35 ans – et comme une crise

35 ans – et comme une crise

Vendredi j’ai eu 35 ans. La même semaine j’ai réalisé que j’avais deux fois 17 ans. Un peu plus même. Et ça m’a fait vraiment bizarre. Disons plutôt : ça m’a rendue triste.

17 ans, c’est l’âge que j’idéalise. Celui que je considère comme mon plus bel âge. J’habitais encore dans le sud de la France à l’époque, mais je m’apprêtais à le quitter et cela me donnait des ailes. C’est l’année où j’ai passé le baccalauréat, les doigts dans le nez. L’année où je me régalais de tous les cours dans cette petite classe d’une quinzaine d’élèves. L’année où j’aimais la plupart de mes profs, qui me le rendaient bien. Où mes profs me conseillaient pour un avenir qu’ils pensaient prometteur. 17 ans c’est aussi l’âge du grand amour, du plaisir sensuel, interdit. L’année du théâtre enfin, j’aimais tellement m’exprimer sur ces planches. 17 ans c’est l’âge, le dernier moment, où j’ai cru que tout était possible pour moi. Le reste n’a été qu’une douce dégringolade vers l’absence de grandeur.

La plupart des personnes qui m’ont connue à cette époque auraient sans doute imaginé mieux. Mais quand j’y pense, c’est surtout moi-même que j’ai déçue. Je suis heureuse au quotidien, la plupart du temps, vraiment. Malheureuse cependant quand je pense à tous ces rêves passés. Parfois je pense que ce n’est qu’une nostalgie passagère, un peu idiote, une absence de réalisme qui me poursuit. Je me dis que j’ai énormément de chance et savoure ma petite vie. Parfois frustration et regrets se mélangent, et je me dis qu’il faudrait vraiment que quelque chose change.

Je me suis toujours dit qu’il fallait absolument – absolument – trouver un travail stable, rencontrer l’homme de ma vie, me marier et avoir des enfants avant 35 ans. J’imaginais une espèce de barrière se refermer définitivement sur moi après cet âge. J’adore d’ailleurs le titre du roman de Romain Gary sur ce thème : « Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ». Je – Il n’avais pas totalement tort finalement. En tout cas il me semblerait totalement incongru de tout recommencer maintenant. C’est sans doute ce qui rend cet anniversaire si spécial : cet âge là, ces objectifs en poche.

Avoir toutes ces choses que j’avais souhaitées plus ou moins consciemment – et avec bien peu d’originalité – est un immense bonheur, évidemment. Une chance dont j’ai conscience. C’est d’ailleurs pour ça que j’affirme si souvent que je préfère avoir trente ans que vingt. J’ai passé ma vingtaine à craindre ne jamais y arriver.

Vais-je devoir pour autant m’en contenter pour le reste de ma vie maintenant ? Je rêve de Paris et sature de ma province allemande.

Faire ce bilan la veille de mon anniversaire m’a donné les larmes aux yeux d’abord. Un mélange de déception, d’amertume et de regrets. Je me suis dit que je n’aurais jamais dû renoncer : à la politique, à un métier passion, à mon pays. Que j’avais peut-être trop sacrifié à ma famille et ma tranquillité finalement. Et puis j’ai pris un peu de recul, j’ai laissé décanter mes émotions. J’en ai discuté avec Ulrich et quelques amis aussi.

Depuis le début de mon congé parental, depuis le mois de juillet donc, je n’ai presque plus aucun contact avec mon travail. La première fois, pour Pierre, j’appelais souvent mon équipe, mes collègues, mon directeur, j’étais passée les voir même plusieurs fois. Cette fois je leur ai proposé timidement dans un mail de nous voir – en espérant secrètement que leur emploi du temps ne leur permette pas. Je fais l’autruche, j’essaie d’oublier que je devrais y retourner. Je me dis que j’ai encore bien le temps, d’ici au mois d’octobre… Alors je crois bien avoir mis le doigt dessus : le problème vient de là. De ce travail, de cet environnement qui ne me stimule plus du tout intellectuellement. Malgré toute l’amitié que je porte à mes collègues, et le sentiment désagréable de les trahir en écrivant cela, je ne crois plus pouvoir continuer à m’épanouir parmi eux. Humainement, si, bien sûr. Mais j’ai besoin d’autre chose.

Avec Ulrich nous nous sommes arrêtés sur deux grandes idées pour le moment. Surtout, avant tout, un changement de poste. Mais aussi, éventuellement, un possible déménagement à Düsseldorf. Düsseldorf, une vraie grande ville, avec des trains et des avions directs pour la France, une communauté française. J’ai été soulagée que mon mari l’envisage.

Je sais déjà, je suis presque sûre en tout cas, que le jour où je retournerai à mon travail, la simplicité confortable de mon quotidien me séduira à nouveau. M’empêchera de m’échapper. Qui peut encore rêver de nos jours d’un travail bien payé, sûr, où on ne vous en demande pas trop, où on vous encense pour le peu que vous faites, où vos collègues sont aussi vos amis, où on vous permet de vivre votre vie de famille comme vous l’entendez ?

Mais j’espère aussi réussir à ne pas retomber dans le piège. Ou alors juste temporairement. J’aimerais d’ailleurs profiter de mon congé parental pour refaire mon CV, le mettre en ligne. Et pourquoi pas demander un changement de poste dès mon retour ?

J’ai mis 17 ans à construire la famille dont je rêvais. Il va peut-être falloir penser au reste maintenant.

85 réactions au sujet de « 35 ans – et comme une crise »

  1. C’est rigolo, je viens d’avoir 34 ans et je suis dans la même optique que toi. Pour le moment je fais passer ma vie perso et familiale en priorité. Et ensuite je penserai plus à ma carrière. Comme me le dit très justement mon mari on a encore une trentaine d’années à travailler. Alors on a le temps d’évoluer. En attendant profite bien de ton congé parental et de tes deux fistons.

  2. Je me retrouve en partie dans ton constat : suite à une mauvaise expérience dans un métier-passion, j’ai choisi un travail bien plus tranquille mais bien moins stimulant, qui me permet certes de garder plein de temps pour m’occuper des enfants. J’ai même demandé à passer à 80% quand je reprendrai après mon congé maternité.
    Difficile de tout concilier et d’être satisfaite sur tous les plans… Je pense de plus en plus que je ne retournerai pas à mon métier-passion, par manque de confiance en moi et puis parce qu’en n’ayant fait que 3 ans dans ce domaine, ça risque d’être difficile de s’y remettre suite à une longue pause. Cela dit, j’espère vraiment renouer avec ma passion dans mes loisirs, c’est l’objectif 2018 dès que bébé2 aura grandi un peu !
    Je te souhaite d’arriver à tout concilier au mieux. Ton mari a l’air très à l’écoute en tout cas, alors j’espère que ces prochains mois/années te permettront de t’épanouir dans les domaines qui te manquent.

    1. Oui j’ai de la chance que mon mari soit aussi ouvert et aidant dans la discussion 🙂 . Concernant les loisirs, c’est clairement quelque chose qui m’aide aussi : grâce au blog, j’ai l’impression d’avoir une activité artistique. Mais ça ne me suffit pas vraiment et je ne pourrai pas y consacrer plus de temps quand je reprendrai le travail. Donc je me dis que c’est au travail que quelque chose doit changer…

  3. Comme tu le sais, nous avons exactement le même âge à quelques jours près… Et je n’ai pas du tout le même ressenti que toi. Déjà ce rapport que tu fais entre tes 35 ans et tes 17 ans, sans doute parce que pour moi mes 17 ans étaient loin d’être la plus belle année de ma vie ;-)…Pour moi les belles années ont commencé bien plus tard. De plus, je ne me suis jamais dit « avant cet âge, il faut que je sois mariée, ect ».
    Cependant je me retrouve dans tes questions par rapport au travail, je me sens aussi dans une zone de confort, chouette et j’aime mon travail, mais je sent aussi que ça ne me suffit plus. Je ne sais pas encore vers quoi me mènent mes questions actuellement…
    Je trouve que ce genre de période n’est pas facile mais c’est souvent de là que naissent les nouveaux projets, elle nous oblige à creuser vers ce qu’on souhaite réellement. Et je trouve que tu en tire déjà des idées concrètes, c’est top et je te souhaite que ça aille dans le bon sens pour toi, vers un nouvel épanouissement 🙂

    1. En fait bizarrement mes idées déprimées ont déjà totalement disparues et je ne retiens que le positif maintenant que la date est passée : j’ai déjà une vie super, il va falloir juste maintenant peaufiner un peu l’aspect professionnel. C’est un nouveau challenge qui va me faire avancer et ça peut aussi se faire sereinement 🙂 .

  4. Que de mélancolie. C’est bien pour cela que je n’aime pas trop fêter mon anniversaire.
    C’est bien d’avoir pu en discuter avec ton mari. Avoir des projets et aller de l’avant, il n’y a pas d’âge pour ça ! Les nouvelles envies, progresser, des nouvelles attentes, c’est ce qui nous fait avancer.
    Peut-être es-tu aussi nostalgique de la France et que cela te manque énormément ?
    J’espère qu’avoir trouvé des solutions, avoir réfléchi sur ce qui te fait te sentir mal, d’avoir posé ces mots t’ont fait du bien.
    Et encore joyeux anniversaire !

    1. Finalement je me sens déjà beaucoup mieux, cette mini-déprime n’a duré qu’un jour ou deux. Bon, j’ai encore un peu du mal avec le chiffre 35 mais j’ai un an pour m’y faire 🙂 . En parler m’a en effet fait beaucoup de bien et maintenant je me dis que c’est en fait un beau challenge d’évoluer professionnellement. Concernant la France évidemment tu as raison, j’ai très souvent le mal du pays mais nous n’envisageons pas de nous y installer alors je dois m’y faire.

  5. C’est ça, exactement. Tu prends bien soin de toi en écrivant tout ça, car tu expliques très bien que ta vie de famille est formidable mais que, bien entendu un épanouissement personnel est irremplaçable. Je te souhaite une très belle 36ème année!

  6. Ben bon anniv quand même hein 😛 Tu veux tout faire en avance !! D’hab cette crise je la constate autour des 40 ans !!
    Mais ça peut être chouette pour toi de quitter ta si coquette ville pour une plus grande métropole, ça te changera pour un air plus excitant peut-être ? Mais la France carrément sinon ça le tente pas ?

    17 ans est pas du tout mon âge idéal, certes on se prend pour le roi du monde mais avec le recul je nous trouve si prétentieux, autocentré, imbus de nous et persuadé de détenir la vérité alors qu’au fond on commence tout juste sa vie. Mais j’ai jamais eu d’autres ambitions que ma famille, le pro c’est pour mettre de la bouffe dans l’assiette, ma vie est pas au travail.

    1. Oui c’est ça je suis définitivement hyper précoce en tout 🙂 . La France me tente carrément mais nous avons choisi l’Allemagne définitivement je crois. En tout cas je sais que pour le coup Ulrich ne serait pas prêt. Et finalement je ne suis pas si malheureuse ici non plus. Mais une ville plus excitante en effet avec autre chose qu’un pauvre château 😉 ce serait déjà pas mal. J’ai aussi longtemps considéré le pro comme un simple moyen de gagner de l’argent mais le fait est que ça occupera bientôt à nouveau six heures de chacune de mes journées et je me dis que tant qu’à faire ce serait bien que ça m’épanouisse un peu…

  7. Je crois que la maternité nous bouscule profondément, encore plus pour un 2ème où l’on est plus dans la « découverte ». On a besoin de sentir qu’être mères ne nous éteint pas, qu’on peut encore s’épanouir hors de nos enfants, et que c’est aussi vital que de les aimer eux, de nous aimer nous-mêmes. Je t’invite, si tu ne l’as pas encore fait, à lire l’article de Les petits cailloux à ce sujet : http://les-petits-cailloux.com/reconversion/

    1. C’est tout à fait ça ce que tu dis sur l’après deuxième naissance, merci d’avoir mis des mots dessus ! D’ailleurs contrairement à la première fois cette fois je me suis déjà remise à prendre des cours de sport, à voir mes copines le soir sans enfants… Comme une renaissance – la mienne – finalement 🙂 .

  8. Un beau bilan… J’ai presque le même âge que toi (je vais les avoir en mars) et je suis dans la même démarche de remise en question et de besoin de renouveau… On parle souvent de la crise de la quarantaine, et bien j’ai un peu l’impression d’y être… Alors, prends ton temps, prends du recul, commence des petites actions qui ne t’engage à rien, profite de tes loulous, et le reste suivre !
    Et au fait, bon anniversaire tout de même !

    Bises
    Virginie

    1. Ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule de la blogosphère née en 83 – et à partager ces réflexions aussi ! Grâce à mes trois hommes chéris j’ai finalement passé une très bonne journée en tout cas 🙂 .

    1. Merci 🙂 ça prendra peut-être du temps mais il n’y a pas d’urgence, je pense que la seule perspective d’un nouveau travail suffit déjà à me redonner le sourire !

  9. Comme je te comprends. En congé maternité actuellement, je me pose les mêmes questions professionnelles ! comme si appuyer sur le bouton pause de la routine quotidienne permettait de se lancer dans des réflexions profondes !
    J’espère que tu arriveras à avoir le changement que tu souhaites (et bon anniversaire !)

    1. Je pense que c’est aussi un risque avec le congé parental. On a soudainement plus le temps (entre deux lessives, biberons et purées, on est d’accord) de se questionner sur soi, ses aspirations profondes, le sens de notre vie, etc. Et puis c’est une expérience très différente de notre quotidien au travail, alors c’est aussi normale qu’elle nous change.

  10. tellement à dire là dessus !! ce qui me vient en premier c’est que tu es arrivée au bout d’un cycle. c’est une chose qu’on m’a enseignée l’année dernière, qui part d’une étude très sérieuse. la vie n’est plus linéaire comme il y a 50 ou 60 ans. maintenant il y a des cycles, avec un début, plutôt euphorique, une stabilisation, puis un recul, et enfin une recherche de renouveau… et on repart au début. tu voulais une famille, un travail stable, tu as construit tout ça. maintenant c’est fait, du coup tu te demandes ce qui va se passer ensuite ! mais 35 ans, c’est loin d’être la fin !! c’est juste la fin d’un cycle, et tu vas en recommencer un nouveau, avec de nouveaux objectifs, qui seront peut être cette fois plus centrés sur toi. même si les précédents étaient déjà centré sur toi, avoir des enfants avec un mari aimant c’était ce qui te donnait une perspective de bonheur. tu as encore beaucoup d’années devant pour réaliser plein de choses ! et rien ne t’oblige a recommencer ta vie professionnelle a zéro ! une petite modification peut suffire . c’est déjà super que vous envisagiez des changement avec ton mari, et que vous soyez sur la même longueur d’ondes. tu as fait le tour de ton job, tu as besoin de stimulation intellectuelle. crois moi je vois bien ce que tu veux dire, mais rien ne t’oblige a tout plaquer comme moi ! pour moi, j’ai surtout repris ce qui me tenait à cœur a 18 ans… mais chacun son chemin. fais toi confiance et laisse toi le temps. et ne soit pas si dure avec toi même ! c’est hallucinant tes interrogations sont en phase avec ce que je vais écrire sur mon site pro..

    1. Merci beaucoup pour ton soutien, ta réponse à mon commentaire m’a aussi beaucoup aidée. Finalement je vais déjà beaucoup mieux, plus de déprime, plutôt l’enthousiasme d’avancer désormais. J’aime aussi ce que tu dis sur les petits changements, c’est pourquoi je pense aussi qu’il faudrait que j’ai le courage d’en parler à ma hiérarchie. Je crois que je suis appréciée, ils peuvent peut-être eux aussi me proposer quelque chose sans aller chercher trop loin pour commencer…

      1. bien sur c’est un bon début ! si tu apprécies de travailler la bas, rien de t’empêche d’entamer le dialogue avec eux !
        et même si ca n’est pas dès ton retour, quand un poste se libérera, ils sauront que tu souhaites évoluer. tu n’as rien a perdre a faire cette démarche de mon point de vue.

        1. Je pense quand même que mon supérieur direct risque d’être un un peu déçu puisqu’évidemment il préfèrerait que je reste avec lui… Mais je vais bien y réfléchir 🙂 .

  11. Le job parfait n’existe pas mais il faut trouver un équilibre. On peut adorer bosser avec des gens mais ne plus s’épanouir sur un poste.
    C’est exactement ce qui m’arrive depuis quelques mois….

    1. Alors on se comprend parfaitement ! Et ça ne rend pas la chose facile… Parce que j’ai très peur de regretter : et si je quittais tout pour un poste passionnant mais où je ne serais entourée que de vipères ? J’ai besoin d’un entourage bienveillant, je sais que je le vivrais très mal.

  12. Tout d’abord je tiens à te dire que j’aime beaucoup ta nouvelle bannière et les couleurs associées ! ça donne un vrai coup de peps et on sent à travers ces lignes que c’est ce dont tu as besoin.

    Je pense qu’il y a un côté frustrant à se dire qu’on a coché toutes les cases de sa « bucket list ». C’est comme se retrouver face à la ligne d’arrivée et se retrouver perdue à se dire « ok ! et maintenant je fais quoi ? ». Eh bien moi je dis : refais une liste d’objectifs ! même si tu as déjà un peu commencé 😉
    Rien de plus motivant que d’avoir des projets à long terme et que je pense que c’est ce qui t’as manqué au moment de ta mise au point.
    J’espère que tu arriveras à t’épanouir personnellement et professionnellement car je ne doute pas que c’est le déjà le cas familièrement !

    1. Merci ! Oui j’avais besoin de soleil, de doré et je suis aussi ravie de ce « changement dans la continuité » comme on dit.
      Je suis totalement d’accord avec toi avec cette histoire de « bucket list » c’est en effet l’absence de projet de long terme qui me pétrifie en ce moment. Mais maintenant que cette petite phase de déprime est passée, je suis prête à y réfléchir !

  13. C’est drôle comme ton article me parle, du moins une partie. J’ai 38 ans et je veux également modifier la trajectoire de ma vie maintenant que j’ai ma petite fille. Elle a aujourd’hui deux ans et j’envisage très sérieusement une reconversion professionnelle pour quitter un job qui ne m’enrichit plus depuis bien longtemps.
    Je te souhaite que tes souhaits se réalisent car 35 ans, c’est un âge où l’on a encore plein de choses à accomplir 🙂
    Cécilia

    1. Merci beaucoup pour ton message qui m’encourage beaucoup ! C’est dingue comme la maternité nous change… D’un autre côté c’est une expérience tellement incroyable, ça me semble évident de ne plus arriver à me passionner pour les mêmes choses qu’avant.

  14. Alles Gute !! (du coup je t’ai envoyé ce drôle de message insta pile pour ton anniv, j’espere que tu m’en veux pas, je buvais un coup peut-être à ta santé :))
    Je vois que le blog s’est refait une beauté pour l’occasion, c’est chouette ça !
    (du coup j’ai deux articles de retard .. mais c’est par rapport à ces questionnements que tu ne vas pas laisser les 2 à la crèche de ton employeur ? … bon courage pour la recherche en tout cas … une fois que c’est fait ce n’est plus qu’un mauvais souvenir mais sur le coup, c’est une montagne à déplacer!)
    C’est drôle ce que tu dis sur ton adolescence. J’ai le même sentiment sur le fait que ca a été le dernier âge où tout semblait possible et je suis ravie de l’avoir vécu mais je ne le regrette pas du tout … déjà beaucoup de choses sont encore possible maintenant (mais oui, un nouveau boulot, une nouvelle ville Düsseldorf, je t’y vois bien, tiens et il y a a même un institut francais là bas :)). Et puis je suis pas sûre de ce que j’aurais à dire à la Jess de 17 ans, qui pensait que tout allait lui tomber tout cru dans le bec, que ceux qui voulaient la sécurité n’avaient rien compris à la vie, qu’elle elle avait tout compris …

    1. Non non je ne t’en veux pas du tout 🙂 je n’ai juste pas compris qui était la troisième personne de la discussion donc j’ai préféré ne pas répondre 😉 . Je suis contente que les nouvelles couleurs te plaisent, j’avais désespérément besoin de jaune soleil… Pour les crèches en fait bizarrement ma crèche employeur n’a que des places en U3 (moins de trois ans). Et là on aimerait beaucoup avoir les deux dans un seul établissement histoire d’optimiser les trajets. Enfin c’est vrai que j’idéalise un peu trop mes 17 ans je ne sais pas bien pourquoi. Mais comme toi j’étais sans doute aussi très arrogante et ignorante !

      1. ahahah mais je n’avais même pas vu de troisième personne et là je regarde et … c’est ma marraine – qui n’a rien compris mais et cru que j’étais sa fan préférée à elle … ce qui pourrait aussi être bien vrai … – bref quand je te dis que je ne sais pas ce qui s’est passé ce soir là 😀

  15. Je n’ai pas encore ton âge et j’aurais bien du mal à calmer ces frustrations, mais est-ce qu’on n’idéalise pas une certaine image de réussite ? Ca me frappe quand tu parles de rêver vivre à Paris : j’y vis (presque) et je trouve mon quotidien bien différent du rêve. Les transports chaotiques, chers, la course effrénée sur mon maigre temps libre, et une qualité de vie vraiment moindre …
    Ton idée de préparer ton cv et la suite des choses pendant le congé me paraît bonne, tu pourras prendre plus de recul.

    1. Tu as tout à fait raison d’ailleurs ton commentaire me fait prendre conscience d’une chose importante : ce n’est pas vraiment Paris qui me manque, c’est la vie que j’avais à Paris quand j’avais 25 ans, et c’est une grosse différence 😉 .

  16. Encore un joyeux anniversaire à toi.
    Je ne te parlerai pas de ce qu’évoque 35 ans pour moi, mon histoire personnelle fait que je l’appréhende énormément…
    Quand je te lis, je suis prise dans une ambivalence de sentiments… Je te trouve dur avec toi même mais je comprends en même temps que certains choix de vie puissent amener à des regrets surtout quand je lis tous les projets et l’ambition que tu pouvais avoir. Je trouve ça bien que de nouvelles perspectives puissent s’ouvrir à toi. Prends le temps d’y réfléchir, ton congé parental y est peut-être pour quelque chose. Mais comme tu dis, tu as mis 17 ans pour construire ta famille rêvée, il t’en reste maintenant au moins autant pour en profiter, la perfectionner et répondre à tes ambitions personnelles et professionnelles! Je te souhaite le meilleur pour ces belles années qui s’offrent à toi.
    PS: J’adore ton nouveau design 🙂

    1. Merci pour le design j’avais envie de nouvelles couleurs et de nouvelles photos depuis longtemps je suis contente d’avoir enfin pris le temps ! Grâce aux commentaires de cet article et aux discussions que j’ai eues à droite à gauche je suis bien plus optimiste désormais. Je me dis qu’en effet je vais prendre le temp de réfléchir et de me fixer de nouveaux objectifs tout simplement !

  17. Ton billet est très touchant et c’est fou, je n’ai « que » trente ans mais je suis passée par des questionnements assez similaires depuis que j’ai 2 enfants et que, finalement, j’ai coché toutes les cases à remplir de la vie d’adulte : un boulot de fonctionnaire, une maison, deux enfants… Et au final, j’ai aussi réalisé que je n’étais plus stimulée intellectuellement par mon travail, un gros gros point noir.
    Et si la vie commençait là, quand on a justement coché toutes ces petites cases ? Et si c’était le moment de se donner des challenges et de s’affirmer ?

    Ahhh, Düsseldorf, j’ai découvert cette ville par 2 fois, elle n’est qu’à 4h de voiture de mon Nord-Pas-de-Calais en plus 😉
    Je trouve cette ville captivante, une ville de trentenaires, j’ai l’impression, à l’ambiance si particulière avec ce Rhin qui la traverse !

    1. Nous étions dans le Nord-Pas-de-Calais récemment nous aussi 🙂 . Finalement je ne connais pas très bien Düsseldorf mais l’aspect grande ville internationale suffit déjà à me faire rêver. Ta vie comme tu la décris ressemble beaucoup à la mienne en effet et je crois bien que je vais me fixer de nouveaux challenges maintenant !

  18. Je suis aussi dans une phase de bilan : 30 ans dans presqu’un mois. J’étais loin d’imaginée cette vie-là : mariée, 1 enfant et vivant sous la neige au lieu des tropiques …

    Je n’avais pas d’idée sur ce que je voulais et j’espérais juste être encore en vie au vue des épreuves que j’ai pu vivre dans mon adolescence.
    Je me reconnais dans ce que tu décris au niveau du travail, je suis aussi dans cette phase de reconversion car au quotidien je ne fais pas grand-chose et cela devient grave. La semaine dernière j’ai été absente pour enfant malade et personne ne m’a cherché, ne m’a demandé le moindre justificatif et j’ai repris mes fonctions sans que l’on s’aperçoive de mon absence …
    C’est sûr que c’est un confort mais peut-on réellement s’épanouir professionnellement sans challenge ? Telle est la question …

    J’espère en tout cas qu’une issue te permettra de poursuivre la construire de ton idéal bien que nous n’avons pas tous ce que nous nous voulons dans la vie, nous devons cependant essayer de l’obtenir 😉

    Bien à toi.

  19. Happy 35 !!! Dans quel(s) domaines aimerais-tu t’épanouir ? J’ai souvent entendu dire qu’il ne fallait jamais privilégier le confort (valable pour le pyjama en pilou versus la nuisette en soie comme dans la vie professionnelle), mais j’avoue que le confort me va bien. Nouveaux challenges, nouveaux projets, nouvelles envie … je n’ai jamais beaucoup aimé la nouveauté moi 😉 et du coup les anniversaires passent mieux ! Enfin, on reparle bientôt des 40 ans qui se profilent ici et pour lesquels je fais un déni 😉

    1. Je suis aussi une grande adepte du confort en général, c’est d’ailleurs pourquoi jusqu’à maintenant je n’ai jamais rien fait pour bouger… mais là je crois vraiment que c’est trop, un trou dans le pyjama en pilou, tu imagines ? Et finalement je ne sais pas encore vraiment vers quoi je veux aller, ce que je sais c’est que j’ai fait le tour du métier que j’exerce depuis dix ans et que je m’ennuie terriblement. Peut-être qu’un simple changement de poste, voire une adaptation de poste – en restant dans mon administration actuelle suffirait finalement. Je vais y réfléchir sérieusement maintenant.

  20. Oh la la la les fautes de frappe ! Je reprends ma fin qui est a été coupé ! Bref, j’espère que tu trouveras une issue te permettant de poursuivre ta construction idéale bien que nous n’ayons pas toujours ce que nous voulons, rien ne nous empêche d’essayer de l’obtenir.

    Rien n’est jamais vraiment comme nous l’imaginions et il y aura toujours quelque chose qui manquera finalement. La vie est comme un puzzle : une fois finie on peut s’apercevoir qu’il manque des pièces mais nous ne pouvons pas toujours changer le passé mais nous avons la main sur l’avenir. Je suis sûre que tu sauras combler et surtout réajuster toutes ses « pièces » de ton puzzle de vie 😉

    Maintenant Bien à toi. Ah ah ah ah !

    1. Merci pour ton long commentaire en deux parties 🙂 . Je suis tout à fait d’accord avec ta conclusion : c’est sans doute presque impossible de tout avoir, mais chercher à tout avoir, c’est quand même une jolie motivation. Depuis que j’ai posé des mots sur cette petite déprime, je me sens déjà tellement mieux, regonflée, prête à beaucoup de choses pour retrouver du plaisir au travail.

  21. Tu le sais j’ai eu la chance et la possibilité de construire la vie personnelle dont je rêvais avant mes 30 ans.
    Et pourtant… Pourtant dans un an je passe cette barre, cette barrière, ce changement de dizaine qui me fait tellement peur.
    J’ai fais des études, j’en ai ch*** dans des environnements de travail qui m’ont mise à rude épreuve et m’ont demandé plusieurs fois une grosse introspection. J’ai réussi après mon deuxième congés maternité à me sortir d’une société qui était entrain de me plonger doucement dans une profonde dépression comme tu le sais. J’en suis très heureuse. J’ai retrouvé des collègues « normaux » qui me permettent d’avoir un poste plus près de mes désirs (dans le mode de fonctionnement). MAIS. Mais je me sens toujours de passage. Ça ne va toujours pas. Je dois sûrement avoir un truc qui cloche ce n’est pas possible. D’être toujours insatisfaite.
    Et pourtant je pourrais difficilement être plus heureuse. J’en ai même eu les larmes aux yeux ce week end de me sentir si bénie d’avoir mon mari et mes fils, un travail stable et qui paye bien, un toit sur la tête aménagé à notre goût et dont nous sommes propriétaires (enfin dans 15 ans quand on aura remboursé la banque mais quand même).
    J’ai peur d’arriver à 35 ans et de ne toujours pas me retrouver dans un poste qui vraiment me fasse vibrer. Je suis heureuse de venir travailler le matin maintenant mais je vois déjà arriver le jour ou je ne le serais plus, et ça ne fait que 3 mois… Alors je te comprends et je t’encouragerais à fond à faire des projets pour retrouver cette partie de toi qui « te manque ». On peut être comblée en tant que mère et complètement vide en tant que femme active. Et si tu es comme moi ton équilibre à besoin des deux.

    1. Ce n’est pas non plus toujours facile de savoir ce qu’on veut. Je trouve qu’on n’est vraiment pas assez aidé en ce sens, dès l’école. De mon côté j’ai toujours suivi les voies qu’on me proposait : les études généralistes, les postes les plus confortables, le management maintenant… Mais finalement j’ai l’impression tout au long du parcours que personne – ni moi, ni les gens qui m’ont conseillée ou accompagnée – ne se sont demandé ce pour quoi j’étais faite, ce qui me plaisait vraiment. Mais finalement je me dis que c’est aussi un beau challenge pour la deuxième partie de ma carrière qui va commencer maintenant 🙂 .

  22. Ma vie telle que je l’imaginais à 17 ans , ne ressemble pas trop à la mienne (déjà parce que je n’avais aucune vraie idée d’un loyer de Paris intramuros ahahaha!). Mais je crois vraiment qu’elle me convient mieux. Je suis moins courageuse que je ne l’imaginais sur pas mal de point, mais j’essaye de ne pas me laisser (trop) engluer. Sur le travail je te rejoins pas mal. C’est compliqué quand on a du confort là où on est d’oser bouger. Mais tu as l’air d’avoir déjà quelques idées et surtout la volonté! Alors plein de belles choses pour cette nouvelle année qui démarre et bel anniversaire (en retard)

  23. C’est drôle, moi, mon âge phare, c’était 16 ans. Quand j’étais gamine, je m’imaginais qu’à 16 ans, tout serait différent et puis j’ai eu 16 ans et ça n’a rien changé! Je ne reviendrais en arrière pour rien au monde, j’ai aimé avoir 18 ans ou 20 ans mais je préfère largement avoir mon âge, je me sens bien plus à ma place dans ma vie qu’ado (j’étais très décalée dans mes goûts quand j’étais ado et c’était pas évident à vivre).
    Ma soeur était mariée à 25 ans, 1e enfant à 26, le 2e à 28, la maison, 2 voitures, une vie qui me paraissait « spießig » quand j’étais jeune adulte (on a 7 ans de différence) et je ne voulais pas me « poser » avant d’avoir 35 ans. Au final, je suis devenue maman plus tôt qu’elle et j’ai mené très tôt une vie très « rangée ». C’est comme si j’avais sauté une étape: alor que mees copines de fac en étaient encore à faire la fête, avoir un 1e boulot, evt. commencer une vie de couple, à 24 ans, j’étais maman solo submergée de responsabilités sans personne pour les partager avec moi. J’avais l’impression d’avoir 10 ans (au moins) d’avance quand je regardais la vie que je menais. Mes copines n’étaient pas encore mariée et moi j’avais déjà un divorce derrière moi et l’impression d’avoir été très vite et d’avoir foncé droit dans le mur. J’ai fini par désespérer de refaire ma vie un jour (4 ans 1/2 de vie de maman solo, ça laisse des traces).

    J’ai rencontré mon mari quand j’avais 28 ans, et j’ai commencé avec lui une vie de couple et de famille « classique ». Le boulot n’a jamais été ma priorité, mais plutôt un moyen de subvenir à mes besoins, j’avais assez de responsabilités à la maison pour ne pas avoir envie d’en avoir beaucoup au travail, je manque en fait cruellement d’ambition et l’année dernière, c’est bien plus les diplômes de langue que j’ai passé qui m’ont rendue fière que mes « achievements » au travail. J’ai adoré faire des études et m’éclate en faisant de la grammaire, ce qui m’épanouit plus que mon travail « normal ». Peut-être qu’un jour je changerai de voie ou peut-être pas, ce n’est pas ma priorité actuellement. Mon mari a par contre une vraie vocation et a trouvé le moyen de relier plusieurs facettes de sa vie pro (entre autres par une thèse en parallèle de son travail), mais c’est rare d’avoir cette possibilité.

    Ensemble, on a vécu pas mal de coups durs (un mariage religieux annulé la veille pour accompagner mon beau-père en train de mourir, un parcours PMA excessivement long) et cela recentre beaucoup. Pour moi, actuellement, la priorité, c’est mon mari et mes enfants. Je vais faire une pause d’un an 1/2, un vrai luxe alors que pour mon grand, j’avais repris le boulot à plein temps quand il avait 6 mois (le congé parental tel qu’il est n’existait pas à l’époque) et je suis contente de pouvoir être plus présente pour suivre (coacher?!) le grand avec ses devoirs (il est en 6. Klasse, un mix entre la 6e et la 5e françaises) et m’occuper de notre bébé à venir. Je reprendrais ensuite mon job (je faisais 30h/semaine avant la grossesse).

    Contrairement à toi, je ne me suis pas expatriée pour lui donc je ne suis pas triste de ne pas vivre en France. Cela fait presque 14 ans que je vis ici, l’Allemagne est mon pays presque autant que la France. J’aimerais être plus près de la frontière, un jour peut-être.J’ai habité Düsseldorf plusieurs mois et c’est vraiment une ville très agréable, j’en garde de supers souvenirs. Cela me parait une bonne idée de regarder dans cette direction, ton mari pourrait y trouver un poste sans trop de difficultés?

    1. Merci pour ton long commentaire. J’adore te lire, tu es devenue une vraie amie pour moi à travers tous ces messages, je tenais à te le dire 🙂 . Je comprends tout à fait ce que tu expliques, et notamment ce sens des priorités. D’ailleurs les miennes n’ont pas changé non plus : je veux continuer à m’occuper un maximum de mes fils, je suis ravie de pouvoir le faire jusqu’en octobre et je ne pense pas reprendre à temps plein ensuite (je ferai aussi 30 heures maximum, peut-être même moins les premiers temps). C’est quelque chose sur lequel je ne suis pas prête à négocier. En revanche, si ces 30 heures pouvaient être un poil plus épanouissantes, je pense quand même que ça pourrait me faire du bien. Peut-être qu’il suffira de pas grand chose, un aménagement de poste ou un changement même, sans changer d’administration ? Ou alors en effet carrément un déménagement vers Düsseldorf parce que, c’est vrai, la France me manque quand même énormément. Je n’ai pas forcément envie d’y retourner bizarrement, mais d’en être plus proche, oui.

      1. Je pense qu’un changement de postes ou de responsabilités peut vraiment changer quelque chose, et te permettre de moins t’ennuyer.
        Je comprends tout à fait ton envie de te rapprocher de la France. Quand nous sommes dans ma belle-famille, la frontière française est à max. 160km et cela me fait rêver bien plus que la frontière danoise qui est plus près de chez moI!! Tant que mon grand sera à la maison, on ne quittera pas Hambourg (son père est ici, je ne veux pas qu’il devienne un enfant trimballé dans toute l’Allemagne), ensuite, on verra. Il y a quelques années, il y avait un vol direct Lyon-Hamburg, qu’est-ce que c’était pratique. On regarde comment s’organiser cet été pour « rapatrier » le grand qui va aller passer 1-2 semaines à Lyon chez sa grand-mère et c’est bien galère sans vol direct.
        Merci pour cette « déclaration » d’amitié qui me touche énormément. C’est le sentiment que j’ai également!

  24. Avec mon mari, nous avons déjà vécu ce type de crise. Chaque fois que l’on s’est ennuyé dans notre vie quotidienne ou notre boulot. On se remet en question et on prend une décision, le tout étant de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Ce que tu as réussi à faire apparemment. Je t’arrête tout de suite, maintenant que ces idées se sont infiltrées dans ton cerveau, elles ne te quitteront plus. Et il vaut mieux prendre le taureau par les cornes, sinon, tu risques de fantasmer tes projets, voire ce que pourrait être ta vie au lieu de la vivre.

    Après, je pense que c’est aussi l’âge, ou plutôt la situation professionnelle et familiale qui fait cela. Je suis aussi dans ce type de questionnement : ok le mari, ok la maison, ok le bébé, ok le boulot. Quels projets maintenant ? Comme toi, j’ai remis en question mon travail, je m’ennuie un peu et la législation française vient de changer, rétrécissant dangereusement mon éventail de clientèle. Je dois aussi investir dans du matériel qui coûte cher, donc je réfléchis. Mon mari fait de même, pour d’autres raisons. Pour l’instant, ni l’un ni l’autre n’a tranché, nous sommes encore dans l’expectative mais je sais que nous sommes capables de changer de boulot ou de déménager si l’envie était trop forte. Cela ne nous inquiète pas en fait. Cela rabat les cartes mais c’est tout.

    Je fête mes 37 ans demain (vive les Verseaux, on est au top 😉 ), ça ne m’inquiète pas plus que cela mais ma mère me disait que, 40 ans, pour une femme c’est le bel âge. Ayant très très bien vécu la trentaine, je me dis qu’il me reste encore beaucoup de bonnes choses à vivre; le tout est de ne pas hésiter à prendre les décisions au bon moment..

    Comme on dit, après tout, on n’a qu’une vie, non ? Autant se lancer ! Je vous souhaite que vos projets se concrétisent, ça fait un bien fou 🙂

    1. Joyeux anniversaire !! J’espère que tu vas passer une belle journée. Et vive les Verseaux évidemment 😉 . Finalement je ne pense pas que mon âge soit vraiment le problème, d’ailleurs en toute humilité je crois que je me trouve mieux physiquement maintenant qu’à 20 ans 😉 . Le problème je l’ai identifié et comme tu me le conseilles il faut maintenant que je le prenne à bras le corps !

  25. Bon anniversaire!
    J’ai 35 aussi (plus pour longtemps en revanche lol)… et comme je te comprends!! Parce que un mari, des enfants, un boulot confortable (pratique) ,etc, c’est bien chouette mais je trouve que c’est important de se sentir heureux et utile dans son travail. Pareil, je suis en train de regarder moi aussi dans quelle voie pro continuer pour m’épanouir plus. Je pense que 35 ans c’est le bon âge pour se poser ses questions, chercher, trouver! On a encore quelques années.

    1. Oh je ne savais pas que nous avions presque le même âge, encore un point commun ! Et je vois que tu partages donc exactement mes questionnements… Tiens-moi au courant, dis-moi où ils te mènent, cela pourra peut-être m’inspirer !

      1. on n’a pas du tout le même type de boulot donc je ne pense pas que ça te seras utile mais qui sait ! Je fais en ce moment une formation en ligne, c’est stimulant et me permet d’apprendre de nouvelles choses de manière flexible. Je ne sais pas si ça me servira vraiment, on verra.
        Je viens de lire avec plaisir tous les commentaires des autres lectrices ( que des jeunes femmes , je ne suis qu’à moitié surprise). C’est rassurant finalement: on se pose toutes les mêmes questions ..je pensais que c’était typique et seulement pour les femmes vivant en allemagne, forcées de travailler à mi temps au vu des horaires de garderie ou d’école ( et de la culture ) mais je vois que finalement c’est pareil en France !
        Et les hommes dans tout ça? J’ai l’impression que c’est plus facile pour eux. Est ce que nous serions des internelles insatisfaites et eux capables de mieux se contenter de ce qu’ils ont ?
        C’est vrai que c’est vraiment ça, j’ai toujours besoin d’un objectif ou d’autre chose. J’ai les enfants et le mari parfait ( presque, si, si ), la maison ,l’endroit où je veux vivre et rester tellement j’y suis bien ( carrément) et pourtant je cherche autre chose 🙂
        Pour le lieu de vie, on a déménagé il y a deux ans et là ça a été un vrai succès, ça nous a fait TILT et continue encore donc je te souhaite effectivement de déménager aussi jusqu’à trouver l’endroit où tu te sentes si bien que tu ne l’échangerais pas pour ton Heimat !! Avec de préférence une liaison directe par avion !

        1. Moi aussi je suis étonnée mais un peu rassurée que beaucoup de françaises en France soient aussi frustrées que moi 😉 . Quant aux hommes aucune idée, ils se sacrifient peut-être moins quand même ?

  26. À la lecture de ton article, je me suis dit : « oh non, elle a l’air tellement triste Franfran » Alors je suis contente de lire que cette phase mélancolique n’aura pas duré trop longtemps. Vouloir changer et évoluer, c’est tout à fait normal. Et même sain. Il n’y a rien que j’aime davantage que les projets, que ce soit le we anniversaire des enfants ou prévoir mon futur poste dans 4-5 ans. Je fais partie de celles qui anticipent, qui réfléchissent longtemps en amont, quitte à ne pas concrétiser. Et j’adore ça ! Bref, j’espère que tu trouveras plein de jolis projets pro et perso qui te permettront d’aller de l’avant. Et je ne doute pas une seconde que tu y arriveras 😉

    1. Ne t’inquiète pas je ne suis pas triste 🙂 . Il y a juste eu un jour ou deux de passage à vide à l’approche de cette date. D’autant plus qu’au même moment j’ai dû décider de ne pas vernir vous rencontrer à Paris et cela a aussi un peu contribué à mon ras-le-bol de ma province perdue allemande… Maintenant je suis déjà regonflée à bloc pour envisager de nouvelles pistes et essayer de retrouver goût au travail !

    1. Je pense que nous avons toutes un âge d’or idéal auquel nous pensons régulièrement. Finalement c’est peut-être une bonne chose aussi, une source d’inspiration !

  27. Oh comme ce texte me touche.. . J’en ai les larmes aux yeux… c’est peut être car je suis dans le même constat légèrement amer.
    Ma terminale: comme toi ma meilleure année : le bac théâtre où j’obtiens la meilleure note sur les planches , la mention décrochée haut la main, le rêve de mes professeurs de me voir en prépa ou dans une grande école d’art dramatique, mon tout 1er amour. …
    J’ai fait d’autres choix. Car je rêvais aussi déjà de cette vie de famille. 14 ans plus tard je peux dire que j’ai réussi. J’y ai même tout sacrifié. Même si mon mari et mes deux filles me comblent De bonheur, je ressens profondément le besoin de m’ occuper à nouveau de moi, de faire revivre mes grandes passions: le théâtre, la musique et l’histoire mises si longtemps de côté. Et professionnellement je sais depuis longtemps qu’une page est en train de se tourner aussi. La question est pour aller où? Comment concilier tous ces changements avec ma famille que je chéris plus que tout?
    J’espère que tu nous donnera des nouvelles de tes projets, de comment tu penses amorcer ces changements. Je te souhaiten tout cas de trouver / de retrouver cette passion qui anime, qui brûle et qui fait vivre.

    1. C’est dingue je n’imaginais pas que nous avions autant de points communs ! J’ai l’impression que tu parles de moi quand tu parles de tes passions oubliées. Mais finalement beaucoup de mamans se sont retrouvées dans mon témoignage, je n’imaginais pas non plus que nous étions autant à partager ce constat… De mon côté depuis cet article ça va mieux, et les commentaires reçus me donnent beaucoup d’espoir. C’est un beau nouveau challenge qu’essayer de remettre un peu de passion dans mon quotidien professionnel. J’espère y arriver ! De ton côté quand et comment est prévue la reprise ?

  28. Oui, 35 ans, c’est un sorte de cap à passer, quand on se rend compte qu’on est déjà pleinement entré dans le monde adulte qui signe définitivement la fin de l’idéalisme de la jeunesse. Oui, c’est frustrant de réaliser que le (parfois) Wunderkind que nous étions est devenu un adulte responsable et… ordinaire. Mais c’est également un choix: on décide de faire passer sa famille familiale et personnelle avant le reste. Cela dit, je te comprends: la vie dans une petite ville allemande ne doit pas être tous les jours très fun. De mon côté, j’ai choisi Berlin pour son côté multikulti et très cool. Pour la carrière, en revanche, c’est une très mauvaise pioche 😉

    1. Berlin me fait tellement rêver ! Mais pour mon mari ce n’est pas une option. Pourquoi tu dis que c’est une mauvaise pioche niveau carrière ? Il y a sans doute moins d’emploi quand j’y pense. C’est vrai que chez nous près de la Ruhr on n’en manque pas.

      1. Il y a peu d’entreprises, surtout internationales, et beaucoup de concurrence. De nombreux jeunes Allemands viennent s’installer à Berlin pour le style de vie donc pour les postes il y a beaucoup de candidats et peu d’élus. C’est l’eldorado pour les start-ups mais les conditions de travail ne sont pas terribles. Bref, pour l’emploi, il vaut mieux être en NRW ou en Bavière…

  29. Tu sais que tu es en avance pour la crise de milieu de vie?
    Je t’avoue que je suis un peu dans les mêmes questionnements par rapport à mon travail. Je crois aussi que ce qui me frustre c’est ce constat amer qu’en tant que femme je dois faire des sacrifices. Comme tu le sais, mon compagnon est absent plusieurs mois cette année pour raison professionnelle et le fait que je doive assumer les enfants, rester à temps partiel, laisser mon job en plan quand les enfants sont malades…Même si au travail je culpabilise de les envoyer à l’école/crèche malades. Je trouve qu’en temps que mère qui travaille, c’est dur de trouver ta place

    1. Nan mais tu sais je suis précoce en tout moi 😉 . Ta réflexion sur les femmes me fait réfléchir, je n’avais pas vu les choses comme ça mais au fond c’est évident, j’ai ce souci et pas mon mari. Et d’un autre côté j’aime tellement m’occuper de mes petits, j’ai l’impression sincère de l’avoir choisi. Ou alors c’est parce que j’ai trop joué à la poupée petite – et pas mon mari ?

  30. Cet article me parle tellement que je sors de l ombre. Ça fait presque 2 ans que je te suis hebdomadairement et que j attends tes articles avec toujours beaucoup d impatience. J aime lire tes réflexions tes questionnements et je trouve ton blog différent et très réfléchi. Cet article résonne en moi: 35 ans (aussi verseau) 2 enfants (2eme né en août cet été) congé maternité prolongé études brillamment réussies et travail à temps partiel confortable mais d un ennui profond. Je suis surprise de lire autant de commentaires et de personnes partageant la même chose et j en viens à me demander si cela n est pas normal et que j en demande trop?! Bref j espère vraiment que tu reviendras sur ce sujet. Je serais ravie de suivre les changements entrepris.

    1. Bienvenue ici, je suis toujours très contente quand des lectrices osent poster leur premier commentaire 🙂 . Et en effet nous avons un sacré nombre de points communs ! Je suis étonnée aussi du nombre de commentaires reçus de femmes partageant le même constat que moi. Mais je ne trouve pas ça « normal » pour autant, banal peut-être mais ça m’encourage au contraire à essayer de faire quelque chose de mon insatisfaction 🙂 . Promis, je vous tiendrai au courant !

  31. Je comprends…. J’ai ete exactement dans le meme cas de figure…Sauf que moi j’ai eu cette crise a 30 ans… Et j’ai perdu un enfant aussi dans des circonstances brutales, ce qui a entraine le passage a l’acte. Et j’ai tout change : pays, metier! Mais ce n’est pas une rupture avec l’ancienne vie, une continuation plutot. Certaines femmes choisissent une famille et pas de carriers, certaines une Carriere et pas d’enfants, certaines une carriere et des enfants a 40 ans et d’autres des enfants avant 30 ans et une carriere apres, le tout en meme temps semble difficilement conciliable.

    1. Je pense que tu as raison et qu’il faut savoir aussi être réaliste : nos journées ne font que 24 heures ! Je pense quand même essayer de me fixer des objectifs de long terme, pas forcément tout chambouler de suite, mais histoire d’avoir un rêve encore, quelque chose qui me fasse vibrer pour quand mes enfants seront un peu plus grands 🙂 .

  32. Oh mais qui n’a pas de regrets ? C’est beau, 17 ans, on a la vie devant soi, on est persuadé qu’on fera tout ce qu’on veut. Et puis la vie avance et nous oblige à faire des choix. Et choisir, C’est toujours un peu renoncer, pas vrai ? Si tu avais eu la vie que tu rêvais à 17 ans, peut être envierais tu la vie que tu as aujourd’hui. Sûrement même.
    Moi je trouve ça formidable que tu puisses en parler si facilement avec Ulrich. Quelle force pour votre couple ! Et sûr que vos solutions envisagées sont de bonnes solutions. Une vraie ville ! Moi qui suis une vraie campagnarde, je ne pensais jamais dire ça, mais je comprends complètement

    1. Tu as raison c’est vrai choisir c’est renoncer et si je n’avais pas ce que j’ai j’en souffrirais sans doute énormément. Ça n’empêche je crois que j’ai besoin de nouveaux projets à l’approche de la quarantaine, même très petits juste pour penser encore à moi et à mes envies.

  33. Coucou ma Franfran, désolée de commenter si tard. J’ai adoré ton article, comme toujours, mais je n’avais pas mon ordi sur moi au moment où je l’ai lu et j’ai laissé le temps passer… J’adore la sincérité avec laquelle tu dresses ce bilan. Tu peux être fière de toi: fonder une famille, vivre loin de ton sud natal, tout le monde n’en est pas capable. Toi si. Je comprends ton besoin d’évoluer professionnellement et je trouve ça super que ton mari te soutienne. Ca doit être un réel soulagement pour toi. Moi aussi, mes 17 ans restent la meilleure année de ma vie (encore un point commun:-) Je t’embrasse.

  34. Ton article m’a remué… Moi aussi je considère qu’à 17 ans j’avais tout. L’avenir devant moi. J’ai vécu toutes les années d’après avec la certitude d’aller « vers le mieux », d’avoir une vie d’adulte idéale. Depuis la naissance de mon grand, j’ai une autre certitude. Celle que les jours heureux, et surtout optimistes, sont derrière moi. C’est une sensation que je combats, mais qui s’impose toujours. Et comme toi, le travail prend une importance particulière… Aujourd’hui j’ai le sentiment d’avoir tout sacrifié pour ma vie de famille, sans en avoir eu réellement le choix, et c’est difficile. Difficile aussi de faire face aux « alors tu cherches un travail ? » qui viennent de gens qui n’ont aucune idée de ce que je vis au quotidien, du temps et de l’énergie dont j’ai besoin pour m’occuper de mes enfants et surtout de la prise en charge de mon grand. Épuisant, stressant, culpabilisant. Et surtout une réflexion éminemment solitaire. J’aime voir ta note de fin d’article. J’espère que tu trouveras l’équilibre qui te convient !

    1. Je comprends ton sentiment. C’est aussi bien différent d’avoir sacrifié son travail volontairement ou de subir la situation. J’espère aussi que de ton côté avec le temps tu trouveras un équilibre. Et en attendant les autres tu t’en fiches ! Ils n’ont pas l’ombre d’une idée de ce que peut être ton quotidien.

  35. Ton article résonne en moi. J’ai réussi à faire ce que je voulais (études, travail, mari, enfants), mais au bout d’un moment, j’avais l’impression de tourner en rond. Je me suis dit : « je vais vivre comme ça jusqu’à la retraite ?! » et là, j’ai compris que ce n’était pas possible. Avec mon mari, on a décidé d’aller vivre à l’autre bout du monde, expérience géniale. Je ne regrette rien. Ça fait presque 5 ans, des choses dans notre vie perso vont changer bientôt, alors nouveau projet, nous quitterons prochainement le Japon pour une nouvelle aventure. Je crois que ce qui nous épanouit, c’est de réaliser nos rêves, nos projets. Tu as concrétisé certaines choses dont tu avais rêvé à 17 ans, que tu aies envie de nouveauté (épanouissement dans ton travail) ne me surprend pas et je te souhaite très sincèrement d’y parvenir, que ce soit en changeant de poste, de job ou de ville. On arrive à un âge où on veut faire ce qui nous correspond vraiment (et pas ce qui correspondait aux désirs de nos familles/profs), on veut vivre en accord avec nos valeurs, qui peuvent avoir changé car on évolue, avec notre identité, et c’est le meilleur moyen d’être heureux. Bonne continuation !

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