Pourquoi est-ce si compliqué de les nourrir ?

Pourquoi est-ce si compliqué de les nourrir ?

En ayant des enfants je m’attendais à peu près à avoir des nuits hachées, un salon mal rangé et même à hausser le ton parfois. Mais je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il soit aussi compliqué de les faire manger. Ma sœur et moi avons toujours, dans mon souvenir, mangé de tout comme mes parents, sans restriction et sans excès. Eux-mêmes s’étaient évidemment persuadés qu’il s’agissait de l’effet de leur bonne éducation. Je n’avais pas imaginé qu’il puisse en être différemment pour mes enfants.

Je vous avais déjà parlé des difficultés que je rencontrais avec Pierre autour de ces deux ans. La phase typique et banale de la néophobie alimentaire il parait. Il en a aujourd’hui presque quatre et les repas restent souvent compliqués. Il n’est toujours pas bien épais, et même si cela n’est pas vraiment un sujet d’inquiétude, je ne peux pas le laisser le ventre vide longtemps. Mon instant de maman hurle au scandale. Sa mauvaise humeur et sa tendance à faire des crises augmentent aussi avec sa faim. Et puis je vois bien que souvent il essaie de se convaincre, il goûte, il se force même sans que nous ayons besoin d’insister. Il jalouse son petit frère dont l’enthousiasme gustatif ravit tout le monde. Mais c’est comme ça, beaucoup de choses ne passent pas, beaucoup de choses le dégoutent sans que je comprenne pourquoi.

Son frère est très différent mais nous confronte aussi à certaines interrogations. Pour le moment il mange de tout. De. Tout. Même des cornichons ! Dès qu’il aperçoit de loin quelque chose qui pourrait se manger, un biberon vide, dès qu’il voit la mâchoire de quelqu’un s’activer, il en veut, immédiatement ! Il est celui qui ouvre tous nos placards à la recherche du paquet de biscuit, qui cherche partout le sac ramené de la boulangerie, qui hurle dans l’épicerie pour avoir quelque chose. Je n’avais jamais connu ça avant, cet enfant a un vrai appétit. Ceci expliquant sans doute cela, Charles a toujours été en haut des courbes de poids. Je ne trouve pas qu’il soit trop gros, pas du tout même – cet enfant est parfait évidemment. Mais disons que sous le body, son ventre fait un charmant rebondi.

Pierre a surtout un problème de texture je crois. Il n’aime pas les légumes ni les fruits ni la viande ni le poisson en morceaux. Il n’aime pas non plus les bonbons gélatineux. Il aime les textures lisses : tous les légumes en soupe et en purée – même le chou-fleur, même le céleri – les omelettes aussi, les yaourts depuis peu et les compotes. Les féculents aussi évidement. Et le croustillant : les nuggets et le poisson pané… Son dégout des morceaux à mâcher va loin : si vous ajoutez quelques oignons à votre sauce tomate il ne mangera rien : ni la sauce ni les pâtes. Idem si de petits morceaux de fruits agrémentent une confiture. J’essaie de me dire que ça changera, forcément. Et je déteste ceux qui me disent qu’il est « difficile ».

Avec Charles j’ai peur de ne pas suffisamment suivre tous les conseils qu’on nous prodigue. Si je l’occupe avec un quignon de pain dans sa poussette, je vais le rendre obèse ? Et s’il a déjà goûté le saucisson, la pizza, la flammkueche, c’est grave ?

Mon gros problème du moment, ce sont les repas au jardin d’enfants. Dans notre structure « chic » les repas sont faits maison, bio et végétariens. Et les parents n’ont le droit de fournir aucun goûter. Sur le papier ça semble bien. Dans les faits je récupère souvent un ainé qui n’a strictement rien mangé de la journée – avec le petit discours culpabilisateur-inquiet des éducatrices au passage. Ce que je leur reproche un peu, c’est de forcer les mélanges. Dans l’ancien jardin d’enfants de Pierre, s’il y avait au menu poulet / sauce au champignons / riz par exemple les enfants étaient incités à tout gouter mais pouvaient ne prendre que du riz. C’est impossible désormais, alors Pierre ne mange pas. Charles mange bien lui il parait. Sauf que les morceaux restent difficiles et longs à absorber pour lui. Alors il ne mange sans doute pas suffisamment pour son appétit. Quoiqu’il en soit quand j’arrive à 15h30, les deux sont affamés.

A l’origine (haha) je voyais d’un mauvais œil les goûters des mamans. En Allemagne, les enfants prennent un snack dans leur structure vers 15 heures, cela devrait être normalement suffisant pour tenir jusqu’au dîner. Cela l’était dans l’ancien jardin d’enfants de Pierre qui proposait au goûter des choses simples : des tartines de pain par exemple. Ça ne l’est plus désormais. Parce que dans ce nouveau jardin d’enfants, on met des raisins secs dans le yaourt pour le sucrer. On mange du muesli au goûter. On est un tantinet othorexique, non ? Pierre n’avale rien de tout ça. Alors un nouveau rituel s’est mis en place naturellement. Quand je vais chercher mes enfants, j’ai toujours dans mon sac une compote pour chacun et un petit pain. Un pain nature pour Charles, un pain au lait pour Pierre. Calorie power. J’ai presque un peu honte mais je le fais.

Et le soir je me donne du mal. Au moins quatre fois par semaine je prépare pour les deux une purée de légumes frais, ils s’en régalent. Les autres soirs, notre menu convient à Pierre et je donne un petit pot à Charles. J’en ai tellement fait des purées en quatre ans, que mon babycook a rendu l’âme le mois dernier. Je les fais désormais au robot ménager. C’est contraignant, ça prend du temps mais je sais que ce sont les seuls légumes qu’absorbent Pierre de la journée, et ça me semble important.

Bref, les nourrir est nettement plus compliqué que ce que j’avais imaginé… Entre les recommandations du plan santé / nutrition, les goûts de l’aîné et l’appétit du cadet j’ai l’impression de jongler. Et chez vous, c’est aussi compliqué ?

69 réactions au sujet de « Pourquoi est-ce si compliqué de les nourrir ? »

  1. Oh oui c’est compliqué chez toi, ma pauvre. Mais je pense que Pierre en grandissant s’adaptera, il à peut-être besoin d’un peu plus de temps.
    Le qui non de pain, je n’ai aucun scrupule, je le fait depuis que ma grande grignote le pain, c’est notre rituel quand on va à la boulangerie et quand on sort de l’école (avec du beurre c’est meilleur).
    Si les repas m’angoissaient, maintenant je me dis que du moment que mes enfants mangent de tout et goûtent à tout… On fait ce qu’on peut, du moment qu’ils grandissent et grossissent correctement. Pierre mange de tout, il n’est pas difficile, tu le dis toi-même , c’est la texture. Ce qui est embêtant c’est que la structure qui l’accueille n’en tienne pas compte et ne se pose pas de question. C’est triste. Rassure ton fils et encourage le, il ne faut pas que le repas devienne un moment redouté.
    Je mangeais très peu enfant, et puis ça s’est débloqué tout seul en grandissant.

  2. Bonjour,

    Je suis tombée par hasard sur votre article, et une amie avait le même problème avec son fils qui n’arrivait pas à manger les choses trop texturées, après consultation d’un bon ORL, ils se sont rendus compte qu’il avait des amygdales trop grosses. Une opération plus tard, et on fils mange maintenant TOUT comme son frère :-). Peut être une piste pour vous.

  3. C’est vrai qu’on est raccord sur nos articles, surtout que je suis en train d’en écrire un sur ‘comment je fais manger des légumes à mes enfants’ XD
    Bon à mon avis, ça ne te servira pas pour Pierre, car comme je le dis en préambule de mon article non publié qui ne comporte pour le moment que le préambule de rédigé, le fait de goûter joyeusement différentes saveurs semblent en partie définit par la génétique et de ce côté là, mes enfants tiennent plus de ton deuxième. (Mais tu vois, comme Charles, Malo vide les placards en voulant tout avaler et moi je culpabilise de lui dire non, comme dans mon ventre il était sous nourri…comme quoi, quand on veut culpabiliser, on trouve toujours).
    Il existe chez certains enfants, des troubles de l’oralité qui se rééduque chez une orthophoniste et qui les rend très intolérants à certaines textures (parfois c’est aussi le fait de les toucher). Peut être que de ce côté là, tu pourrais trouver des excuses.
    Mais qu’on soit bien claires, si Pierre ne se nourrit que de pain et de soupes, je ne vois pas le problème. On est pas obligé d’y prendre du plaisir non plus, pas forcément. Et s’il a besoin de snack, franchement, tu es à l’écoute de son organisme donc ça me semble pertinent. Et si ça peut te déculpabilisé, moi j’ai été choquée car après l’école, toutes les mamans se ramène avec un paquet de gâteaux que les gamins boulottent sur le chemin.

    1. Merci pour ton message déculpabilisant 🙂 . Lors de la visite des trois ans la pédiatre m’avait dit la même chose, elle m’avait même dit que je pouvais déjà m’estimer heureuse qu’il aime autant les soupes… Maintenant j’avoue à cause du nouveau jardin d’enfants je me fais un peu de souci pour son poids, on verra bien à la visite des quatre ans.

  4. Moi aussi ce fut un périple pour ma fille jusqu’à l’arrivée des morceaux où clairement j’ai pu respiré…

    Elle n’a jamais été fan du lait (j’avais écrit un article plein de désespoir à ce moment-là) j’ai dû commencer assez tôt la diversification et les purées c’était pas mieux mais ayant moins même un rapport compliqué avec la nourriture je n’ai pas voulu la forcer. J’ai parfois laissé le papa gérer le repas car j’étais au bord de la crise de nerf quand elle refusait pour la énième fois son assiette…

    Quand elle a souhaité manger seule et le même menu que nous ce fut la révélation à la maison et à la crèche : nous avions enfin une assiette vide et des repas calmes.

    Je redoutais « l’appétit » de ma fille car je suis ce que les gens appellent une « difficile » or pour moi c’est juste que je n’aime pas que ce soit la texture, la couleur, le goût, l’odeur franchement je ne mange que très peu de choses et je serai capable de manger pareil tous les jours !!! J’ai décidé de lui faire confiance car moi j’ai beaucoup souffert qu’on me harcèle à chaque fois pour goûter, essayer etc. et ce depuis petite … 30 ans plus tard je n’ai pas changé même ma mère hallucine en voyant que finalement j’ai toujours su ce que je ne voulais pas ! Et pour info chez nous c’est mon mari qui cuisine car sinon ce serait la catastrophe pour tout le monde

    1. C’est drôle car de mon coté je n’avais aucune appréhension, persuadée que mes enfants seraient faciles à table comme leur père et moi. Mais finalement ils n’en ont jamais fini de nous surprendre et même si ça m’agace parfois, j’essaie de l’accepter. Je ne suis de toute façon pas pour forcer mon aîné.

  5. Ici je croise les doigts, ils ne sont pas compliqués du tout niveau alimentation ! Et je mesure ma chance ayant été moi une enfant dite « difficile »… Je me rend compte de la prise de tête que ce devait être pour mes parents… Je n’ai pas de solution pour toi, sans doute de ne pas forcer est le mieux, moi on m’a forcé souvent à manger et j’ai des blocages (ou dégoûts) alimentaires à cause de celà. Par exemple je ne mange jamais de yahourt car c’était le dessert obligatoire le soir chez les parents… Je pense que s’ils n’avaient rien dit, au bout de quelques temps j’aurai mangé des yaourts à nouveau mais me forcer a renforcé mon blocage.
    Je mangeais à la cantine ce qui n’a pas aidé non plus… Bref je pense que je mange plus avec ma tête et mes yeux qu’avec mon goût véritable…
    Je n’ai pas de solution magique pour ton Pierre du coup, j’ai envie de te dire de ne pas t’inquiéter par rapport au petit goûter sucré, ici mes enfants ont un petit goûter du matin sucré vers 10h et un vrai goûter sucré après l’école… Ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète, par contre on mange très rarement des bonbons par exemple.

    1. Je suis d’accord avec toi, je ne le force jamais et j’essaie de ne pas en faire toute une histoire. C’est intéressant d’avoir des témoignages d’enfants difficiles qui confirment que c’est contre-productif. Mais le jardin d’enfants a tendance à compliquer les choses…

  6. Oh la la ils sont durs dans ce jardin d enfant je trouve. Ils préfèrent laisser un enfant avoir faim que s adapter?
    Ma fille aînée mange bien de tout on ne se plaint pas mais j avais bien suivi toutes les recommandations nutritionnelles quand elle était petite.
    Par contre ma 2eme est comme Charles bien gourmande et elle mange comme nous et de tout à 14 mois. Et je lui donne volontiers du pain, des gâteaux, des compotes quand elle a un petit creux.
    Pierre a le temps de s adapter à d autres textures. Et Charles doit sûrement faire plaisir à voir avec son bidon rebondi!

    1. Oui je les trouve aussi un peu trop durs et j’envisage de leur en parler prochainement… Et oui aussi, Charles fait vraiment plaisir à voir 🙂 .

  7. Pas vraiment de conseils à te donner. Qu’en dit le/la pédiatre ? Avez-vous cherché du côté de la mâchoire (hypotonie, petite malformation, etc. ) ce qui pourrait rendre la mastication désagréable ?
    Bon courage en tout cas !

    1. La dernière fois que je lui en ai parlé pour la visite des trois ans elle ne s’était pas alarmée, je lui en reparlerai pour la visite des quatre ans.

  8. Je me pose de nombreuses questions quant à l’alimentation de notre bébé à naître car depuis ma plus tendre enfance, je suis très difficile en matière d’alimentation. Je me reconnais dans de nombreux côtés de Pierre … et je reconnais mon frère en Charles … Comme quoi, comme tu dis, il n’y a pas que l’éducation que tu donnes à ton enfant … d’autres enjeux sont là !
    J’aime les choses assez simples, natures et je déteste goûter de nouvelles choses, même à 30 ans … J’angoisse parfois quand on est invité chez des amis qu’ils cuisinent un plat que je ne mange absolument pas … car autant, à 5 ans je pouvais faire mon « caprice » et ça passait, on me donnait autre chose … Autant là, je suis mal à l’aise à l’idée de dire que je n’aime pas … En gros, je ne mange pas de poisson (tout ce qui vient de la mer en fait), de fromage (sauf emmental/comté chaud), de sauces à base de vinaigre, moutarde … j’ai quelques légumes en horreur (chou de bruxelle, endives …) et d’autres en allergie (là ça passe mieux de le dire) … Pour la viande, je mange de tout sauf lapin et gibier … Mais la bouffe reste un sujet obsédant et angoissant pour moi … que je reporte forcément sur cet enfant à venir … Je ne veux pas reproduire le même schéma que moi … et en même temps, je ne veux pas focaliser sur la nourriture car ça produira l’effet inverse … Avec du recul, je pense que mon problème avec la nourriture vient d’une opposition que j’ai fait à ma mère … et j’ai l’impression de ne pas avoir réussi à dépasser ce stade …
    Je te souhaite des repas de plus en plus sereins avec tes fils. Je pense sincèrement que moins on « fait cas » de ce sujet, et plus les enfants sont zens et « faciles » pour goûter, manger etc … Et si pierre est comme moi, en effet, j’étais aussi jalouse et en colère de voir que mon frère, lui, mangeait de tout … et ça me confortait encore plus dans l’idée que je devais me démarquer en refusant de manger certains aliments. C’est ainsi que je m’affirmais …

    1. Pour commencer je suis ravie d’avoir de tes nouvelles, enfin ! Je découvre avec intérêt ton témoignage, je n’avais jamais bien pensé au quotidien des personnes qui ont des appréhensions comme ça. Du coup je pense vraiment que le mieux c’est de ne pas y accorder trop d’importance… Et concernant ton futur bébé ne t’en fais pas, tu vois comme ils peuvent être surprenants, ici mon mari et moi mangeons de tout et pourtant notre aîné pas du tout ! C’est donc que ces choses-là ne se transmettent pas vraiment 😉 .

  9. Alors, étant moi-même une phobique alimentaire, je n’aurais qu’une phrase : ZERO CULPABILITÉ!!!!!
    (Si ça peut te rassurer, mes enfants mangent plutôt bien et j’ai quand même une politique « grignottage » parce qu’ils sont « minces »)
    Vraiment, ce n’est pas un problème d’éducation.
    Il me semble que Pierre est né prématurément, est-ce qu’il a eu une sonde? Ma belle-soeur orthophoniste a fait son mémoire sur les troubles de l’oralité du au passage en néonatalogie. Essaye peut-être de te rapprocher d’un orthophoniste si tu trouves que ça devient « vraiment » handicapant pour Pierre.
    Courage

    1. Pierre n’a pas eu de sonde, en revanche Charles en a eu une, et ça m’intéresse beaucoup ce dont tu parles… Car Charles refuse toutes les sucettes depuis sa naissance, mais à tendance à beaucoup mordre (y compris moi pour se câliner) et je ne peux pas m’empêcher de penser que cette confusion à un rapport… Pour le reste merci de me déculpabiliser 😉 .

      1. Je n’ai pas eu l’occasion de lire son mémoire, et je ne suis pas sûre que ce genre d’étude soit encore disponible pour les parents, mais je me suis beaucoup reconnue (enfant et adulte) dans ses dire.
        Même sans sonde, n’hésite pas à voir un orthophoniste pour les deux, surtout si ta pediatre t’en a parlé, les troubles de l’oralité ne sont pas si rare que ça .

  10. Ton article me parle énormément car le Jeune Homme est compliqué également et comme Pierre a un problème de texture. Il ne supporte pas la grande majortié des fruits (texture molle) et ne mange donc que certains fruits: pomme, poire, grenade, pastèque, un peu de raisin et quelques fruits rouges: mûres, groseilles et cassis quand il les cueille lui-même dans le jardin (et encore quelques baies, pas de kg). Niveau légumes, cela va en s’améliorant mais la liste est courte. J’ai arrêté de me battre. Il y a à chaque repas de légumes qu’il aime (soit on mange tous pareil soit il a son légume cru ou cuit pour lui si on mange qqch qu’il n’aime pas du tout). Au final, il mange un peu tout le temps la même chose mais comme ça ne semble pas le déranger, moi je m’en fiche. L’important est qu’il mange des légumes. Petit à petit, il introduit de nouveaux légumes/fruits dans la liste de ceux qu’il aime: l’année dernière il a « découvert » le poireau et les oignons. Je mettais du poireau dans la soupe de légumes moulinée et j’en profitais pour y « planquer » un peu de brocoli ou autre légume haï. Pour être honnête, il a une digestion fragile (jamais constipé plutôt le contraire) et je pense donc qu’il ne digère pas très bien les fruits.

    La demoiselle a déjà goûté plus de légumes et fruits que son frère. Elle a presque 8 mois, il a 13 ans. Elle aime quasiment tout. Son légume préféré, c’est le panais (Pastinake) et je prends beaucoup de plaisir à lui préparer ses purées, lui faire découvrir de nouvelles saveurs. Elle aime énormément la pdt, enfin probablement la texture que ça donne aux purées et ne mange pas bien si je la remplace par d’autres féculents: toutes petites pâtes, boulgour… Alors on reste sur la pdt et la patate douce. Elle par contre, c’est compote à chaque repas donc midi et soir et au moins une de ces deux compotes contient de la prune car elle se constipe facilement et c’est le meilleur moyen d’aider son intestin paresseux.
    Deux enfants très différents ici, j’espère qu’elle continuera à tout aimer.
    Ne te fais pas trop de souci concernant la KiTa ou le fait qu’ils ont faim à midi. Mon grand est sorti de l’école en ayant quasiment rien mangé pendant ses 4 ans de primaire. Je me disais que si vraiment il était affamé, il mangerait un peu. Il préférait ne rien manger que manger qqch qu’il n’aimait pas (vraiment). Désormais, au collège, quand je travaillais et que le repas de la cantine ne lui avait pas plu, il se faisait cuire un oeuf au plat ou réchauffer qqch et mangeait à la maison. Cette année, je suis là mais je reprend l’année prochaine et on recommencera comme l’année dernière.

    1. C’est vraiment très intéressant et très rassurant de découvrir que beaucoup d’enfants et d’adultes ont des goûts très limités comme ça… Je me dis que je vais sans doute devoir l’accepter comme un trait de la personnalité de mon aîné. Merci de me rassurer pour le repas de midi, quand ils sont petits, c’est dur d’accepter qu’ils ont faim une partie de la journée…

      1. Je pense sincérement qu’à moins d’avoir un trouble psychologique (anorexie ou autre), un enfant ne se laisse pas mourir de faim, l’instint de survie est trop fort donc si vraiment il a très faim, il cédera et mangera qqch qu’il n’aime pas vraiment (comme on le ferait aussi). Je ne dis pas d’affammer son enfant mais d’essayer de prendre du recul quand on les récupère l’après-midi et qu’ils n’ont rien (ou quasiment) mangé à midi.

        Oui, il y a beaucoup de gens compliqués niveau alimentation. Et ayant moi même souffert de troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie), j’essaye d’être zen et d’équilibrer au maximum les repas du jeune homme avec les légumes/fruits qu’il accepte. Ma 2e nièce refuse par exemple tous les fruits et légumes crus. Elle les accepte quasiment tous cuits (fruits en compotes, dans les gâteaux, légumes cuits) mais refuse toutes les crudités. C’est pas non plus super simple au quotidien.

        Mais ça reste plus facile que les enfants intolérants ou allergiques donc je relativise!

  11. Chez nous aussi, les repas sont compliqués. Arthur, trois ans, a toujours mangé de tout. Bon mangeur, il était celui qui mangeait le mieux chez l’assistante maternelle qui le garde. Celui qui mange des câpres, des cornichons, des crudités. Chez elle, il continue de manger tout à fait correctement, il n’aime juste pas les carottes, les légumes sous forme de purée (question de texture je pense), et quelques légumes dont moi-même je ne suis pas fan. Chez nous, catastrophe. Il pourra trouver une soupe « délicieuse » (ses mots) un jour et refuser de la goûter le lendemain. Il pourrait manger des pâtes à tous les repas, mais parfois, refuse la sauce et la viande qui l’accompagnent. Parfois il aime le chèvre, parfois il ne veut pas y gouter. Les légumes, ça dépend de leur forme et de son humeur. Pourtant, agrémentez lui un plat de cornichons, de câpres, ou proposez lui du roquefort, il se régale 🙂 Sa sœur 16 mois, est une bouche sucrée. Gâteau gâteau gâteau. Depuis qu’elle mange seule et à table avec nous, elle diversifie de plus en plus son alimentation, elle qui ne mangeait presque que sucré il y a peu. Chose curieusement, elle ne semble pas attirée par le fromage alors que son frère dévorait des bouts de camembert et de coulommiers au même âge.
    Bref, je me dis que c’est une phase et je continue de persévérer, en demandant à mon fils de goûter au moins le plat devant lui pour avoir du pain et du yaourt sans jamais le forcer à finir son assiette, en anticipant certains repas que je sais qu’il n’aimera pas en lui cuisant une portion de pâtes, en cuisinant toujours autant et en rajoutant de nouveaux plats à ma liste de plats « faciles à faire mais qui changent du croque messieurs ». Un jour, il remangera comme avant, j’en suis sûre.

    1. Je me retrouve énormément dans ton témoignage, dans ta façon de faire les repas notamment. Moi aussi j’essaie de me persuader que c’est une phase, et c’est vrai qu’il a déjà nettement élargi son spectre par rapport à il y a six mois mais plus le temps passe plus je pense quand même qu’il restera toujours un peu compliqué à table.

  12. Ici le plus grand n’a que 18 mois alors ça va, il mange de tout en assez grande quantité. Mais il y a des jours où il a beaucoup moins d’appétit — je ne me fais pas de souci parce que je sais que le lendemain ça ira mieux. Pareil pour l’équilibre alimentaire… on essaie de faire au mieux mais je mentirais si je disais qu’il avait des légumes, des protéines et je ne sais quoi à chaque repas. L’essentiel c’est que sur la journée ce soit à peu près équilibré… On ne mange pratiquement pas bio à la maison, et je doute que ce soit du bio à la crèche. De toutes façons il n’a pratiquement pas été allaité alors certaines diront qu’il a pris un mauvais départ niveau alimentation, mais je m’en fous. Il est en bonne santé et c’est ce qui compte, et il aime tester de nouveaux aliments, c’est agréable de le voir si curieux. Mais peut-être que ça va changer et qu’il sera « difficile » comme ton grand. Je pense qu’il ne faut pas s’inquiéter, tout passe…

    1. Pour le coup je ne suis pas du tout sûre qu’il y ait un lien entre allaitement et alimentation plus tard, il y a beaucoup de fantasmes sur l’allaitement. Et puis une chose est sûre : Pierre et Charles ont été alimentés pareillement dès leur naissance et on ne pourrait pas faire plus différents au niveau de l’alimentation aujourd’hui !

  13. Nous avons le même problème pour Yoann. Il est très difficile de lui faire accepter autre chose que les saucisses purée. Mais à la cantine il mange de tout, et donc il se gave car il a très faim. Et nous voilà pris pour des parents indignes qui ne nourrissent pas leurs enfants.

  14. J’ai beaucoup de chance, ma fille est comme Charles : « si tu en manges, j’en veux »… pour le moment 😉 je sais que cela peut changer du jour au lendemain. En revanche, je n’en ai jamais fait une maladie. Je pars d’un principe simple : au final, quel est le plus important ? ba qu’elle ne soit pas maigrichonne et maladive. Elle grandit bien, bouge bien, se développe normalement. (je ne t’ai pas dit ? Elle maaaarche depuis la semaine dernière, quel soulagement !!!! à 18 mois tout pile donc 🙂 🙂 🙂 ). Quand elle est malade, je propose de tout, quitte à jeter (c’est un effort pour moi), le principal est qu’elle s’hydrate.
    Parce que, quand elle est malade, là, c’est une autre dimension. Pour une poussée dentaire, il lui est arrivé de rester près de 3 jours sans pratiquement ne rien manger. J’arrivais à peu près à lui filer un peu de lait le matin, un peu de compote/purée le midi, etc. mais c’était vraiment la misère. Elle ne voulait rien. Le 3ème jour, ce qui devait arriver arriva, c’est-à-dire que ça a fini par la rendre malade. Du coup, je lui ai filé la solution de réhydratation. Non mais ça, c’est un truc miraculeux. Elle ne l’a pris que froide, sortie du frigo mais ça a tout de suite corrigé le déséquilibre et elle a fini par réussir à manger. Ouf !

    L’appétit est un gros débat, je le constate autour de moi. Après, c’est facile pour moi de parler de cette manière parce que ma fille est un « ventre » mais je suis aussi une ancienne petite fille qui ne mangeait rien, ou plutôt qui avait besoin d’une heure pour manger et pas des trucs bizarres (exit les yaourts avec des morceaux de fruits par exemple, et c’est toujours vrai aujourd’hui). Du coup, je témoigne aussi en tant que petite « Pierre » 😉 on s’en sort très bien, je suis aujourd’hui ce qu’on appelle une « fine gueule » et je me porte très bien !
    Je me demande si ce réflexe presque obsessionnel est typique de la culture française ou pas ? Comment les Allemands vivent-ils le fait d’avoir un enfant qui ne mange pas « bien » ?
    En ce qui concerne la culpabilisation dont on fait l’objet, excuse-moi du peu mais une amie m’a raconté le weekend dernier que la cantine de son école maternelle proposait à chaque repas ketchup mayo… alors tu vois la culpabilisation, merci bien. Si tu ne vas pas dans le privé avec le repas prévu bien comme il le faut, ton bébé découvre des trucs à l’école dont tu te passerais bien, surtout quand tu t’es emm… à ne lui cuisiner que des repas faits maison toute sa prime enfance.

    Par ailleurs, si tes fils ont faim, c’est bon signe. Pierre n’a pas de souci avec le fait de manger en soi, c’est simplement les textures. Il te reste à t’adapter, même si c’est contraignant. Tu as déjà essayé les fruits bruts ? Je transmets au cas où : j’ai trouvé un jeu pour les introduire à ma fille, en fait, on le mange à deux. Je m’explique, par exemple, j’épluche une pêche, elle la tient, on croque chacune notre tour dedans. ça l’amuse, moi aussi il faut le dire, on s’en met partout mais du coup elle mange ! Ce petit jeu vaut pour les fruits et les légumes qui se mangent crus, genre carotte. Même si ton fils n’en mange qu’une ou deux bouchées parce que ça l’amuse ou pour te faire plaisir, je pense que, à force de le faire, il en mangera trois, puis quatre… à la fin, tu n’auras plus le droit à ta bouchée de pêche. Dans tous les cas, ça dédramatise le problème.
    J’ai aussi lu qu’il fallait les impliquer dans la cuisine et dans les achats. Cuisiner avec ma fille est possible, si elle vient tout juste de manger. Sinon, c’est fichu, ça lui donne la dalle et elle finit par être insupportable. En revanche, si elle vient de manger, elle « goûte » ce que je fais. Pareil, je me dis qu’au moins ça lui fait un peu de légume dans le ventre.

    Dernière idée, as-tu essayé de congeler des pots maison pour Pierre ? Au début, c’est fastidieux car il faut lancer la machine mais aujourd’hui, en ne cuisinant qu’une fois par semaine, j’arrive à lui proposer des repas variés chaque jour. Cela te permettrait de lui laisser le choix la veille au soir « que voudras-tu manger demain soir ? J’ai ça ça et ça à te proposer ? »
    Je ne fais les trucs bizarres que le weekend, quand on a le temps de voir si elle en veut, de la laisser découvrir sans se presser, dans une ambiance repas familial cool du weekend.

    Ce ne sont que des idées lancées au hasard ou testées mais, en tant qu’ancienne « Pierre », je te conseille vivement de ne pas t’inquiéter, voire je te prie de ne pas t’inquiéter. La team des petits mangeurs s’en sort très très bien 🙂 🙂 😉 Et insister laisse de très mauvais souvenirs des repas familiaux. C’est dommage.

    1. Pour commencer : bravo à ta fille pour la marche !!! Comme quoi finalement ça finit toujours par venir 😉 .
      Merci énormément aussi pour ton témoignage d’ancienne petite mangeuse qui est très rassurant. Je suis déjà persuadée qu’il ne faut pas en faire toute une histoire et surtout pas le forcer… Disons juste que la cantine actuelle nous rajoute une petite difficulté dont on se serait bien passé. Je cuisine souvent avec Pierre et c’est vrai ça aide. Et j’adore l’idée de partager fruits et crudités avec lui comme tu le décris, j’essaierai, ça peut marcher !

      1. Je n’ai pas réagi sur cet aspect de ton témoignage mais je trouve clairement que notre société en général raisonne à l’envers : les enfants doivent s’adapter à l’école, alors que le grand crédo du monde du travail pour faire valoir la valeur de l’Homme, c’est que l’on doit adapter le travail à l’Homme. Le fils de ma copine n’a tout simplement pas le temps de manger car la pause dej est trop courte, double service oblige. Le tien a un souci avec ce qu’elle propose. J’elargis volontairement le débat aux enfants réservés, timides, autistes légers. Tout ça relève d’un même raisonnement que je ne comprends pas du tout. Mes parents s’étaient trouvé obligés de payer une nounou pour me faire manger le midi. C’est ridicule de devoir en arriver là. Tout ça pour te conforter dans ton point de vue : oui, c’est à l’école de s’adapter un minimum et vous n’êtes pas les seuls à rencontrer des soucis de ce genre.

        1. Merci pour ton soutien il m’est très précieux 🙂 j’ai eu du mal à réclamer un « traitement de faveur » pour mon fils mais quel soulagement maintenant de l’avoir fait !

          1. Mais justement ! le malaise est là : tu ne réclames pas un traitement de faveur, tu fais valoir ses droits. C’est quand même très différent. D’ailleurs, c’est aberrant de se dire que l’on en est à devoir faire valoir ses droits à un petit citoyen aussi jeune.

  15. Hihi, ton article m’a fait sourire (même si c’était certainement loin de ton intention). Chez nous aussi, on a des cas à l’extrême l’un de l’autre: une rondouillette qui n’aime que les petits pots de marque Hipp et le pain, et rien d’autre, un maigrichon qui aime tout et mange énormément (et quand je dis tout, c’est cornichons, tofu fumé, tous les légumes, tu vois le genre). Bref, cherchez l’erreur. Par contre, moi je m’inquiète pas, je me dis qu’il faut le chercher pour avoir des carences dans notre société de l’abondance (mais je me trompe peut-être) et que le poids et la taille de mes enfants est surtout dû à la génétique et leur métabolisme. On mange globalement équilibré et je refuse de faire de l’optimisation à outrance, comme c’est la mode (les paniques parce qu’on mange trop peu d’oméga 3, très peu pour moi). Et ils goûtent de tout : les frites du McDo, les cheesecakes super sucrés, la vinaigrette, la sauce super épicée du resto chinois. Cette mode du manger sain m’agace aussi parfois, surtout quand on voit ce que mangent les adultes ici… (Ca, c’était ma minute mégère). Et ces Kindergarten allemands qui veulent rendre les tout-petits les plus indépendants possibles… Se nourrir seul et suffisamment avec des morceaux, c’est pas évident !

    1. Cette mode du manger sain m’exaspère aussi quand je vois comme elle peut être stupide poussée à l’extrême comme dans notre nouvelle structure. Et sur une nourriture essentiellement en morceaux à tout juste 13 mois je suis tout à fait d’accord avec toi aussi. Je ne me fais pas de soucis concernant d’éventuelles carences, mais imaginer mon grand à jeun toute une journée me fait quand même un peu de peine parce que ce n’est pas agréable…

  16. Vu ce que tu décris, je n’ai pas l’impression que tes enfants soient si difficiles que ça.
    Concernant Charles, ne t’inquiète pas, il est encore petit, il va grandir, se dépenser et tout devrait se réguler par la suite. Goûter un morceau de pizza ne fait pas de lui un Junk food addict 😉
    Pour Pierre, ce que je trouve vraiment dommage, c’est le manque d’adaptabilité du Kindergarten. Tu en as déjà parlé avec eux? C’est quand même incroyable qu’ils préfèrent laisser un enfant le ventre vide que de lui proposer peut-être quelque chose d’un peu moins équilibré mais sain quand même. Et puis, beaucoup d’adultes n’aiment pas non plus le mélange des textures… Les raisins secs dans le yaourt, ça ne fait pas si longtemps que j’en mangerais! Certes ce goûter a l’air très sain mais un peu plus bobo bio qu’adapté aux enfants de leur âge. Donc ne culpabilise pas de leur ramener un bon goûter comme dans notre enfance, ils ont besoin de cet apport calorique pour leur développement.
    Et si ton fils aime les purée et les soupes, rien n’est perdu, je suis certaine qu’il s’adaptera tout doucement aux autres textures 🙂

    1. Merci de me rassurer 🙂 . En fait j’ai écrit cet article en début de semaine et pendant la semaine la situation a encore empiré au jardin d’enfants ce qui fait que j’ai demandé un entretien avec une éducatrice ce matin. Maintenant tout est arrangé et ils devraient essayer de s’adapter un peu plus à Pierre, je suis soulagée…

  17. Bonjour,
    Pour te rassurer : mon fils aîné n’aimait rien ! Mais rien ! Après avoir été très potelé au sein, il est devenu franchement maigre lors de la diversification alimentaire. Il ne mangeait ni courgettes ni carottes, ni sauce tomate, ni… beaucoup de choses en fait. J’a toujours été opposée au forçage alimentaire que je trouve insupportable alors j’ai laissé faire. J’ai conscience du dégoût que l’on peut éprouver à avaler quelque chose qui nous répugne. Aujourd’hui, il a 26 ans et il mange de tout avec plaisir ! Et il cuisine ! Le goût évolue avec l’âge, je crois qu’il faut laisser faire, inciter à goûter mais ne pas forcer et, peut-être, avoir une discussion avec le personnel de la crèche : ne pas ajouter de raisins secs dans le yaourt, ce n’est pas très compliqué ! Raconte-nous comment ça évolue si tu veux bien.

    1. L’histoire de ton fils est très rassurante ! Je suis aussi opposée au forçage mais c’est vrai que parfois c’est frustrant, je me demande pourquoi mon aîné est comme ça. Mais c’est peut-être juste « comme ça » justement 😉 .

  18. Je dois avouer que je serais très désemparée si j’avais un enfant qui mange difficilement. Il y a eu une période de mon allaitement pendant laquelle la Biscotte a stagné dans sa courbe de poids et cela m’a beaucoup angoissée. La diversification a réglé le problème et elle a rapidement accepté de manger de tout en purée ou compote. L’introduction des morceaux n’a pas posé de problème pour le salé. Depuis plus d’un an elle mange la même chose que nous. Mais jusqu’à cet été impossible de lui faire manger un fruit « solide » autre que la banane ! Ça m’a beaucoup perturbée et c’est quand j’ai commencé à arrêter de me focaliser la dessus qu’elle a finalement décidé de goûter certains fruits. Notre grande victoire de l’été a été son goût pour le melon ! Désormais, outre les bananes et le melon, elle apprécie le raisin et accepte de plus en plus de goûter de nouveaux fruits. Mais c’est définitivement un bec salé : sucrer son yaourt ou mettre de la confiture sur sa tartine est un véritable crime de lèse-Biscotte mais comme toi je me dis que ça évoluera forcément en grandissant, j’ai bon espoir d’être plus détendue sur le sujet pour bébinette

    1. C’est vrai que ce n’est pas évident de lâcher prise pour le sujet. Heureusement, comme je suis moi-même très mince, j’arrive quand même à rester détendue au sujet du poids de Pierre, je me dis que c’est sans doute aussi un peu génétique, nous ne sommes pas du genre à stocker nos réserves. Mais je suis quand même contente que tout soit plus facile avec Charles pour le moment, c’est un souci en moins 😉 .

  19. J’étais comme Pierre et je le suis encore pas mal. Ma maman devenait dingue et ne savait pas quoi me faire à manger. Le truc c’est que je tenais ça en partie d’elle car elle est également très difficile, plus que moi aujourd’hui…et que voulais-je ajouter? ah oui, que pour moi, le pire, c’était effectivement les textures…Quant à mon fils, il est également difficile mais la grande différence avec moi, c’est qu’il goûte tout. Il y a aussi des choses qu’il aimait plus petit, qu’il n’aime plus aujourd’hui, et vice-versa…Pas facile cette affaire, et des raisins dans les yaourts pour les petits, ça me paraît un peu bizarre, surtout quand on sait que la plupart des enfants n’aime pas les morceaux dans les yaourts justement. Courage, courage, ça ne peut qu’aller en s’améliorant de toute façon 🙂

    1. Ca me fait beaucoup de bien de lire les témoignages d’enfants « difficiles » devenus adultes, finalement c’est une particularité plus répandue qu’on pense ! Et concernant les raisins dans le yaourt, je suis à 100% de ton avis, c’est quand même une drôle d’idée pour des petits…

  20. Chez nous, ce sont les nouveautés qui sont difficiles à introduire, ou les aliments habituels cuisinés d’une façon qui sort de l’ordinaire. tout est regardé d’un air circonspect avant d’obtenir l’assentiment aléatoire de l’une des filles, l’autre se calant sur la réaction de sa soeur.
    En revanche, ce que tu dis de ton grand me fait penser à la façon dont une amie nous décrivait sa fille. Il s’est avéré que c’était lié à un trouble de l’oralité, facilement rééduqué avec une orthophoniste. J’imagine bien que tu as déjà du explorer plein de pistes, ou tester différentes choses, mais voilà, ça m’y faisait pas mal penser. Depuis qu’elle a mis en place les petits exercices de rééducation (petits massages sur le visage, etc.) ça va mieux, et surtout ça lui permet d’expliquer aux structures de garde pourquoi on ne peut pas encore servir plusieurs textures différentes à sa fille, et les structures pourtant bien rigides, se sont adaptées devant l’avis médical.
    Bon courage en tout cas ! On est souvent bien démunies devant nos petits qui ne mangent pas.

    1. Vous êtes plusieurs à évoquer un trouble de l’oralité et j’avoue que je n’y avais jamais pensé ! J’en toucherai un mot à la pédiatre lors de la prochaine visite, merci. Et c’est drôle que tes filles se calent entre elles pour goûter j’imagine la scène 🙂 .

  21. Oh là là, moi je suis choquée que ta structure impose le végétarisme. Bio pourquoi pas. Mais végé ?! Je suis d’autant plus choquée qu’elle ne s’adapte pas à Pierre qui (attention, scoop) est loin d’être un cas isolé…
    Pour ma part j’ai eu des phases très compliquées avec ma fille mais ça va bcp mieux depuis quelques mois, même si elle trie encore beaucoup. Quant à mes garçons, ils partagent l’appétit de Charles et je trouve ça très confortable. Je les laisse manger tout ce qu’ils veulent en respectant une unique règle : pas de grignotage. Il y a des heures pour manger et des heures pour jouer.
    Bref, tout ça pour dire que je comprends ta lassitude. L’alimentation est rarement simple avec les enfants. Mais oui, promis, ça va passer !

    1. Finalement la situation s’est un peu dégradée cette semaine sur ce sujet au jardin d’enfants du coup j’ai eu un entretien aujourd’hui avec une éducatrice et les choses devraient enfin un peu s’améliorer… C’est vrai que c’est plus confortable d’avoir des enfants comme Charles à table, c’est toujours un plaisir de le voir se régaler !

  22. La néophobie, je suis en plein dedans !! Et pourtant Petit Lapin a toujours été un bon mangeur jusqu’à il y a peu de temps. Est-ce que c’est lié à son entrée à l’école ou est-ce juste une période normale de son développement, je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, le sour c’est quasi missio impossible de lui faire avaler le moindre légume : ces derniers jours les seuls plats qu’il ait acceptés sont un risotto au brocoli et une quiche aux épinards. Les soupes il ne veut pas y toucher, la viande et le poisson idem, même le gratin de chou-fleur il n’en a pas voulu. Alors certains soirs il boit son lait puis passe au pain et fromage puis à un fruit. Et pourtant ce n’est pas une affaire de goût, ni même de texture car les morceaux ne lui ont jamais posé problème. Le seul point positif est qu’à la cantine a priori il mange bien…
    Quant à sa petite soeur de 9 mois, après un début de diversification difficile, elle se régale de purées, soupes et compotes. En revanche, les yaourts elle n’aime pas. Malgré ça elle reste un poids plume d’à peine 6 kilos et demi…
    Affaire à suivre pour les deux. En tout cas je compatis car on y passe bcp de temps à essayer de bien les nourrir ces enfants !!!! Et quand on essuie regus sur refus ça devient vite lassant…

    1. C’est vrai et c’est pour ça que je cède aussi parfois aux sirènes de la grande consommation : quand je vois comment Pierre est ravi lorsque je fais des bâtonnets de poisson pané, c’est rageant ! Bon courage de ton côté en tout cas, il parait que tout finit toujours par passer…

  23. Je ne fais pas du tout les mêmes expériences que toi avec mes filles et pourtant… le sujet me parle car même avec des enfants « faciles », je trouve que les nourrir est une grosse responsabilité. Quand j’ai pris mon congé parental et que je m’occupais 3 jours sur 5 toute seule de mes deux filles, les repas étaient ma source de stress n°1 ! Mais j’ai tout fait pour affronter cette difficulté car le sujet me tenait en même temps beaucoup à cœur : avoir des enfants a provoqué une vraie prise de conscience chez nous, et on a beaucoup modifié nos repas et notre organisation pour acheter (mieux) et préparer (plus souvent) à manger. Moi qui avais plutôt tendance à me demander simplement si un aliment était trop calorique dans la simple optique de garder la ligne, je me suis mise à vraiment m’interroger sur nos besoins alimentaires, à vouloir limiter les transformations des produits, à faire des choses que j’achetais avant (le pain, les pâtes à tarte, les yaourts)… Au final, toute la famille en profite, donc c’est une belle récompense ! On n’est pas devenus orthorexiques pour autant, on continue de manger de la pizza. D’ailleurs, je dois reconnaître que j’ai été plus laxiste dans la diversification de ma deuxième fille, qui n’a pas attendu un an avant de déguster sa première frite 🙂 Je ne suis pas une contradiction près !

    1. C’est clairement plus compliqué de contrôler les premières fois gustatives des cadets, ici aussi il a été très vite converti aux goûts douteux de son aîné 😉 . J’admire beaucoup tout ce que tu fais pour vos repas et je me demande si ce serait gérable pour moi au quotidien. Je n’ai pas l’impression à vrai dire mais c’est peut-être juste une question de priorité ? Je m’astreins déjà à cuisiner des légumes frais presque toute la semaine (sous forme de soupe et purée principalement donc) et c’est déjà une grosse source de travail je trouve…

  24. Concernant Pierre, comme ça, ça me fait penser à un trouble de l’oralité alors à voir avec une orthophoniste.
    Mais sinon ne te prend pas la tête, ils ont faim, tu leur donnes à manger. L’essentiel de leur repas n’est pas composé de bonbons et frites ? Le principal c’est qu’ils goûtent à tout et aussi que vous ayez vous un repas équilibré. Les enfants apprennent par l’exemple.
    Bref, vive le lâché prise quoi

    1. Oui 🙂 . Parfois c’est compliqué à cause des remarques de l’entourage, du jardin d’enfants, du poids de Pierre… Mais au fond je sais que tu as raison.

  25. Coucou

    C’est peut-être bête, mais moi, je fais confiance à mon gamin de deux ans. Il est né à un petit poids, mais a depuis sa naissance toujours dévoré. Il est maintenant en haut des courbes. On me fait souvent remarquer son bon appétit (surtout à la crèche), mais je sais aussi que s’il n’a pas faim, il ne mange pas, même son dessert ; que s’il a mangé par exemple du saucisson qu’il adore un jour, il ira de lui-même manger des fruits et des légumes par la suite; qu’il peut passer une journée en picorant et l’autre en dévorant.
    J’ai pas un rapport très sain à la nourriture, je l’intellectualise trop. J’espère pour lui qu’il continuera à savoir s’écouter, tant en quantité qu’en qualité, un peu comme son père. Et c’est pour cela que j’essaie de lui préparer ce que je crois être le meilleur (produits frais et/ou locaux, pas de plat préparé, pas de produit industriel ou chimique) et d’interférer le moins possible…

    1. Je pense que tu as tout à fait raison ! J’aimerais être pareil mais c’est vrai que tous les messages de prévention, tous les conseils ou critiques reçus m’influencent et me font douter, surtout que j’ai deux cas un peu extrêmes à la maison.

  26. Peut-être devrais-tu creuser la piste des troubles de l’oralité concernant ton aîné. Ma fille souffre de ce problème et elle est très difficile à nourrir pour les mêmes raisons que ton fils: une hypersensibilité aux textures! A bientôt deux ans, elle ne mange que du très lisses, bref, comme un bébé de 6 mois. Elle est hypersensible et des séances d’orthophonie peuvent aider à désensibiliser l’enfant. Bon courage, je ne sais que trop bien ce qu’est le quotidien avec un enfant compliqué à nourrir…

    1. Je ne connaissais pas ce type de problèmes, c’est très intéressant et j’en parlerai à la pédiatre la prochaine fois. C’est vrai que c’est peut-être lié…

  27. Ralala l’alimentation! J’ai un bébé plutôt curieux comme Charles! Impossible désormais à 14 mois de manger quelque chose sous ses yeux sans qu’il goûte! C’est plutôt sa digestion qui le stoppe que le manque d’appétit ou le dégoût. Par contre moi à 31 ans je continue à être très difficile, notamment au niveau des textures (je déteste tout ce qui est flan ou ce genre) et je crois que plus on me forçait à manger des choses que je n’aimais pas, plus je mettais un point d’honneur à ne pas en manger… Maintenant c’est comme ça, c’est moi! Ma famille, mes amis, même mes collègues le savent (oui je suis la collègue qui ne mange ni chouquette ni macaron!).
    Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais il faut essayer de laisser couler surtout s’il mange des légumes malgré tout.
    Bon courage!

    1. Ca m’a fait beaucoup de bien grâce à cet article de lire les témoignages d’enfants difficiles devenus grands. Ca m’aide à mieux comprendre Pierre et à laisser couler aussi… Alors merci !

  28. Jusque là notre cacahuète était assez omnivore, mais elle vient de changer de section à la crèche et elle boude la nouvelle nourriture qui est passée de mixée à écrasée. Et pourtant elle mange comme nous le soir et ne s’est jamais plaint des morceaux !
    Je crois que rien que le changement c’est beaucoup de perturbations pour eux. Peut-être que ça ira mieux avec le temps pour Pierre ? En tout cas je l’espère… (cela dit c’est fou le manque de flexibilité de la nouvelle structure).
    En attendant bon courage !

    1. Finalement la situation s’étant dégradée j’ai eu un entretien avec l’équipe du jardin d’enfants sur ce sujet aujourd’hui… J’espère maintenant qu’il y aura une amélioration. En effet pour eux tout changement est compliqué… Mais pour moi qui suis assez routinière je le comprends ! Il y des spécialités allemandes que j’ai mis plusieurs années à accepter de goûter…

      1. Quand on travaille avec des enfants, il y a un minimum de flexibilité à avoir. Surtout si la structure met le multiculturalisme en avant…
        Si je me rappelle bien tu aimes aussi les purées ? Tu peux le faire passer pour habitude familiale 😉

  29. En même temps, qui aime les raisins secs dans le yaourt ? Et le muesli ! C’est quand même très ambitieux de faire manger ce genre de choses à de jeunes enfants 😉
    Ma 2e fille a toujours été compliquée avec l’alimentation. A 3 ans et demi, elle commence enfin à manger un repas classique. Elle n’a jamais aimé les petits pots et cela, dès la diversification. Cela signifie qu’à partir de ses 6 mois, elle ne mangeait que des crèmes à la vanille et du lait maternel. Sevrée vers 9 mois, elle s’est nourrie de biberons de lait y compris la nuit jusqu’à ses 2 ans environ. Un calvaire. Elle était en crèche 2jours par semaine de l’âge de 16 mois jusqu’à un peu plus de 2 ans. Cet hiver là, elle a attrapé toutes les maladies de la collectivité et pendant plusieurs mois elle s’est nourrie de bretzels et toujours de lait. Alors côté alimentation variée et équilibrée, on en était très loin !
    A 3 ans et demi, comme je le disais, elle fait enfin de vrais repas et sa santé est bonne (sa dentition aussi lol).
    Je trouve déjà très bien que ton aîné apprecie les légumes même si c’est uniquement sous une certaine forme. A mon avis, c’est important de ne pas faire de l’alimentation un enjeu. Mais c’est difficile car on a un rôle nourricier. Il mange malgré tout, il grandit et j’espère qu’il saura bientôt apprécier toute les saveurs que propose la gastronomie.

    1. Oh la la tu as dû faire preuve d’un sacré lâché-prise avec ta deuxième, je suis admirative ! La pédiatre m’a dit la même chose concernant mon aîné lors de la dernière visite : il mange des légumes en purée, c’est déjà pas mal. Alors on verra pour la suite…

  30. Je te rassure, Couette-Couette ressemble beaucoup à tes fils! Elle adore les purées qu’on lui fait, mais dès qu’il s’agit de manger les légumes en morceaux, elle fait la tête. Vu qu’on habite chez mes parents et que c’est ma mère qui fait à manger, c’est pas forcément évident (elle a pas envie de cuisiner des purées tous les soirs en plus des repas pour toute la famille). Bref, je trouve que le plus important, c’est qu’ils aiment manger des légumes, en morceaux ou non 😉

    1. C’est drôle c’est la première fois que je lis un cas similaire ! Je ne vois qu’une seule explication (et j’y crois vraiment en plus) : nos purées sont trop bonnes !

  31. Sans vouloir rentrer dans le débat, je voudrais juste ajouter que dans une fratrie, il y a toujours un enfant qui mange moins bien que les autres, quel que soit le nb d‘enfants. Et puis tu verras, avec les années et les enfants grandissant, ils changent de rôle, le gros mangeur devient difficile et celui qui picorait dévore tous les plats… chaque enfant cherche à se différencier de ses frères et sœurs et à attirer l‘attention de ses parents d‘une manière ou d’une autre donc je dirais, en dehors de pb particulier, il ne faut pas s‘inquiéter, ça va passer surtout si on ne se bloque pas dessus! Sinon juste pour râler, cette politique du grignotage en Allemagne me sort par les trous de nez! Tout comme les dames de la Kita qui hurlent dès que tu donnes un truc sucré à ton enfant mais qui n‘ont aucun pb avec les chips

    1. Ah ah je vois tout à fait de quoi tu parles cette phobie du sucré à l’avantage de la charcuterie aussi 😉 . Tu as raison pour le reste il vaut mieux jouer l’ignorance au risque que ça devienne une stratégie de différenciation…

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