Un printemps de bonheur simple

Un printemps de bonheur simple

Le week-end dernier, un ami nous interrogeait sur nos recherches pour un éventuel achat immobilier… Et comme d’habitude nous bottions en touche, tentions d’expliquer que ça n’était pas pour tout de suite. Et puis j’ai eu cette phrase spontanément : « On est trop heureux en ce moment pour avoir envie de changer ». Et j’ai trouvé ça tellement apaisant de dire ça.

Depuis la mi-mai je traverse une jolie phase. Je crois que je profite enfin égoïstement de mon congé parental. Avant j’étais plutôt dans le dévouement à mon tout petit qui cumulait les micro-siestes et les repas. Et lorsque je ne m’occupais pas de lui, j’avais toujours 1 000 choses à faire, que je m’étais promis de faire à ce moment-là : trier les photos, ranger les placards… J’ai dû organiser son baptême aussi, les vacances, trouver une place en crèche et même si j’ai parfois pris beaucoup de plaisir à cela, le temps me manquait paradoxalement.

Depuis un mois, ma liste de choses à faire semble enfin s’épuiser. Et quand elle ne s’épuise pas, ma foi, je remets à plus tard, me disant que la vie ne s’arrêtera pas à la rentrée. Il y a eu de gros changements du côté du petit aussi. Il y a trois semaines, je me suis emportée contre lui. Je lui ai fait peur, mal peut-être aussi. Je préfère vous parler de moi quand je suis une super maman, j’ai eu une panne. Il était tard, son papa n’était pas là pour prendre le relais, son frère dormait et il ne fallait pas le réveiller, et j’essayais depuis une heure de l’endormir sur moi, en portage. Epuisé, il se débattait pourtant, criait, me faisait mal, et ce n’était pas la première fois : j’en ai eu marre. Je me suis excusée après, et j’ai réfléchi aussi. Finalement j’en avais marre depuis longtemps de ces heures en portage passées à la maison. Son poids augmentant, les températures grimpant, continuer à l’endormir comme ça trois fois par jour était devenu inhumain, en tout cas pour moi.

Alors j’ai décidé radicalement de me passer de l’écharpe et du Manduca pour l’endormir. Je m’en suis voulu de lui avoir donné cette habitude. Mais je me suis pardonnée aussi, parce qu’à l’origine je l’avais fait pour contrer une tête plate. Les premiers jours, il pleurait beaucoup. Je restais près de lui, le caressais, le berçais parfois… Et puis finalement, au bout de trois jours seulement, nous avons trouvé un nouveau mode d’endormissement. Je le couche dans son lit, mets en marche son doudou musical, caresse son front… et il s’endort. Par la même occasion, j’ai enfin décidé de mettre un rythme en place. Désormais il n’y a plus qu’une sieste par jour, après le repas de midi. Du coup, elle est plus longue, une à deux heures.

Alors voilà, depuis deux semaines maintenant j’ai une à deux heures de temps pour moi chaque jour ou presque. Ca change ma vie évidemment, et je n’en reviens toujours pas.

Et puis il y a eu d’autres changements favorables.

Fin mai, j’ai passé une semaine chez mes parents. L’an dernier, à cause de ma grossesse, je n’avais pas pu m’y rendre souvent, et je crois que j’avais sous estimé ce manque. J’ai profité de la mer, de mes amies d’enfance, de ma famille, de notre maison. J’en suis revenue ressourcée.

J’ai recommencé à prendre la pilule. Alors oui je sais ce sont de vilaines hormones chimiques. Mais je suis enfin débarrassée d’un syndrome prémenstruel usant psychologiquement, de règles hémorragiques et douloureuses. Alors je vois presque ça comme un médicament. Et c’est en tout cas un énorme soulagement.

Ici il fait beau et chaud, depuis le début du mois d’avril ! C’est assez incroyable, nos sandales sont déjà toutes usées. Alors on se promène jusque tard dans les rues du centre ville, on sort manger des glaces, on va au parc, on profite de nos balcons et ça sent déjà furieusement les vacances d’été.

Enfin, pas à pas, je me suis attaquée à tout ce qui me pesait. J’ai fait la liste de tout ce qui m’avait sauté à la figure lors de mon dernier anniversaire, afin de voir ce que je pouvais y faire. D’un point de vue professionnel, j’ai accepté l’offre découverte d’une jeune coach, histoire d’essayer. Cette grosse heure de consultation m’a vraiment fait grand bien. Ses questions m’ont faite sortir de mes réflexions habituelles qui tournaient en rond. Surtout, j’ai trouvé le fait d’échanger avec quelqu’un qui, pour une fois, ne projetait rien sur moi, aucun désir, aucune déception, étonnement révolutionnaire. Bref, j’ai renoué avec l’optimisme en la matière et j’en suis convaincue désormais : m’épanouir au travail est aussi à ma portée ! Mon petit grandissant par ailleurs,  la reprise ne me fait enfin plus peur.

Il souffle un vent de bonheur simple sur notre appartement, et je l’apprécie pleinement !

46 réactions au sujet de « Un printemps de bonheur simple »

    1. Merci ! Je n’avais pas réalisé en l’écrivant mais c’est vrai qu’elle peut s’appliquer assez souvent finalement 🙂 .

  1. Cet article, et une grande partie de ceux que j’ai lu avant aussi, me donne envie de te rencontrer, dommage que tu sois si loin, tu m’es sympathique 🙂
    Il faut savoir prendre du temps pour soi-même aussi et profiter des bonheur simples, je suis d’accord.
    J’adore ce printemps, qui a plutôt un goût d’été chez nous, grand soleil et petites manches depuis avril!
    Moi je viens de fêter mes 36 ans et de remettre radicalement en question aussi ma vie professionnelle. Où as tu trouvé ce coach et qu’est ce qu’elle a fait exactement? Elle est sur bordeaux, dommage parce que son tarifs découverte était top.

    1. C’est ça, pareil ici, l’été avant l’heure ! Du coup parfois j’ai juste peur que ça s’arrête trop tôt d’ailleurs les températures viennent juste de baisser aujourd’hui ! Merci en tout cas pour tes gentils compliments moi aussi j’aimerais te rencontrer ! Tu ne viens jamais dans ma région j’imagine ? Concernant la coach on a fait un Skype en fait. J’avais des doutes mais finalement ça a très bien fonctionné, ce n’était pas gênant ! Je la connaissais aussi via un blog 🙂 .

  2. Ton article fait tellement plaisir à lire! Il me ressourcerait presque également 🙂 Je ne retiendrai qu’une phrase qui m’a touché: « On est trop heureux en ce moment pour avoir envie de changer ». C’est tellement génial de pouvoir dire ça! Profite bien des siestes de Charles pour prendre soin de toi et ne t’en veux pas d’avoir dérapé un peu… Si tu savais le nombre de fois où ça m’arrive…

    1. Forcément c’était dur pour moi d’en parler et puis je me suis dit que ça devait quand même arriver à la plupart d’entre nous parfois et que c’était dommage de ne pas oser le dire…

  3. Comme je te comprends pour l’endormissement ! Pour ma 3e fille, je l’endormais dans mes bras jusqu’à ce que je craque à cause de la fatigue. À 6 mois, j’ai décidé qu’elle s’endormirait dans son lit. Ça a mis une semaine où je restais près d’elle. Après, le bonheur de retrouver des soirées d’adulte 🙂
    Bon courage pour la suite. J’espère que cette période heureuse ne s’arrêtera pas (ya pas de raison) !

    1. Tu as donc vécu presque exactement le même cheminement que moi ! Quand ils dorment sur nous c’est chou mais au bout d’un moment ce n’était vraiment plus possible pour moi…

      1. Non mais le pire c’est qu’elle s’endormait de plus en plus difficilement en restant avec moi. Ensuite, elle dormait très bien dans son lit 😉

    1. Euh il ne faut pas trop en demander hein 😉 . Malheureusement les nuits ne se passent pas très bien. Une nuit sur deux ou trois il se réveille pendant une heure et il faut lui donner un biberon pour le rendormir… Mais bon c’est sûr, ça aussi ça passera !

  4. Ça me fait plaisir de voir que tout va bien par chez vous !
    Je sais ce que c’est qu’un bébé qui ne s’endort que contre sa maman, j’en ai un à la maison Et même si elle n’a que 5 mois, on essaie aussi de lui faire passer cette mauvaise habitude (avec plus ou moins de réussite…).
    Quant aux températures estivales, je t’envie. Ici ça fait des jours qu’in edt dans le brouillard par 15 à 20 degrés. Je rêve d’une belle journée ensoleillée !!!

    1. Il faut venir vous installer au nord de l’Allemagne pour cet été alors 😉 . Courage avec ta petite fille, ça finira forcément par passer aussi…

  5. Ton article respire le bonheur ! Je suis très contente pour toi.
    Je suis contente de savoir que tu as trouvé une solution pour le sommeil de Charles. Un peu de temps pour soi dans la journée ça n’a pas de prix.

  6. Je suis très heureuse pour toi de lire toutes ses bonnes nouvelles ! comme si le vent du positif se répandait dans tous les domaines de ta vie.. j’ai hâte de lire la suite de tes aventures !

    1. Merci ! Du coup je ne savais pas comment réagir à la lecture de ton dernier article si intime (mais je l’ai lu évidemment et je te soutiens très fort !!).

      1. oui je me suis doutée ! la vie est faite de hauts et de bas, il faut pouvoir l’accepter. aujourd’hui je me sens déjà mieux… mais je vais me laisser du temps pour avancer à mon rythme, et renforcer ma confiance en moi.

  7. Ça fait plaisir de te lire su bien dans ta vie actuelle et dans ton rôle de maman de deux
    Clairement, le fait que LutinCoquin ai été un bon dormeur dès le début avec un vrai rythme dès deux mois a été plus qu’agreable (j’espère que ça roulera aussi bien avec un numero trois)

    1. Euh oui j’imagine que ça doit être très agréable 😉 . Charles est vraiment compliqué sur ce point, les nuits sont encore très difficiles…

  8. Quel bel article 🙂 Tu ne crois pas que finalement, si Charles se débattait tellement lors de l’endormissement dans le porte-bébé, c’est que lui aussi en avait un peu marre? J’émets cette hypothèse parce que c’est ce qui nous est arrivé: Y. avait pris l’habitude de s’endormir en étant bercée suite à son séjour à l’hôpital et un jour elle se débattait, on l’a posée, et elle s’est endormie seule sans pleurer.

    1. Moi aussi je te le souhaite très fort ! J’ai lu que tu avais des inquiétudes en ce moment, je suis vraiment désolée pour toi, j’espère que ce vilain virus vous laissera vite tranquille…

  9. Voilà un article qui donne le sourire 🙂 J’espère que les nuits seront de plus en plus sereine pour vous !
    Je trouve ça tellement beau de pouvoir dire « On est trop heureux en ce moment pour avoir envie de changer »
    Je te souhaite de passer un bel été serein <3

  10. Je suis dans une période où je trouve peu de temps. Dévouée à mes enfants, leur « non-scolarité, et au quotidien !
    Te lire m’a rappelé que j’avais déjà vécu cela à l’arriver de mon fils, et que c’était passé pour laisser place à ce genre de période que tu décris ! Merci pour ce billet plein de fraîcheur !

    1. De rien, j’espère que tu auras l’occasion de retrouver un peu d’air dans ton quotidien, c’est à ce moment là qu’on se rend compte comme il nous avait manqué !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.