Tire-allaitement : le pourquoi du comment

Tire-allaitement : le pourquoi du comment

Comme promis je reviens cette semaine avec un article dédié au thème du tire-allaitement. Tirer mon lait pour nourrir mon bébé était une option que j’avais envisagée dès ma grossesse, puisque je savais les risques de prématurité élevés. Je m’étais alors fixé comme objectif de tenir jusqu’à ce que mon bébé ait deux mois ou atteigne les cinq kilos. C’est chose faite, ce qui me permet d’envisager aujourd’hui un arrêt presque sereinement.

Finalement Charles aura été nourri de mon lait neuf semaines en exclusif, plus longtemps encore donc que mon aîné. En arrêtant progressivement, ce que je souhaite faire, j’imagine qu’il pourra bénéficier de mon lait presque jusqu’à ses trois mois. Alors  je me dis que c’est déjà pas mal, que je suis presque une maman « normale » qui aurait sevré son bébé pour recommencer à travailler après son congé maternité…

Pourquoi tire-allaiter ?

Lorsque je parle de mon tire-allaitement, cela suscite presque toujours deux réactions opposées. Certains me félicitent et m’encouragent à poursuivre le plus longtemps possible. D’autres semblent horrifiés et ne pas comprendre pourquoi je m’inflige cela. Je comprends les deux positions, parce que je crois qu’il y a autant de raisons rationnelles qu’irrationnelles pour tire-allaiter.

Rationnellement, je pense que le lait maternel est le meilleur. C’est ce qui se dit partout et surtout en néonat’. C’est aussi ce qui me semble le plus logique : un lait d’humaine fait pour les petits humains. Et c’est aussi ce que m’a semblé confirmer mon expérience, d’un point de vue digestif notamment.

Mais il n’y a pas que ça. Émotionnellement aussi, j’avais envie de tire-allaiter. Et c’est parfois ce que j’ai eu du mal à expliquer. J’en ai eu envie pour rattraper un peu la défaillance de mon corps et la prématurité, sans doute. Pour conserver un lien particulier, physique, avec ce bébé sorti trop vite aussi. Et puis en tirant mon lait j’éprouve la même sensation qu’en faisant mes petits pots ou mes gâteaux moi-même. Un mélange de fierté et d’amour passant par le tube digestif.

Comment ?

J’en viens à la partie pratique de cet article, qui sera peut-être consulté un jour par des mamans en quête d’informations. Chaque expérience est unique évidemment mais je souhaite quand même vous expliquer comment j’ai fait.

Les trois premières semaines, j’ai tiré mon lait un quart d’heure toutes les trois heures. Ce fut la période la plus dure évidemment, puisque toutes les trois heures je relançais donc un processus qui durait près d’une heure en comptant les préparatifs puis le lavage et la stérilisation du matériel. Progressivement, je suis ensuite passée à six tirages par jour (un quart d’heure toutes les quatre heures) et cela est devenu beaucoup plus supportable.

Je n’ai jamais eu de problèmes de quantité et je sais que c’est une grande chance. En moyenne j’ai toujours jeté un tiers de mon lait. J’ai choisi de ne pas le congeler parce que notre congélateur est trop petit, parce que les règles de congélation me donnent des sueurs froides, mais aussi parce que sur ce sujet, l’émotionnel était pour moi supérieur au rationnel, et je n’imaginais donner que du lait « frais » à mon enfant. Je me suis renseignée pour faire don du surplus à un lactarium mais il n’en existe malheureusement pas dans notre région.

Un élément sans doute déterminant dans cette aventure a été de bien le vivre. La première fois, j’avais vécu tout cela comme un terrible échec. Cette fois j’ai adopté un regard très différent et considère au contraire bizarrement mon tire-allaitement comme une réussite ! Dans le même ordre d’idées, j’ai essayé dès le premier jour de faire de mes tirages un bon moment : je me suis installé un coin dédié dans notre chambre, me prépare une tisane, quelque chose à lire ou un podcast à écouter, et si c’est possible demande au papa de prendre le relais avec les petits pour me laisser un peu de tranquillité.

Pourquoi arrêter ?

Arrivées à ce stade de la lecture vous vous demandez alors peut-être pourquoi je décide maintenant d’arrêter, au delà de l’atteinte des objectifs – arbitraires, je le reconnais – que je m’étais fixés pendant ma grossesse. Il y a deux raisons principales à cela.

La première raison, c’est la douleur presque insupportable que les tirages m’infligent. Bien que le tire-lait ne doive normalement pas en provoquer, je souffre à nouveau de terribles crevasses qui ne cicatrisent pas. J’ai donc depuis plus de deux mois les tétons qui saignent régulièrement, et surtout qui me font terriblement mal. Je supporte difficilement le contact des vêtements, je souffre parfois même avec mon bébé dans les bras, et je ne vous parle pas des courants d’air qui me font serrer les dents. J’ai bien l’impression d’avoir tout essayé cette fois pour faire disparaitre ces blessures : la crème, le film alimentaire, l’air libre, le changement de téterelles… Rien n’y a fait. Il n’y a que les coquillages que je n’ai pas tentés, parce que le prix était à mes yeux trop élevé pour un résultat incertain. Les conseillères en lactation que j’ai vues au début de mon aventure m’ont toutes confirmées que j’avais des tétons particuliers – ce qui expliquerait aussi les échecs répétés de mes mises au sein. C’est quelque chose que j’ai accepté maintenant. Mais je ne souhaite pas endurer cette douleur plus longtemps, je l’ai sans doute déjà fait plus qu’il ne faudrait.

La deuxième raison, c’est le temps que ça prend. Chaque réveil nocturne signifie pour moi une heure d’activité. Je commence par changer la couche de Charles et lui donner son biberon – jusque là tout est normal, cela me prend vingt bonnes minutes. J’enchaine ensuite avec un tirage puis le lavage et la stérilisation du matériel – et on atteint alors l’heure. La nuit, cela veut dire beaucoup de sommeil en moins. La journée, cela veut dire un emploi du temps toujours programmé en fonction et très peu de sorties. C’est donc quelque chose que subissent aussi mon mari et mon fils aîné, et que je ne souhaite pas leur imposer plus longtemps.

Enfin, je dois évoquer l’envie de retrouver mon corps. En ce sens je ne suis plus sûre finalement que l’allaitement aurait été quelque chose pour moi, comme je l’ai longtemps cru. Je n’ai plus envie de me déshabiller à moitié six fois par jour. J’ai envie de boire du vin et de manger du thon. J’en ai ras le bol des bouffées de chaleur et des fuites de lait qui m’assaillent régulièrement. Et je n’ai plus envie de maigrir, non plus. Je n’étais déjà pas bien épaisse avant, ma balance affiche désormais moins deux kilos sur mon poids d’avant grossesse. C’est comme si l’allaitement me vidait de ma substance. Tout mon rythme alimentaire est perturbé et je ressemble à une malade. Je me demande quel effet aura désormais mon arrêt et la reprise de la pilule dans la foulée. Mais je ne rêve que d’une chose désormais : un poids normal et stable.

Alors voilà une première aventure s’achève avec mon petit Charles. Bien sûr j’ai un pincement au coeur, de rompre ce dernier lien. Je ressens de la culpabilité aussi, je me demanderai longtemps si je n’aurais pas dû tenir plus longtemps. Mais les dernières raison invoquées me semblent importantes, pour notre équilibre familial notamment. J’espère désormais que l’arrêt se passera bien, que Charles acceptera et digèrera le lait artificiel sans problème, qu’il ne souffrira pas trop des virus hivernaux. Et que je vais savourer mon corps et ce temps retrouvés.

Et vous, avez-vous déjà envisagé de tire-allaiter ?

79 réactions au sujet de « Tire-allaitement : le pourquoi du comment »

  1. Moi tu le sais, je suis admirative de ta persévérance. Je me retrouve dans ce que tu dis sur les contraintes (sauf le poids) et franchement tu le sais je n’ai pas fait mieux que toi et je n’avais pas les étapes de nettoyage et les douleurs.
    Bravo je crois que tu t’es vraiment donné à fond !

  2. Coucou, je te trouve très courageuse d’avoir tire-allaité et aussi longtemps. Si mes allaitements n’avaient pas marché, je crois que je n’aurais pas été capable de le faire … J’ai tenté de tirer mon lait avec P. mais j’avais un tire-lait manuel et il n’a pas voulu boire le mini biberon que mon mari lui a donné … Avec M., j’ai de nouveau essayé quand j’ai repris le travail. Cette fois-ci, j’avais le Medela Symphony mais je ne tirais toujours pas grand chose 🙁 Et M. ne voulait pas du biberon non plus … (Bébés relous !). Je me suis tout de même obstinée et je lui cuisinais des purées et des bouillies avec mon lait … Finalement, j’ai rendu l’appareil et M. m’attendait pour téter (il n’a quasiment rien mangé jusqu’à ses 10 mois …) Heureusement que je ne travaillais que quelques heures ! Bref, je crois que chaque maman trouve une solution qui lui convient quand elle a accepté ses difficultés personelles (et il y en a toujours ! Un jour, je parlerai des tétées-marathons de 3/4 heures tous les soirs avec M. …)
    Concernant tes douleurs, est-ce que les téterelles sont comme les coquilles ? J’en avais de Medela qui m’ont sauvée au début de l’allaitement, je ne pouvais plus mettre de vêtements tellement j’avais mal ! Même si tu arrêtes, cela te permettrait peut-être de cicatriser tranquillement ?
    Et on ne peut pas manger de thon ? Oups ! Je ne savais pas …

    1. Pour les coquilles je connais mais je pense que lorsque je commencerai à arrêter de toute façon les blessures cicatriseront toutes seules assez rapidement, c’est comme ça que ça s’est passé en tout cas la première fois. Et pour le thon je ne voulais pas apeurer toutes les jeunes mamans, j’ai lu ça un jour et je ne savais pas non plus et c’est justement ce qui me saoule totalement avec tous ces interdits alimentaires : chacun a sa version ! Donc j’ai hâte de ne plus devoir en subir. Sacré M. qui préférait ne rien manger que boire le biberon 🙂 !

  3. Quel courage de tire allaiter! Je tire mon lait car je fais un allaitement mixte par manque de lait et ca permet de stimuler mais aussi se remplacer de l’artificiel par mon lait… je ne pense pas que j’aurais pu faire un tire allaitement uniquement…
    Je suis surprise de lire que tu stérilises à chaque tirage! Est ce lié à la prématurité? Ici les sf m’ont dit que ce n’était pas nécessaire, eau chaude et savon suffisent et les téterelles peuvent être mises au frigo entre les tirages d’une même journée et ça c’est top!!
    Pour tes douleurs, as tu testé différents modèles de tire lait? Le premier que j’avais loué me causait des hématomes aux mamelons et en changeant olus de douleurs et plus de lait exprimé…
    Et encore une chose: 20 minutes pour le nourrir la nuit. Wouah j’en rêve… pour le/les réveil/s nocturne/s je suis debout minimum 1h à chaque fois. C’est épuisant…
    Désolée pour le long commentaire.
    Encore bravo!

    1. Je crois en effet qu’on peut se passer du lavage et de la stérilisation systématique mais comme ici on m’a dit de faire comme ça, et que Charles est né prématurément, je n’ose rien changer… La nuit ça dure très longtemps à cause de la tétée ? Tu as beaucoup de courage aussi en tout cas si c’est le cas !

      1. Oui en fait il y a souvent la tétée (29-30 min) + 1 bibi et il ne se rendort que dans mes bras… donc ça dure mais je me dis que ça passera… j’ai juste peur de la fatigue pour mon retour au boulot dans 1 semaine et demi…

  4. Tu m’as mis les frissons. D’abord parce que j’ai l’impression qu’on vit l’allaitement de la même façon : on est d’accord, on est humaine, on produit du lait, ça fait bizarre de donner autre chose que ce qui est déjà prêt à l’emploi. On est d’accord, c’est hyper pratique (enfin moins tout de suite avec le tire lait).
    Et pourtant. Je me sens exactement comme toi par rapport à tout ça. L’envie de retrouver son corps, le besoin de redonner du temps à tous les membres de la famille, et même juste de pouvoir SORTIR. Ce sentiment qu’on ne devrait pas avoir à souffrir autant pour nourrir notre enfant (pour les deux cela s’est fini en mycose et crevasses chez moi).
    Malgré tout, malgré cette évidence que ce n’est pas non plus pour moi, je ressens également de la culpabilité. Surtout parce que M. a du reflux et que je crois que j’aurais pu lui éviter ces souffrances en me « forçant » un peu. Il avait pourtant déjà des coliques avec mon lait, mais je n’arrive pas à m’ôter cette idée de la tête.
    Je te souhaite de vivre sereinement cette transition. De faire taire cette culpabilité inutile ! Tu peux être tellement fière de toi ! Des crevasses pendant deux mois : j’aurais jamais tenu autant. C’est merveilleux ce que tu as fait. Sois fière de toi.
    Et ne t’inquiète pas pour l’hiver : oui, ce sera la merde. C’est toujours la merde le premier hiver, bébé allaité ou non. J’ai une copine qui a allaité sa fille 9 mois ; et pourtant celle-ci a été malade tout l’hiver, même plus que L. j’ai l’impression ! Alors… on verra bien. Merci d’avoir partagé avec nous ce moments très intimes. Je me sens moins seule et moins « anormale » pour le coup.

    1. J’ai une petite question qui m’est venue tout à l’heure (attention apparemment j’ai peut être quand même un petit côté féministe, finalement ^^) : pourquoi pendant la nuit ne pas avoir demandé à ton chéri de donner un bib ? Cela t’aurais permis de diviser le temps d’éveil par deux ?
      Mais peut être en faisais-tu une affaire personnelle, comme un « véritable » allaitement, tu as voulu gérer entièrement ? Ou bien pour le préserver pour sa journée de boulot ? Ça m’intrigue quand même (pardon)

      1. Il l’a fait une fois parce que j’étais morte de fatigue mais je n’aurais pas imaginé le faire systématiquement exactement pour les deux raisons que tu invoques. Parce qu’il travaille ça me semble logique d’être celle qui se lève la nuit. Et puis aussi – et je dirais même surtout puisque les week-ends on ne change rien – parce que donner le biberon c’est clairement la récompense quand on tire son lait. Sans ça j’aurais vraiment l’impression de ne faire que le travail « ingrat ».

    2. Je comprends en effet parfaitement ce que tu écris, ce mélange de culpabilité et d’impossibilité… Mais je l’ai tellement mal vécu la première fois que cette fois je m’étais « blindée » et j’arrive à être beaucoup plus sereine. Pour l’hiver je vais peut-être te rassurer, M. ne fréquentera pas encore la collectivité quotidiennement ça peut aider ! Je l’espère en tout cas car de mon côté j’ai trop peur d’une hospitalisation, les petits soucis respiratoires de Charles les premières semaines restent dans ma mémoire, une deuxième fois j’ai l’impression que je ne m’en remettrai pas.

  5. Je te sens très sereine par rapport à tout celà, et je pense qu’en effet la façon dont tu as abordé les choses, mieux préparée à toute éventualité par rapport à ton premier, t’ont aidé à vivre ton tire-allaitement de cette manière. Bravo parce que je trouve que ce n’est pas facile le tire-allaitement… Je l’ai fait un peu pour mon aîné quand j’ai repris le travail à ses 6 mois (je l’allaitais auparavant) mais c’était compliqué de faire ça au boulot, et je suis vite passé à l’allaitement mixte (lait artificiel en mon absence, allaitement quand j’étais là).
    Enfin ne culpabilise pas de t’arrêter si tu sens que c’est bien comme ça 🙂 .

    1. C’est exactement ça : le fait d’être préparée cette fois m’a aidée à beaucoup mieux vivre tout ça. Je suis admirative de celles qui font ça au travail, j’espère au moins qu’une pièce sympa – et propre – t’était réservée.

  6. J’avoue l’avoir fait un tout petit peu quand je devais m’absenter pendant l’allaitement mais je ne me serais pas vu gérer la logistique d’un tire-allaitement sur le long terme. Après, j’ai eu la chance que mes 2 allaitements se passent à peu près bien… Mais à 5 mois, pour les 2 j’ai eu besoin de retrouver ma liberté !

    Tu as été au bout de tes convictions et de tes idées, tu peux tourner la page sans regret ! Bravo à toi

  7. Juste un petit mot pour te dire que les coquillages d’allaitement m’ont été d’un grand secours lorsque toutes les crèmes et autres poudres de perlimpinpin ne faisaient plus effet sur mes crevasses. Je ne les auraient jamais acheté de moi même, je ne connaissais pas mais on me les a offert, je ne les ai plus quittes !

    1. J’ai regretté après coup de ne pas les avoir demandé en cadeau ! Mais à l’achat ils ne sont vraiment pas donnés et j’ai déjà tellement fait d’achats qui ne m’ont servi à rien pour mes allaitements « râtés » (billettes, bouts de sein, etc.) que j’ai décidé de ne pas le faire…

  8. J’ai une amie qui a subi ce rythme infernal pendant 7 mois… Qu’est- ce qu’on ferait pas pour ses tout- petits… Je pense qu’on est prête à beaucoup de sacrifices pour donner le meilleur à nos enfants mais nos enfants ont aussi besoin de maman en bonne santé et bien dans leur peau, alors il faut savoir dire stop quand on se sent à bout de forces…
    Avec mon premier enfant, j’ai eu aussi beaucoup de difficulté au début (un téton « particulier aussi », mastites, crevasse, bébé de petit poids, aucune idée comment m’y prendre…), j’ai failli passé définitivement au biberon quand il avait 4 jours avec mon lait tiré. Il a suffit d’une seconde, d’un déclic, d’un regard, de quelques paroles bienveillantes pour sauver mon allaitement. Les allaitements suivants se sont fait tout simplement le plus naturellement du monde… Je m’estime chanceuse.

    1. J’aime beaucoup ta phrase : « on est prête à beaucoup de sacrifices pour donner le meilleur à nos enfants mais nos enfants ont aussi besoin de maman en bonne santé et bien dans leur peau, alors il faut savoir dire stop quand on se sent à bout de forces », c’est exactement comme ça que je le ressens et j’arrive à être sereine avec ça maintenant je crois.

  9. Je ne sais pas si ton intention était de te justifier dans cet article (vis-à-vis de qui, tes lectrices ? toi même ?) mais c’est l’impression que cela m’a donnée.
    Et pour le coup je voulais te dire que tout comme une femme qui décide d’arrêter l’allaitement au sein, tu es la seule juge.

    Tes arguments me semblent vêla dit plutôt raisonnables 😉
    Je compatis pour le poids. Ici Gauthier a été un tel vorace que j’ai fondu comme neige au soleil et ai récupéré mon poids initial, à 500 gr près. L’allaitement quand on veut garder des kilos, c’est utopique en fait… 🙁

    1. Ca me rassure ce que tu me dis sur le poids parce que parfois j’en viens à me demander si je n’ai pas vraiment un problème ! Tu verrais les quantités de chocolat au lait que je m’enfile, je me demande si mon lait finit par avoir le goût du Milka 😉 . Pour le reste non je ne voulais pas vraiment me justifier, plutôt expliquer je crois !

  10. Moi, je trouve ça très courageux de tire-allaiter (que ce soit pour des raisons rationnelles ou irrationnelles), déjà parce que comme tu le dis, c’est chronophage, plus que l’allaitement au sein ou au biberon.
    J’ai essayer de tirer un peu mon lait, dans l’idée d’introduire le biberon pour me libérer du temps pour faire du sport … dans la pratique, je n’ai jamais réussi à laisser mes bébés tant que je les allaitais, mais ça nous a bien sauvé lorsque FeuFolet a été hospitalisé et qu’il a fallu trouver une solution pour LutinCoquin
    Et je crois qu’on a chacun (e) une durée subjective d’allaitement, chez moi, c’est 5/6 mois

    1. Tu as raison avec cette durée subjective, pour la plupart c’est six mois mais dans mon contexte c’est définitivement trop j’ai déjà trouvé ces neuf semaines bien longues à vrai dire…

  11. Je suis impressionnée par la durée de ton tiré allaitement et te tire mon chapeau! J’ai fait cela 3 semaines pour mon aînée et j’étais épuisée! Et surtout avec de pareilles crevasses! (Après un mois de crevasses intensive il n’y a que la crème cicalfate qui a fait effet mais c’est à rincer avant chaque tétée /tirage. )
    Pourquoi tu ne manges pas de thon? J’en ai toujours mangé en allaitant j’espère que ça n’est pas grave!

  12. Et une autre petite chose . Le lait non consommé peut être utilisé pour autre chose: un verre dans le bain des enfants pour hydrater la peau, tu peux faire des savons ou même cuisiner des crêpes ou des flans, etc.
    Le LM soigné aussi les fesses rouges ou la conjonctivite…

    1. C’est vrai on m’a déjà parlé de toutes ces qualités ! Mais je dois dire que je n’ai jamais osé l’utiliser comme ça pour le moment, culturellement j’ai du mal 🙂 .

  13. Mes respects! Le tire-allaite est vraiment epuisant. Quels efforts pour donner le meilleur a ton petit Charles!
    Sois fiere de toi, et prends doucement le temps de te reapproprier ton corps!!! Profite de ce gain de temps, pour profiter doucement de ta famille et des tiens… Tu n’as rien a regretter: c’etait un bel allaitement!

  14. J’ai fait comme toi. Jumeaux préma, j’ai tiré mon lait pendant un mois, tout le temps qu’ils étaient à l’hôpital. Je leur apportai, c’était long et contraignant mais essentiel à mes yeux… Je voulais être là et je savais que c’était meilleur. Ils ne pouvaient absolument pas boire au sein, mon lait a d’abord été donné par sonde puis par biberon peu à peu et avec pas mal de difficultés, surtout pour un des deux.
    Entre le temps de tirer, la machine, la stérilisation et le tout pour 2 bébés j’avais vraiment l’impression de faire que ça… Et puis fallait aussi que je trouve du temps pour ma fille ( la grande soeur) et pour eux sur place!
    A leur arrivée chez nous au bout d’un mois, impossible d’allaiter un des 2, il lui fallait du lait spécial épaissi…
    De mon côté, avec la fatigue, jétais vidée de toute mon énergie, j’avais l’impression que le ciel allait me tomber sur la tête… J’aurai pu continuer à tirer mon lait pour faire des biberons mais il fallait que je passe mon temps à tirer ou complète toujours avec un biberon.. J’ai donc arrêté, tout, c’était trop dur, trop long.
    J’ai acheté du lait en poudre à contre coeur, j’avais besoin de me retrouver moi et avoir du temps pour eux. J’ai très mal vécu cette décision et l’arrêt de l’allaitement si tôt, surtout dans un pays où c’est tant désiré ( allemagne). J’avais l’impression d’être une mauvaise mère… Combien de fois j’ai entendu : » vous ne les allaitez pas?! ».. Combien de fois j’ai pleuré!
    Ça a été très dur et pourtant c’était la meilleure décision.
    Je n’étais plus capable de continuer, ils n’avaient même pas deux mois et je sais que d’autres auraient réussi mais j’en pouvais plus.
    Je te comprends..
    Saches qu’aujourd’hui ils vont super bien, autant que leur soeur allaitée bien plus longtemps et le lien entre nous est très fort aussi .

    1. Je comprends beaucoup le mal-être que tu as ressenti, c’était comme ça pour mon premier aussi (qui est aussi né un peu trop tôt et que j’ai aussi tire-allaité), je me sentais nulle. Cette fois j’ai décidé de le vivre autrement, je n’ai pas choisi cette situation et je fais de mon mieux, alors le regard des bien-pensants pro-allaitement je m’en fiche ! Et puis comme tu dis à la fin je me suis rendue compte grâce à mon premier qu’au fond ça ne changeait pas grand chose.

  15. Bonjour,
    Comme je me retrouve dans ton témoignage. J’ai tire-allaité pendant 6mois mon bébé, né grand prématuré à 28sa. J’étais et je suis toujours convaincue que c’est le mieux pour lui, mais au bout de 6mois j’avais du mal à lui fournir sa ration, je n’avais plus la quantité suffisante. Je ne sais pas si c’est du à la fatigue permanente, au corps qui n’est pas prêt pour ça quand on accouche à 6 mois de grossesse ou si simplement mon corps me disait stop. Je suis contente de l’avoir fait, mais je suis contente que ce soit terminé, c’était épuisant moralement et physiquement.

    1. C’est exactement comme ça que je le ressens aussi, je suis contente de l’avoir fait mais contente aussi que ça se termine. J’ai hâte de passer à autre chose maintenant.

  16. Bonjour,

    Témoignage intéressant. Comme tu le sais je suis aussi passée par là pour ma puce il y a 4,5 ans maintenant. L’expérience a été bien différente puisque le lait en poudre a aussi un peu fait partie de l’aventure, au début et à la pipette. Tirer mon lait a été simple pour moi : je tirais env. 3 fois par jours (une fois de retour à la maison), et même en exclusif cela suffisait, car d’une j’avais des réserves au congélateur de la phase mixte et parce que j’avais pas mal de lait. Mettre au congélateur ne m’a jamais gêné, et pour le matériel c’était lavage à l’eau chaude et au savon avec une éponge dédiée, et stérilisation une fois par semaine environs, soit à l’eau bouillant soit à froid avec des produits pris en pharmacie.
    En tout on sent que cette expérience a été sereine pour toi et c’est bine le plus important.

    Belle journée,

    Isabelle

    1. Tirer trois fois par jour seulement, cela me ferait rêver ! Pour le lavage et la stérilisation je sais que les avis divergent, j’ai bêtement suivi les consignes qu’on m’avait données… En tout cas tu as raison cette fois je l’ai fait sereinement et c’est très important.

  17. Bonjour Alice,
    Chapeau pour ces 2 mois de tire-allaitement. Je ne l’ai jamais fait, mon 1e allaitement s’étant vraiment bien passé. J’ai tiré un peu mais au final, on n’en a jamais eu besoin, c’était au cas-où.
    Pour notre Petitou, j’espère vraiment que l’allaitement se passera aussi bien. Autant je vis très bien le fait de ne pas accoucher par voie basse (ce sera une césarienne programmée), autant l’allaitement me tient à coeur. Mes tétons sont bien formés (même non enceinte) donc j’espère.
    Et puis, comme je ne bois quasiment jamais, ce n’est pas vraiment ça qui me manque. Les restrictions alimentaires pendant la grossesse me privent plus: fromage (Camembert, comté…), saumon fumé et oeufs de lumpe (je serai encore enceinte pendant les fêtes), saucisson, jambon cru… Pouvoir commander une salade au resto sans souci (je ne suis pas immunisée contre la toxo donc je ne mange que les crudités que j’ai lavé). Et tout ça, je pourrais le remanger en allaitant. Il faudra juste que je mette un hola sur ma consommation d’oignons et de chou (Flammkuchen/Sauerkraut) si Petitou n’apprécie pas.
    Et chez moi aussi, l’allaitement fait maigrir, mais dans mon cas, c’est plutôt bienvenue (je suis plus enrobée que toi!)
    Bonne continuation à toi, prends soin de vous.

    1. J’espère de tout coeur que tu auras l’allaitement dont tu rêves mais je pense que ce sera le cas : le fait que le premier se soit si bien passé est très encourageant. Pour le chou et les oignons pour le coup je ne me suis jamais privée, il parait que rien n’est prouvé… En tout cas Charles n’a jamais eu de coliques, sinon j’aurais en effet peut-être arrêté de les consommer. Tu n’as pas de chance pour la toxoplasmose j’imagine comme c’est la plaie de même que Noël enceinte l’an dernier c’était mon tour (et en plus je ne pouvais encore rien dire !) 🙂 .

      1. Merci! Pour la toxo, j’avais espéré l’avoir eu entre temps mais non. Effectivement, c’est assez compliqué. Je sais que certaines futures mamans sont plus cool au niveau des interdits mais on a mis tellement de temps à le concevoir ce petitou que je ne veux prendre aucun risque de ce côté-là. Mais au retour de la maternité, ce sera saucisson-camembert! (Je déteste les Sushis donc ça ne me prive pas!)

  18. Tout d’abord, félicitations pour la naissance de Charles (dont j’aimerais connaître le vrai prénom ). J’ai moi aussi utilisé un tire-lait pour mon premier afin de stimuler ma lactation car moi fils ne tétait pas assez. Je l’ai fait car je désespèrais de ne pas pouvoir le nourrir convenablement et voulais lui donner le meilleur, etre une « bonne mère « , sentiment de culpabilité prégnant particulièrement important pour un premier enfant.
    D’un point de vue pratique je recommande le tire-lait électrique, un endroit au calme, en faire un moment pour soi, une pause au calme comme tu le dis. Et puis ne pas le faire trop longtemps : dix semaines pour moi, ensuite c’était clair pour moi qu on pouvait complémenter, car tout de même ce n’est pas très agréable et c’est un peu douloureux.

    1. Je vois que nous sommes d’accord sur le mode opératoire et la durée. Au bout d’un moment on a envie de passer à autre chose… Et tu as raison, j’ai 1000 fois plus culpabilisé pour le premier. Je vais essayer de penser à t’envoyer le prénom par mail, promis !

  19. J’ai tire-allaitė mon 1er, dans l’optique de passer un peu la main dans un contexte de burn-out. Du coup, j’ai détesté! J’étais toujours dans la peur de manquer, dans la pression du résultat quantitatif! C’était terrible mais très lié au contexte.
    Ma 2 ème à toujours été en allaitement mixte, mais j’ai très peu tiré mon lait sauf à la reprise du travail pour gérer mes trop pleins. Je ne donnais pas ce lait, du coup 0 contrainte d’hygiène. Et pour la 3ème, surprise, un allaitement exclusif, facile et naturel. Le rêve quoi. Sauf pour les kilos . Cette fois ils s’incrustent un peu!! Mais j’ai l’impression que cela explique ainsi mon allaitement serein, alors je prends patience…
    Johanna

    1. Je suis contente que cette fois tout se passe bien pour toi ! Il m’arrive aussi de tirer parfois juste pour désengorger et du coup sans contrainte d’hygiène, ça fait toujours ça de moins à penser… Mais en travaillant à côté je ne sais pas si j’aurais pu y arriver. Souvent celles qui tirent leur lait font une fixation sur la quantité et le vivent mal, j’ai de la chance de ne pas avoir de souci à ce niveau là.

  20. Oh, je le trouve super ton article, on te sens tellement sereine.
    Vraiment, tu as rempli tes objectifs et je suis sincèrement ravie pour toi.
    Le tire allaitement est tout de même assez contraignant mais t’as permis de trouver un bon compromis.
    Pour ma part, je n’ai jamais tirer mon lait, et je ne sais pas si j’aurais pu faire du tire allaitement.
    Et puis si aucune solution n’a été trouvé à tes douleurs de crevasse, il est vrai qu’à un moment donner ça joue beaucoup sur la balance.
    Enfin, vraiment je te trouve très courageuse d’avoir poursuivi malgré les difficultés.
    Par contre, j’ai juste une question, pourquoi tu ne peux pas manger de thon?

    1. Je crois que j’ai lancé une alerte générale parmi mes lectrices avec cette histoire de thon 🙂 ! Voilà la source : http://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-alimentation-pendant-allaitement. Je ne le savais pas non plus au début, et sans doute que ce n’est pas si grave. Malheureusement c’est comme pendant la grossesse, il y a 1 000 sons de cloche différents, et finalement j’ai l’impression de ne plus pouvoir vivre normalement…

  21. Je pense en effet que ton article servira à des mamans qui pourraient être dans la même situation que toi ! Personnellement je ne crois pas que j’aurais tenu si longtemps mais effectivement le fait de se dire que malgré tout c’est TON lait est une belle motivation. Je comprends aussi parfaitement ce qui te pousse à arrêter, je crois que si j’avais du tire-allaiter cela m’aurait beaucoup pesé aussi. J’espère que le sevrage se fera en douceur et puis pour les microbes, je n’ai pas eu l’impression que ma Biscotte était plus ou moins malade que les autres même en étant allaitée ! Je crois que c’est surtout la fréquence des contacts avec d’autres petits malades qui joue 😉

    1. Merci de me rassurer pour les microbes, mon mari médecin est du même avis que toi mais je ne peux pas m’empêcher de stresser pour mon petit préma… J’espère que tout ira bien !

  22. Un article plein de bon sens, bravo ! Ma petite dernière était allaitée l’hiver dernier, elle a quand même attrapé des rhinos grâce à sa soeur qui allait 2 jours par semaine en crèche. L’allaitement a peut-être évité des complications mais impossible d’en être sûre.
    La douleur des crevasses est terrible, je redoutais d’allaiter quand j’en avais. Heureusement avec le temps, tous les désagréments de l’allaitement s’estompent (disparition des crevasses, des fuites de lait, un sein qui ne gonfle pas, etc).
    J’avais apprécié les coques car cela évitait le frottement avec les vêtements ; la nuit, je dormais les seins à l’air hum…
    En tous cas, bravo pour ta sincérité.

    1. Beaucoup de lectrices me disent la même chose pour les virus hivernaux, ça me rassure un peu (même si le grand allant à la crèche, je me prépare quand même à quelques difficultés…). La douleur des crevasses en effet est insupportable, je crois qu’il faut l’avoir subie pour comprendre !

  23. Tu as été très courageuse. Je suis épatée par ton tire-allaitement et la durée. Je crois que je n’aurais pas pu. Tu peux être fière de toi de lui avoir donner le meilleur pendant ces semaines, comme tu l’avais souhaité. Le tout c’est de se retrouver dans ce que l’on fait et souhaite.

  24. Je te trouve admirable et très courageuse! Tu as persévéré, malgré les crevasses… Chapeau! Moi aussi, je pense que notre lait est le meilleur lait qu’il soit donné d’avoir pour nourrir un enfant. Tu as donc fait le bon choix (selon moi;-) Au moins, tu as la fierté de te dire: c’est moi qui l’ai nourri exclusivement pendant deux mois! C’est pas rien, tout de même, de savoir que ce petit être a grandi grâce à ton lait!

  25. Ton récit force mon admiration…J’ai eu la chance d’avoir un allaitement au sein classique, sans souci, et déjà c’est parfois difficile…mais autant d’organisation, de mise en place, à réaliser pour un tire-allaitement total…J’avoue sans souci que je n’aurais sans doute pas tenu aussi longtemps que toi, j’ai même complètement évité de tirer mon lait pour mes 2 allaitements, comme ça me portait déjà peine! Alors chapeau pour ce que je considère franchement comme un exploit total!

  26. Félicitations pour ces deux mois ! C’est vraiment super. Moi qui n’étais vraiment pas du tout partie pour allaiter aussi longtemps, j’ai finalement tiré mon lait pendant 3 mois après la reprise du boulot ! Je suis vraiment désolée que rien n’ai pu soulager tes douleurs et je comprends bien l’envie de retrouver ton corps. Comme j’ai pu lire dans d’autres commentaires pas de stérilisation du tire-lait ici (heureusement car je ne sais pas comment j’aurais fait au boulot). Et sinon j’adore vraiment te phrase : « Un mélange de fierté et d’amour passant par le tube digestif » puisque c’est exactement ce que j’ai ressenti et qui m’a donné envie d’allaiter aussi longtemps 🙂

    1. Je suis contente que ma formulation t’ait plu 🙂 . Et bravo à toi d’avoir su combiner tirages et travail je ne sais pas si je pourrais j’ai l’impression que ça me fatigue tellement !

  27. Merci pour cet article tout en sincérité. Je me posais un peu cette question pour bébé 2 et puis en te lisant, je me rends bien compte que ce n’est pas pour moi et que je risque d’y laisser ma santé mentale, encore plus dans cette période de fragilité. Bravo à toi d’avoir tenu jusque là et je te souhaite un bon sevrage tout en douceur!

    1. Tu pensais à un tire-allaitement plutôt qu’à l’allaitement ? Pourquoi ? Généralement ça reste quand même forcément une solution par défaut c’est vrai que spontanément je ne la « conseillerais » pas…

      1. J’ai plusieurs amies qui l’ont fait, ça me semblait un peu compliqué mais ça leur a vraiment convenu. Je ne veux pas d’un allaitement où je sois la seule à pouvoir nourrir mon bébé. Je veux que d’autres personnes puissent avoir le bonheur d’y participer et surtout le papa à qui je ne veux pas retirer ça. Je me disais donc que tenter l’allaitement en incluant quelques biberons, ça serait pas mal et encore mieux si c’était du lait maternel. Bon c’est vrai qu’en y réfléchissant, ça serait un peu moins contraignant que toi car moins souvent. Bref, je ne sais pas trop où je vais mais bon j’ai encore le temps d’y voir un peu plus clair vu que le bébé n’est même pas en route 😉

  28. Jeter un tiers de ton lait ! Déjà que j’ai du mal à jeter 10 mL (bah oui, je ne l’ai pas produit pour rien !) je n’ose imaginer devoir jeter les quantités que tu as jetées. Mais bien qu’irrationnel je comprends ton souhait de ne pas congeler. Et pour la douleur, je ne savais pas, je suis tellement désolée pour toi… Mais je retiendrais de ton article l’essentiel: tu as rempli le contrat que tu voulais remplir, petit Charles se porte comme un charme. Alors tu as de quoi te sentir fière !

    1. Oui désolée je savais que mon attitude « gaspillage » allait en faire frémir certaines mais je crois que j’ai vraiment une espèce d’hyper lactation… En tout cas c’est exactement ça : contrat rempli maintenant je peux sereinement passer à autre chose je crois.

  29. Bonjour ! Comme tout le monde, j’admire ta sérénité ! Un grand bravo !!
    BB1 née prématurée, je connais le tire-allaitement 15 min toutes les 3h : à quel point c’est mortel, mais en même temps à quel point on est prête à tout pour « réparer » la prématurité, aussi sous l’influence ou l’injonction de la néonatologie.
    Ce qui me parle le plus dans ton texte, c’est les contraintes familiales, surtout par rapport à l’aîné, ce qui est un élément nouveau à considérer pour BB2. BB1 a eu exclusivement du lait maternel jusqu’à 14 mois, parce que j’ai tiré mon lait comme une folle sur mon précieux temps du matin et du soir et au travail sur la pause déjeuner (j’ai repris à temps plein à ses 4 mois). Et à te lire, je réalise que ça ne va juste pas être possible pour BB2. Car je dois aussi être présente pour BB1. Et car je ne sais pas si j’aurai la force de refaire pareil.
    Bref du coup tu m’inspires énormément, je vais aussi me fixer des objectifs réalistes même si peut-être arbitraires. Merci de me faire réfléchir et déculpabiliser 🙂
    Oh et je compatis pour le poids, j’en étais à -5kgs et un IMC de même pas 17 après les 14 mois d’allaitement ! Pour moi c’est revenu très vite à la normale après le sevrage, je te le souhaite aussi !

    1. 14 mois de tire-allaitement ?! Alors là tu mérites une médaille, c’est impressionnant… ne te mets pas tant la pression pour BB2, et si tu peux en effet essaie d’y réfléchir avant. M’être fixé des objectifs réalistes pendant la grossesse me permet de moins culpabiliser aujourd’hui.

  30. Bravo pour ce parcours de tire-allaitement, si je peux m’exprimer ainsi! Moi j’ai tenu 15 jours comme ça, mais je n’avais pratiquement plus de lait, je suis donc rapidement et à mon grand désespoir passée au lait artificiel. C’est vrai que le tire-lait est très contraignant. Au début, en plus, j’en avais un manuel, je passais mes journées à tirer mon lait! Puis ma sage-femme m’a fait une ordonnance pour louer un tire-lait électrique à la pharmacie. Malgré tout, cela prend beaucoup de temps et c’est vrai que cela demande une bonne organisation. Je te rassure, côté microbes, ma fille a très peu été malade bien que nourrie au lait artificiel et elle est allée à la crèche. Une amie allaite toujours son fils qui a 2 ans et demi et il a bien plus été malade que ma fille. Donc, bon, cela dépend de plein de facteurs je pense. Ne culpabilise pas pour cela. Désolée pour ce commentaire un peu décousu lol. J’espère que le passage de Charles au lait artificiel se passera pour le mieux 🙂

    1. Ça me rassure beaucoup tout ce que vous me dites sur les maladies ! Donc merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 . Mon mari dit la même chose mais je m’inquiète vite / culpabilise vite en plus avec un petit prématuré.

  31. Ton témoignage m’interpelle dans le sens où pour numéro 1 j’ai tiré allaité quasiment 4 mois. Comme toi au début toutes les 3h puis toutes les 4h. Par contre pas de stérilisation systématique chez nous, produit vaisselle de marque bio, eau bien chaude et passage au lave vaisselle à 60° au moins 3 fois par semaine… Pas de congélation non plus. Je me pose aujourd’hui la question, si numéro 2 ne voulait/pas teter si je serais aussi percévérante et me lancerais dans un second tire-allaitement. Moi c’est la question temps et gestion du Marmot 1 qui me fait peur…

    1. Bien sûr le temps et la gestion de l’aîné sont les points noirs et parmi les raisons principales de mon arrêt. D’un autre côté mon grand allant à la crèche finalement il ne « subit » qu’un tirage par jour (celui de fin d’après-midi) et je lui autorise alors un petit dessin animé et ça se passe bien.

  32. Je trouve ton témoignage honnête, sincère et qui te ressemble. Tu as fait les bons choix, pour toi, pour Charles. C’est vraiment génial.
    Tu vois, pour ma part, nous nous tournons vers l’adoption et c’est la partie la plus difficile pour moi, de me dire que si je n’ai pas de grossesse, je n’allaiterai jamais … car en effet, même si je n’avais pas pu allaiter directement mon enfant, j’aurai aimé tire-allaiter, pour lui offrir le meilleur au niveau du lait, les premières semaines de sa vie. Ainsi, je me retrouve bcp dans ton témoignage.
    Je suis contente de voir que ce tire-allaitement a été au final ton choix, voulu et assumé jusqu’au bout, même jusqu’à la décision … de l’arrêter pour passer à une autre étape 🙂

    1. Je comprends ce que tu dis, c’est un deuil supplémentaire à faire. Et d’un autre côté, pour l’avoir déjà fait une fois, ce deuil d’un allaitement réussi, il s’efface avec le temps. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, j’ai beaucoup relativisé ces choses qui me paraissaient pourtant si déterminantes au début. J’ai la conviction qu’une relation se construit chaque jour, pas les premières semaines et encore moins via le tube digestif finalement :).

  33. Bonsoir,
    Je te trouve très courageuse Alice d’avoir tenu aussi longtemps dans ces conditions. Je te trouve très humble dans ton témoignage, tu peux être fière de toi, c’est une belle preuve d’amour que tu viens de faire à ton enfant.
    Pour ma part j’ai tiré mon lait pendant 4 mois pour BB1 mais je n’avais pas la contrainte de stériliser et je n’avais pas mal donc je pense que c’était plus simple que ce que tu as vécu. Pour BB2 j’ai eu plus de chance, elle a pris le sein sans souci (c’est super même si je suis épuisée).
    En tout cas merci pour ton témoignage et encore bravo, tu es très tenace!

  34. Bravo our cette jolie expérience et cette persévérance dont tu as fait part ! Le tire-allaitement exclusif a l’air d’être très prenant et parfois pénible, il faut le dire …
    Juste une petite question : tu ne manges pas de thon durant ton allaitement ? Pourquoi ? Je n’ai aucun régime alimentaire moi :/

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