Mon questionnaire « moi, maman »

Mon questionnaire « moi, maman »

Aujourd’hui c’est avec un très grand plaisir – et un peu de retard – que je réponds au questionnaire «Moi, maman ». C’est Johanna du blog « Au presque parfait » qui me l’a proposé. Johanna blogue depuis longtemps mais je ne l’ai découverte que récemment, au printemps. Notre grossesse presque simultanée nous faisait un joli point commun et aujourd’hui encore, j’adore suivre les progrès de sa Perluette. Et surtout j’adore la manière à la fois si douce et si franche qu’a Johanna de nous les raconter… et de les illustrer !

Présente-toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?

Sur la blogosphère je m’appelle Die Franzoesin, Franfran pour les intimes. Je suis effectivement française et habite en Allemagne depuis le printemps 2011. J’ai 34 ans – âge avec lequel je n’arrive pas du tout à m’identifier. Et je travaille en tant que cadre dans l’administration territoriale de mon pays d’accueil.

J’ai deux enfants et ça me fait tout drôle de l’écrire, je crois que je ne réalise pas encore vraiment – même si j’atteins une extase difficilement descriptible à chaque fois que je peux dire ou écrire : « mes fils » (#reine-mère). Sur le blog je les surnomme Pierre et Charles et leurs véritables prénoms sont dans ce genre : ultra classiques, ultra français, et un peu démodés. Il m’est d’ailleurs déjà arrivé de me tromper et de les appeler Pierre et Charles dans la vraie vie, oui oui. Pierre a deux ans et demi et Charles deux mois.

Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Je ne sais pas… J’aurais envie de dire « oui » mais c’est toujours très facile a postériori de l’affirmer ! En vrai je pense plutôt que non, en tout cas je ne crois pas à ce genre d’instinct divinatoire.

Maman au foyer ou maman au travail ?

Je me disais justement récemment que j’étais bien placée pour comprendre les deux points de vue. J’ai déjà pris un an de congé parental pour mon premier et suis au début d’une nouvelle année à la maison pour mon petit dernier. Entre les deux j’ai repris à temps partiel mon poste de cadre de la fonction publique et compte maintenir ce modèle après ma prochaine rentrée. Il faut dire que j’ai l’impression de ne pas avoir le choix, en tout cas le modèle allemand me pousse clairement dans cette direction, avec des crèches qui ferment à 15h pour la plupart et ne prennent en charge les bébés qu’à partir d’un an. Et d’un autre côté cela me convient trop bien, cette vie douce, aux côtés de mes enfants. Parfois je ressens une certaine frustration c’est vrai, une petite honte même quand des gens « d’avant » me demandent « ce que je fais ». Je me dis que cela devra être un jour ou l’autre un sujet de réflexion.

As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

J’en ai plusieurs même mais pour le moment ils ne symbolisent que mon grand : un pendentif que mon mari m’a offert à la naissance de Pierre et un porte-clés au nom de mon aîné. Mon ras-du-cou devrait être complété pour Noël. Concernant le porte-clés, je ne sais pas encore si je vais commander le prénom du deuxième ou si ça ne fait pas un peu trop « délire de maman sur-hormonée ».

As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Je ne suis pas sûre de croire à l’instinct maternel mais je me suis occupée intensément pour ne pas dire exclusivement de mes deux nourrissons alors forcément, assez rapidement, je suis devenue celle qui était la mieux à même de comprendre leurs pleurs par exemple. Aujourd’hui déjà, je ne crois pas me tromper quand je pense que Charles a faim ou qu’il a simplement besoin d’être porté. Et cela me rend un tout petit peu bêtement fière c’est vrai.

Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Non, le côté pipi me dégoûte un peu ! Et je me demande si le résultat reste pour toujours affiché ? Mais j’ai pris en photo mes deux tests de grossesse positifs avec mon sourire à côté. Ce fut d’ailleurs les deux fois ma façon de l’annoncer au papa, cette photo posée sur la table du petit déjeuner. Du coup j’y tiens énormément.

As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Pour le moment je n’ai pas eu à le faire, j’ai gardé religieusement toutes les affaires de Pierre en pensant au deuxième. Maintenant la question se pose un peu mais rien n’est encore décidé. J’essaie pour commencer d’apprendre à prêter ce qui n’est malheureusement pas spontanément dans ma nature. Je viens de le faire avec mes affaires de grossesse.

Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

J’ai plutôt tendance en ce moment à chercher des idées d’achat pour Charles ! C’est paradoxal peut-être mais je culpabilise d’utiliser 99% des affaires de son frère pour lui. Je me dis qu’il mérite aussi quelques affaires neuves, mais nous sommes déjà bien équipés. Depuis sa naissance, je lui ai cependant offert : une couverture crochetée à la main, deux beaux maxi-langes, un petit âne musical de la marque Sterntaler et un petit hochet de la marque Spiegelburg.

On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Non… Pour des raisons que j’ignore, mon mari refuse presque par principe tout achat d’occasion – enfin, sauf pour les voitures mais je parle ici de puériculture. Il a toujours peur de ne pas contrôler d’où ça vient vraiment je crois. Il tolère seulement les prêts de nos amis.

Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Mon mari a non seulement de très grands pieds – taille 49 – je précise qu’il fait aussi deux mètres – mais aussi une forme de pied très caractéristique avec un très grand et gros « gros orteil ». Or, nos deux fils ont exactement les mêmes pieds et nous pouvions déjà apercevoir cette particularité lors des échographies ! Je sais que c’est quelque chose qui touche beaucoup mon mari et qui l’aide sans doute dès la naissance voire même avant à s’identifier à ses enfants. Et puis vous allez trouver ça bête mais c’est aussi grâce à ses pieds que j’ai la certitude que Charles n’a pas été « échangé » en néonatalogie, et cela me rassure beaucoup. J’imagine que les autres mamans qui ont été séparées de leur bébé plusieurs heures après la naissance connaissent aussi cette crainte irrationnelle (ou alors je suis un peu dérangée psychologiquement, c’est possible aussi).

As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Je ne suis pas quelqu’un qui craque facilement. Je veux dire qu’il ne m’est encore jamais arrivé de crier des choses vraiment regrettables ou de lever la main. Cela n’a pas forcément que des avantages : je peux être très froide, très dure, mais je n’explose pas, j’encaisse. Je pense que je tiens cela de ma mère, qui est aussi comme ça.

Il m’est cependant arrivé une dizaine de fois de vraiment perdre mon sang froid avec Pierre, c’est à dire dans mon cas de crier très fort, parfois même de me mettre à pleurer puis de quitter les lieux pour m’enfermer dans une pièce quand je le pouvais. Je culpabilise à chaque fois et m’en explique toujours après parce que je ne pense pas que ce soit un comportement exemplaire d’adulte. Mais j’ai appris à accepter ces moments, mes limites, mon humanité.

Depuis la naissance de Charles je dois reconnaître une tendance à crier plus souvent. Mais ce sont alors de « petits cris » passagers, des « Tu vas mettre tes chaussures maintenant ! », qui me font honte à peine sortis de ma bouche et révèlent plus ma fatigue et un énervement constant – la lassitude de répéter chaque consigne 2 000 fois – qu’un véritable « craquage ». Ils font d’ailleurs souvent sourire Pierre. J’espère quand même qu’ils ne s’enracineront pas dans notre quotidien, je ne les aime pas.

Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

J’ai toujours voulu au moins deux enfants, idéalement trois. Deux enfants parce que je vous l’ai déjà dit, je crois à cette chance d’être membre d’une fratrie. Parce que j’ai tout simplement aimé être une soeur aussi. Trois parce que c’est encore plus que ce que j’ai connu – alors je me dis que ça doit être encore mieux. Et parce que j’adore être maman aussi. Mais pour le moment rien n’est décidé dans un sens comme dans l’autre. La faiblesse de mon col et les naissances prématurées de mes fils m’inquiètent beaucoup. Mon âge et nos ressources financières aussi un peu. Mais l’envie est toujours là je crois… Alors on verra.

Et voilà ! Maintenant c’est au tour de Pitite Fleur et de la vie ordinaire si elles veulent bien me suivre !

27 réactions au sujet de « Mon questionnaire « moi, maman » »

  1. Hihi mais moi j’ai déjà répondu ! J’ai été invitée par maman bcbg
    Sinon j’aime vraiment beaucoup ce tag, on en apprend vraiment beaucoup sur les autres mamans ! Par exemple le fait que les crèches allemandes ne prennent pas les enfants avant un an ou ferment à 15h, je ne me souviens pas l’avoir déjà lu sur ton blog. C’est toujours tellement intéressant de savoir comment ça se passe dans les autres pays je trouve !
    Et puis l’histoire du grand pied et du gros orteil, j’adore ! Number 1 aussi a le même petit orteil que son père, limite « dégénéré », avec un ongle tout bizarre, et c’est vrai que ça m’a rassurée aussi après la césarienne. Donc je pense que c’est plutôt normal (ou alors on est deux à être zinzin).
    Et… allez… un petit troizzzz ! (Je dis ça mais mon âge me bloque aussi )

    1. Bon ça y est je crois que j’ai trouvé la solution je ne raterai plus aucun de tes articles, promis ! Sur les crèches allemandes ce sera le sujet entier d’un prochain article, elles sont en effet bien différentes. Le petit troizzz… mmmh… je ne sais pas encore ! Je change d’avis chaque jour et ça risque de durer longtemps 🙂 . De toute façon pour nous il va falloir d’abord de toute urgence trouver une maison !

  2. Très joli questionnaire.
    J’aime beaucoup l’anecdote des pieds de tes fils. Ici ma fille a les mêmes pieds et mains que mon mari. Mon mari en est très fier.

    1. C’est drôle je crois que les hommes à défaut de grossesse ou d’accouchement sont ravis d’avoir ce petit truc qui les relie fermement à leur bébé 🙂 .

  3. Je suis ravie d’en apprendre encore un peu plus sur toi!
    Je dois t’avouer un truc, ma langue a déjà failli fourcher plusieurs fois au moment d’appeler ma fille par son prénom et Tess a bien failli sortir aussi 😉
    Je trouve que c’est très bien que le système allemand te pousse à t’arrêter pour t’occuper un peu de tes enfants. Bon après, je ne sais pas s’il vous aide un peu financièrement aussi car clairement, sans ça c’est impossible et c’est ce qui fait que je ne peux pas me le permettre en France malheureusement.
    L’anecdote sur les petits – grands- pieds est très marrante et c’est vrai que chez nous aussi Tess a tendance à avoir plutôt les pieds de son papa 😉

    1. Ouf je ne suis donc pas la seule blogueuse folle à qui cela arrive, le coup des pseudos / prénoms. Le système allemand nous aide oui : mon congé parental est indemnisé à 65% de mon salaire, c’est énorme même. On tient peut-être un truc sur le gêne des pieds transmis par les papas, non 😉 ?

      1. Je reviens sur ton commentaire: oui, c’est clair que c’est énorme mais dans les faits seulement pour Bébé 1! Ensuite comme en général les femmes se mettent en mi-temps – par choix mais pas toujours au vu des horaires des garderies (jusqu’à 14h30/15/16h , grand max 17h pour les structures publics..), du coup pour bébé 2 il ne reste plus grand chose! Exemple: moi je suis passée à 50% après la naissance de ma fille. Pour mon deuxième congé parental, du coup, je ne touchais plus que que 65% de mon salaire qui lui équivalait à 50% de ce que je gagnais avant. Autrement dit, il ne restait vraiment pas grand chose. Ceci dit on a géré quand même et je suis ravie d’avoir pu profiter de mes enfants autant de temps.
        La première année pour le premier bébé c’était quand même ma préférée.
        Un an parfait à en profiter à fond puisque je touchais un très bon « salaire » pour me faire plaisir. Et ma fille était une grande dormeuse!

        1. C’est vrai ce que tu dis étant donné que la plupart d’entre nous passent à temps partiel après BB1. Dans mon cas cependant j’ai repris à 75% donc la différence n’est quand même pas énorme, et mon indemnisation de congé parental reste encore confortable. Par ailleurs de mon côté j’ai davantage épargné en amont cette fois – la première fois je n’avais pas du tout anticipé – du coup paradoxalement je suis un peu plus large 🙂 .

  4. Vraiment, ce tag est un super moyen de se découvrir mieux, encore une fois je suis ravie que tu puisses t’y dévoiler encore un peu! J’aime beaucoup cette histoire de pied!!

  5. Héhé nous aussi on a des filles qui ont hérité des grands pieds de leur père! A trois ans, l’ainée fait du 27. Son père du 47. J’espère quand même pour elle qu’elle n’ira pas aussi loin (37 comme maman c’est bien non?)
    Je suis comme toi pour la réflexion du 3e… toute ma raison me pousse à dire non et pourtant j’en crève d’envie… Alors je change d’avis tous les jours et je me dis que la vie nous réserve bien des surprises!

    1. Du 27 à trois ans ?! Ah oui il y a un certain niveau 🙂 . Idem pour le troisième et mes idées qui changent chaque jour, on verra bien le moment venu 🙂 .

  6. J’avais lu le questionnaire chez mam weena et j’aime beaucoup apprendre ces petites choses d’autres mamans.
    J’adore la photo du tout petit pied, on comprend tout de suite ce que tu as voulu dire 😉

  7. J’ai bien aimé lire tes réponses, ce TAG m’a permi de mieux découvrir d’autres maman, je trouve ça chouette.
    C’est rigolo cette histoire de pied, je crois que moi aussi j’aurais eu un peu peur d’un échange ! Et d’ailleurs après ma césarienne c’est Mister M. qui a été dérouté car on lui a mis la Biscotte dans les bras mais comme il n’avait pas été présent lors de la naissance il m’a raconté qu’il s’était demandé si c’était bien la sienne. Je l’ai bien rassuré, de toute façon entre sa touffe de cheveux noirs bien dense, une petite marque à l’œil qui a disparu petit à petit les jours suivants mais que j’avais repéré au premier regard et la ressemblance avec son papa, moi je n’avais aucun doute !

    1. J’imagine que pour ton mari la rencontre a été un peu abrupte 🙂 . C’est rigolo en tout cas ces petits détails physiques qui retiennent notre attention dès la naissance !

  8. (oui je rattrape mon retard !!). J’ai bien aimé lire cet article. Pour ce qui est des affaires neuves pour un 2e, alors qu’au départ j’ai pas mal utilisé les affaires du 1er, il s’avère qu’il est finalement bien plus grand en taille.. Alors malgré des mois de naissance relativement proche (décembre et septembre), ils sont aujourd’hui décalés d’une saison ce qui est ultra galère car j’ai besoin de pantalons alors que je n’ai que des shorts sur une taille et inversement sur une autre. Et donc maintenant il a beaucoup de neuf !
    Sinon je suis un peu comme toi sur le côté froide qui craque peu. Mais pour moi je trouve que le mauvais côté est que quand j’explose, c’est finalement plus violent (pas physiquement hein..) que si je me permettait de craquer un peu plus souvent.

    1. Pour le moment le deuxième grandit plus vite que le premier du coup ça risque d’être n’importe quoi ici aussi au niveau des saisons, dommage ! Heureusement j’ai pas mal de tenues « demie-saison » qui iront bien tout le temps de crois (ou pour dire les choses moins diplomatiquement de toute façon en Allemagne il fait presque toujours gris-moche-froid 😉 ). Concernant le fait de craquer je ne pense pas non plus que ce soit forcément mauvais. Je sais que mon père craquait 1 000 fois plus souvent que ma mère et pourtant, je l’ai toujours considéré comme le « gentil » des deux…

  9. Pour commenter sur ta « peur irrationnelle », j’étais tellement heureuse que mon fils soit eurasien car j’étais ainsi sure qu’on ne me la ferait pas et que je remarquerais directement un échange effectué pendant mon sommeil. J’ai donc été hyper contrariée de voir une vietnamienne dans mon couloir de la maternité et je l’ai quasi stalkée pour voir son bébé et m’assurer qu’il ne ressemblait pas trop au mien #psychopathe… Je me rassure en me disant que c’est beaucoup trop demander à une jeune maman que d’être rationnelle (qui plus est, si comme dans ton cas il y a eu séparation !)

    1. Je dois dire que tu m’as faite bien rire avec cette histoire de maman vietnamienne 🙂 ! Mais tu as raison il y a des moments dans la vie où la raison fiche le camp 🙂 .

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