Le mois d’une cadence folle – Octobre 2018

Le mois d’une cadence folle – Octobre 2018

En octobre j’ai repris le travail.

Et ça me fait tout drôle de l’écrire, tellement j’ai l’impression que ça fait déjà six mois. J’étais attendue, au travail. Mes collègues ont même inventé un concept intéressant : celui de bloquer mon calendrier Outlook à l’avance en envoyant des invitations à des réunions dès l’été. Il n’a pas fallu plus d’une semaine pour que je me retrouve à courir de droite à gauche mon calepin à la main.

Cette reprise s’est donc faite en contraste avec la précédente. La première fois j’avais eu du mal à retrouver ma place, mes dossiers. Je m’étais sentie à l’écart, oubliée, au placard. Cette fois au contraire c’est presque trop déjà. Je sens qu’on attend vraiment beaucoup de moi. Je me demande si je ne devrais pas les prévenir, que ça risque de faire beaucoup pour mon 70%. Et d’un autre côté je sais que je préfère ça, et de loin.

J’ai retrouvé avec plaisir mon bureau, cette pièce rien qu’à moi, son silence intermittent et sa vue. J’ai retrouvé avec plaisir certaines collègues aussi, ces collègues-copines avec lesquelles je peux refaire le monde pendant la pause déjeuner. J’ai été sincèrement touchée du petit cadeau qu’elles avaient préparé pour Charles. J’aime la sensation que mes enfants font un peu partie de l’équipe, qu’on me demande de leurs nouvelles. J’ai changé pourtant : j’ai choisi de ne plus afficher de photos ni de dessins sur les murs. De laisser la maman à la porte. Je sais qu’on attend autre chose de moi là.

J’essaie de ne pas perdre de vue les objectifs que je m’étais fixés pendant mon congé et que j’avais consciencieusement noté dans mon journal. Je suis contente de l’avoir fait : ils me servent de cap.

Je crains de me faire prendre au jeu du stress et des contrariétés inutiles qu’on ramène à la maison. En vrai je m’y laisse prendre déjà, la nuit surtout. C’est peut-être normal quand on a des responsabilités managériales. L’humain est tellement compliqué. Et puis de toute façon c’est souvent la nuit que je réfléchis le mieux, quand je ne suis pas dérangée, que je peux prendre un peu de recul, les choses m’apparaissent plus clairement. C’est juste un peu gênant au regard du point suivant.

En octobre j’ai été fatiguée comme jamais.

Essayer de suivre et de participer pertinemment – en allemand bien sûr – à une conversation technique quand on a à peu près cinq heures de sommeil derrière soi et une dose infinie de fatigue cumulée est une expérience, vraiment. Dans les faits, on sent son cerveau décrocher toutes les cinq minutes, se concentrer est difficile. J’espère au moins avoir fait illusion face à mes interlocuteurs.

Il y a eu des journées vraiment très compliquées, des maux de tête persistants. Des journées qui m’ont semblé ne jamais se terminer. Et puis finalement, on se couche à 20 heures, on fait une sieste le week-end, et on s’en remet.

Charles ne dort toujours pas bien, vous vous en doutez. A ses réveils se rajoutent désormais mes insomnies, mes réflexions. Mais je tiens bon. Et il y a désormais presque une espèce de fierté à ne pas lâcher sur mes principes. Ça passera, forcément. Il y a même des nuits moins pire que d’autres.

En octobre on a failli acheter une maison. Mais failli seulement.

Pendant dix jours on s’y est cru, vraiment. Cette maison immense en brique rouge, où j’aurais eu mon bureau rien qu’à moi sous le toit, avec un charmant jardin et un parc attenant dans lequel j’aurais pu promener mon futur chien.

On a visité le quartier le week-end, on a repéré l’école et le jardin d’enfants. Tout nous semblait parfait, la petite Eglise au coin de la rue, les boulangeries, le supermarché, les terrains de sport. On a imaginé nos enfants grandir avec de la place, s’attacher à cet endroit, s’y faire des amis pour la vie. On a stressé comme jamais aussi, parce que c’est beaucoup, beaucoup d’argent.

Et puis le jour où on a dit oui, d’autres ont signé avant nous. Alors on a été déçus, vraiment beaucoup. Et on s’est disputé aussi, évidemment, sur la base de : « C’est ta faute si on a trop hésité ».

En octobre j’ai pris un jour de congé pour moi.

Le truc que je n’avais jamais osé faire depuis la naissance de mon grand. Le truc que je considérais franchement trop « mauvaise mère ». Laisser mes bébés au jardin d’enfants pour me la couler douce sans eux ?! C’est peut-être l’effet « deuxième » ou l’effet « 31 jours de congés à écouler avant le printemps » mais j’ai osé. Et je peux vous dire que  je récidiverai désormais régulièrement. Avec la bonne dose de culpabilité qui va bien mais quand même. C’est juste trop trop trop bien. Ces journées ont été mes bouées de sauvetage.

En octobre je suis devenue féministe.

Un peu.

J’ai dit à mon mari qu’il pouvait aussi se lever la nuit et laver les biberon, faire les courses et donner le bain. Et il l’a fait, et pas si mal même – même s’il n’a toujours pas bien compris comment poser les biberons sur leur égouttoir, même s’il n’a pas acheté la bonne marque, et même si un jour j’ai retrouvé un Pierre propre habillé avec des habits sales je n’ai pas fait de commentaires, je progresse moi aussi. Enfin presque, pas pour le dernier point.

Bien sûr, c’est toujours moi qui suis aux commandes, moi qui organise l’anniversaire, gère la garde-robe d’hiver, les contacts avec le jardin d’enfants et les rendez-vous chez la pédiatre. Bien sûr, je reste une mère totalitaire, le parent par défaut. Bien sûr parfois je me demande, quand même, pourquoi le temps partiel c’est moi, et les jours « enfant-malade », c’est moi aussi. Mais le travail a ceci de magique que je me sens enfin légitime à réclamer sa participation. Et qu’il dit souvent oui.

 

En octobre j’ai été fatiguée, contrariée, énervée, débordée, mais je n’ai pas été déprimée, ça non, jamais.

Il faut croire que je préfère ça, le trop plein au trop peu. Et puis il y a eu plein de jolis moments aussi. Les fleurs de mon mari pour notre anniversaire de mariage. Cet après-midi où j’ai débarqué à l’improviste chez une amie française. Les sorties au parc, à la fête foraine, à la ferme. Les activités d’intérieur, la peinture, les puzzles et la pâte à modeler. Une soirée crêpes à quatre. Des après-midi entre amis.

En octobre les températures ont varié de cinq à vingt-cinq degrés. Même le ciel était compliqué à suivre.

29 réactions au sujet de « Le mois d’une cadence folle – Octobre 2018 »

  1. Je me reconnais pour la maison ! La commune où nous habitons est très demandée, nous aussi on a hésité et nous aussi n’avons pas eu notre maison. Mais je peux t’assurer que la suivante qui nous a plu, la suivante qui fut notre coup de coeur, celle où on s’est imaginé avec nos enfants, celle-là on n’a pas réfléchi longtemps. Tu trouveras une maison, qui vous conviendra encore mieux et là il n’y aura pas d’hésitation tu verras.
    Et sinon bon courage pour la fatigue. C’était le mois de la reprise, j’espère que tu trouveras rapidement ton rythme et que Charles arrivera rapidement à faire de bonnes nuits.

  2. C’est étrange, mais lire ta reprise au travail me fait penser à la mienne alors que je ne suis pas encore en congé maternité. Je viens d’être arrêtée une semaine, j’ai repris ce matin … Je suis en congé maternité le 10 décembre mais pas sûre de tenir jusque là … J’ai prévu de reprendre le 2 septembre 2019 … et je redoute déjà ce moment où il faudra jongler entre carrière et maman … refaire sa place et faire comprendre aux autres que je ne serai plus tout à fait la même qu’avant (notamment finies les heures supp … un bébé m’attendra à l’heure …)
    Et finalement, ton témoignage m’apaise … Je me dis que c’est faisable … Difficile, mais réalisable… Et qu’en effet, si on relâche aussi un peu la pression à la maison en laissant son charmant époux à faire aussi sa part du taf … ça se passera bien !
    Pas facile d’être une femme tous les jours … et pourtant je ne changerai ma place pour rien au monde 🙂
    Bonne reprise, bons moments avec tes enfants et ton mari, et bons moments pour TOI rien que TOI !

    1. Oh oui c’est faisable et si tu as en plus un long et doux moment à consacrer à ton enfant avant (un congé parental) c’est vraiment super aussi, ça permet de ne pas être rongée par la culpabilité ou les regrets en prime. Mais pour le moment et bien avant ça plein de belles choses t’attendent 🙂 .

  3. Quelle course ce mois d’octobre ! D’autres seraient épuisés par moins que ça. Mais comme tu le dis, ta reprise sur les chapeaux de roue est une bonne chose. Au moins tu ne t’ennuies pas et tu sais pourquoi tu te lèves le matin ! A la naissance d’Alphonse, je travaillais en horaires décalés, nécessairement il arrivait qu’il soit chez la nounou et moi à la maison pour me reposer. Je n’ai plus d’horaires décalés mais j’ai gardé ce moment pour moi, pour me reposer et c’est mon oxygène hebdomadaire, celui qui me permet de tenir sur la distance. Alors je ne peux que t’encourager à voler quelques heures à ton quotidien quand tu le peux ! Enfin, je suis désolée pour la maison… mais la prochaine fois vous vous sentirez plus sûrs et irez plus vite, j’en suis sûre

    1. Je suis rassurée de lire que tu as aussi besoin de cet oxygène, je me rends compte que pour moi aussi en ce moment il est nécessaire. Je croise les doigts pour la maison j’espère vraiment qu’une autre opportunité se présentera bientôt.

  4. Et oui, c’est vrai déjà. Que le temps passe vite!
    En tout cas, je suis ravie pour toi, que cette reprise se soit bien passée.
    Et puis pour la maison, elle n’était peut être pas pour vous.
    Tu as bien raison aussi de prendre un peu de temps pour toi, ça fait du bien à tout le monde au final 🙂

  5. Tu as de la chance que ca se passe ainsi. Je suis partie 3 fois en conges maternite et je n’ai jamais recupere mon poste au retour. Ici a Hambourg, c’est tres dur d’acheter une maison, c’est la course, il faut se decider le jour meme et encore, le vendeur choisit le candidat le plus sympatique…

    1. Dans notre ville c’est sans doute moins horrible qu’à Hambourg mais ça ressemble un peu à ça quand même… Concernant tes retours de congé maternité je compatis, je pense que c’est souvent ainsi malheureusement, j’ai eu de la chance ce coup ci.

  6. Je reconnais bien des points communs avec moi ! Le travail avec deux jeunes enfants, c’est pas de tout repos !! Comme toi, je reste celle qui gère presque tout concernant les enfants. Et qui a aussi des responsabilités et une équipe à gérer au travail. Je ne m’ennuie pas non plus ! Mais comme toi je préfère le trop à trop peu. Mais effectivement avec des heures de sommeil en moins, c’est pas toujours facile (chez nous c’est les otites qui ont pourri nos nuits jusqu’à il y a peu…). ça reste difficile de tout concilier, alors je compatis pour les journées difficiles. Quant au fait de poser un jour de congé pour toi, je l’ai fait récemment et comme toi, je me suis promis de recommencer ! Heureusement que j’ai une demi-heure de route matin et soir où je suis seule, car je crois que c’est vraiment ce qui me manque le plus en ce moment : des périodes calmes de solitude !!!!!
    Et sinon, je croise les doigts pour que vous trouviez rapidement une maison qui vous plaît en tout cas.

    1. Je vois que nous avons des quotidiens très semblables… J’espère qu’avec le temps je vais prendre le rythme et avoir un peu moins l’impression de courir tout le temps.

  7. Comme Anna, sans vouloir être fataliste, si vous n’avez pas eu la maison c’est que ce n’était pas encore la bonne !
    Je suis vraiment ravie de lire autant de positivité dans ta nouvelle vie, et forcément je ne peux qu’encourage la féministe en toi 😉

    1. Non mais vraiment c’est dingue mais le féminisme se réveille en moi en ce moment… Je crois que c’est la faute de toutes mes copines blogueuses qui finissent par m’influencer 😉 .

  8. Le ton de cet article fait plaisir à lire mais le fond m’interroge : les femmes sont-elles condamnées à ne se sentir épanouies qu’overbookées et indispensables à tous ? Au final, tu te sens mieux parce que tu sors de ton seul rôle d’épouse et de mère, tu es redevenue amie, collègue, voisine, etc. Tu as donc retrouvé ton rôle de Femme dans tous les sens du terme. C’est positif tout ça, non ?
    Pour éviter ce que le bon ton actuel appelle de nos jours la surcharge mentale des femmes, j’essaie d’être à ce que je suis au moment où je le fais : maman avec ma fille, pro avec mes clients, femme avec mon mari, keuuupine avec les cop’s 😉 Je dois avouer que la première année avec bébé a été chaotique, je me suis retrouvée seule du lundi au vendredi lorsque j’ai repris le boulot avec un premier né de 4,5 mois. je te laisse imaginer la suuuurcharge mentale 😉 je pense que je ne l’ai pas bien vécu et mon mari non plus parce que nous ne l’avions pas prévu du tout, c’est tombé comme ça par son boulot. En revanche, les vacances m’ont permis, et c’est le cas de le dire, de poser mes valises et m’ont fait un bien fou. Depuis la rentrée, ma fille et moi avons trouvé notre rythme, mon couple aussi et ça roule plutôt bien. En étant à ce que je fais, au moment où je le vis, je m’évite bien des tracas/angoisses, etc. En revanche, je dois avouer que je n’ai pas ce problème de la réflexion la nuit mais quel enfer cet histoire ! comment tu fais ? je reste admirative de tenir à bosser finalement jour et nuit 🙂 🙂 🙂
    Pour ce qui est de celui qui doit se lever la nuit, avec mon mari, on jouait à « celui qui se lève le plus tôt reste à dormir ». Pour le reste, je ne peux que te conseiller de laisser ton mari faire à sa façon. J’ai opté pour cette méthode dès le départ et on fait de belles découvertes sur de nouvelles facettes de ces Messieurs, même s’ils ne mettent pas bien la tétine sur l’égoutoire (mon mari est pareil 😉 ) j’ai trouvé ça attendrissant qu’il crée ses propres rituels avec sa fille. Parfois, quand je les observe, je fonds totalement <3 Par exemple, nos méthodes de coucher sont différentes mais le principal est qu'elle s'endorme, non ?

    1. J’arrive de plus en plus à le laisser faire heureusement. Mais la nuit ça reste compliqué, Charles est habitué à ce que je sois de garde et me réclame, on peut difficilement effacer un an de congé parental… J’aime ce que tu dis et l’idée d’être à 100% dans ce qu’on fait au moment où on le fait. Je vais essayer de m’en inspirer ! Et j’aime aussi cette idée de rôle dans toutes ces dimensions, en effet je crois que c’est ce qui me plait dans ma vie actuelle, même si c’est un poil fatiguant.

      1. Ne vise pas 100%, c’est illusoire 😉 en revanche, concrètement, tu ne peux rien faire pour ton fils quand tu es au boulot, rien pour ton boulot quand tu es avec ton fils, et tu dois accepter qu’il est, d’ailleurs que tes fils sont très bien avec leur père. Si tu arrives à intégrer ces faits, tu devrais réussir à mieux profiter de l’instant t 🙂 on laisse les soucis pour les moments où on peut agir dessus, rien ne sert de crier avant d’avoir mal 🙂 🙂 🙂
        Après, je parle comme ça avec un an de recul, je comprends parfaitement ton état à la fois d’épanouissement, de stress et de fatigue. Reste à trouver ton rythme, tes limites et à te les imposer à toi-même, les autres suivront.

          1. Coach ? LOL si tu ne dois retenir qu’un mot, je pense que ce serait bienveillance. Une chroniqueuse de DMT avait rédigé un article là-dessus, je crois que c’est la Hollandaise d’adoption. Bienveillance envers toi-même et les autres, ça change notre regard sur les choses et les gens je trouve.
            Pour ce qui est de la nuit, c’est plutôt définir un objectif commun à ton mari et toi, pouvoir varier la nuit, tout en prenant en compte les habitudes de bébé pour que tout se passe au mieux dans le respect de chaque ressenti. Hum… à ta place, je testerai de réagir à 2, puis progressivement papa tout seul, maman toute seule. Sans garantie bien sûr, avec bébé c’est rarement aussi simple 🙂 🙂 j’imagine que son lit est de ton côté, je te proposerai d’intervertir de temps en temps de côté avec ton mari 😉
            Encore une fois, je t’invite à faire un article sur le sujet genre « trucs&astuces à tester pour doooormir » quand vous aurez trouvé vos solutions 😉

          2. Promis le jour où ça ira mieux je ferai un article sur la suite… ne serait-ce que pour dire comment on a tenu le coup 😉

  9. Finalement cette reprise du travail t’a fait du bien, non? Je trouve que même si ton mois d’octobre a été intense, il est plutôt pas mal! La maison n’était sûrement pas pour vous. Vous en trouverez une autre au moins aussi bien et cette fois, vous n’attendrez plus autant de temps car vous checkerez tous les points avant ^^
    Et tu as bien fait de prendre un jour pour toi, on n’est pas des mauvaises mères pour autant (si?) En tous cas, je sais que Tess préfère parfois aller chez nounou que rester avec moi, ça nous fait du bien à toutes les 2!
    Allez, on n’y croit, en novembre, tu nous dit que Charles fait enfin des nuits correctes 😉

    1. Ha ha si seulement tu pouvais dire vrai !! Je croise les doigts très fort pour que tu aies raison (pour la maison aussi d’ailleurs, tes prévisions me vont bien) 😉 .

  10. Faire participer le papa à la vie de la maison est crucial. Pourquoi la maman devrait-elle tout gérer ? On travaille aussi 😉
    Quant à prendre du temps pour toi, mais aucune hésitation, c’est primordial si on veut tenir sur la durée. Les enfants vont grandir et leur autonomie laissera un peu plus de temps pour soi.
    Bon mois de novembre !

  11. Vive le féminisme! Comme tu le sais, ici on partage complètement (on est même tous les deux à mi-temps) et je trouve ca absolument génial. Je croise les doigts pour la maison (et pour les nuits de Charles)!

      1. J’ai écrit des bêtises! On est pas tous les deux à mi-temps mais à temps partiel (80%). Mais effectivement, ça c’est tellement mal passé à la crèche qu’on a opté pour une nounou (c’était déjà décidé quand on s’est vues?). Vu qu’elle ne bosse pas le vendredi, ça nous a obligé à sauter le pas: je finis plus tôt tous les jours et le papa a pris son vendredi pour être avec les petits.

  12. Je vois que tu as vite repris le rythme! C’est super! Je me demandais justement comment tu faisais pour suivre la cadence des conversations en allemand. Pour moi, c’est parfois difficile, surtout quand il s’agit de sujets qui ne m’intéressent pas, comme la politique par exemple. Si je ne connais pas le contexte à l’avance, des fois, je nage un peu. Et toi? T’arrive t-il aussi d’avoir des difficultés de compréhension, malgré ton excellent niveau et ton immersion constante dans la langue? Gros bisous!

    1. Dans la vraie vie c’est de plus en plus rare. Au fur et à mesure de mes expériences mon vocabulaire s’enrichit. Mais surtout j’ai appris avec le temps à demander, reformuler, guider mon interlocuteur vers ma compréhension.
      En revanche justement les films ou les spectacles restent très compliqués. Car dans ce contexte impossible de faire reformuler ou répéter. Soit on comprend du premier coup soit on peut louper une information importante. Et du coup cette crainte permanente de louper l’information me gâche un peu le plaisir, sauf si je connais l’histoire à l’avance.

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