie de m’eloigner de nouveau du boulot, j’apprecie la dynamique que nous avons désormais et l’autononie qu’elles acquièrent. Et comme toi je suis pas mal fatiguée. Anecdote inverse de la tienne: j’ai fait un cadeau surprise en avance à mon conjoint. Je lui ai offert à l’été alors qu’il est en octobre car c’était un truc pour son velo et je voulais qu’il en profite. Il a cru que je lui annonçais une nouvelle grossesse et sur le coup il a refusé de l’ouvrir. Je sais que nous serions tous les deux capables d’assumer un nouvel enfant mais clairement ce n’est pas notre premier choix aujourd’hui. Comme ton mari j’ai toujours eu envie de grandes tablées et d’une grande famille mais ça prend des parents pour l’assumer et moi je ne suis pas cette mère là.

    1. Décidément c’est une manie de la part de nos maris d’imaginer que nous allons leur annoncer une grossesse avec un cadeau surprise, c’est rigolo 🙂 . J’espère que nous aurons un peu de ta sérénité un jour en tout cas. J’envie un peu ceux qui sont déjà sûrs d’avoir une famille au complet.

  14. 2 enfants, ça représente aussi une norme. Un 3e signifie souvent de changer de voiture (3 sièges autos ne sont pas livrables dans toutes les voitures), de faire des compromis sur les chambres (ou déménager), de dépenser plus (vêtements, sorties,…).
    Tes arguments sont recevables mais l’envie d’un nouvel enfant est-il rationnel ? raisonnable ? Probablement pas…
    Si vous n’êtes pas d’accord, cela signifie que l’un de vous devra renoncer. Pas facile tout ça.
    Nous, on a choisi de ne pas être raisonnable et nous avons 4 enfants (et un chat). Mais cela implique beaucoup de fatigue, de charge mental et de lessives !

  15. Je pense que tu as su analyser la situation et que tu as du recul. Chez toi, c’est plutôt le côté rationnel qui prend le dessus, semble-t-il et pour ton mari, l’émotionnel. Le temps, il n’y a que ça, et vous verrez …

  16. Tu sais qu’en ce moment la situation est un peu bizarre chez nous avec une envie de mon côté et celle de mon mari quelque peu différente.
    Mais au demeurant je comprends tous tes arguments et mon âge pas si éloigné du tiens me pose pas mal de souci.
    Donc si la nature le veux bien ça sera sans doute deux chez nous (même si on est pas à l’abri d’une petite farce). Déjà parce que je n’aime pas du tout l’equation 3 enfants que je trouve déséquilibrée car je n’ai que des exemples pas terribles dans mon entourage. Du coup deux ça me parle beaucoup plus. Est ce que tu ne crois pas que l’un des arguments de ton mari n’est pas une famille nombreuse pour palier au fait qu’il est fils unique ? Peut être aussi qu’inconsciemment il aimerait une fille ?
    En tous les cas je trouve sage d’attendre que tu sois prête ou non et que tu y vois plus clair.

    1. Concernant la fille, non je ne pense sincèrement pas. En plus nous avons beaucoup de familles de trois garçons dans notre entourage, je pense qu’il part plutôt avec cette idée en tête. En revanche là où tu as clairement raison, c’est qu’il y a sans doute derrière ses rêves de fratrie nombreuse une volonté de compenser son enfance solitaire. Mais ça ne rend pas son envie moins légitime je trouve…

  17. Je crois surtout, comme tu le dis que « ça ne s’explique pas ». Je pense aussi qu’avec le temps les choses peuvent évoluer, que ce soit chez toi ou chez ton mari. Comme le dit Virg au-dessus, il s’agit d’un deuil, comme pour tout choix de vie important.
    Ce qui me semble important c’est de ne pas en faire un sujet tabou, de continuer à écouter et accepter le ressenti de l’autre, même si on n’a pas le même…

    1. Oui finalement c’est un peu le noeud du problème le temps… Si je pouvais attendre cinq ans avant de me décider je le ferai malheureusement ce n’est pas le cas 🙁 .

  18. Alors, même si je rêve d’une famille nombreuse et que je viens de finir ma troisième grossesse, je ne peux que comprendre ton argumentaire … j’ai trouvé cette grossesse tellement plus fatiguante .
    D’ailleurs, si moi je suis toujours plutôt partante pour un quatrième, mon état pendant la grossesse a quant à lui refroidi mon mari … . On se donne deux ans, voir comment on s’en sort avec trois, d’autant plus que quatre, même si on a le véhicule pour, ça va compliquer l’organisation actuelle …
    Bon courage pour ce dilemme

    1. Oh la la tu me fais peur… Mais j’imagine que c’est la réalité, surtout quand on a très peu d’aide aux alentours pour aider.

  19. J’étais comme toi en 2015.
    Je ne voulais pas de troisième petit. Nos grands ayant 18 mois d’écart, comme nous le souhaitions, il n’était pas question pour moi de remettre le couvert. Avoir 2 enfants me suffisait.
    J’avoue avoir eu des envies à certains moments.
    L’homme lui était plutôt pour avoir une grande famille (quand on s’est mis ensemble il m’a parlé de 10 enfants WTF!!!!!!!!!!!!!!!!??????) demandait un troisième enfant.
    Puis, après avoir « réussis » à le dissuader de la chose, en mai 2015, j’apprenais en juin 2015 ma grossesse.
    Lui heureux, moi pas du tout. Questions, questions, questions…
    Finalement, nous avons gardé notre bébé 3. Sans regrets, aucun même. Car finalement, ça ajoute, ça multiplie encore plus tout.
    Puis… la vie… aujourd’hui je suis enceinte de 4 mois de bébé 4, qui n’était pas attendu. La vie…

    1. Pour le moment je fais vraiment tout ce que je peux pour éviter une surprise et n’étant pas très fertile de nature je ne pense pas que bébé s’invitera tout seul… D’un autre côté parfois je me dis presque que ce serait mieux, la décision nous tomberait ainsi du ciel !

  20. Je suis dans la situation opposée. J’avoue que certains jours, lorsque je suis mal lunée, je vois ça comme une raison valable de se séparer .
    Comme dit dans un autre commentaire, c’est un deuil, une souffrance intime.
    Par ailleurs, je connais un couple où le petit 3ème était plus le choix du père que de la mère, et cette dernière est froide et vexante avec cet enfant. C’est douloureux à voir.
    Bref, la solution est peut-être la séparation .

  21. Petite précision : j’avais mis des petits smileys humoristiques dans mon message et ils ne sont pas passés. Du coup, je précise que la dernière phrase est au 2ème degré.

    1. C’est mieux d’avoir précisé car à la lecture de ton premier commentaire je ne savais pas bien comment réagir 😉 . De mon côté je suis assez persuadée que je ne ferais pas de différence avec un troisième enfant. Mais j’ai peur que dans un sens comme dans l’autre, cette décision génère des tensions avec mon mari, oui.

  22. Nous étions partis sur l’idée de 3 enfants, mon mari parlant parfois de 4.
    Le premier est né grand prématuré avec 2 malformations et de gros (GROS) soucis de sommeil, et pas mal de bouleversements de couple… mais sur le fond ça ne changeait pas notre envie de lui donner un frère ou une soeur. C’est ensuite que la question s’est posée : pour mon mari on continuait selon le plan, mais pour moi j’avais des doutes (j’ai même invoqué des raisons écologiques, etc…). Au final j’ai réalisé que j’avais plus peur de ressentir le manque que de ne pas gérer. Et il est arrivé en C1 (chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout), comme s’il avait compris qu’il fallait profiter du vent favorable qui pouvait tourner. 😉
    J’ai trouvé ça super facile au départ et franchement ça roule bien, même si c’est du boulot.

    1. J’aime beaucoup ton histoire et je ne sais pas pourquoi mais elle me parle… Il est probable qu’un jour, la peur de regretter soit plus forte que toutes les autres peurs. J’espère qu’alors ça roulera comme tu dis 😉 .

  23. J’ai lu avec attention ton article. Ma belle-soeur et mon beau-frère sont passés par là; et pour des raisons similaires (logement, organisation et fatigue notamment), ils en ont fait le « deuil ». C’était surtout ma belle-soeur qui le voulait ce petit troisième, et ça lui a pris quelques années pour l’accepter. Pour notre part, je ne me fais pas de plans sur la comète. On a toujours dit qu’on en voulait deux. Si un jour, on est sur la même longueur d’onde pourquoi pas, mais je crois qu’on est déjà très heureux d’en avoir deux. Et puis, surtout il va falloir revoir notre organisation avec l’arrivée imminente du petit deuxième 🙂 Peut-être que le temps vous amènera à une évidence commune ? En tout cas, je comprends très bien tes arguments et je pense que ce que tu ressens, est très légitime.

    1. J’espère aussi que le temps et peut-être aussi pas mal de discussions nous apporteront la réponse. Pour le moment bonne chance à toi avec les deux ! La naissance d’une fratrie est un moment un peu magique, je te souhaite beaucoup de bonheur dans ces mois à venir.

  24. Je crois que tu donnes toi même la réponse au questionnement dans ta conclusion : quand on fait des enfants, on ne pense pas rationnellement… parce que sinon on ne les ferait pas !
    Ici on avait un accord pour 3. Si on s’était rencontrés plus tot, on serait probablement allés jusqu’à 4. Mais ce petit 4eme restera dans mon corps comme un songe car je ne peux m’imaginer le porter et mon mari se refuse à aller vers l’adoption

    1. J’ai déjà pensé à l’adoption aussi, la grossesse et l’accouchement prématuré me faisant si peur. Mais je ne me sens pas en mesure de gérer ainsi une fratrie bigarrée, ça me fait encore plus peur je crois.

  25. Comme cet article me parle!
    La différence( majeure) est qu’ici je crois que mon mari est plutôt du même avis que moi.
    Quelques semaines après la naissance de notre 2e, nous étions tous les deux d’accord : nous voulions absolument un 3e.
    2 ans plus tard, après 2 ans de nuits pourries, constat que réalité et rêves sont bien différents, je n’ai que des arguments contre un 3e enfant :
    – nous venons d’acheter un superbe appartement mais il n’a que 2 chambres et nous allons construire la 3e. Les filles vont avoir chacune une jolie chambre, je me vois mal dans 1 an leur dire qu’il faut qu’elles dorment à nouveau ensemble.
    – je suis épuisée, vidée par les nuits hachées mais aussi tout comme toi par la logistique matérielle : le linge en 1er comme toi, le ménage, les courses… et financièrement une aide ménagère n’est pas d’actualité.
    Mon épuisement généralisé a peu à peu éloigné la jolie image de maman bienveillante pour devenir un peu trop souvent à mon goût celle de la mégère acariâtre… comment pourrais je survivre à un 3e tout en continuant à me regarder dans une glace?
    – tout comme toi marre de mettre ma carrière entre parenthèse. Je sais que je ne suis pas obligée mais comme j’ai pris un congé parental pour mes deux filles, comment zapper cette étape pour un 3e?
    – encore comme toi (décidément!) mes grossesses difficiles avec risque de prématurité me font peur. Qui va s’occuper de mes louloutes si je dois rester à nouveau alitée ou pire hospitalisée? C’était déjà compliqué de demander de l’aide à l’extérieur pour ma 2e grossesse… Et puis si cette fois ça ne se termine pas bien? En ce moment de mauvaises nouvelles dans mon entourage autour des grossesses et des naissance me font prendre conscience de la chance que j’ai eu que deux fois  » tout se passe bien »…
    – pas tellement envie de « massacrer » mon corps une nouvelle fois, prendre 20 kg et dire adieu à mon périnée déjà bien abîmé…
    -j’appréhende la place du milieu que devrait prendre ma cadette, cette nouvelle composition de la fratrie

    Tu le comprendra, je partage 100°/ ton point de vue, et tout comme toi je ne suis pas prête à mettre un 3e en route pour le moment, ni surement tout court. Mon mari ne m’en parle pas, je crois que lui aussi est épuisé et ne se sent pas du tout non plus.
    Bien sûr je vais regretter les doux moments avec un nouveau né, les pieds qui bougent dans le bidon et toutes ces magnifiques moments de vie avec un nouveau bébé.
    Mais pour le moment, ce bébé n’est pas désiré.
    Par contre s’il devait arriver par surprise malgré nos précautions, il serait le bienvenue, car je me dirais que la vie en a voulu ainsi. ( 2 grossesses de 3e non prévus dans mon entourage ces derniers mois, ça donne tout de même à réfléchir…)
    Mais je ne suis pas prête à faire ce projet là aujourd’hui et de lancer une grossesse de manière voulue et délibérée
    Je suis désolée que ton mari et toi soyez en désaccord sur cette question. Ça doit être très difficile à vivre, pour toi comme pour lui. J’espère que le temps et le dialogue vous apporterons apaisement et que vous pourrez trouver un terrain d’entente ( un compromis paraît difficile dans ce genre de situation…)
    Bon courage

    1. Décidément, nos deuxièmes nous ont bien épuisées toutes les deux ! Je comprends ce que tu dis aussi sur ce deuil de la maman idéale, je pense que plus le nombre d’enfants progresse, moins il est évitable, et c’est vrai que moi aussi, c’est quelque chose qui me dérange. Je ne me souviens plus quel âge tu as, peut-être que le désir reviendra chez vous après une pause de plusieurs années. Ici je ne sais pas encore, mais j’espère que la solution s’imposera d’elle-même avec le temps pour mon mari et moi – PS : Comment sont les nuits chez vous ? J’ai écrit dans cet article que les nuits s’étaient améliorées parce que désormais il se réveille plutôt vers 5 – 6 heures pour le biberon du matin, de mon point de vue nous avons donc presque des nuits complètes. Et il dort de plus en plus souvent dans son lit, mais toujours dans notre chambre. Je me dis que l’attente commence donc à payer même si c’est très long… J’espère que chez vous aussi la tendance et à l’amélioration.

      1. Oui nous avons encore le temps de changer d’avis, nous avons tous les deux 33 ans. Mais serais-je prête à ré-ouvrir cette page de la maternité dans 3 ans? Rien de moins sûr.
        Pour les nuits, nous avons enfin mis le doigt sur la raison probable du problème : un RGO non pris en considération par les médecins vus depuis sa naissance ( malgré mes alertes répétées). Depuis que nous avons été entendus ( elle se réveillait en disant distinctement « j’ai mal au ventre! ») et que nous avons mis en place un traitement assez fort, nous sommes passés de 5 à 2 voir 1 réveil par nuit. Comme toi nous avons même eu un jour un 20h30-5h30 ce qui relevait du miracle! Mais ce traitement ne peut pas être pris au long court donc un sevrage et ses conséquences sur le sommeil de tous s’imposeront… à suivre.
        En me relisant, je reviens au sujet initial et je crois vraiment ne pas pouvoir survire à nouveau à 2 ans ou plus de privation de sommeil!
        J’espère que le sommeil de Charles continuera à s’apaiser. Bon courage #teamhibou

  26. Quel sujet réellement délicat … Pour nous, le problème était inversé, je rêvais d’un 4e enfant, mon conjoint en avait tout de même un peu peur car la période bébé, ce n’est vraiment pas son truc (à mon non plus d’ailleurs). Mais il était prêt à se lancer dans cette aventure.

    Et puis l’annonce de l’infertilité a clos les débats … jusqu’à cette grossesse surprise/miraculeuse.

    Comme tu le soulignes, il n’y a absolument rien de rationnel dans le fait de vouloir ou non un enfant. Nous ne voulons plus d’enfants après BB4 et je suis incapable d’expliquer pourquoi. Il y’a bien sur les raisons rationnelles, mais je sens au plus profond de moi que c’est assez. Je sens notre famille complète.

    1. C’est peut-être une des choses qui me dérange le plus : j’ai eu exactement cette sensation aussi lors de ma deuxième grossesse. La quasi-certitude que ce serait la dernière fois, et que ce serait très bien comme ça. Est-ce qu’on peut se tromper dans ces moments là ?

  27. Tout d‘abord je tiens à dire que je comprends très bien ta fatigue, 2 enfants rapprochés, ayant tout fait pour l‘éviter, je ne peux que „compatir“. En revanche, il me semble que de tes arguments ressortent une disproportion actuelle de la répartition des tâches dans ton couple qui me semble être le fond du pb. Ce n’est pas parce qu’un des 2 gagne plus que son travail est plus important que d’élever ses enfants ou de participer à la vie de famille. C’est une vision, désolée, très rétrograde de la vie de couple. La maman n’est pas la baby-sitter des enfants, ni la femme de ménage, ni la cuisinière de son mari: c’est la maman déjà et ça suffit amplement. Si tu travailles à temps partiel, c’est ton choix de renoncer à une partie de ton salaire pour t’occuper de tes enfants, et ton mari doit honorer cette chance que tu leur offres. Mais dans ce cas, tu dois passer ce temps avec eux et par plaisir. Je veux dire, pas pour aller faire les courses, le linge, le dîner! Il faut mettre les tâches qui concernent tout le monde en commun et les partager avec le temps qui restent aux 2 parents le soir, chacun faisant a priori 1 temps plein puisque tu as ton boulot + le baby Sitting des enfants l’après-midi. Et comme on ne peut pas tout faire soi même parfaitement et bien on délègue. Un boulot prenant et bien payé ne dispense pas de manger, de salir ses vêtements etc… donc on prend une femme de ménage, qqn qui fait le linge ou la cuisine ou une baby sitter! Je veux dire, tu écris souvent que vous avez de bons moyens donc utilise les! Je sais bien qu‘on a tendance à vouloir tout faire parfaitement et trop, surtout à temps partiel mais si c’est pour se rendre dingue, il faut mieux bosser à temps plein et passer chez le traiteur pour le dîner régulièrement!
    La question de l‘âge: il me semble que le plus grand risque en ayant un enfant tard est surtout de ne pas réussir à en avoir. il y a des risques oui mais on est à n‘impOrte quel âge jamais à l‘abri d‘un accident, d‘une maladie génétique insoupçonnée (coucou Urbanie), d‘une complication à l‘accouchemwnt Etc… enfin l‘arguMent de l‘allemagne Est pour moi un non argument: ou que tu sois, tu n‘es pas obligée de te plier à la pression sociale: tu peux très bien retourner bosser après 8 semaines, tu te cherches une nounou comme en France qui te coûtera une blinde come en France ou une au pair et le tour est joué! Si c’est ce que tu veux, à toi de le provoquer et d‘avoir confiance en toi. Il n‘y a pas si longtemps tu remerciais Angela Merkel pour le congé parental
    Pour conclure, en tant que “vieille“ maman (mon aînée va être majeure en juillet) Tu verras vite que tout n’est qu’une phase et que tout change vite avec les enfants. Un jour tu te réveilleras et tu seras « reposée » parce que d’un coup tes enfants seront plus indépendants et là tu verras que peut être c’est à ce moment là que tu seras prête (ou pas) pour recommencer. D’ici là, rééquilibre la balance chez toi, dans ton couple et tu aprécieras encore plus ta vie au quotidien!

    1. Merci beaucoup pour ta contribution et tes conseils. Bien sûr le fond du problème est là… Mais mettre en pratique une solution n’est pas aussi aisé. C’est une pression que je me mets toute seule, conditionnée par beaucoup de choses. Je ne sais pas si tu suis le compte IG Taspensea sur la charge mentale, il me fait beaucoup réfléchir sur tous ces sujets. Il commence d’ailleurs à y avoir un effet à la maison : depuis quelques semaines mon mari assure deux nuits par semaine avec le petit dernier qui dort encore très mal. Mais bien sûr ce n’est qu’un début.

  28. Vaste sujet… Je rejoins les commentaires disant que c’est priorité à celui qui n’en veut pas un autre car cela risque de créer une rancœur au sein du couple même si l’enfant est aimé comme les autres. Après j’estime que c’est la femme qui porte l’enfant et étant passée par là je comprends tes angoisses liées à la prématurité. Je ne dis pas que ton ressenti serait différent si cela c’était passé autrement mais cela change pas mal de choses malgré tout.
    De notre côté nous avons trouvé notre équilibre à 3 et comme Sandra nous sortons à peine la tête de l’eau donc ça nous viendrait pas à l’idée de remettre ça!
    Enfin, s’agissant de tes questions liées à l’âge, plusieurs connaissances de 40 ans voir + (jusqu’à 43) ont eu des enfants récemment et leur grossesse s’est mieux passée que la mienne! Il y a effectivement un suivi plus poussé mais rien de plus contraignant qu’en cas de MAP!
    J’espère que vous allez parvenir à un accord mais le temps fera son œuvre!

    1. Evidemment l’expérience de mes grossesse allongées et de la prématurité pèse lourd. Surtout que je l’ai vécu deux fois, je n’ai plus aucun espoir de vivre une grossesse normale je sais que pour moi la grossesse sera forcément une longue maladie sans certitude d’avoir un bébé bien en forme à la fin…

  29. Quel bel article. Je pense qu’on ne regrette jamais d’avoir eu un enfant, mais qu’on peut regretter de ne pas en avoir eu (du tout, un deuxième, un troisième…). Je comprends tout à fait ta réticence, même si pour moi certains arguments valent plus que d’autres : ta fatigue, notamment. Il faut savoir écouter ton corps, et pour ça ton mari ne pourra jamais se mettre à ta place. Mais par exemple, une chambre par enfant, est-ce tout à fait nécessaire ? Une meilleure répartition des tâches ménagères n’est-elle pas possible ? Mon mari et moi souhaitons avoir un 3e enfant, et il sait que les tâches doivent restées partagées équitablement, comme elles le sont maintenant, pour que ça puisse marcher avec un 3e.

    1. Je suis aussi de ton avis concernant les regrets, c’est clairement de mon coté un point en faveur du troisième. Concernant une meilleure répartition des tâches ménagères, j’y réfléchis, mais ce n’est pas évident de changer les habitudes de tout le monde, y compris les miennes d’ailleurs !

  30. J’ai deux enfants de 3 et 2 ans, fille et garçon. Mon conjoint est issu d’une fratrie de trois, moi de deux enfants. Quand nous étions encore jeune couple sans enfant, on parlait d’en avoir 4.
    Et puis ma fille est arrivée, grossesse difficile. 15 mois après sa naissance, petit frère surprise qui s’était invité tout seul qui pointe le nez après une deuxième grossesse très difficile, moralement (acceptation) puis physiquement (alitement et pas possible de m’occuper de « mon grand bébé » comme je l’aurais voulu).

    Nous avons gardé toutes leurs affaires et vêtements très soigneusement, au cas où. La porte n’était pas fermée mais … ! L’impression de ne toujours pas m’être remise de ces deux grossesses, que nos vies se sont arrêtées pour se consacrer totalement à nos enfants, renonçant chacun à beaucoup de nos besoins personnels. Nous n’avons pas de relais et avons tellement de mal à jongler entre le travail, le ménage, les enfants.
    Pour de très nombreuses raisons que tu as citées, je partage ton opinion, mon conjoint penche toujours pour un petit troisième, moi les deux premiers m’ont beaucoup refroidie. Je me disais qu’on avait le temps de laisser passer encore un peu avant de se décider.
    En février, je suis tombée enceinte. Un choc ! Et pour des raisons personnelles et après en avoir discuté avec mon conjoint, j’ai décidé d’interrompre cette grossesse et il m’a suivi dans mon choix.
    J’aime tellement mes enfants, j’aime les bébés, peut être que ce n’est pas fini, je n’en sais rien. Mais là non. J’ai 32 ans, cela fait 4 ans que je me sacrifie pour ma famille, 4 ans que je renonce à beaucoup de choses. J’aspire aussi à d’autres choses, à pouvoir me doucher tranquille sans qu’on tambourine à ma porte, à passer mes soirées autrement qu’à courir (le rush 17h-20h mon dieu !), à avoir des week-ends où le but ne serait pas de remettre ma maison à flot pour rattraper le ménage et la montagne de linge à laver, je veux pouvoir dormir un peu plus le matin, savourer mon café chaud.
    A cause de ma décision, que je ne souhaite à personne d’ailleurs tellement c’était difficile à prendre, il y a une petite étoile de plus dans le ciel. Mais c’était la bonne, pour moi, pour mes enfants aussi, pour m’occuper d’eux comme ils le méritent, pour retrouver ma vie de couple. Peut être qu’un jour il y aura un troisième bébé, mais celui là sera désiré et attendu avec impatience et je serai heureuse quand je verrai la petite croix s’afficher sur le test. Mais pas maintenant…
    J’ai vécu les deux situations. L’attente du oui du conjoint, le refus de son attente. Pour moi c’est un projet de vie qu’on fait ensemble car un enfant ce n’est pas juste 9 mois de grossesse, c’est aussi toutes les années qui suivent jusqu’à ce qu’ils soient autonomes. Courage à toi.

    1. J’imagine à peine à quel point cette décision a été dure à prendre. A l’automne dernier, j’ai eu un doute sur mon cycle et pour la première fois de ma vie, je me disais que je n’étais pas sûre de pouvoir garder un éventuel bébé. Heureusement pour moi tout s’est bien terminé avec l’arrivée de mes règles. En tout cas je te comprends très sincèrement et je te remercie pour ton témoignage si émouvant.

  31. Finalement, je crois que ce qui ressort de ton article et des commentaires, c’est que l’envie d’un enfant, quand elle est là, n’a rien de rationnel. Le fait que tu exposes tous ces arguments, très réfléchis « contre », me font penser qu’en effet tu n’as pas du tout envie de te lancer dans l’aventure du 3ème (et c’est ton droit le plus légitime!).
    Je me rappelle qu’après la naissance de ma fille (et peu après), j’ai ressenti un besoin viscéral, presque plus fort que la première fois, de lancer le projet du petit 2ème. A tel point que ça me faisait un peu peur : est-ce que cette envie s’arrête un jour? … Comme nous avions eu du mal à concevoir notre 1er enfant, le projet bébé a été relancé assez rapidement, en se disant que « de toute façon nous avions de la marge ». (Devine quoi? Ça a marché tout de suite!). Et c’est maintenant que je suis enceinte du second que tous les arguments rationnels me reviennent comme un boomerang en plein visage (deux enfants qui auront 18 mois d’écart… ça va être sport!). Mais ces arguments, je pense que je n’étais pas du tout prête à les accepter avant cette grossesse : je les trouvais bien tristes par rapport à la joie d’accueillir un enfant.
    J’imagine que c’est ce qui peut être dur pour ton mari : tous ces arguments, par ailleurs très valables, peuvent sembler dérisoires par rapport à cette envie très forte.
    Mais c’est bien-sûr une décision de couple, et je comprends qu’avec deux grossesses compliquées, tu aies encore plus de doutes sur ce petit troisième. J’espère qu’avec le temps vous trouverez une solution qui puisse vous satisfaire tous les deux.

    1. J’imagine aussi que ces arguments peuvent surgir après l’envie… J’espère que de ton côté ils ne t’empêchent pas de profiter de ta grossesse ! En tout cas pour moi aussi l’envie / le besoin du deuxième a presque été la plus forte je me reconnais donc bien dans ton témoignage 🙂 .

  32. Tout d’abord MERCI pour cet article sincère et qui nous amène à une certaine introspection. Je commente très rarement mais ce sujet me parle tellement que je me lance une nouvelle fois! Nous avons 2 enfants (5 ans et bientôt 2 ans) et mon mari ne veut clairement pas de 3eme. Cela n’est pas vraiment négociable. Pour moi cela n’était pas si évident au début mais aujourd’hui quand je range les affaires bébé en me disant que ça ne sera plus pour nous mais à donner je ressens un certain soulagement. Je suis plutôt angoissée de la période “tout petit bébé” et je trouve celle-ci assez stressante pour moi. Je suis aussi à toujours essayer de faire passer les besoins de bébé avant le reste donc clairement à limiter sorties/vacances en me disant que cela ne lui apporte pas grand chose et va plutôt casser son besoin de routine et de sécurité. Donc maintenant que ma fille s’approche de ses 2 ans j’entrevois toutes les sorties et vacances que nous allons pouvoir faire et je m’en réjouis! Donc le fait que la décision de mon mari n’etait pas négociable cela m’a permis de me faire une raison et de voir toutes les choses positives à cela. Dans ton cas peut-être que ton mari sent qu’au fond de toi cette porte n’est peut-être pas encore complètement fermée…

    1. Merci à toi pour ton commentaire qui me fait réfléchir en effet ! C’est vrai que finalement, cette porte n’est pas totalement fermée. J’ai des arguments rationnels, mais je pense que si mon mari parvenait à me rassurer sur chacun d’entre eux je serais prête à lâcher. Nous verrons bien ! En tout cas c’est super que de ton côté vous en soyez arrivés à une telle sérénité.

  33. Le deuxième arrive ici! Et déjà avec le premier la vie a bien été chamboulée et tout ce à quoi on ne voulait pas penser (les contraintes) sait bien s’imposer. Le temps passé à laver, ranger, nourrir, accompagner pour toutes les petites choses… c’est juste incroyable! Avec un 2e c’est la question du budget qui s’impose (payer une nourrice pour 2 enfants!) à l’heure où lui et moi aimerions faire des choix professionnels impliquant de gagner moins d’argent. Du coup 2 enfants: un temps fou passé dans les tâches ménagères et garder deux emplois dont on changerait bien? 🙂 rha la la faut-il qu’ils aient de beaux sourires ces petits pour accepter ça sans trop rechigner!

    1. Oui c’est vraiment un instinct un peu fou quand on pense à tout ce à quoi on doit renoncer pour nos bébés ! Bon début à 4 pour toi 🙂

  34. Cela ne doit pas être une situation évidente à vivre pour votre couple. C’est un sujet tellement important et dont la décision change à tout jamais notre vie… Je ne peux rien te conseiller, juste t’écouter, te lire… L’un d’entre-vous finira par céder, accepter voire adopter le choix de l’autre dans un futur plus ou moins proche!
    Bon courage à vous mais ne réfléchissez pas trop 😉

    1. Tu veux dire que sinon l’horloge biologique risque de tourner pour moi ou que c’est le genre de décision qu’il faut prendre à l’instinct ? Quoiqu’il en soit, je me sens quand même assez sereine je crois, dans un sens comme dans l’autre, je me dis on verra 🙂 .

  35. Ceci n´est que mon avis personnel:
    Je pense que toutes les questions matérielles et d´emploi du temps sont surmontables.
    Dans mon cas, je fais un véritable blocage psychologique sur la question d´une quatrième potentielle grossesse. Ma première fille est née avec une Hypoplasie du cœur gauche associée à plusieurs malformations secondaires. Chance de survie: aucune. Espérance de vie grâce à une chirurgie lourde palliative: 12 ans. Nombre des médecins qui ce sont prononcé en cette faveur: 0. Diagnostique réalisé: à ses 48 heures de vie. Durée de sa courte vie: 4 jours.
    J´en ai bavé grave les 5 mois qui ont suivis son décès, jusqu´à de retomber à nouveau enceinte (question de survie). Cette nouvelle grossesse a été très angoissante car on m´a imposée deux échographies par semaine. J´ai poussé un incommensurable ouf de soulagement alors que j´avais deux enfants en bonne santé.
    En discutant autour de moi, je me suis aperçue que mon cas n´ était malheureusement pas isolé. Si l´immense majorité des mamans ont toutes de beaux enfants en bonne santé, une grosse minorité a aussi souffert de fausse- couche dites tardives, d´IMG, d´enfants nés avec des malformations, des maladies génétiques, d´autres victimes de maladies graves… Mais bien sûr, tout cela n´arrive qu´aux autres pour la simple et bonne raison que de tels évènements survenus dans l´entourage sont tus ou vite éludés.
    Désirer un enfant, c´est aussi accepter tous ces risques. La seule vue d´une femme enceinte ne me cause même plus de l´envie mais juste un sentiment d´angoisse. Je ne me sens plus prête à assumer ce risque.
    Je te souhaite de trouver ton chemin.

  36. Bonjour, j’ai lu cet article il y a quelques semaines, je l’avais trouvé d’une grande sincérité. Il m’est revenu en mémoire quand je suis tombé sur un article expliquant qu’ après que le congé paternité ait été introduit en Espagne, en moyenne les hommes se sont mis à vouloir moins d’enfants. Les chercheurs avancent parmi les explications possibles que le fait de partager les soins au quotidien même pour une courte période a fait prendre conscience aux hommes de la masse de travail que représente une famille nombreuse et a fait qu’ils sont plus intéressés par la la qualité de la relation avec leurs enfants plutôt que le nombre d’enfants . Voici le lien vers l’article pour celles que ça intéresse https://pin.it/gjyvrrqjsauffh

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