Catholique

Catholique

Je suis devenue la marraine d’une petite fille il y a deux semaines, je m’apprête à faire baptiser mon second fils le week-end prochain… Vous imaginez bien qu’il ne s’agit pas d’un hasard : je suis catholique.

Enfin, je ne vais pas à la messe tous les dimanches, c’est vrai. Et je ne suis même pas toutes les règles de vie qu’il faudrait. Je suis allée chez MacDo en plein Carême, vous imaginez ? Peut-être qu’aux yeux de certains je ne le suis donc pas suffisamment, pas comme il faudrait. C’est pourtant la religion que j’ai choisie de déclarer en Allemagne, celle à laquelle je m’identifie, et celle que je souhaite transmettre à mes fils, donc.

« Ah mais votre pape est contre le préservatif ! »

Il paraît… D’un autre côté, la religion catholique prône l’abstinence hors mariage, une stricte monogamie et l’absence de contraception… Vous admettrez que partant de là, il est compliqué de prôner en même temps l’usage du préservatif.
Et puis être catholique ne m’empêche pas d’avoir un peu de libre arbitre. Je n’étais pas vierge le jour de mon mariage, j’ai déjà utilisé beaucoup de préservatifs, et ça va, je le vis bien. Pour moi, l’essence de ma religion n’est pas là.

« Mais tu es contre les homosexuels et l’IVG alors ! »

Non plus, pas forcément. Concernant les premiers, il s’agit d’un sujet – comme la contraception ou le mariage des prêtres d’ailleurs – sur lequel je crois même que l’Eglise finira par évoluer. Je pense que c’est simplement une très vieille dame qui a besoin d’un peu de temps.

Concernant le second je ne suis pas pour son interdiction, évidemment. Mais l’Eglise, sa façon de concevoir la vie dès la conception et jusqu’à la mort, m’offre un autre point de vue sur le sujet, c’est vrai. Je ne considère pas un embryon comme un simple amas de cellule. Et finalement, beaucoup d’experts en éthique laïques sont aussi de cet avis.

« Mais du coup tu reconnais l’autorité du pape, cet espèce de vieux papi déguisé ? »

Oui, être catholique, c’est accepter d’avoir un chef qu’on ne choisit pas et qui, selon les années, nous plait plus ou moins. Personnellement, je vois quand même ça comme un avantage. Ça empêche une modernisation rapide, c’est vrai. Mais ça évite aussi la formation de groupuscules radicalisés. Ça garantit – et je parle évidemment de notre époque actuelle – une certaine modération.

« Et tous ces prêtes pédophiles, quelle horreur…! »

On est d’accord, c’est horrible. Et même si je ne suis pas sûre que ce soit la solution, c’est la raison pour laquelle j’espère une évolution sur le mariage des prêtres. D’un autre côté il n’y a pas que dans l’Eglise qu’on trouve des pédophiles, malheureusement.

« Moi je préfère ne pas baptiser mes enfants. Au moins ils auront le choix plus tard. »

Je crois qu’il y a des choses qui s’apprennent enfant, et qu’il est infiniment plus difficile d’apprendre plus tard : les langues, la musique… Et pour moi, la religion fait partie de ces choses là. Ne pas les baptiser, les laisser hors de la religion, c’est dans la très grande majorité des cas l’assurance qu’ils n’en adopteront aucune à l’âge adulte. Ça peut être une envie, on peut préférer avoir des enfants athées, mais dans ce cas là, je pense qu’il faut l’assumer.

Et puis c’est quoi, cette idée de « choix » ? Je transmets à mes enfants la langue française, ma nationalité… Je n’ai pas fait auparavant un benchmarking de ce qui serait le plus approprié. Je leur transmets parce que c’est mon identité. La religion catholique en fait partie depuis ma naissance. Parce qu’elle me convient et m’a apporté beaucoup de choses positives, je n’ai jamais ressenti le besoin de la comparer aux autres religions avec lesquelles je ne suis pas née.

Enfin, je considère le catholicisme pas seulement comme une religion mais comme une culture qui a façonné l’Europe pendant des siècles. Je pense que la connaître, l’apprendre, est une force plus qu’une faiblesse, quoiqu’on fasse ou pas de cet enseignement une fois devenu adulte.

Voilà. Et maintenant j’aimerais essayer de vous expliquer pourquoi. Pourquoi je me sens catholique, ce que ça m’apporte, ce qui fait que ce n’est pas totalement incongru. Même quand on est une jeune femme moderne du vingt-et-unième siècle.

Etre catholique, c’est apporter une touche de spiritualité à ma vie. Le week-end dernier, pour Pâques par exemple, nous sommes allés à la messe. Et ça a été l’occasion, au retour, pour Ulrich et moi, de parler de la mort, qui me fait si peur, pourquoi. Et ça m’a fait du bien finalement. Alors bien sûr il y a aussi eu chez nous une orgie de chocolat, mais pas que ça. C’est d’ailleurs la même chose qui distingue une randonnée classique du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle je crois.

Etre catholique, c’est suivre un certain nombre de traditions ancestrales et internationales, et j’aime ça. Ça participe de mon humanité, ça me relie aux autres. Ça fait le lien entre les générations et entre les deux cultures présentes à la maison.

Enfin, surtout, être catholique, c’est porter un certains nombres de principes, de maximes, qui m’ont toujours guidée. Il y en a tellement, de paraboles, d’histoires symboliques tirées de la bible dans ma tête. Le fils prodigue m’inspirera sans doute longtemps, sur le thème de l’amour qu’un parent peut avoir pour deux enfants. « Les derniers seront les premiers » est une phrase très connue. Vous en percevez toute la puissance ? Elle invite à un relativisme total. Pourquoi considère-t-on telle personne comme plus valable ou plus intéressante qu’une autre ? « Il y a un temps pour tout », j’ai déjà cité ce passage. Il m’invite à accepter les moments peut-être moins satisfaisants de ma vie, à comprendre qu’on ne peut pas tout avoir et surtout pas tout en même temps. « Que celui qui n’a jamais pêché lui lance la première pierre » : je crois que c’est la parabole qui m’a le plus marquée enfant. C’est tellement vrai. Qui est-on pour juger l’autre parfois ? Et puis il y a tous ces saints aux vies si inspirantes. Saint Martin qui coupa son manteau en deux pour le partager avec un pauvre, Saint François qui quitta sa vie de jeune marchand pour partager celle des plus démunis. Alors oui, évidemment, on peut être attentif aux plus faibles, aux autres généralement, sans être catholique. Il n’empêche que personnellement, dans mon éducation, c’est à la religion que je dois ces principes là. Je ne sais pas si je les aurais aussi bien compris, aussi bien intégrés, sans ces histoires, sans mes cours de catéchisme.

« Et finalement, Dieu, tu y crois ? »

Je doute, évidemment. Particulièrement quand je suis confrontée aux atrocités qu’il permet. Mais finalement ce que j’aime dans la religion c’est ça, aussi. Douter, admettre qu’on ne sait pas tout, qu’il y a peut-être quelque chose de plus grand que nous qu’on ignore, se remettre à sa minuscule place.

Et pour toi, la religion, c’est quoi ?

105 réactions au sujet de « Catholique »

  1. Bravo, merci, chapeau pour ce magnifique témoignage qui reprend toutes les raisons pour lesquelles j’ai tenu à faire baptiser mon Lutin malgré l’étonnement de mon entourage.

  2. J’ai beaucoup aimé ton article et ta vision des choses sur le catholicisme. Tout ceci est très intéressant. Je suis baptisée mais je ne suis pas vraiment croyante. J’espère qu’il existe quelque chose après la mort mais je ne pense pas que ce soit le paradis/l’enfer/le purgatoire… Je suis quelqu’un de très cartésien donc j’ai beaucoup de mal à croire en ce que je n’ai jamais vu. Dit comme ça je n’ai donc pas la foi. Par contre, j’ai fait baptiser ma fille et nous nous sommes mariés à l’église. Lors de notre préparation au mariage, nous avons rencontré des gens vraiment très humains et chaleureux. Bien sûr il y avait des points sur lesquels je n’étais pas d’accord avec eux comme par exemple le fait de refuser de passer par la PMA ou tout autre moyen « non naturel » pour avoir un enfant (il y en a bien d’autres mais cet exemple m’avait marqué à l’époque) mais je me suis retrouvée aussi dans beaucoup de valeurs véhiculées par la religion catholique comme l’amour de son prochain, la générosité, l’importance de la famille, etc. J’ai d’ailleurs fait baptiser ma fille pour cela, pour que ces valeurs lui soient transmises et qu’elle fasse partie d’une communauté bienveillante. Finalement c’est un peu ça la religion moderne. Prendre ce qui nous intéresse et laisser ce qui est devenu archaïque. Enfin, je le vois comme ça ! 😉

    1. Forcément, sur 12 millions de catholiques (dans le monde je crois) nous avons tous nos sensibilités, nos raisons, nous ne pensons pas tous exactement la même chose, et heureusement ! Et je partage ton impression sur cette communauté bienveillante, j’ai sans doute eu de la chance, mais j’ai fait beaucoup de belles rencontres grâce à la religion.

  3. Je prends le temps de commenter cet article là (alors que je veux commenter les autres depuis longtemps et que je ne l’ai toujours pas fait) pour te dire bravo d’aborder un tel sujet, comme toujours avec sincérité et honnêteté 🙂
    Ici, nous préparons aussi un baptême, un baptême chrétien (mais ça tombe bien « nous ne reconnaissons qu’un seul baptême », la démarche œcuménique n’est pas problématique ici) et on a beaucoup discuté sur le choix, sur notre identité… et finalement, j’aime l’idée de faire baptiser son enfant comme ouvrir un chemin, tu montres une voie, tu accompagnes au début sur celle-ci, libre à l’enfant après de la continuer ou non.
    Après moi, il m’a fallu venir dans un pays calviniste et épouser un protestante pour voir que j’étais un peu attachée au catholicisme et surtout au sens du rituel – même si depuis longtemps, c’est comme chrétienne que je m’identifie.
    Et quand on me pose la question de la croyance, je réponds :
    « J’ai rencontré Dieu. Un jour, j’ai eu un moment d’épiphanie et j’ai senti sa présence [c’est toujours étrange quand je dis ça, ça fait un peu peur mais c’est vrai]. Je ne suis pas sûre de ce qu’il est même si je sens au fond que ça a beaucoup à voir avec l’amour, je ne suis pas sûre de la relation qu’on doit avoir avec lui, du rite qu’on doit construire, de ce qu’on doit vraiment croire comme religion. J’aime le message du Christ et donc je me reconnais chrétienne, sans certitude sur le dogme mais avec les valeurs positives qui vont avec. Et je me sens bien dans le rite catholique car j’y ai grandi – même si je ne suis pas convaincue par tout le dogme. »
    (Voilà, je fais un commentaire fleuve sur un sujet dont je parle en général très peu mais écrire sur la religion pour SNT est une chose qui me chatouille depuis plusieurs mois… mais comme je n’ai pas le temps d’écrire…)

    1. Je n’ai pas trouvé cela difficile d’écrire cet article en revanche j’avoue que je suis un peu étonnée par son accueil un peu froid pour le moment. Du coup merci doublement pour ce commentaire et ton témoignage ! Finalement je me sens aussi surtout chrétienne mais je dois reconnaître que le fait que mon mari soit catholique a été un soulagement : nous avons suffisamment de différences comme ça 😉 .

  4. C’est pas mon truc. Et pourtant j’ai eu droit à tout le tralala baptême, écoles catho etc. Mais si je crois à l’occasion en des forces qui nous dépassent, au respect de chacun et de la nature, je n’aime pas les religions organisées en églises et les cultes trop rigoristes.
    Lucie ne sera pas baptisée par moi car, oui je lui laisse le choix, si plus tard elle a un manque et se cherche un dieu ou des dieux, libre à elle mais moi je ne lui fais ni croire au Père Noël ni à Dieu, le barbu de son coeur c’est son père !
    Pour les histoires religieuses je lui apprendrai en lui lisant des contes mythologiques, pour sa culture générale, même si franchement enfant les textes sacrés des religions monothéistes me barbaient royalement comparés à toutes les mythologies celtes ou nordiques. Les gréco-romaines étaient aussi très intéressantes même si avec le recul les frasques des olympiens en font une sacré bande de dépravés !
    Et on se promènera dans les anciennes églises (ou mosquées ou temples ou autres) aux occasions parce qu’elles sont quand même de remarquables témoignages de la maîtrise, du savoir et de l’histoire.

    1. C’est vrai qu’il y a d’autres façons d’être initié à cette culture et tant mieux si tu t’en préoccupes ! Je comprends aussi que tu aies fait un rejet de tout ça de ton côté, j’imagine que ça dépend beaucoup de la façon donc on a reçu / perçu cet enseignement enfant.

      1. Je m’en préoccuperai franchement a minima, ce sera pas mes livres de chevet préférés, il y en a peu qui me parle. Je me souviens j’avais été dégoutée au bout de 20 pages en lisant la Bible adolescente quand j’ai voulu regarder plus un peu dans quoi on m’avait fourré.

        Je connais des gens profondément croyants et pratiquants, j’ai été dans des monastères dans le cadre perso ou pro, j’ai travaillé avec des diocèses, j’ai quand même assez fréquenté tout ce milieu chrétien et si je trouve ça très mignon cette foi (et si ça peut aider certains à tenir face à des coups durs comme la mort d’un nourrisson, une maladie grave, etc.), il y a par ailleurs plein de choses qui me répugnent dans les religions.

        Mais si je dis que je ne crois pas mais je ne dirai pas non plus que j’ai un rejet de la religion. Je n’ai pas subi de bourrage de crâne révoltant ou était battue à coup de ceinturons comme mon beau-père, j’ai eu à mon avis la même « éducation » religieuse que toi, totalement lambda.
        Juste que la religion catholique ne me va pas, ni d’ailleurs aucune des religions monothéistes, ni aucune religion que je connaisse.
        Pour moi la religion est juste intéressante d’un point de vue ethnologique et historique (c’est une des plus grandes causes ou justifications de massacres humains après l’accès aux ressources par exemple).

        Je trouve ma force, voir ma spiritualité, ailleurs, dans la vie.

  5. Merci pour cet article très intéressant, très franc et courageux, aussi 🙂
    il y aurait beaucoup à dire, évidemment. Je suis catholique aussi, pour moi c’est davantage une question de foi que de religion. Je te rejoins sur de nombreux points de vue.

    Sur la question de la pédophilie, puisque c’est la triste actualité, après l’évidence que la priorité des priorités est l’assistance et la justice pour les victimes, je ne crois pas que le mariage des prêtres empêcherait le passage à l’acte de certains. Des hommes hétérosexuels avec une vie sexuelle active commettent des actes pédophiles. En effet l’attirance pédophile est une perversion; Il y a des rabbins, des pasteurs, des imams, des instituteurs, des éducateurs, des parents pédophiles. Réduire la question de la pédophilie à une simple histoire de frustration sexuelle me paraîtrait simpliste.

    Par rapport au doute, il me semble que le doute est indissociable de la foi. La question du mal est une question fondamentale qui existe depuis l’aube des temps. J’avais fait dans ma paroisse un enseignement sur l’Espérance, et à cette occasion j’avais lu une étude sur le livre de Job, qui aborde exactement ce que tu dis : le doute par rapport à la puissance du mal. Cela m’a un peu éclairée par rapport à cette question 🙂

    Bref, pour répondre à ta question, ma religion, ou plutôt ma foi, c’est une rencontre d’amour entre Dieu et moi, la certitude d’être aimée et d’aller quelque part, vers un amour encore plus grand que ce que je peux connaître ici 🙂

    1. Merci beaucoup pour ton si joli commentaire, il donne envie de te suivre immédiatement 🙂 . Je me suis rendue compte aussi que je m’étais davantage positionnée sur la religion que sur la foi dans cet article, mais c’est parce que c’est sur ce point religieux que je me sens le plus souvent un peu blessée des commentaires que je peux recevoir. J’ai essayé d’expliquer pourquoi je m’y reconnais, et j’espère ne pas l’avoir fait trop maladroitement

      1. Merci 🙂
        Non, aucune maladresse; au contraire c’est vraiment du courage de témoigner avec autant de simplicité.
        Je crois que l’avantage de la déchristianisation de la société (au moins ici en France) est la disparition du catholicisme social, au profit d’une foi de conviction, qui est bien le plus important. On n’est pas là pour faire du chiffre, et pour moi, la foi n’est pas là pour nous dicter nos faits et gestes du quotidien, mais bien pour éclairer notre cœur et notre conscience. Le reste…

  6. je suis protestante, très croyante et très pratiquante… Jésus et ma religion font partie intégrante de ma vie (tellement que Mr papa dit qu’il y a une 5eme personne à la maison), la ou je ne te rejoint pas c’est au sujet du baptême : chez les protestants Baptistes on ne baptise pas les enfants, on ne baptise que les adultes, ils ont une éducation spirituelle, mais on estime que la foi est quelque chose de personnel et que donc le baptême doit être une decisio. prise en sachant pourquoi on le fait… (bon après on baptise en immersion complète donc clairement on ne va pas traumatiser les enfants non plus)

    1. Je me souviens que tu avais expliqué cette différence sur ton blog ! Cela se justifie évidemment aussi, le rite catholique est simplement différent sur ce point et je voulais essayer d’expliquer pourquoi j’y adhère quand même (en fait dans le catholicisme, l’enfant devenu grand peut choisir après de valider son baptême par la confirmation ou pas).

    2. Je trouve le fait d’éduquer puis de laisser choisir très intéressant. C’est vrai que cela pose toujours question chez les catholiques : un adultes doit faire une démarche longue et exigeante quand pour les bébés et petits enfants il suffit que les parents en fassent la demande, participent à une rencontre de quelques heures et c’est tout !
      En revanche, certaines branches catholiques baptisent également par immersion, y compris les bébés 😉

      1. Dans la foi catholique, le sacrement qui fait le chrétien adulte est la confirmation, c’est à dire le baptême dans l’Esprit, c’est l’étape ultime de l’initiation chrétienne. Ce n’est pas un petit plus. Ne pas être confirmé, c’est comme marcher avec une seule chaussure 🙂
        En envisageant la confirmation comme l’étape finale de la démarche baptismale, on rejoint la vision de nos frères protestants qui fait que le baptême n’est pas une démarche de l’enfant.

  7. Amen ma soeur (désolée pour le passage gospel)
    Personnellement, je suis issue d’une famille de tradition catholique où tous les enfants sont baptisés, mais sans plus. Mon mari est issu d’une famille plus pratiquante et c’est à ses côtés que j’ai cheminé vers plus de foi
    Comme toi, il y a un certain nombre de passage de la bible qui me parle … « vous êtes le sel de la terre » en est un qui revient souvent dans l’histoire de notre couple.
    Les garçons sont baptisés et nous souhaitons les accompagner dans la foi, nous n’allons pas à la messe tous les dimanches, mais on essaye d’y aller au moins une fois par mois
    Il n’y a que pour la confirmation que je ne souhaite pas les voir la réaliser « dans la foulée » au lycée, mais leur laisser le temps de choisir réellement ce qu’il en sera pour eux

    1. Ah c’est drôle je ne savais pas ou je ne me souvenais pas que tu souhaitais donner une éducation catholique à tes enfants. Tu nous as montré des photos des baptêmes ? Si non je réclame un article ! 🙂

      1. en fait, c’est tellement « naturel » pour moi, de par notre histoire de couple que je n’y pense « pas vraiment » … et je n’ai pas fait d’articles sur leur baptême… (ça fait un an pour LutinCoquin et bientôt trois pour FeuFolet … ce n’est pas un peu tard?)
        Par contre, on va essayé d’aller au pardon de St LutinCoquin cette année (à mon grand regret, celui de St FeuFolet n’est plus organisé )

  8. J’ai été élevée dans la religion catholique (catéchisme jusqu’à la confirmation) et c’est, pour moi, donc une religion qui m’est extrêmement familière, dans laquelle je me sens « à l’aise ». Aujourd’hui, je la garde dans mon coeur comme quelque chose qui fait lien entre moi, ma famille et une certaine forme de spiritualité. J’ai, maintenant, une autre certaine forme de spiritualité, plus personnelle, plus libérée des dogmes religieux. Je prône, maintenant, une éducation « éclairée », dans laquelle je donne toujours des informations à mes enfants, « certains croient à ça, d’autres croient que c’est plutôt ça, toi tu as le droit de croire à ce que tu veux ». Adam et Eve, le créationnisme, la genèse, etc, je m’en suis très fortement détachée, là, de mon point de vue, c’est assez délicat, mais c’est du mensonge de transmettre cela à mes enfants, tout comme leur affirmer « oui, Dieu existe », car, non, nous ne savons pas, et j’aime l’idée qu’avoir la foi doit venir de soi, de l’intérieur. Je te rejoins énormément sur le fait que la religion apporte un lien avec les autres, du partage, et aussi des réflexions sur les choses qui nous dépassent, je crois que la religion apporte une certaine forme d’apaisement pour ceux qui y croient, ce n’est plus vraiment mon cas. Je reste, néanmoins, très attachée à cette religion, aux rites, aux rassemblements, mais, j’ai un regard bien plus extérieur maintenant tout en appréciant toujours la chaleur que cela m’apporte.

    1. En fait pour le moment je n’ai jamais affirmé à mon fils aîné que Dieu existe, et je ne crois pas que je le ferai, d’ailleurs autant que je me souvienne mes parents ne l’ont pas fait avec moi non plus. Ils m’ont dit qu’ils y croyaient, ils m’ont présenté ça comme quelque chose de personnel et je pense faire de même. Ensuite, au catéchisme, c’est vrai, ils apprendront sans doute quelque chose de plus dogmatique mais je pense que cela peut aller de paire avec un bon libre arbitre, surtout si celui-ci est favorisé à la maison.

  9. J’ai été baptisée bébé parce que c’était important pour mes grands-parents et, dans une moindre mesure, pour mon père, mais depuis je n’ai rien fait dans ma vie qui s’apparente à du religieux… Alors le choix reste toujours (plus ou moins) possible pour les enfants quand ils grandissent. Je suis athée mais je comprends que les gens puissent avoir besoin d’avoir une religion.

    1. Bien sûr le choix reste toujours possible dans toutes les directions ! Je voulais juste dire qu’il était plus ou moins probable 🙂 .

  10. Pour moi la religion c’est une philosophie de vie. Je pense que mes principes sont les mêmes que les tiens sauf que je ne suis ni catholique, ni croyance. Je n’ai pas ce guide que tu trouves dans la bible alors je les aies trouvées dans la litterature et la philosophie.
    J’essaie de respecter les religions des autres, toutes, même si parfois c’est difficile étant donné l’agressivité de quelques uns. J’attends des autres qu’ils respectent aussi l’absence de la mienne.
    Bref, un bel article qui m’en inspire un pour moi. Et tu sais quoi, j’espère que quelqu’un va écrire la même chose avec pour titre « musulmane », « juive », « bouddhiste », « protestante ». Moi j’écrirai « athée ». 😉

    1. Très bonne idée cette série d’articles ! Même si pour moi les religions ne s’opposent pas les unes aux autres, comme je l’ai expliqué dans mon article en fait je ne connais pas du tout les autres ou vraiment très peu… C’est pour ça que je ne suis pas très à l’aise avec la notion de choix, pour moi il y a aussi une notion de transmission, d’identité et de culture.

  11. Bonjour,

    Je suis ravie de ce très bel article. Je le trouve d’autant plus beau que parfois, j’ai un peu de mal à parler de ma foi car je m’attends à ce que des questions du type de celles auxquelles vous répondez me soient posées. Pour moi, ce billet relève vraiment du témoignage, bravo !

    Sur le baptême, je me souviens de ce que le prêtre qui nous a préparés au mariage nous avait dit. « Baptiser son enfant c’est comme lui permettre d’avoir des repères en plein désert. Il y a des pancartes avec des directions indiquées. Il les voit, sait qu’elles sont là, mais il n’est pas obligé de les suivre. »
    Et sur l’Eglise en général, moi aussi parfois je m’interroge sur les positions (homosexualité, IVG, etc) qui ne sont pas toujours très modernes et avec lesquelles je ne suis pas toujours en phase, loin de là. Mais je crois justement que c’est le rôle de l’Eglise, d’être garante d’une certaine forme de traditionalisme, souvent vieux jeu et très critiqué. L’image de la vieille dame qui a besoin de temps pour évoluer est très bonne !

    Enfin, la religion pour moi c’est un appui et un soutien permanent. Ce n’est pas toujours facile, il y a les doutes bien évidemment, les choses auxquelles on a toujours cru mais qui se révèlent parfois finalement difficiles à concevoir (la vie après la mort notamment, depuis la perte de mon Papa il y a 2 ans). Et surtout, la religion catholique, c’est aussi beaucoup d’amour et c’est ça que je veux transmettre à mon fils aîné de presque 2 ans et à notre deuxième enfant qui arrivera dans 2 mois.

    Je vous remercie de m’avoir permis de m’exprimer sur le sujet. Belle journée !

    1. Merci à vous pour ce très joli commentaire ! J’adore cette image de panneaux que nos enfants ne seront pas obligés de suivre, je m’en souviendrai !

  12. Merci à 120% Pour cet article. Il me parle énormément et je trouve qu’il explique très posément tes réactions aux différentes questions parfois un peu provocatrices. J’ai des positions sensiblement semblables aux tiennes. Je crois profondément au respect mutuel. J’essaye autant que faire se peut de comprendre les autres religions et j’espère qu’en retour, n’importe quel être humain essaye de faire ce travail également. Malheureusement, j’ai la sensation que les chrétiens n’osent pas parler aujourd’hui par peur d’être immédiatement moqués ou renvoyés aux questions que tu mets en évidence ou qu’au contraire, certains n’arrivent pas à expliquer posément ce qui les anime. Bref merci pour cet article, merci d’avoir osé te lancer ^^

    1. Merci à toi pour ce gentil commentaire 🙂 . Je dois être naïve car malgré tout je ne m’attendais pas à un accueil aussi mitigé pour cet article (d’autres commentaires sont moins enthousiastes que le tien). J’ai l’impression très paradoxale qu’aujourd’hui l’intolérance et le prosélytisme ont changé de camp.

  13. Je l’attendais cet article 🙂
    Tout ce que tu dis a du sens si on considère l’aspect culturel de la religion, un peu moins si on y ajoute la dimension spirituelle je crois. Oui c’est normal de vouloir transmettre des valeurs culturelles à ses enfants mais a-t-on vraiment le droit de définir leur voie spirituelle à leur place ?
    Venant d’une famille protestante (ou on ne baptise pas les enfants) je peux t’affirmer que ça n’empêche pas de transmettre ces croyances aux enfants. je ne sais pas si c’est mieux ou pas, je dis juste que pas de baptêmes ne veut pas forcément dire encourager l’athéisme…
    J’en ai déjà parlé, la religion je n’y crois plus à cause (entre autres) des différents freins aux libertés individuelles (on en parle de la manif pour tous ?) que je ne veux pas cautionner. Après ces libertés inclues le choix d’y croire et de le transmettre bien évidemment.

    1. En fait je n’ai pas du tout l’ambition, en les baptisant, de définir leur voie spirituelle. Comme l’a dit une commentatrice plus haut il s’agit davantage de leur montrer un chemin. Et s’ils ne veulent pas le suivre à l’âge adulte, ils seront libres évidemment.
      On peut parler de la manif pour tous, évidemment, j’en parle d’ailleurs un peu dans ce texte en évoquant les homosexuels. Je regrette cependant que ce soit toujours ces thèmes qui reviennent quand on parle de catholicisme. On pourrait aussi noter quelque chose de plus positif, par exemple que notre pape est une des personnalités en première ligne sur le thème des réfugiés.

      1. Oui tu as raison il y a beaucoup de bon dans l’église aussi. Et je ne suis pas contre qu’elle exige des choses avec les quelles je ne suis pas d’accord à ses fidèles (célibat, abstinence, ivg, contraception…) ce qui me choque c’est quand elle veut dicter la conduite en dehors de ses murs… c’est pour cela que je cite la manif pour tous. L’intolérance créée par le fait de penser détenir la vérité absolue (propre à toutes les religions que je connais) c’est ça que je n’aime pas !
        Après je suis d’accord que ce n’est pas le baptême qui définit la voie mais il en favorise une parmi les autres. Je prêche juste pour plus d’ouverture car la vérité va bien au delà de nos limites culturelles 😉

  14. Article très très intéressant !
    Mes parents ont fait le choix de ne pas nous faire baptiser ma sœur et moi. Malgré tout je ne suis pas « sans foi ni loi » 😉
    J’ai grandi dans les principes catholiques (j’avais une grand-mère très pieuse) et je suis sensible aux messages du Christ.
    Pour mes enfants, cela ne va pas être simple car j’ai épousé un musulman (d’Afrique de l’ouest, pas du Maghreb). On essaie de leur expliquer ce qu’est la religion, la foi, Dieu. Je leur laisse le choix de croire ou non. Par contre, j’ai accepté que mes enfants soient reconnus comme enfants de musulmans par un imam. C’était important pour mon mari et sa famille, et moi, ça ne me gêne pas du tout.

    1. Je pense que c’est une chance pour tes enfants de baigner dans ces deux cultures, ces deux religions, je suis sûre qu’ils sauront comprendre et qu’ils en retiendront une belle tolérance – que tu leur offres déjà en modèle d’ailleurs.

  15. Je fais partie de ces enfants a qui mes parents ont laisse le choix « au risque » de ne pas avoir de religion plus tard. J’ai ete la seule a ne pas etre baptisee dans la famille… J’ai ete au catechisme, me suis montree tres septique par rapport a ce qu’on m’expliquait (ou pas puisque mes questions n’etaient pas satisfaites) et j’ai refuse le bapteme. Aujourd’hui je me sens proche des valeurs protestantes, mon mari est protestant. Mon fils va dans une kita claviniste et recemment ils ont ete visite une mosquee… Pour moi, c’est l’enseignement des religions qui est important pour la culture generale. Mais je n’aime pas trop l’idee du mouton qui suit son berger. Je prefere laisser le choix a mes enfants et ca ne me pose absolument aucun probleme s’ils sont sans religion. On peut respecter les autres et la nature sans avoir peur d’un dieu.

    1. Bien sûr c’est même ce que j’ai écrit, je ne pense pas qu’il faille une religion pour avoir des principes. C’est simplement quelque chose qui très personnellement m’a aidée dans cette voie.

  16. Alors je vais essayer de faire pas trop long/décousu mais ça va être dur.

    Déjà (pour continuer de compter les points sur qui est la plus envieuse de nous deux :D), moi je ne suis pas encore marraine mais tu dois être drôlement fière alors félicitations à toi et Kitty !

    Au sujet de la religion, c’est encore un point où nous sommes bien différentes puisque j’ai été élevée « athée » dans une famille athée et il était pour moi hors de question que mon fils soit baptisé à l’église (je regrette infiniment qu’il n’y ait pas de baptême civil ici, j’essaierai peut-être un jour d’en organiser un en France ou en mode « cérémonie laïque).

    Je me rends compte à la lecture de ton article de la violence que peuvent avoir ces remarques/questions que tu listes et que j’aurais été la première à te soumettre il y a quelques années. Je trouve tes réponses très justes, en particulier au sujet du choix de baptiser tes enfants maintenant, de ne « pas leur laisser de choix ». Pour la petite histoire, mon mec a été élevé dans une famille très catholique – les Philippins sont un des peuples les plus catholiques au monde. Il a pensé à en « sortir » à notre arrivée en Allemagne en 2009 (Il était parti d’Allemagne après le lycée et n’avait jamais travaillé/payé d’impôts ici … tu ne l’évoques pas mais l’impôt sur l’Eglise impose aux chrétiens une vraie réflexion sur la valeur de leur religion à leurs yeux … est-ce que j’y crois vraiment ? est-ce que je veux payer 8-9% d’impôt sur le revenu en plus pour cette religion ?). Il n’y croyait plus mais il disait que c’était une identité que ces parents lui avaient donnée au même titre que son nom de famille ou que ses origines, il ne se voyait pas l’abandonner, cela faisait partie de son identité…(Bon en 2012 il y a eu le scandale à Cologne où une jeune fille de 18 ans venant de se faire violer en boite de nuit s’est vue refuser la pilule du lendemain dans l’hôpital catholique voisin où elle venait chercher secours et juste après nous sommes allés aux Philippines où l’Eglise menait une campagne incroyable contre un projet de loi visant à offrir éducation sexuelle et contraception alors qu’on voyait à tous les coins de rues des familles avec 10 enfants qui crevaient la faim …. cette année là il est sorti).

    Moi de mon côté, élevée à base de « Dieu c’est un truc auquel certaines personnes croient mais pas nous », j’ai eu une phase mystique avec un vrai benchmark au collège, c’était pour moi l’Islam qui gagnait (la simplicité et le concret des 5 piliers me séduisent encore aujourd’hui) mais je n’arrivais pas à « avoir la foi ». Tu as totalement raison, c’est comme ta langue maternelle ou le solfège, c’est beaucoup plus facile à développer si tu commences au berceau.

    Je ne sais plus quel sociologue expliquait que la religion répondait à deux besoins primaires des humains en offrant 1. un sentiment d’appartenance et 2.une réponse satisfaisante aux questions existentielles. Je ne sais pas si c’est ce qui m’a manqué et poussée à cette crise mystique petite mais j’y vois beaucoup de vérité et ce sont deux choses que je cherche à intégrer d’une autre manière dans l’éducation que j’offre/offrirai à mon fils. Pour l’appartenance, toutes ses origines étrangères m’aideront certainement et pour les questions existentielles, je mise sur du spirituel « laïc » (méditation, philosophie) mais aussi sur les textes saints qui m’ont toujours passionnée (même si je les lis plus à un niveau « contes de fées ») et un peu bien sûr sur sa famille paternelle et sur nos amis croyants. C’est drôle au final mais nous avons attaché beaucoup d’importance au choix de parrain / marraine pour Milo; ( je n’ai jamais été baptisée « officiellement » mais mon parrain -juif- et ma marraine -athée- sont des amis de mes parents et ils ont joué un rôle considérable dans ma vie/mon éducation. Ils font pour moi partie intégrante de ma famille, tous ceux qui me connaissent le savent et mon mec était convaincu qu’il voulait reproduire ce modèle avant même qu’on en parle. C’était l’occasion d’agrandir officieusement notre cercle familial et d’offrir à Milo d’autres adultes référents qui pourraient si tout allait bien lui offrir des choses que nous ne seront pas en mesure de lui offrir (je ne parle pas de choses matérielles hein, d’ailleurs si ils pouvaient arrêter de le pourrir-gâter ce serait pas mal non plus :D). Le choix s’est porté assez naturellement sur deux amis croyants et spirituels pour qui la religion a beaucoup d’importance, ce n’était pas du tout conscient mais j’en suis ravie.

    Et par curiosité, tu ne parles pas d’Ulrich dans tout ça… Est-ce qu’il était important pour toi de faire ta vie avec quelqu’un qui partageait cela ? Dans quelle mesure aurais tu été prête à faire des « compromis »? Je sais que pour moi, ces 3 années où j’ai réalisé que mon mec était assez catho pour payer 8% d’impôts en plus m’ont vraiment « ouverte d’esprit » plus que je ne m’en serais crue capable mais que je ne peux m’empêcher d’être contente que la question soit réglée et qu’on ait pas eu à se la poser au niveau des choix qu’on ferait ou pas pour notre fils ….

    (J’ai le sentiment qu’aujourd’hui je ne serai pas le seul pavé et j’ai bien hâte de lire le tourbillon de commentaires que tu dois avoir déchaîné :D)

    1. Pour commencer c’est drôle mais nous n’avons pas du tout la même vision de cet impôt. Personnellement – en bonne française sans doute – je trouve assez scandaleux de lier ainsi religion et argent. Et puis je le vis aussi un peu comme une injustice puisque les religions ici assument aussi des missions très générales (l’accueil des SDF par exemple) que donc seulement une partie de la population finance. Je trouve qu’une idée serait de rendre cet impôt obligatoire et d’ajouter au choix des organisations laïques (la Croix-Rouge par exemple).
      Concernant Ulrich à l’époque où je l’ai rencontré (jeune et écervelée) je pense que j’étais prête à beaucoup par amour et qu’une vision différente sur ce thème ne m’aurait pas ébranlée. Aujourd’hui (vieille et maman) je vis comme un soulagement le fait qu’il partage cela, au moins un sujet exempt de négociations et de biculturalisme (d’ailleurs dans un sens sans doute que ma vie en Allemagne a renforcé mon attachement culturel au catholicisme puisque c’est un de mes seuls points fixes désormais). En tout cas merci pour ton témoignage notamment sur cette crise mystique que tu as traversée c’est passionnant !

      1. Alors j’ai du mal m’exprimer parce que je ne voulais pas du tout dire que je trouvais que cet impôt était une bonne chose, je suis assez partagée sur la question à vrai dire. Je trouve juste qu’à « ce prix là », les gens (à mon avis pas du tout vérifié scientifiquement) se posent beaucoup plus de questions sur leur foi et la place de la religion dans leur vie. Je n’ai jamais rencontré personne en Allemagne qui faisait baptiser son enfant « juste pour faire plaisir aux grands-parents » ou qui se mariait à l’église parce que « c’est plus joli », ou se dire catholique « mais j’ai juste été baptisé en vrai je m’en moque » …. C’est à mon avis un effet positif et pas du tout recherché de cet impôt…. d’ailleurs j’adore lancer le sujet de cet impôt en France, les gens réfléchissent « Je le paierais ? je le paierais pas ? », teste ça s’arrête parfois très vite (dans le cas de ceux qui sont là « pour le décor » mais ça part souvent dans de grandes introspections sur la foi de chacun, j’adore ça..
        Je suis aussi persuadée que ça pousse l’Eglise ici à être un chouilla plus progressiste car elle a concrètement beaucoup à y perdre alors il ne vaut mieux pas faire de vagues sur un sujet comme le mariage pour tous ou revoir des positions archaïques (le fameux scandale de Cologne) …. Ce serait à mon avis un autre « effet positif non recherché »
        Après tant je suis d’accord pour dire qu’il est embêtant de mélanger religion et argent (ma belle-soeur mère célibataire avec un petit salaire qui paye pour son appartenance à l’Eglise tous les mois -même si c’est calculé sur la base de son revenu je trouve ça révoltant), tant je suis tout à fait pour faire payer un impôt supplémentaire à tous pour une cause/ une oeuvre de son choix, tant je trouve qu’il ne faut pas non plus oublier que sur le papier, le Kirchensteuer est là pour assurer le fonctionnement de l’Eglise (et du coup bien plus le fait que son personnel soit rémunéré sur les grilles TVÖD que ses activités de Kitaträger, sa gestion d’hopitaux ou ses missions sociales pour lesquelles elle bénéficie en plus du kirchesteuer exactement des memes subventions que les organisations non-religieuses exerçant ces missions, subventions qui sortent du pot commun pour lequel tous paient déjà … les dépenses à objectif « mission de service public » sont une toute petite minorité de l’utilisation de l’impôt et beaucoup sont d’avis qu’il s’agit là d’un travail de relations publiques – elles constituent d’ailleurs le seul argument que la Gemeinde du quartier a cité à mon mec dans la lettre envoyée pour l’inviter à revoir sa décision après l’Austritt).
        Moi en « bonne française » comme tu dis, je t’avoue que c’est le fait de mélanger Eglise et missions de service public qui me gène un peu…
        De plus, si on fait passer ta loi, que faire après de ceux appartenant à toutes ces religions qui auraient le droit de collecter le Kirchensteuer mais le refusent et préfèrent faire payer leurs membres directement ? C’est vraiment un sujet qui n’est pas simple. Pour reprendre ton expression, la « vieille dame » pourrait tout à fait choisir de ne pas prélever cet impôt (ou, après réflexion et lecture des commentaires, choisir de le prélever sur la base de la confirmation et pas du bapteme si le bapteme n’engage a rien)
        Je viens donc de lire tous les commentaires (vraiment c’est pas que je n’ai rien à faire mais je trouve ça toujours fou la capacité que tu as de faire prendre la parole à tant de lectrices ayant chacune un avis différent et le présentant intelligemment, je sors toujours des commentaires avec l’esprit plus ouvert que j’y suis entrée, j’adore ça, je suis admirative) et j’ai été un peu choquée quand tu as parlé de 12millions de catholiques dans le monde… J’ai trouvé ça tellement loin de ce que j’imaginais (ils doivent déjà etre 100millions au Philippines :)) que je n’ai pas pu m’empecher de googler et je suis tombée sur 1,2 milliards de baptisés. Pour tout te dire à la lecture de ton article, j’ai beaucoup aimé cette image de vieille dame qu’on aime malgré ces opinions parfois un peu passées mais plus ça va plus je me demande si cette image ne fait pas un peu oublier à quel point la vieille dame est puissante (« chez nous » déjà mais surtout dans des pays où elle est la seule source d’éducation sexuelle et où sa prévalence rend tout libre-arbitre risqué)
        En tout cas tu m’as fait beaucoup rire avec l’évolution de la jeune et ecervelée à la vieille et maman … (et tu as raison c’est chouette de déjà être du même avis sur ce sujet, j’y repenserai la prochaine fois que mon mec fera une tartine de leberwurst à mon fils pour le petit dejeuner 🙂

        1. Je me relis ce matin histoire d’etre sure que j’ai bien été claire et qu’on se comprenne bien … Quand j’évoque un « travail de relations publiques », je parle du fait de justifier l’impôt en présentant les activités de « service public » sur les comptes financés par l’impôt alors que l’impôt sert majoritairement au fonctionnement de l’institution et que l’énorme majorité des financements pour ces missions vient d’ailleurs (mais vu ton métier, ce n’est pas moi qui vais t’apprendre qu’on fait dire ce qu’on veut aux comptes), je ne veux pas du tout dire que l’Eglise n’exerce ces missions que « pour faire bien », juste que la vieille dame est très forte en compta et en comm (et elle a là un point commun avec les toutes les organisations caritatives)
          C’est terrible mais en me relisant je réalise à quel point j’assimile « vieille dame » à « fragile » « inoffensive », alors que ce n’est pas du tout ce que j’espère devenir (moi aussi je veux qu’on m’aime pour tout ce que j’aurais apporté malgré mes opinions « vintage » :D)

          1. Ah euh oui en effet j’avais juste oublié quelques zéros désolée je n’ai jamais été réputée pour mon amour des mathématiques, je sais écrire mais pas compter 🙂 ! Cela dit en effet chez moi vieille dame n’est pas synonyme d’inoffensif – du tout même. Je pense aussi richesse, archaïsme, lenteur… Pas que des qualités 😉 . Concernant l’impôt en Allemagne sincèrement je ne travaille pas du tout sur ces thèmes et donc je ne peux pas bien participer au débat parce qu’à vrai dire je n’y connais rien : combien d’argent exactement est récolté, comment est-il utilisé etc. Tout ce que je sais c’est que lorsque je travaillais pour une ONG en France on se rendait compte que le nombre de SDF morts chaque hiver était infiniment plus bas en Allemagne (avec des températures souvent plus froides) et l’explication qu’on nous / se donnait était celle du financement des Eglises et de leur action sur le sujet.

  17. Je pense que ton article, qui se lit plutot comme une defense, vient en reponse à des critiques que tu as eues venant de France.
    Je trouve bien plus facile de vivre sa foi en Allemagne (et encore plus d´etre catholique en Baviere) et d´élever ses enfants dans la religion qu´on a choisie, ne serait-ce que parce que le catéchisme se fait à l´école, que les enfants considerent normal d´y aller, puisque leurs copains y vont aussi.

  18. J’adore ton article. Je l’adore d’autant plus que je suis athée jusqu’au plus profond de mon âme. Ton article, je le trouve intelligent, unificateur, fédérateur. Je connais très bien la religion catholique, je suis baptisée, j’ai fait du cathé, et pourtant, je suis athée. Je connais aussi l’islam puisque mon mari est musulman. J’ai des amis protestants. Mon athéisme est un choix, pas un choix par défaut et je le revendique. C’est parce que je connais les religions que j’ai pu choisir d’être athée. Je te rejoins par ailleurs totalement sur le fait que la chrétienté fait partie intégrante de notre identité européenne. Ma culture religieuse m’a énormément servie dans mes études et me sert encore.
    En revanche, je refuse d’élever mes enfants dans une religion (en l’occurence, celle de mon mari). Elles voient leur père la pratiquer au quotidien, mais comme ça a été dit plus haut, il s’agit de leur présenter différentes façons de penser sans établir un chemin à suivre (ni le mien, ni le sien).
    Et je pense moi aussi faire partie d’une communauté, celle des athées, car oui, nous nous retrouvons dans des idées, des façons d’envisager le monde et l’éducation. Nous avons des valeurs fortes, nous aussi, et tout aussi respectables que les valeurs religieuses.
    Bravo encore pour cet article. J’adore écouter ou lire les gens qui parlent de leur (vraie) foi. Ça me fascine.

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche énormément d’autant plus que tu ne partages pas cette foi ! Et je trouve ça très beau et respectable aussi, évidemment, d’être athée par choix.

  19. Ton article est très intéressant. Surtout sur le choix à donner à ses enfants. C’est plus facile de choisir quand on connaît les différentes alternatives que quand on ne connaît pas. Les enfants seront plus disposés à faire leur choix de la religion s’ils savent un peu ce que c’est ! Et puis, comme tu dis, tu leur transmets ta religion au même titre que ton éducation etc.. !

  20. Je trouve ton article superbement bien écrit (pour ne pas changer 😉 )
    Pour ma part je suis aussi catholique, croyante, peu pratiquante. Nous avons déjà décidé de baptiser notre bébé (et le(s) suivant(s) ) mais c’est encore le flou quant à la suite (cathé/communion …). Le soucis tiens au fait que mon mari est athé
    Du coup ça m’a un peu éloigné de la religion (aller à la messe seule j’ai beaucoup de mal, mais en même temps je ne peux pas le forcer non plus) mais j’aimerais quand même faire connaître ça à mes enfants et les éduquer à cette richesses et tout ce qui en découle. Je trouve que la foi apporte une grande force intérieure.
    Pour moi, elle reste quelque chose d’ultra personnel et, même si on a des principes et une « ligne directrice » commune, il n’y a rien de plus religieux que d’accepter que l’autre ne partage pas ses idées.
    (j’ai l’impression que mon commentaire n’a aucun sens mais c’est un sujet tellement vaste et complexe à développer…)

    1. Je suis d’accord avec toi sur tous les points que tu abordes et je te remercie pour ton gentil compliment. Je comprends que tout soit moins facile avec un mari qui ne partage pas ta foi et d’un autre côté comme tu le dis la tolérance fait tellement partie de nos principes.

  21. Première fois que je tombe sur un article sur la religion, je ne passe pas assez de temps su les blogs je pense.
    Personnellement, je suis baptisée et j’ai fait ma communion, je fête Noël et Pâques. Mais ça s’arrête là. Je me considère comme athée au final, car mon esprit critique et scientifique m’empêche d’accepter ce que raconte les livres saints. De même, je crois en quelque chose de supérieur, mais pas dans les dieux décris par les religions. Pour moi il y’ a quelque chose dans le hasard, le mouvement, l’univers mais une force neutre. Quand je vois les horreurs du monde, les enfants en souffrance… Je ne peux pas croire qu’une force « Amour » soit présente. On ne fait pas ça à ses « enfants ».

    1. Je ne vais pas me jeter des fleurs mais je crois que ce genre d’article est simplement assez rare 😉 . Et je comprends tes doutes puisque je les partage d’ailleurs en grande partie comme je l’ai écrit.

  22. C’est un très joli article. Je suis athée, non baptisée, mais mariée à un catholique pratiquant. Pour lui, j’ai accepté de me me marier à l’église. J’ai suivi les préparations, expliqué mon point de vue au prêtre et ma volonté de ne pas prononcer des choses qui n’avaient pas de sens. Finalement, je crois qu’il a préféré ça à ceux qui se marient pour le « décor ». Mes enfants ne sont pas baptisés, je suis inflexible sur ce point, ils doivent avoir le choix. Cela n’empêchera pas leur père de leur raconter et de leur expliquer. IL est plutôt d’accord avec moi. Ces expériences m’ont permis d’évoluer sur mon opinion de la religion et des discours de certains qui m’ont parfois choqué. Parce que tout le monde n’a pas des paroles aussi modérées que les tiennes, malheureusement.

    1. C’est vrai bien sûr, comme dans toute communauté il y a divers courants et j’ai bien conscience de faire partie des plus modérées.

  23. Tu m’apportes un éclairage nouveau. Je suis toujours circonspecte lorsque je vois des parents baptiser leurs enfants alors qu’eux-mêmes ne suivent pas, ou que peu, les préceptes de l’Eglise. Pourtant ça n’est pas un non-sens. Dans la société d’aujourd’hui, nous prenons tous ce qui nous plaît dans une discipline, quelle qu’elle soit, tout en laissant de côté ce qui nous déplaît où ne nous correspond pas. Je trouve que c’est une bonne façon de vivre sa Foi et sa spiritualité. C’est très personnel, et on peut choisir de s’appuyer un peu, beaucoup ou pas du tout sur des bases « reconnues ».

    Mes parents m’ont baptisée pour les conventions (ma grand-mère était horrifiée à l’idée que je ne puisse pas me marier à l’église plus tard) pour ensuite m’éduquer en tant qu’athée. Ils m’ont transmis leur méfiance – j’ai presque envie de dire « haine » – accrue vis à vis de la religion. J’en ai eu une vision diabolique durant des années. Je voyais TOUTES les religions comme des sectes desquelles était emprisonnée l’humanité.

    Ca me reste. Donc je vois ce que tu veux dire quand tu parles de transmission : même quand on croit ne rien transmettre, on transmet quelque chose ! Autant le choisir en pleine conscience …

    Pour ce qui est du choix laissé aux enfants … Je crois qu’ils l’auront toujours. On voit de tout, des religieux qui deviennent athées et inversement, des conversions dans tous les sens !
    Je crois qu’il faut tout de même parler des religions aux enfants, sans nécessairement leur enseigner. Mes parents ne m’en avaient jamais parlé, si bien qu’aujourd’hui j’ai l’impression qu’il me manque un enseignement crucial, ne serait-ce qu’au niveau de ma culture générale.

    J’aurais aimé commencer à comprendre tout cela enfant, ça m’aurait beaucoup aidée par la suite parce qu’énormément de monde suit/vient d’un enseignement religieux et en m’en ayant « privée », mes parents ont comme creusé un fossé entre nous. Je ne suis pas entrain de dire que j’aurais aimé être élevée dans un culte, mais j’aurais apprécié ne pas être inculte à ce niveau-là.

    Par contre, j’ai plus de mal avec les personnes qui disent d’emblée à leurs enfants que Dieu existe, et que ce sont des faits avérés, que le Christ va nous sauver, ce genre de choses … Je ne dirai pas que c’est mentir, mais je continue de trouver cela pernicieux.

    J’ai épousé un homme ressortissant des Témoins de Jéhovah. Sans le vouloir ni le souhaiter, j’ai fait un grand pas dans la découverte des croyances religieuses. Je vis en immersion dedans, dorénavant.
    Au premier abord, l’éducation que j’ai eue a pris le dessus. J’ai parlé d’endoctrinement et j’ai vu ça d’un mauvais oeil en mon for intérieur, bien que je sois très tolérante à la situation (tant que personne n’essaie de m’embrigader, mais c’est une autre histoire … J’ai beaucoup de mal avec l’acte de prêcher, ce que les TJ font constamment).
    Avec le temps, cette confrontation m’a fait le plus grand des biens. Elle m’a ouvert une porte, elle m’a permis d’expérimenter la Foi, et des moments très particuliers de « Reconnaissance » d’une force en moi et tout autour de moi, qui me donnait tellement d’amour – un amour inconditionnel et plus profond que tout ce que j’avais pu connaître – que j’en pleurais de joie. C’était magnifique, et je peux aujourd’hui dire que j’ai la Foi, bien qu’elle ne se raccroche à aucune des grandes religions, ni aux TJ !

    Bref, je ne sais plus par quoi je voulais terminer, il y a tant à dire. Merci :).

    1. Merci à toi pour ce très long commentaire et ce beau témoignage ! Comme je le disais à une autre lectrice, je n’envisage pas de soutenir à mes enfants que Dieu existe. J’envisage plutôt de leur montrer une voie, qu’ils seront libres de continuer à suivre ou pas plus tard. Mais je sais aussi que je fais partie des catholiques très modérés, et que nous sommes forcément tous très différents.Je trouve intéressant ce que tu dis sur le fait que, quoiqu’on fasse, finalement, on influence nos enfants, aussi dans l’athéisme finalement.

  24. Merci pour cet article très intéressant et qui doit sûrement interpeler beaucoup de personnes, qu’on soit d’accord ou non avec toi.
    J’ai été baptisée, j’ai communié, je suis confirmée, je suis mariée à l’église et ma fille est baptisée. Je m’identifie d’abord comme chrétienne mais c’est vrai que je suis catholique. Je suis attachée à ces traditions, aux valeurs… Je doute parfois de ma foi mais finalement, je pense que c’est normal. Je suis très peu pratiquante et c’est presque un regret, il faudrait que nous le fassions plus car je trouve ça tellement ressourçant 🙂
    Nous avons choisi de baptiser Tess non pas pour ne pas lui laisser le choix car pour moi, le baptême n’est pas un choix. C’est moi, sa maman, son papa, son parrain et sa marraine qui voulont qu’elle soit accueillie dans l’Eglise, protégée et partage avec nous les valeurs essentielles. Nous l’accompagnerons sur ce chemin quand elle sera en âge de mieux comprendre. Son choix, elle le fera lors de sa communion. Elle pourra alors choisir de suivre un chemin différent du nôtre si elle le souhaite.
    Nous verrons dans quelques années ce que ça donne, d’ici là, j’espère que nous lui apporterons toutes les clés pour comprendre et apprendre cette religion.

    1. Cela nous fait donc un nouveau point commun 🙂 . Je ne me souviens pas si tu nous avais raconté le baptême de Tess sur le blog ? J’adore – et c’est beaucoup plus superficiel, mais bon – l’organisation de cette fête, la papeterie, le choix des tenues, tout ça, j’y prends beaucoup de plaisir !

      1. Effectivement, je n’avais pas fait d’article car le baptême a eu lieu avant l’ouverture du blog. J’avais un moment pensé à en parler mais tout comme il y a des photos non instagrammables, je pense que son baptême n’est pas très blogable ^^ Nous n’avons pas fait de papeterie ou décoration particulière. Le livret de messe était commun au 7 baptêmes qui avaient lieu en même temps… Mais c’est une bonne idée, à l’occasion, j’essaierai d’en parler même si ça se concentre essentiellement sur la cérémonie et sa préparation avec la particularité de devoir faire avec 7 autres familles dans mes souvenirs 🙂

  25. Article qui tombe à pic! Décidément tu lis dans mes pensées 😉
    Avant la naissance de petit chou j’avais dit que je souhaitais le faire baptiser. Mon mari, baptisé mais pas du tout pratiquant (nous nous sommes mariés qu’à la mairie par exemple) était d’accord. Sauf que l’accouchement catastrophe est passé par là depuis et je ne sais plus vraiment si je dois remercier Dieu pour ça… D’ailleurs pour la première fois depuis ma naissance je ne suis allée à la messe ni à Noël, ni à Pâques… Mais qui sait cette envie va peut-être me reprendre!

    En tout cas je suis à 100% d’accord avec toi sur le Pape. Je ne me reconnaissais absolument pas en Benoit XVI et pourtant j’ai conservé ma reconnaissance en l’Eglise Catholique durant toute cette période.

    1. C’est vraiment un point très intéressant que tu soulèves… De mon côté aussi les vrais doutes sont apparus au moment de la naissance de mon neveu, lourdement handicapé, et ne m’ont plus vraiment lâchés depuis. Pourtant j’ai quand même très envie de transmettre cette religion qui m’a tant apporté à mes enfants. Peut-être que finalement on n’arrive pas à pardonner à Dieu les choses qu’on n’arrive pas à accepter.

  26. J’ai beaucoup aimé lire ton article. Tu n’es pas la première catho que je connaisse qui sois dans cet esprit de pragmatisme et de tolérance, mais une de tes réflexions a particulièrement résonné en moi : celle qui compare la religion à ta nationalité ou ta langue de naissance… et du coup qui inclus la religion à ton identité. Et en fait, tu as mis les mots justes sur ce que je pensais sans savoir l’exprimer ! Moi-même, je ne peux pas dire que j’ai choisi d’être catholique plutôt que d’une autre religion, mais plutôt je choisis d’être croyante…. et il s’avère que ma spiritualité se retrouve dans beaucoup d’éléments du catholicisme (tout comme elle aurait pu se trouver dans une autre religion !) ! J’aime les grandeurs des cathédrales qui appellent l’esprit à s’élever, j’aime le silence des églises qui invite à l’introspection, j’aime les chants d’une assemblée unie par une prière commune, j’aime ces mots et ces histoires imagées qui me servent à transmettre mes valeurs à mes filles… Et finalement, quelque soit la forme, l’essentiel est bien le fond : la tolérance, l’écoute, le pardon, l’empathie, la famille, l’entraide, le courage, l’émerveillement… Enfin bref (!) merci pour ton témoignage spirituel qui donne une dimension encore plus profonde à ton blog (à mon avis !)

    1. Merci à toi pour cet adorable commentaire qui me touche beaucoup ! J’aime ce que tu écris sur les cathédrales, les chants, les histoires, les valeurs… C’est exactement ça !

  27. Je suis née athée (peut-on dire ça comme cela?) de parents qui avaient un fort rejet pour la religion catholique. Je l’ai pourtant côtoyé de très près toute ma vie, car j’ai été à l’école catholique jusqu’au lycée. Nous avions des cours de catéchisme, et je trouve ça intéressant d’avoir cette connaissance là. Qu’il s’agisse de notre religion ou non, elle a façonné notre société et je trouve important d’en comprendre les racines et le fonctionnement. Par la suite, au lycée (public), un bon nombre de mes amis faisaient partie de l’aumônerie, je côtoyais donc leur foi de différentes façons, y compris parce que j’étais souvent avec eux à ladite aumônerie. Pour autant je n’ai jamais ressenti le besoin de faire mienne cette religion, je ne me suis jamais sentie croyante. À quel point est-ce le fruit de mon éducation (farouchement anti-catholique je le rappelle – pourquoi je suis quand même allée dans des écoles catholiques reste un mystère!)… Mais je suis persuadée que cette connaissance m’a permis de m’ouvrir aux autres religions, et de les accepter. Dans ma famille, le rejet est rapidement devenu global alors qu’il m’a toujours plu de découvrir les mécanismes des différentes religions. Même si je suis profondément hermétique à la croyance en Dieu, je comprends parfaitement que l’on fasse les choses par tradition familiale ou culturelle, et qu’on y retrouve le confort d’un lieu connu. J’ai des amis juifs et musulmans, et nous passons beaucoup de temps à évoquer leurs traditions, leurs rituels et leurs coutumes. Ça n’est pas différent, pour moi, d’une discussion autour des traditions d’un pays inconnu. Enfin, je voulais te dire que je trouve intéressante l’idée selon laquelle tu leur as transmis la religion catholique car elle fait partie de ton identité, au même titre que ta langue. Je crois que beaucoup de gens disent «je veux lui laisser la possibilité de choisir plus tard» parce que c’est ce qu’ils pensent que les autres veulent entendre. La vérité c’est qu’élever ses enfants comme athées, c’est déjà faire un choix. La liberté est laissée également à l’enfant que tu élèves dans la religion catholique. Il pourra toujours faire un choix différent plus tard. C’est drôle comme l’on se convainc que ces choses-là sont cloisonnées… Bel article!

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire, c’est exactement ce que je voulais dire sur le choix du baptême : finalement élever un enfant dans l’athéisme est aussi un choix. Je trouve ton parcours auprès de différentes religions très intéressants et je me demande si l’expatriation ne nous aide pas un peu justement à voir la religion comme un élément de notre identité.

  28. je pense que ton article est super puisque c’est rare de voir quelqu’un s’exprimer sur la religion mais je pense que tu te « sens » dans ta foi aussi car tu n’es pas en France, je m’explique : en France il est très difficile de montrer sa foi et de la vivre ce qui je pense amène à de nombreuses dérives qui existent moins ailleurs ((des enfants sortis d’un cinéma car le dessin animé parlait de la nativité), les amalgames entre les musulmans et l’EI) ; dans les pays anglo saxon et en Allemagne, la religion s’entremêle avec une laicité apaisée ce qui amène à beaucoup plus de tolérance et de respect entre les gens. je lisait un article d’une expatriée en allemagne qui racontaient que dans les crèches on peut voir des notices en turc, ce qui seraient inimaginables en france..

    1. Ce n’est pas moi l’expatriée en Allemagne 😉 ? Non parce que j’ai parlé de ces traduction récemment… Mais pour revenir à notre sujet oui je crois que tu as raison, le rapport aux religions en Allemagne est très différent, s’y afficher comme catholique est très spontané et normalisé.

  29. Article très intéressant! Ici nous sommes tous les deux des athées convaincus et cette non-croyance est le fruit d’une longue réflexion (nous parlons encore beaucoup de religion, de croyance). Nos enfants seront élevés athées mais l’histoire des religions fera parti de leur éducation (en même temps, vu les centres d’intérêt de leur mère, ils auront pas le choix, les pauvres :-p ). La principale raison pour laquelle nous sommes athées est tout simplement l’absence de croyance. Mais il y a une deuxième raison qui rend toute croyance impossible pour nous: au vu du nombre de croyances existantes (les religions mais aussi la croyance en l’astrologie, les cristaux, etc), comment savoir ce qui est « vrai »? Comment justifier que l’on croit certaines choses mais pas d’autres?
    Et pour rester sur le thème du catholicisme, je ne trouve pas choquant qu’on choisisse d’être ou de rester catholique malgré les positions parfois moyenageuses de l’Église, comme tu le dis, faire partie d’une communauté de croyants est plus important et profond que les désaccords politiques que l’on peut avoir. Ce qui me surprend le plus, c’est la croyance en certains dogmes comme l’eucharistie. Mais c’est un autre sujet 😉

    1. Merci pour ta contribution, je pense que vous vous êtes posés plus de questions sur le sujet que le commun des mortels mais ça doit être ça d’être un couple de personnes qui font un métier comme le vôtre :). Personnellement je vois l’eucharistie comme un symbole et même si au goût ce n’est pas terrible, j’aime bien 😉 .

  30. Merci merci pour ce bel article, et bravo d’avoir abordé ce sujet, pas forcément facile, avec autant de sincérité et de recul.
    J’aime beaucoup les arguments que tu présente. Et, comme tu le dis plus haut dans un commentaire, je trouve ça dommage aussi que ça ne soit que ces questions qui soient misent en avant dans le catholicisme, alors qu’il y a aussi de très belles choses dans cette religion. J’ai aussi l’impression que l’intolérance a parfois changé de camp.
    Je retiens les arguments que tu avances concernant le fait de baptiser tes enfants : tu mets des mots sur un ressentit que je n’arrivais pas à exprimer. Je rajouterais que pour les catholiques, le baptême permet de reconnaître l’enfant comme enfant de Dieu, et c’est pour ça aussi que c’était important pour moi de baptiser mes enfants.
    Concernant les sujets qui fâches, déjà je ne met pas l’homosexualité et l’IVG sur le même plan. Et si la position actuelle de l’Eglise sur le premier sujet est à mon sens issu de vieilles traditions moyenâgeuses qu’il serait bon de faire évoluer, le deuxième sujet remet en cause les fondements même de la religion qui prône la dignité de toute vie humaine. Alors évidemment, comme toi, je ne suis pas contre l’IVG, mais je comprends que la position de l’Eglise ne bouge pas là dessus.
    En discutant avec un prêtre une fois j’ai compris aussi que l’Eglise était prête à bouger sur certains sujets (l’homosexualité, le mariage des prêtres) mais qu’il lui fallait du temps (beaucoup de temps) du fait que l’Eglise soit universelle dans tous les pays du monde. Et clairement, si les pays occidentaux, par leur évolution culturelle, sont prêt à accepter des prêtres mariés, des pays tels que ceux d’Afrique ou d’Amérique Latine ne sont pas prêt à cela.
    Je pense qu’il faut bien réussir à distinguer les doctrines instaurées par une succession de papes à une époque où c’était magouille et compagnie pour savoir quel royaume aurait le plus de pouvoir, et les doctrines instruites par Jésus et révélant la parole de Dieu. C’est ainsi que j’ai parfois compris des choses, en discutant avec des prêtres et des laïcs savants, qui me paraissaient incompréhensibles d’un point de vue d’une jeune femme du XXIème siècle entraînée dans un monde d’idéologie et de mondialisation.
    Bon, je m’arrête là 🙂 Merci encore pour ton courage (et moi je trouve que tu as eu quand même beaucoup de commentaires bienveillants !)

    1. Tu as raison, comparé à mon fameux article sur le féminisme au total j’ai eu beaucoup de gentils commentaires qui me font chaud au coeur d’ailleurs ! Merci pour ta contribution très enrichissante c’est vrai qu’on oublie parfois le caractère très international de l’Eglise et qu’on la regarde un peu trop avec nos lunettes d’occidentaux 🙂 .

  31. Merci pour cet article plein de bienveillance. 🙂

    Ici je suis une « athée » (officiellement, en fait c’est un peu plus compliqué que cela vu que je crois malgré tout en quelque chose) qui n’a pas été baptisée, ni éduquée dans aucune religion. Mes parents n’étaient pas croyants, je trouve plutôt logique qu’ils aient fait le choix de ne pas me baptiser. J’aurais trouvé cela hyprocrite de leur part de me faire prendre part à une éducation religieuse qu’ils ont eux-même rejetée.

    Là où je te rejoins, c’est qu’il me manque encore aujourd’hui une énorme socle de culture générale: je suis relativement ignare en matière de religion, je ne te raconte pas ma tête quand je me balade au Louvre… 😀 Je ne comprends rien à la moitié des oeuvres exposées!

    A la maison, c’est un joyeux bazar: mon mari est catholique non pratiquant et non baptisé (il a fait toute sa scolarité dans un collège et lycée catholique pourtant), sa mère était protestante, une branche de la famille est vietnamienne donc je pense que tu dois aussi y trouver quelques bouddhistes… je dirais, si je devais nous décrire, que nous sommes sans religion fixe. Mais nous sommes ouverts au dialogue, tolérants, curieux aussi. J’ai longtemps hésité à faire baptiser ma fille en revanche, pour qu’elle bénéficie d’une culture chrétienne qui m’a beaucoup fait défaut, et pour qu’elle puisse faire son choix comme elle l’entend plus tard. Je me suis aussi beaucoup demandé de mon côté si devenir catholique pourrait être une voix qui me conviendrait, vu que je suis croyante, mais sans religion.

    Ce qui m’a refroidie et fait changer d’avis (et là je vais mettre les pieds dans le plat), c’est l’ensemble des débats en France autour du mariage pour tous, de la bioéthique aussi (ces débats sont nécessaires, bien évidemment), qui semblaient, côté catholique, n’être représentés que par des anti… je sais bien que le plus souvent, on entend que les plus virulents dans ce genre de débats, mais avec mon vécu personnellement ça ne pouvait pas passer: j’ai fait deux IMG, je vais sans doute devoir passer par un parcours PMA un poil plus audacieux que la moyenne (euphémisme!), j’ai aussi été élevée par un homme (donc les slogans à base de « un papa, une maman » ont le don de m’horripiler, je ne te raconte pas…).

    Du coup je continue d’être sans religion fixe, dans le fond ça me convient plutôt bien. Je regrette simplement que ces crispations en France autour de sujets de société – certes importants – aient renvoyé une image aussi rétrograde (oserais-je dire haineuse?) d’une religion qui prône l’amour avant toute autre chose. C’est quelque chose que j’ai personnellement beaucoup de mal à comprendre. Mais la religion catholique n’est pas la seule concernée, loin de la.

    (PS: moi j’ai toujours pensé que les ordres – tout comme de nombreuses autres professions qui permettent un contact régulier avec les enfants – attiraient des pédophiles en raison du pouvoir conféré aux prêtres et à la culture du silence qui a longtemps semblé régner au sein de l’Eglise. M’est d’avis que le mariage ne changerait pas grand chose, on est pédophile et donc malade, ou on ne l’est pas.)

    1. Merci beaucoup pour ton témoignage ! Je trouve ça fascinant de voir que certaines personnes élevées dans l’athéisme aient tout de même ressenti un manque à un moment. Comme quoi les enfants restent libres des choix de leurs parents, quels qu’ils soient 🙂 . Je suis aussi vraiment d’accord avec toi : je regrette que ces débats autour du mariage pour tous ou de la PMA aient renvoyé une image aussi négative de l’Eglise. Bien sûr, ça en fait partie, bien sûr il y a des catholiques moins modérés que moi, mais je ne pense pas que ce soit la majorité. Et puis il y a aussi plein d’autres choses plus positives (le positionnement du pape sur l’accueil des réfugiés, son rôle dans le rapprochement des deux Corées…) dont on parle moins malheureusement. Mais je comprends évidemment qu’avec ton histoire, cela te touche particulièrement.

  32. Bonjour Miss,
    Merci beaucoup pour ton article, très inspirant comme toujours.
    J’ai été élevée catholique, baptisée communiante et confirmée, tout le programme. Pour moi la chrétienté est surtout le véhiculage de valeurs, que je vis au jour le jour et que je transmet à ma grenouille. Cet image des panneaux dans le désert me parle beaucoup et je trouve l’image très réaliste, et c est ce que je transmet à mon fils. Il était important pour moi qu il soit baptisé par contre protestant ou catholique cela m’était égal, mon exmari ( protestant) voulait absolument le faire baptisé protestant, donc c est ce que l on a fait et j en suis ravie, le pasteur de notre communauté est top, les prinicpes de base sont pour moi les memes et la souplesse de la religion protestante me / nous convient bien. Avoir foi dans une religion, n est pour moi pas le principal, mais la transmission des valeurs de respect, pardon, amour, partage, communication sont les clefs d’une bonne préparation pour vivre en sociét´.
    Par contre je suis quand meme un peu schizo car je crois au ciel et aux anges gardiens qui ont quittés leur enveloppe corporels.
    J aime cette idee, que les ames continuent a faire partie de nous et a nous proteger. C est peut etre mon cote Walt disney, mais cela m aide a faire face a des moments difficiles ou a remercier quand la vit me sourit particulierement. Ma grenouille a aussi deja 2 anges gardiens avec qu il parle quand il en a besoin. Dans sa crèche (protestante) il recoit une éducation religieuse aussi et on en parle a la maison. il fait le tri de ce en quoi il croit et l interprétation des textes saints, parfois il les remanie a sa sauce aussi pour qu il les comprenne mieux et je trouve ca OK
    Oh mon dieu c est devenu un roman
    Désolée 🙂
    Olivia

    1. Merci beaucoup pour ton témoignage c’est un plaisir de lire tous ces romans 🙂 ! Je me retrouve aussi beaucoup dans ta vision des choses assez libérée des dogmes finalement.

  33. Wao, t’es courageuse d’aborder un tel sujet au risque de te faire lyncher. Parler religion c’est un peu comme parler salaire, ça se fait pas trop.

    Je prend le temps de te répondre, ne prend rien mal et pour toi. Je suis athée, pourtant éduqué et confirmé Catholique, mais pour moi, et depuis longtemps, les religion sont seulement des sectes qui ont réussi. Ne le prend pas mal, quand on y pense, qu’est ce qui les différencie ? hormis le status qu’on leur a donnés ?

    Je n’ai jamais compris pourquoi les gens avait besoin d’une religion en fait. La mort ? Et bien, je ne suis pas sure d’en avoir si peur, après tout c’est la vie, on naît, on existe et on meurt, c’est la trame et on y peut rien. Après, ça ne veut pas dire que je veuille mourir, que nenni, je dis juste que c’est ainsi. Il ne peut pas y avoir de vie sans mort … et des cendres toujours renait la vie. Les végétaux le prouve ~

    Avoir des principes ? Je comprend, mais n’est ce pas le rôle de l’éducation ? Du savoir vivre et savoir être ? De mon point de vue d’athée, une religion sert à orienter les personnes ne sachant ou ne pouvant pas le faire seule. Elle sert a remplacer une famille ou une éducation qu’on a pas eu. Sans offense. D’ailleurs cette dernière à joué ce rôle pendant très longtemps quand on regarde l’histoire.

    Depuis quand il faut qu’un dieu ou un bouquin te dise d’être tolérant, compatissant, aimant et j’en passe, pour l’être ? Je veux dire … si tu ne le fais que parce que ton « dieu » te l’a promis, alors de la base, la personne a un problème ? non ?

    Une religion donne un cadre de vie, une orientation, et une foi aveugle et incompréhensible pour moi. C’est pas parce qu’on est une espèce stupide et qu’on arrive pas à comprendre plein de chose dans cette univers, qu’un dieu existe. Et d’ailleurs, je comprend pas l’intérêt de se poser autant de questions, si déjà on respectait ce qu’on est, ce qu’on a, l’ecosystème et nos prochains, et bien déjà, ce serait un grand pas, et pas besoin d’une foi aveugle pour cela. Juste d’une éducation dans l’amour et la tolérance, d’une ouverture d’esprit et d’une vie faire de découverte ?

    La religion entrave voir tue l’esprit critique, et je suis très critique, partant de la, ce n’est pas pour moi. Je suis curieuse, j’ai besoin de voir, de savoir et ressentir, les fois aveugles ce n’est pas pour moi, et devant l’injustice du monde, il m’est impossible de croire en un dieu d’amour et juste.

    Voila, j’espère que tu accepteras un autre point de vue que le tiens, j’ai eu tout un débat avec mon amie et collègue la dernière fois, c’était marrant et intéressant. Après, chacun fait ce qu’il veut tant qu’il n’impose rien, directement ou indirectement … la théologie, c’est toujours fun comme sujet, mais faut des gens ouvert d’esprit en face.

    Cdt.

    1. Merci pour ta contribution ! Aucun souci je comprends très bien tes questions et ton point de vue ils sont légitimes ! Je ne me sens pas agressée par ce que tu dis. Je pense qu’on n’est pas toujours obligé d’être d’accord sur tout, qu’il faut de tout pour faire un monde tout simplement. Mon article était un simple témoignage et ne cherchait à convaincre personne, plutôt à expliquer.

  34. Je te rejoins sur beaucoup de points. J’ai moi aussi été élevée dans la culture catholique, fait du catéchisme (et même du scoutisme). J’ai été baptisée à 10 ans « pour que je puisse choisir ». En vrai, je n’ai rien choisi du tout, je voulais juste faire comme les copains, qui étaient tous baptisés. Mais j’ai un vrai souvenir de mon baptême, et je chéris ce souvenir.
    Maintenant, je me sens un peu perdue. Le doute fait partie de la foi. Mais plus ça va, et moins je me reconnais dans l’Eglise. La litanie des saints me laisse froide. A-t-on besoin d’être catholique pour être bon et altruiste ? Je ne crois pas.
    Et il y a autre chose qui me chiffonne. L’Espérance. J’aimerai beaucoup y croire. Me dire que je retrouverai mon père dans quelques années. Me dire qu’il voit mes enfants grandir. Qu’il a été avec Alphonse toute l’année dernière. Mais c’est très confus dans ma tête. Et si je ne sais pas si je crois à la vie après la mort, comment pourrais-je me définir catholique ?

    1. Je crois que je comprends… Comme je le disais plus haut, depuis la naissance de mon neveu très gravement malade, j’ai un doute profond qui ne me lâche plus, c’est ce à quoi je fais référence à la fin de mon article. Malgré tout, je ne sais pas bien pourquoi (enfin si, pour toutes les raisons qui précèdent) j’ai envie de transmettre cette religion à mes enfants et je continue de la « vivre », et c’est davantage qu’un automatisme. Je me dis que peut-être un jour, j’accepterai la vie telle qu’elle est et qu’alors ça reviendra.

  35. C’est un bel article. J’ai été élevée dans la foi catholique, et j’ai été pratiquante durant mon adolescence. Par la suite, j’ai gardé la foi en quelque chose qui me dépasse, une force supérieure, mais pas forcément en Dieu tel qu’on le conçoit dans la religion chrétienne.

    Je n’arrive pas bien à comprendre pourquoi on a pu te prendre de haut. Si tu es heureuse dans ton chemin, que tu ne fais de mal à personne, quel est le but ? Même si l’on est athée, ou agnostique, qu’est-ce qui empêche d’accepter que son voisin trouve son bonheur dans la foi, même si ça parait absurde ? J’ai du mal à comprendre. Quoi qu’il en soit, je te souhaite de très belles choses à toi, et à toute ta famille.

    1. Merci 🙂 . Je ne sais pas bien non plus pourquoi l’intolérance parfois change de camp. Peut-être parce que longtemps – et encore un peu parfois malheureusement – la religion catholique a symbolisé quelque chose de très négatif et d’oppressant.

  36. Merci pour cet article ! J’ai été surprise par le thème tellement il est peu abordé ! Mais j’aime beaucoup et j’ai trouvé ton cheminement par rapport au sujet extrêmement intéressant. D’autant que je suis en plein questionnement. J’ai rejeté la religion (catholique donc) pendant longtemps et ça me revient ces temps. Du coup nous ne sommes pas mariés à l’église et nous nous étions dit que si la foi revenait on l’envisagerait. Pour le moment les enfants ne sont pas baptisés non plus du coup mais je ne sais pas si ça se fera. Ce dépendra probablement de mon cheminement mais ton article m’avance un peu la dessus

    1. Merci à toi j’ai été tellement émue de découvrir ton premier commentaire ici tu n’imagines pas ! (Je me suis dit : c’est elle ? c’est pas elle ? 😉 )

  37. J’aime beaucoup le format de ton article : ce questions/réponses permet de vraiment répondre aux questions que je peux me poser habituellement sur la religion 🙂 En tant que non-croyante, j’avoue ne pas vraiment savoir ce qui peut motiver, au 21e siècle, une personne à être ‘religieuse’ du coup tu m’éclaires un peu plus (Flora l’avait également fait sur son blog l’année passée, c’était intéressant).
    J’ai quand même encore une question ! Comment peut-on à la fois se dire catholique/chrétienne/croyante/etc. et ne pas être sûre de croire en Dieu ? Pour moi, c’est forcément le second qui implique le premier. Mais tu ne les lies pas forcément alors, toi ?

    Je suis de confession catholique, j’ai été baptisée et j’ai fait mes communions (parce que tous les autres le faisaient) mais ma famille et moi n’avons jamais été croyante. Je crois dans certains principes et valeurs de la religion mais pas en une entité supérieure (pour moi, c’est impossible qu’une telle chose existe). Du coup, je ne m’imaginais ni me marier à l’église, ni faire baptiser mes enfants évidemment. Ca m’aurait semblé tellement hypocrite (d’ailleurs j’ai beaucoup de mal avec les gens qui le font « par tradition » plutôt que par conviction).

    J’aime en revanche assez l’idée de laisser l’enfant choisir s’il veut faire partie de la communauté. C’est sûr qu’on prend le risque qu’il n’adopte aucune religion à l’âge adulte… mais est-ce une si mauvaise chose ? Justement, ça sera son choix. Est-ce qu’un choix éclairé n’est justement pas plus fort qu’un non-choix ? Et est-ce que ton avis sera différent sur ton enfant s’il ne choisit aucune croyance ?
    Maintenant, pour être à 100% honnête, cela ne me choque pas du tout qu’on baptise d’office ses enfants. Cela fait partie de ta conception de la vie, ça me paraît donc normal de le faire.

    (voilà c’est tout ! Un commentaire de plus à traiter, désolée 😉 )

    1. Merci pour ton commentaire et tant pis pour le petit surcroît de travail 😉 . Je pense que foi et religion sont liées comme… amour et mariage ! A priori le second découle du premier mais parfois malgré le second on doute du premier ! Concernant mes enfants je serais peut-être un peu déçue s’ils ne poursuivaient pas en effet mais pas plus que s’ils devenaient footballeurs du moment qu’ils sont heureux tout me suffit 🙂 .

  38. Un bel article sur un sujet pas forcement facile, je reconnais. J’ai moins de scrupules à assumer mon côté rat d’église. Je suis toujours étonnée de voir quand même le lien souvent évoquée entre dogme et absence d’esprit critique. Je n’ai pas l’impression d’en être dénué, et pourtant je suis catholique pratiquante. C’est vraiment à mon sens une vrai meconnaissance (renforcée par la meconnaissance de ce qui s’en font souvent le relai) de la religion catholique dont le socle fondamental est la liberté, jusque même celle de répondre ou non à l’appel de Dieu.
    J’ai personellement baptisé mon fils pour le faire entrer dans ma deuxieme famille, celle de l’eglise. C’est mon choix, mon fils aura le sien et son propre parcours de foi (car ne pas croire en Dieu, est aussi une foi). Ce que je lui transmets par ma croyance n’est ni plus ni moins normatif que les autres normes sociétales. De la même façon qu’il questionnera la société dans laquelle il vit, il questionnera la foi de ses parents. Si elle devient sienne, elle le sera en connaissance de cause. Rien dans la foi catholique n’est « comme ça »,si l’on a envie de le comprendre et qu’on s’en donne la peine. « C’est comme ça », c’est la reponse facile quand on a pas envie de se laisser aller à parler pendant 3 heures d’exégèse. J’accompagne des couples au mariage, des plus jeunes à la confirmation, des plus âgés au baptême, je pense que c’est un leurre de penser qu´il faille mettre son esprit critique de côté pour croire.
    Pour ma part, j’ai croisé des idiots athées, musulmans, juifs, catholiques, protestants… donc je ne m’offusque pas tellement quand on m’oppose les frasques/crimes/délits de tel ou tel mouvement catholique, on a tous nos boulets, faut faire avec ou pas d’ailleurs car rien n’empêche les catholiques modérés de se faire entendre, mais il parait aussi plus simple souvent de donner la parole à des personnages bien clivants (même au sein de leur communauté).
    Pour finir, certaines difficultés dans la vie ont aussi ébranlé ma foi, et je m’en suis éloignée pour mieux la retrouver aujourd’hui.
    Il n’y a rien de moins authentique qu’un parcours lisse, alors oui je crois, et demain j’essaierai encore mais si après demain je me perds ce ne sera pas grave parce que c’est aussi ça un parcours de foi.
    Pour re-refinir, quand on est jeune en église, on a souvent l’impression d’être seule, sur la toile ou IRL, donc merci à toi d’avoir écrit cet article et de faire sortir de l’ombre les cathos pas pathos 🙂

    1. Merci à toi pour ton commentaire ! Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis du baptême, des parcours de foi possibles et de l’esprit critique également !

  39. Rolala, j’ai failli passer à côté de cet article alors que le sujet tombe à pic : ma fille a été baptisée samedi dernier. Je me retrouve totalement dans ta réponse à la question de pourquoi faire ce choix maintenant. Je retrouve également beaucoup dans l’ensemble de l’article. Mon mari est un plus radical que ça, et c’est souvent source de désaccord entre nous. Malgré tout, la foi et le désir de chercher Dieu et l’Amour sont une base dans notre vie de couple et de famille. Nous allons à la messe tous dimanches, pas toujours dans la joie et la bonne humeur, car ça veut dire que le dimanche aussi il y a la contrainte de se préparer pour être à l’heure et donc le stress qui va avec. Ce n’est pas toujours un moment d’élévation spirituelle car je reste maman aussi pendant ce temps (mais mon ainée est habituée désormais, bouge mais sans faire trop de bruit et la petite dort généralement – sauf la fois où elle a pleuré pendant toute la messe…). Et nous prions parfois en famille le soir.
    Bref, je suis touchée par ton témoignage et les commentaires. Je ne parle jamais de religion, je ferme gentiment la bouche face à la normalisation du « catho-bashing » au boulot, mais ton article a permis de délier les langues et je me sens bien moins seule d’un coup et encore plus proches de certaines blogueuses 
    Je souhaite un beau baptême à « Charles »

    1. Je suis vraiment contente que cet article ait permis à autant de lectrices de se reconnaître. Je me rends compte de ce fait que parler de foi religieuse est vraiment tabou et je trouve ça dommage !

  40. Merci pour ce bel article ! Je l’ai trouvé tout en nuance et en douceur… J’ai aussi parcouru les commentaires et je me suis fait une réflexion à leur lecture : celle de la confusion que je ressens parfois entre religion, ou foi, et Église. La première, c’est la croyance, l’intime conviction, l’absolu, le spirituel, ce qui nous est à la fois personnel et universel et nous permet d’exprimer des valeurs qui nous sont chères. La seconde, c’est l’institution, avec ce qu’elle comporte d’humain, de contradictions, de positions parfois datées, d’organisation et d’erreurs de parcours aux circonstances dramatiques.
    Bref, en tant que catholique bien peu pratiquante, cette distinction a du sens pour moi. Parce que ma foi est profonde, qu’elle est spirituelle, et qu’elle ne s’accorde pas toujours avec les positions de l’église. Je chéris l’amour que propose ma religion, j’en aime les paraboles et les métaphores dans les textes qui appellent à la réflexion ; mais je ne me reconnais pas dans les combats de la manif pour tous, je me contrefiche de l’orientation sexuelle des gens, je ne prône aucun avis sur la PMA. Autrement dit : les valeurs, oui. Les positions humaines, pas forcément. Ce sont pour moi deux choses qui peuvent être différentes selon l’individualité de chaque croyant.
    Je me dis catholique car je me reconnais dans les rites que je partage avec d’autres catholiques. Je me reconnais aussi dans les textes, bien que j’en concède le caractère parfois datés (eux aussi ont été écrits par des hommes, il y a bien des siècles, dans un contexte culturel donné). Et si ma foi est profonde et indissociable de mon identité, elle ne m’empêche pas d’avoir du recul et de me dissocier, parfois, de l’institution. Ce sont deux choses différentes pour moi.
    Je ne sais pas si j’arrive exactement à traduire ma pensée… Ouch, que c’est facile à penser mais difficile à mettre en mots !! 🙂
    Merci en tout cas !

    1. Merci beaucoup pour cette réflexion tu as raison, elle est très juste ! Il y a différents niveaux de réflexion : la foi, la religion, la communauté…

  41. Bravo pour votre article qui ose, tout en douceur, parler de la religion catholique, en restant la plus bienveillante possible. Je suis votre blog depuis bien longtemps, et je trouve très intéressant que vous abordiez de nouveau sujets, dont celui-là.
    Maman de deux jeunes enfants, catholique pratiquante, mon mari et moi avons fait le choix de les baptiser très tôt. Le baptême dès le plus jeune âge nous semble répondre à notre foi ; à nos yeux, l’Esprit Saint se manifeste indépendamment de l’âge, dès qu’il est présent par le sacrement du baptême.
    Je suis tout à fait d’accord sur l’importance du catholicisme dans les traditions familiales et historiques : c’est un principe que nous nous efforçons de transmettre dès maintenant aux enfants. J’ajouterais que la religion catholique c’est aussi une rencontre formidable avec Jésus, qui nous aime de toujours à toujours.
    Bonne suite d’articles !

  42. Merci pour ton texte qui a beaucoup de justesse et d’amour pour notre belle Eglise. Mais je t’avoue que je ne suis pas du tout d’accord sur le lien que tu fais entre le célibat des prêtres et la pédophilie… Je te mets ci-joint le passage d’une interview de l’Abbé Grosjean face à Jean-Jacques Bourdin sur le mariage des prêtres, où la question de la pédophilie y est abordée.
    « Il faut dé-corréler la question du célibat et de la pédophilie. 9 pédophiles sur 10 qui sont arrêtés étaient mariés et pères de famille donc ça voudrait dire avec un tel raisonnement que c’est le mariage en fait qui rend pédophile. Moi, je pense au contraire qu’un pédophile c’est quelqu’un de tordu, qu’il soit marié, prêtre, pasteur, boulanger, ce que vous voulez. Il est tordu au départ donc si on arrive pas à le soigner, il fera de l’horreur. Et ça voudrait dire, ce qui est d’autant plus terrible pour l’image du mariage qu’on a, qu’il faudrait que pour ne pas être pédophile que l’on se marie et que le mariage serait juste un défouloir. Je n’ai clairement pas cette image-là du mariage. » Abbé Grosjean
    Merci avant tout pour ton texte !

    1. Merci beaucoup pour ces arguments que tu apportent, je ne connaissais pas ces chiffres et ils m’aident également à me faire une nouvelle opinion sur ce sujet délicat.

  43. Bonjour
    Je suis tombée par hasard sur votre post relayé sur Facebook par le Huffington .

    J’ ai été très touchée par la simplicité et la vérité des mots que vous avez utilise . Vous avez su décrire ce qui nous anime ( une foi vivante pleine de doutes , une envie de transmission et de partage avec nos enfants , l espérance face à la mort notamment.. ( bref .

    Je me suis reconnue dans vos mots et je voulais juste vous dire merci .

    Très belle continuation

  44. Merci pour ce beau témoignage ! Je me reconnais un peu dans ton article. En effet, il n’est pas facile aujourd’hui de dire que l’on est catholique mais c’est important de le faire, de « l’assumer ». J’ai été baptisée lorsque j’étais bébé sans recevoir d’éducation religieuse dans mon enfance mais depuis toute petite, la religion catholique m’a toujours attiré. Je me suis mariée il y a 2 ans à l’église donc et j’ai fais ma première communion l’an dernier (j’avais 38 ans). Je vais à la messe régulièrement (mais pas tous les dimanches!) car j’en ressens le besoin et je prie également beaucoup. Je me sens plus apaisée , plus à l’écoute des autres, moins dans le jugement. Je pense que la foi m’aide à relativiser énormément. J’ai aussi découvert une paroisse jeune, dynamique, avec des sensibilités très variées, bref à mille lieues des clichés que beaucoup de gens peuvent avoir sur les catholiques… Encore un grand merci pour ce beau témoignage.

    1. Merci à toi ! C’est vrai qu’il y a beaucoup de clichés qui courent, si j’ai pu aider à en déconstruire quelques uns j’en suis ravie !

  45. Coucou, j’ai beaucoup hésité à commenter, pas par manque d’intérêt, mais parce que c’est un sujet tellement complexe pour moi (mais comme je me décide, attention, pavé !). Je viens d’une famille catholique plutôt pratiquante (même si avec le temps, il n’y a plus que ma mère de vraiment pratiquante) , je suis donc baptisée, communions, même confirmation à 17 ans (la seule de mes frères et soeurs à l’avoir fait), faisant le cathé à des enfants quand j’étais ado et faisant aussi le service des malades à Lourdes pendant 3 ans (de 17 à 19 ans)… Bref j’étais dans le bain 😉 avec une foi parfois assez intense à l’époque mais aussi énormément de questions… Puis j’ai fait un « rejet », je me suis énormément éloignée de la religion et surtout je ne ressentais pas la foi au fond de moi, j’enviais les gens qui croyaient, ça me paraissait tellement plus simple (même si je sais maintenant que tout n’est pas si binaire 😉 ).
    Mon mari n’est pas baptisé et n’a pas du tout une éducation religieuse, ce qui nous a poussé à avoir une vraie réflexion pour notre mariage. Nous avons fait une célébration laïque. Et nos enfants ne sont pas baptisés (leurs cousins-cousines actuels de mon côté le sont…). Et honnêtement je le vis très bien , je ne ressent toujours pas cette foi au fond de moi…
    Cependant, je travaille dans une association qui est aussi une communauté où l’aspect spirituel est très important, ancré dans la religion catholique. Du coup, je vis beaucoup d’événements religieux, des temps forts de prière, même des pèlerinages ! Je baigne donc toujours dans un milieu catholique de par mon travail et quelques amis à moi (et de nombreux collègues) sont croyants très pratiquants. Donc mes enfants vont vivre tout celà avec moi, dans cette communauté, et j’y trouve une grande richesse, un épanouissement.
    Alors forcément ils vont vivre un peu la religion catholique et je pense aussi leur raconter la vie de Jésus avec des livres adaptés (je vois que dans certains commentaires que certains ressentent un manque de cette « culture » et je ressent cela parfois avec mon mari). Du coup, grâce à celà, je considère quand même qu’ils auront un vrai choix puisqu’ils connaîtront la religion catholique.
    Voila, je pense que je me retrouve dans les valeurs et j’aime l’esprit de communauté que je vis mais au fond de moi, je doute profondément et j’ai aussi beaucoup de mal avec les dogmes et l’institution « église ». Mais si je suis honnête, je pense que si mon mari avait été croyant, nos enfants seraient baptisés car je me serais sans doute posée moins de questions.
    Bref, je ne suis pas croyante mais je considère que j’ai une vie spirituelle assez riche 😉 .
    Merci pour ton article, finalement j’ai l’impression qu’une chose que tu apprécie aussi c’est cette communauté, ces valeurs partagées, ces rites qui ont du sens…
    Désolée pour le pavé, et encore j’aurai beaucoup de réflexions en fait 😉 (le catholicisme dans le monde, le célibat des prêtres, les dérives, les modérés et les extrémistes …)

    1. Merci pour ta contribution, c’est passionnant de lire ton cheminement ! A vrai dire je m’en sens assez proche : des doutes sur ma foi et pourtant un grand attachement aux rites, aux valeurs, à la communauté. Et puis la différence d’avoir épousé un mari étranger et catholique, ce qui a sans doute renforcé plutôt cet attachement particulier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.