Lectures

Lectures

Lorsque je suis devenue maman, je n’ai pas eu trop peur de perdre ma vie sociale ou professionnelle. En revanche, j’ai eu très peur de perdre ma vie culturelle ! J’aime la littérature et voulais continuer à lire, vraiment – autre chose que des blogs si possible.

Je me suis alors fixée comme objectif de lire un livre par mois pendant mon congé parental. Et j’ai réussi ! J’essaie désormais de continuer sur ma lancée. Et pour ne rien oublier de ces belles pages, vous trouverez ici ce que j’ai pensé de mes lectures. De quoi, peut-être, vous donner des idées ou lancer le débat autour de ma critique ! J’utilise la petite notation suivante : ** = je vous le recommande si le thème vous intéresse, *** = je le considère comme incontournable ou à offrir.

Décembre 2016

L’attentat (Yasmina Khadra) **

J’ai acheté ce livre cet été à Monaco. Encore sonnée par les attentats de juillet, je ressentais le besoin de lire sur le sujet, de comprendre (si cela m’était permis). Je n’ai pas été vraiment époustouflée par le style de l’auteur (pas du tout même) mais le contrat est rempli et c’est pourquoi dans le contexte actuel je lui donne deux étoiles. Bien que le récit se passe en Israël et donc dans un contexte bien différent de celui de la France, ce roman permet de se faire une idée, de comprendre les raisons d’un acte terroriste, sans les excuser évidemment.

Je vous raconte rapidement l’intrigue : un chirugien d’origine palestinienne travaillant en Israël et très bien intégré doit prendre en charge les blessés d’un attentat. Le lendemain il découvre que cet attentat a été commis par sa propre femme alors qu’il ne s’y attendait pas du tout. Le roman raconte son cheminement pour essayer de comprendre l’acte de sa femme.

Novembre 2016

Etre ici est une splendeur – Vie de Paula M. Becker (Marie Darrieusecq) 

Je suis déjà prête avec ma lecture de Novembre ! J’ai pris un rythme soutenu après plusieurs pavés, je ne suis plus habituée à lire doucement.

Ce livre est la biographie de Paula Moderssohn-Becker, une artiste peintre allemande du début du siècle morte très jeune. Vous vous souvenez du film dans lequel j’ai tourné l’an dernier ? Il va bientôt sortir ! Et son sujet était le même, d’où mon intérêt. D’ailleurs si cela vous intéresse vous trouverez la bande-annonce ici. On m’y entrevoit mais je vous mets au défi de me retrouver, c’est très très furtif 😉 .

Revenons-en au livre. J’ai beaucoup aimé suivre la vie de cette femme hors du commun et j’ai beaucoup aimé aussi la description de cette Allemagne d’avant le nazisme. Cela fait drôle d’imaginer ce pays sans son passé récent, juste avant. J’ai beaucoup moins aimé le style, trop laconique et allusif à mon goût. J’ai moins aimé aussi les références au féminisme ou aux femmes d’aujourd’hui en contrepoint. J’ai trouvé cela un peu hors sujet, j’aurais préféré en savoir encore plus sur Paula.

Octobre 2016

Astérix et les Goths (René Goscinny et Albert Uderzo)

Puisque j’avais pris du retard sur mon planning de lecture avec la biographie de Jacques Chirac, j’ai décidé de lire rapidement une BD qui était sur mes étagères depuis longtemps. Comme vous le savez, je ne suis pas habituée à ce type de lectures mais j’ai toujours entendu qu’Astérix était « culte » et je me suis dit que je devais au moins une fois essayer (en plus c’était un cadeau, alors).

A vrai dire, j’ai été très déçue. L’énigme est vraiment enfantine, digne d’un scénario de Trotro (et encore). Je n’ai rien trouvé de drôle à part les noms des personnages (et encore). Les Goths sont un « subtil » mélange d’allemands et de nazis (peut-être que dans les années soixante, ces deux termes étaient encore synonymes, il n’empêche qu’aujourd’hui dans ma situation, cela ne me fait pas rire).

Voilà mais au moins je pourrais dire désormais que j’ai lu un numéro d’Astérix, rien que pour ça, ça valait le coup 😉 . Je précise que, si je ne suis pas fan de BD, je ne suis quand même pas totalement hermétique, puisque je me suis régalée dans mon adolescence de tous les « Rubrique à brac » de mon père…

Septembre 2016 

Chirac – Une vie / Franz-Olivier Giesbert**

« Chirac – Une vie » de Franz-Olivier Giesbert est une biographie qui nous permet de suivre Jacques Chirac de très près, du mariage de ses parents à nos jours. Elle est relativement détaillée : le livre fait plus de 800 pages. L’auteur, directeur du point, est souvent présent dans la narration : il donne son avis sur les faits politiques évoqués ou sur la version des faits qui lui semble la plus plausible.

En refermant ce livre j’éprouve une certaine émotion. Tout d’abord parce que depuis deux mois, il m’a suivi partout. Alors je me suis attachée aux personnages évidemment. Par ailleurs, nous avons appris que l’état de santé du principal protagoniste s’était aggravé au cours des dernières semaines, c’est étrange d’imaginer que ce livre va probablement bientôt se refermer dans la réalité aussi. Enfin, j’y ai retrouvé beaucoup d’évènements qui ont marqué ma jeunesse de près ou de loin : les grèves de 1995, Le Pen au second tour, la guerre en Irak, le CPE et je me suis revue, en arrière plan, à toutes ces périodes de ma vie.

J’ai beaucoup aimé ce livre et je me suis rendue compte en le lisant à quel point j’aime les biographies. J’aime leur réalité et leur cohérence, il faut vraiment que j’en lise plus souvent. Je le recommande cependant avant tout aux passionnées de politique. Pour les autres, le pavé risque d’être un peu indigeste.

Août 2016

Was zusammengehört / Markus Feldenkirchen**

Avant les vacances je me suis rendue avec mon mari en librairie pour lui acheter un peu de lecture. Dans ce lieu de grande tentation pour moi je n’ai pas résisté : et si je m’achetais un livre allemand ? Je n’avais jusqu’alors encore jamais lu en allemand. Cette langue, je l’associe presque exclusivement à mon travail, et pas du tout à mes loisirs. Et puis j’avais peur : de ne pas tout comprendre, de ne pas savourer. Mais je n’avais plus rien à lire à ce moment là , j’ai donc eu envie de tenter.

Je m’en suis alors remise aux conseils de la libraire. Je lui ai expliqué que je lisais pour la première fois dans sa langue, que j’avais donc besoin de quelque chose de facile. Je lui ai demandé aussi une belle histoire d’amour, parce j’avais envie de légèreté, de quelque chose de joli en ce début d’été.

Elle m’a proposé trois ouvrages, j’ai choisi celui-ci et… J’ai adoré ! C’est comme promis une très belle histoire d’amour entre une irlandaise et un allemand sur fond historique (l’Irlande ultra catholique et l’Allemagne divisée des années 80). Le roman, écrit comme je l’ai appris plus tard par un reporter du Spiegel (un des plus grands magasines d’actualité allemand) est très bien documenté sur la période et pour moi trouve un équilibre parfait entre la romance et cet aspect historique. J’ai des difficultés à en évaluer le style : il est en effet « simple » tout en étant très appréciable (ce livre rencontre à priori un certain succès ici). Je crois pouvoir le comparer à une sorte d’Anna Gavalda en France.

Pour tous les germanophones qui en auraient envie, n’hésitez pas à vous lancer avec ce joli roman ! De mon côté je crois que je n’hésiterai plus à renouveler l’expérience.

Juillet 2016

Du côté de chez Swann / Marcel Proust ***

Ce n’est pas sans fierté que je termine enfin mon premier Proust, le premier tome d’ « A la recherche du temps perdu », « Du côté de chez Swann ». Il trainait depuis trop longtemps sur mes étagères sans que j’aie le courage de m’y mettre. Et pourtant je voulais à tout prix essayer. Je trouvais qu’il y avait une sorte d’imposture de ma part à considérer aimer la littérature française sans avoir jamais lu cette référence. Et puis Raphael Enthoven que j’écoute religieusement chaque matin sur Europe 1 est un grand fan qui a œuvré pour me convaincre. Et alors, c’était comment?

Un peu indigeste, c’est vrai. Avec des phrases qui prennent régulièrement une demie-page et qu’on doit souvent relire deux fois avant de bien comprendre, Proust ne rentre clairement pas dans la catégorie des auteurs faciles à lire. Et pourtant j’ai quand même bien aimé : la façon dont l’auteur superpose un récit avec des réflexions souvent savoureuses et profondes sur la vie ou les hommes, le monde de la fin du 19ème siècle dans lequel il nous transporte, le chapitre central : « un amour de Swann » plus romancé.

A la fin de cette lecture je n’ai pas très envie de relire du Proust de suite : trop descriptif je crois. Mais j’ai très envie en revanche de lire encore d’autres longs classiques de la même époque (les Buddenbrock par exemple est un de mes livres préférés). Des pavés à me conseiller ?

Juin 2016

Juste avant le bonheur / Agnès Ledig

Que dire de ce livre ? J’avais entendu parlé de son auteur à la radio je crois : une femme ayant perdu un enfant et s’étant mise à l’écriture – avec beaucoup de succès – après le drame. J’avais été un peu fascinée par cette histoire et avais eu envie de me faire mon idée. J’ai choisi ce roman, le deuxième qu’elle a publié, en m’attendant – selon le résumé en quatrième de couverture – a une histoire d’amour romantique.

Or ce livre n’est pas une histoire d’amour romantique – ou alors très à la marge. Un tiers de ses pages sont consacrées à la mort d’un enfant justement. C’est le cœur du roman, ce qui en fait sa particularité, d’autant plus qu’on ressent bien, à travers ces pages, que c’est du vécu de très près.

Alors pour la première fois depuis je ne sais combien de temps j’ai pleuré en lisant, j’ai eu du mal à dormir à cause d’un roman. J’ai pensé à mon neveu polyhandicapé, à mon fils aussi et à ce que ce serait de le perdre…

Bref, j’ai aimé l’authenticité du récit, on sent que derrière l’auteur se cache « une femme bien ». Le style est très simple et facile à lire – presqu’un peu trop à mon goût. Mais je n’ai pas aimé me faire du mal à ce point là.

Mai 2016

Le testament français / Andreï Makine **

Ce livre avait tout pour me plaire et il est presque étonnant que je ne sois pas tombée dessus avant. C’est le récit à la première personne de l’enfance d’un jeune russe dont la grand-mère, française, lui a transmis l’amour de son pays et sa langue. Il avait tout pour me plaire car je reste fascinée par la Russie, où j’ai vécu un an, et parce qu’il aborde le thème de la transmission en pays étranger (et entre autres du bilinguisme).

Je n’ai pas été déçue : non seulement j’ai aimé le style général du livre, mais en plus il m’a appris des choses sur ce sentiment de « greffe française » avec lequel mon fils, très certainement devra aussi apprendre à vivre. D’ailleurs si un jour ça l’intéresse je pense que cela fera partie des livres que je lui proposerai de lire (au même titre que « Un roman russe » d’Emmanuel Carrère).

Avril 2016

Un aller simple / Didier van Cauwelaert

Ce livre est très connu en Allemagne et j’ai d’ailleurs pu me le procurer ici sans problème. Il semble faire partie des romans chouchous pour étudier le français. Il a obtenu le prix Goncourt en 1994 et c’est vrai qu’au début, j’ai eu la sensation de découvrir une petite perle. Comment vous résumer l’histoire ? Elle est un peu absurde il faut le dire. Un jeune homme est considéré par erreur comme un immigré marocain en situation irrégulière et renvoyé dans son pays – qui n’est donc pas le sien.

Au début donc, j’ai beaucoup aimé le style surprenant de l’auteur, son humour aussi. Ensuite j’ai eu davantage de mal à le suivre, et j’ai même un peu « décroché » sur la fin.

Une chose qui ne m’a pas aidée à apprécier ce roman et que j’évite d’habitude : sur la couverture était représentée une image du film, avec des acteurs très connus tels que Lorant Deutsch et Jacques Villeret. Je n’ai pas réussi à m’en détacher et imaginais toujours ces acteurs au lieu des personnages.

Mars 2016

Un amour impossible / Christine Angot**

J’ai connu Christine Angot à travers ses apparitions dans l’émission « ONPC ». Je n’apprecie pas vraiment le personnage mais les critiques très favorables qu’a reçues son dernier roman m’ont convaincue d’essayer. Dans ce livre, Christine Angot relate son enfance et au delà, l’amour « impossible » (ici au sens propre – comme on le comprend à la fin) entre son père et sa mère.

J’ai beaucoup aimé le style, dévoré le livre et eu presqu’envie de le relire à peine terminé. A mes yeux aucun doute : c’est de la belle littérature, des mots qui sonnent juste et vous tordent le ventre. Les sujets abordés (les irrémédiables différences de classe sociale et l’inceste) sont cependant si durs, si violents que ce livre a provoqué un vrai malaise chez moi et que j’étais paradoxalement soulagée de le terminer.

Parfois la littérature remue tant qu’elle en est presque désagréable…

Février 2016

La méthode Schopenhauer / Irvin Yalom

Dans ce livre, on partage la dernière année de vie d’un psychothérapeute. Ce dernier apprend au début du livre qu’il est atteint d’une grave maladie et va bientôt mourir. Au cours du roman on suit ses réflexions et celles de son groupe thérapeutique sur la mort, le sens de la vie, etc. Cette histoire est ponctuée de passages sur la vie de Schopenhauer – et je dois dire que je commence à avoir marre, de cette mode d’alterner les histoires et les narrateurs.

Le sujet est grave mais le fait qu’il soit traité avec légèreté rend le livre facile à lire. Il m’a permis de me remémorer les grandes théories philosophiques sur le thème de la mort : celles d’Épictète, de Nietzsche, de Sartre et bien sûr de Schopenhauer. Car c’est la spécificité de ce livre et ce qui fait le succès de son auteur je crois : il mêle des réflexions d’ordre psychologique et philosophique.

Un énorme défaut : le style est catastrophique, et j’ai trouvé dans ce livre la plus grosse faute d’orthographe de l’histoire de l’édition (j’espère en tout cas). Je mets ça sur le compte de la traduction…

Janvier 2016

D’après une histoire vraie / Delphine de Vigan**

Dans ce livre, la narratrice qui semble être l’auteur est victime d’une amitié fusionnelle qui tend à devenir perverse. Le vrai sujet du livre, c’est le rapport des lecteurs et de l’écrivain à la réalité : les lecteurs « voudraient » du vrai. Mais finalement qu’est-ce qui est vrai ? A partir du moment où on écrit, la réalité n’est-elle pas toujours romancée ?

J’ai beaucoup aimé ces interrogations, à la fin du roman on ne sait plus justement ce qui est vrai dedans. En tant que blogueuse, c’est un thème qui m’interpelle. La vie que je décris ici est-elle la réalité ? Oui mais celle que je veux bien montrer finalement…

Décembre 2015

Vaincue par la brousse / Doris Lessing

Ce livre retrace l’histoire dramatique d’un couple de fermiers blancs en Rhodésie dans les années 40.

Je n’ai pas très bien terminé l’année littérairement parlant. Enfin si, je n’oublie pas que cet auteur à reçu le prix Nobel. Mais j’ai trouvé ce livre vraiment trop glauque. Et puis je renonce à lire des traductions, ça se ressent parfois vraiment trop. Je suis persuadée que le livre est beaucoup mieux en anglais. Il ma quand même permis d’apprendre beaucoup de choses sur le quotidien des habitants de Rhodésie à cette époque pourtant pas si lointaine.

Novembre 2015

Dieu me déteste ** / Hollis Seamon

Ce livre est le récit à la première personne des deux dernières semaines de vie d’un adolescent atteint de leucémie.

J’avais entendu que ce livre était d’un optimisme rare, un véritable hymne à la vie alors j’ai eu envie de le lire. Au bout des deux premiers chapitres j’ai arrêté, c’était trop dur. Etre atteint d’une maladie mortelle est ce qui me fait le plus peur au monde, pour moi ou pour mes proches. Et puis je me suis forcée à continuer. Et finalement ce livre m’a fait du bien, pour me faire avancer sur ce sujet et mieux gérer ma peur.

Octobre 2015

Dans les forêts de Sibérie / Sylvain Tesson

Dans ce livre, Sylvain Tesson raconte son expérience : il s’est enfermé six mois dans une cabane en Sibérie au bord du lac Baïkal pour y vivre en ermite.

Je ne sais pas trop pourquoi j’ai acheté ce livre ! Peut-être parce que j’aime la Russie et les aventuriers… Je me suis parfois un peu ennuyée à la lecture puisque bien sûr, il n’y a pas d’intrigue captivante, mais j’ai quand même aimé suivre les réflexions de l’auteur au rythme lent de la nature.

Septembre 2015

Moment d’un couple *** / Nelly Alard

Un couple-type « jeunes cadres mariés parents de deux enfants » traverse la tempête de l’adultère.

Ce petit livre se lit facilement, les amateurs de littérature pourraient d’ailleurs le trouver trop « facile » mais moi je l’ai savouré comme un bonbon ! Autour de cette intrigue s’exprime une voix que j’ai trouvé très intéressante sur le féminisme d’aujourd’hui, ou plutôt ce qu’il en reste.

Août 2015

J’ai tout essayé *** / Isabelle Filliozat

Ce livre constitue une référence incontournable en termes d’éducation bienveillante.

A force de lire des blogs de parents, je devais me faire mon idée. J’aurais préféré commencer par un autre livre de cet auteur, mais je n’ai trouvé que celui-là dans les rayons de mes vacances. J’ai beaucoup aimé la simplicité du ton et la clarté des explications, agrémentées de petits dessins. Pour le moment je n’ai pas un bébé très rebelle à la maison mais j’essaie déjà d’appliquer quelques petits conseils issus de ce livre. Il nous a aussi offert une bonne base de discussion avec mon mari.

Juillet 2015

Immortelle randonnée ** / Jean-Christophe Rufin

Dans ce livre, Jean-Christophe Rufin raconte son pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle.

Vous savez déjà que j’aime Jean-Christophe Rufin mais vous ne savez pas encore qu’en 2007, j’ai réalisé une petite partie du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. Cette expérience a vraiment marqué ma vie, c’est pour ça que je me suis laissée tentée par ce récit Il m’a donné envie de rechausser mes chaussures de randonnée et de repartir ! Je pense que ce sera un des grands projets de ma retraire – si je n’y parviens pas avant.

Juin 2015

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier / Patrick Modiano

Un court roman au cours duquel le personnage principal se trouve confronté à son passé petit à petit, sans que l’on ne comprenne jamais vraiment ce qu’il s’y est passé – justement.

J’ai reçu ce livre en cadeau à Noël – après que Patrick Modiano a reçu le prix Nobel, lire son dernier roman semblait bien obligé ! Ce n’était cependant pas le premier que je lisais de lui, et je conserve la même impression : ses romans se lisent vite, se dévorent même, sont magnifiquement écrits mais… il n’en reste rien. Je ne comprends jamais tout à fait l’histoire – y-a-t-il une histoire ?

Mai 2015

Le royaume ** / Emmanuel Carrère

Ce livre est difficile à résumer en une phrase. Il s’agit d’une longue introspection sur le thème du christianisme.

Emmanuel Carrère est sans doute mon écrivain préféré. J’ai presque tout lu de lui. Et son dernier livre m’a encore convaincue. J’ai beaucoup aimé ses réflexions sur ce thème qui m’intéresse particulièrement – ayant moi-même reçu une éducation très catholique. Je dois juste vous prévenir que les premières pages m’ont un peu décontenancée. Par ailleurs, si vous voulez découvrir cet auteur – je vous y encourage ! – je ne vous conseille pas de commencer avec cet ouvrage.

Avril 2015

Le grand cœur ** / Jean-Christophe Rufin

Ce livre retrace à la première personne la vie du grand commerçant du moyen-âge : Jacques Cœur.

J’aime beaucoup Jean-Christophe Rufin, et ai notamment dévoré son autre livre « Rouge Brésil ». Celui-ci me semblait incontournable étant donné le prénom de notre enfant. Je me souviens m’être parfois un peu ennuyée en le lisant – il y aurait donc quelques longueurs – mais dans l’ensemble j’ai bien aimé cette grande fresque historique.

Mars 2015

L’arabe du futur / Riad Sattouf

Il s’agit d’une bande dessinée qui a eu beaucoup de succès cette année. Elle relate sur un mode autobiographique l’enfance de l’auteur en Syrie.

Un ami français me l’a gentiment prêtée. Je ne suis habituellement pas très adepte de bande dessinée mais le sujet m’intéressait. J’ai été plutôt déçue, je n’ai pas aimé les personnages… Heureusement ça se lit vite !

Février 2015

Le conflit : la femme et la mère *** / Elisabeth Badinter

Dans ce livre, Elisabeth Badinter nous expose sa vision très critique mais aussi très lucide sur les nouvelles tendances dites du « maternage » (accouchement naturel, allaitement, cododo, portage, etc.)

Ce livre me semble être un incontournable pour toutes les jeunes mamans. Même pour celles qui ne sont pas d’accord avec les thèses exposées ! Il m’a beaucoup fait réfléchir et m’inspire encore. Il m’a aussi beaucoup aidée à déculpabiliser de mon allaitement raté par exemple.

Janvier 2015

Autour du monde / Laurent Mauvignier

Le livre est composé de courtes nouvelles dont les intrigues se déroulent aux quatre coins du monde. Le seul lien entre toutes ces histoires : elles se déroulent au moment où s’est produit le tsunami japonais de mars 2011.

J’ai reçu ce livre en cadeau pour Noël. Je n’ai pas été totalement emballée par le style mais j’ai bien aimé quand même, notamment parce que ce livre m’a permis de voyager à une époque où je ne quittais presque jamais notre appartement – Pierre étant encore tout petit.

5 réactions au sujet de « Lectures »

  1. Hum lire en allemand … Perso je n´ai pas encore sauté le pas … Lire en anglais ne me dérange pas … Mais en allemand … Je ne sais pas, non pas que ça me dérange bien au contraire … Peut-être d’ici quelques années quand mon niveau d’allemand ne me m’obligera plus à aller chercher la traduction d´un mot dans le dictionnaire toutes les 50 lignes haha … En tout cas voilà un article très inspirant ! Merci !

    1. Comme tu peux le voir j’ai mis aussi beaucoup de temps à me lancer ! Quand on « subit » l’allemand toute la journée, on a pas forcément envie de l’utiliser pour ses loisirs.

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