De la maternité allemande

De la maternité allemande

Je vous ai raconté récemment que j’avais été faire un tour à la maternité pour mes histoires de menace d’accouchement prématuré. Ce n’est pas seulement une maternité, c’est en fait un très grand CHU, un des plus grands et des plus renommés de notre Land. C’est là où mon mari a terminé ses études et c’est là où encore beaucoup de ses anciens camarades exercent leur métier (ainsi que son ex d’ailleurs… mais bon, il y a prescription). En tant que CHU, il est relié à l’administration territoriale pour laquelle je travaille. Et il est situé à cinq minutes en voiture de chez nous, j’ai déjà même fait souvent le chemin à pieds, il ne faut pas plus d’un quart d’heure ! Tout ça pour vous dire que je m’y sens en confiance, en terrain connu, presque comme à la maison. Certaines femmes enceintes de ma ville préfèrent s’orienter vers de plus petites cliniques. Leurs arguments principaux sont toujours l’aménagement des locaux et l’ambiance particulière de ce lieu. C’est vrai, il y a du linoléum moche au sol et c’est vrai aussi, on croise dans les couloirs des cas qu’on devine graves. Mais personnellement ça ne me dérange pas. Je n’ai déjà pas de grandes ambitions décoratives en temps normal alors d’autant moins à l’hôpital. Et puis un effort particulier a été fait à l’étage de la maternité justement, il est aménagé très chaleureusement. Quant aux cas graves ils font partie de la vie, aussi. Et moi je n’ai pas envie de fuir leur regard. Enfin vous vous en doutez il s’agit bien sûr d’une maternité de niveau 3. Étant donné mes antécédents de maman et de bébé – j’ai moi-même passé les premières semaines de ma vie en couveuse – j’y tenais.

J’y ai fait mes cours de préparation à la naissance il y a trois ans, j’y ai accouché la première fois aussi et globalement j’ai été contente de ma prise en charge. Bref, j’ai évidemment décidé d’y retourner. La semaine dernière donc, puisque j’étais déjà sur place, la gynécologue et la sage-femme qui m’ont reçue m’ont proposé de déjà faire ce qu’ils appellent mon « inscription ». Et pendant cet entretien, que j’ai débriefé ensuite avec ma cousine sage femme en France, j’ai pris conscience encore une fois de tout ce qui différencie l’Allemagne de la France sur ces sujets particuliers. Et j’ai eu envie de vous le raconter.

Je serai normalement suivie par ma gynécologue jusqu’à l’accouchement. Depuis le début du troisième trimestre j’ai rendez vous toutes les deux semaines chez elle pour un examen assez complet : analyses d’urine, monitoring et contrôle du col. Aux alentours des 36 ou 37 SA il faut s’inscrire à la maternité. C’est à ce moment là qu’a lieu généralement l’entretien « préparatoire » que je vais vous raconter. Toutes les informations sont alors enregistrées par l’hôpital dans votre dossier, prêt à être ressorti le jour de l’accouchement. En plus de cela la gynécologue rempli à chaque contrôle un carnet de grossesse, le Mutterpass, qu’il faut bien sûr amener avec soi le moment venu.

Cet entretien, alors, j’y viens… La sage femme commence par saisir ou vérifier dans l’ordinateur quelques informations administratives me concernant. Et puis elle me met sous le nez une brochure en me disant : « Nous sommes un hôpital ami des bébés ici, nous soutenons l’allaitement ». La brochure s’intitule : « Allaiter, c’est comme apprendre à danser ». Jusque là elle ne m’a pas encore demandé quels étaient mes plans. Je note juste que je suis en passe d’être l’ennemi de mon bébé, s’il savait. La gynécologue enchaîne : « Vous avez allaité votre premier fils ? ». Je fais la moue : « – Oui, enfin, seulement deux mois…
– Mais vous allez réessayer ?
– Oui réessayer oui, mais s’il nait aussi tôt que le premier je veux qu’il soit complémenté les premiers jours à la seringue.
– …?
– Mon fils aîné a perdu énormément de poids après la naissance, ça s’est terminé en jaunisse et biberons. Je voudrais éviter ça.
– Vous savez ce seront deux bébés différents – bla bla bla…
– Oui je sais – sans blague je pensais réaccoucher du premier – mais s’il nait aussi tôt que le premier je veux qu’il soit complémenté les premiers jours à la seringue.
– Mais depuis la naissance de votre fils on a revu les procédures ! Maintenant les bébés restent une heure en peau à peau avec la maman après l’accouchement, ils ne sont pas séparés les premières 24 heures, les soins sont retardés exprès. Tout cela favorise beaucoup l’allaitement !
– C’est très bien… – En fait ça ressemble beaucoup à ce que j’ai déjà vécu la dernière fois. Et c’est exactement ce qu’il ne faut pas me dire. Cette vision sentimentale de l’allaitement, je n’y crois pas. Mon fils est né trop tôt j’ai les tétons plats et il n’a rien mangé pendant trois jours vous comprenez ?
– C’est très bien mais s’il nait aussi tôt que le premier, je veux qu’il soit complémenté les premiers jours à la seringue – Je n’en démords pas. Et je sens que je les ai drôlement contrariées.

On enchaîne avec l’accouchement. Enfin je vais pouvoir marquer des points. La gynécologue me demande : « – Et votre premier accouchement il s’est bien passé ? Vous avez des souhaits particuliers ?
– Il s’est très bien passé oui. Si tout se passe bien, j’aimerais recommencer pareil. »
La sage femme ajoute en souriant : « Alors, vous n’avez pas besoin de rendez vous chez l’anesthésiste, vous ? – Je suis quand même une femme bien.
– Non je ne pense pas. J’ai déjà accouché sans péridurale la première fois.
– Ah ça c’est parfait, le plus naturel, le mieux c’est ! »
Elles sourient toutes les deux – J’ai de la chance elles n’ont plus l’air fâché.

Je tenais à vous raconter cet échange parce que je crois que parfois sur ces deux sujets j’ai du mal à réaliser ce qu’il en est en France.

J’irai accoucher là-bas, je n’ai pas changé d’avis, pas du tout même. Parce que de toute façon ailleurs ce serait pareil ! Et puis je vous l’ai dit elles étaient adorables. Adorables et allemandes, c’est tout. En France si j’en crois vos témoignages il faut souvent se battre pour accoucher naturellement et mettre en place un allaitement. Est-ce que je me trompe ? Ici vous voyez c’est un peu l’inverse… Tout reste possible, mais il faut être très convaincante.

L’Allemagne est un grand pays, j’imagine que dans d’autres cliniques ou d’autres régions, plus particulièrement dans les grandes villes, il est possible de faire des expériences différentes. Mais je pense quand même qu’une tendance est bien présente pour inciter les mères à allaiter et accoucher sans anesthésie. On peut se dire que c’est mieux, je ne sais pas. J’aimerais beaucoup que vous me disiez ce que vous en pensez ! Accoucher en Allemagne, ça vous fait rêver ? Vous avez déjà tenté et fait les mêmes observations ?

77 réactions au sujet de « De la maternité allemande »

  1. Ca donne envie, oui! En plus, ich liebe Deutschland! Ici, en effet, j’ai accouché sans péri (bien que l’anesthésiste, qu’on m’avait obligée à m’avoir, m’ait dit que de toute ta longue carrière, il n’avait jamais vu une primipare y arriver), et cela relève donc de l’exception. Quant à l’allaitement, j’ai été assez mal encadrée, mal conseillée, et j’ai allaité…24h! En fait ma fille n’a accepté de téter qu’une fois et j’ai fini par lâcher l’affaire, apeurée qu’elle se laisse mourir de faim. Je pense que si j’avais été bien entourée, j’y serais arrivée. Dommage que je suis loin de l’Allemagne!

    1. Pour l’accouchement sans péridurale c’est vrai qu’ici j’ai été super bien motivée voire coachée par la sage femme pour moi c’est le facteur de réussite numéro 1. Concernant l’allaitement mon expérience a été davantage en demie teinte du coup je ne sais pas trop si l’accompagnement est vraiment meilleur. Après ça dépend toujours du personnel présent le jour J !

  2. Je dirais que si tout est fait au niveau de la préparation pour l’accouchement sans péridurale et l’allaitement pourquoi pas !
    De mon expérience, les gros hôpitaux en France pratique tellement d’accouchement que c’est plus simple pour eux de faire avec peridurale. Et ils ont tout simplement pas le temps de venir au cas par cas s’occuper de ton allaitement. Après comme le suivi est réalisé par les sf de la mater à partir du 7e mois max du coup cela représente une bonne part de leur travail. Peut être que si c’était réalisé par la gynécologue ce serait plus du meme genre.

    1. Tu veux dire que les sage-femmes sont trop occupées par le suivi pour être bien présentes lors de l’accouchement ? C’est vrai qu’ici elles jouent vraiment le grand rôle de coach tellement nécessaire à l’accouchement sans péridurale je trouve.

      1. Oui je confirme que quand les salles d’accouchements sont pleines on n’est pas assez de sages-femmes pour toutes les patientes, on ne peut pas toujours les accompagner comme on voudrait et comme elles le demandent. Et je trouve cela bien dommage quand c’est un projet de la future maman de vouloir que tout soit au maximum physiologique, mais qu’il n’y a pas d’accompagnement suffisant. Une femme qui ne souhaite pas de péridurale, il faut l’accompagner du début jusqu’à la fin pour faire face à la douleur. Etre toujours présente ou à la demande. Avec une péridurale, la sage-femme peut s’occuper de plusieurs femmes en travail. Mais désormais il existe des pôles physio et les maisons de naissances commencent à s’ouvrir. C’est bien de pouvoir avoir le choix.

          1. C’est pas tout à fait une maison de naissance, car elle n’est pas indépendante mais car elle est dans la maternité. Mais l’esprit maison de naissance est présent et c’est comme si. En plus c’est une super équipe de sages-femmes qui y travaillent

      2. Merci Anna Breizh pour ce commentaire, car moi qui voulais aller le plus loin possible en physiologique, j’ai « craqué » pour une péri un peu trop tôt. Bon, à ma décharge, cela faisait déjà de trèèèèèèèèèès longues heures que j’étais en travail et en faux travail avant. Et c’est l’interne en anesthésie qui m’a perturbée en venant me trouver à minuit me dire que si je voulais une péri et que je changeais d’avis il fallait le faire maintenant. Je regrette à présent d’avoir cédé, et avec les naissances nombreuses dans mon entourage ce regret est présent presque chaque jour. Et je comprends que je n’ai en plus pas été accompagnée par les sage-femmes, très gentilles, mais qui nous ont laissé seuls pendant 5 heures avec mon époux puisque tout se passait bien. Je trouvais cela délicat de leur part. Maintenant je réalise qu’elles étaient probablement débordées, et qu’un petit coup de plus aurait été utile. Voire indispensable dans mon projet comme tu sembles le dire!

        1. Oh Margot je suis triste de lire que ton accouchement reste un souvenir si difficile. Tu sais pour avoir déjà accouché sans péridurale je confirme que l’accompagnement est primordial, seule c’est impossible à mes yeux ! Et puis l’interne ne t’a pas aidée en te posant un ultimatum comme ça… Tu n’as rien à te reprocher.

  3. Bonjour,
    Trentenaire expatriée en Suisse alémanique et aussi enceinte de BB2 / maigrichonne / avec les tétons plats / ayant accouché trop tôt pour BB1 (35sa) / mariée à un autochtone, je lis souvent ton blog et ça me fait toujours sourire ou me touche, mais c’est la 1ère fois que je commente. Comme toi j’observe beaucoup de différences entre la maternité et l’éducation des enfants et le rôle de la femme entre la Suisse et la France. Force m’est de constater qu’en général tout concorde avec ce que tu décris pour l’Allemagne, et est bien éloigné de la réalité de mes amies mamans françaises. Entre temps j’avoue que j’aime beaucoup d’habitudes suisses et allemandes, plus que françaises, comme ne pas laisser pleurer, ne pas donner de fessée, laisser l’enfant libre au sol le plus souvent possible, ne pas mettre de chaussures avant que l’enfant sache marcher etc. mais parfois je reste quand même française comme je trouve l’entrée au Kindergarten terriblement tardive et j’ai du mal avec le modèle des mamans toutes à la maison ou à temps partiel qui te regardent de travers à la crèche ! Mais pour une fois je constate une différence de taille entre mon expérience en Suisse et ce que tu décris pour l’Allemagne. Pas au niveau de l’allaitement, c’est tout à fait ça, si tu allaites moins de 6 mois c’est que tu es limite une mauvais mère. Mais pour le mode d’accouchement. Ici j’ai l’impression qu’on pousse beaucoup les césariennes. BB1 était en siège, hop césarienne avec discours super culpabilisant des médecins à la clé. Et là je dis que je voudrais tenter la voie basse pour BB2 si possible, on me répond, vous êtes sûre, plus de 50% des essais finissent en césarienne de toute façon, vous ne voulez pas programmer une césarienne? Ca dépend peut-être ds hôpitaux, je devrais me renseigner…
    Bon courage pour ton projet de naissance ! Et tu es déjà bien avancée dans la grossesse c’est top !!!

    1. Je me retrouve totalement dans ton témoignage et j’aime aussi beaucoup de choses ici comme celles que tu cites ! Pour les césariennes tu n’es pas la seule à m’en parler je ne m’étais jamais posée la question mais c’est peut être vrai en effet… du coup on aurait le choix entre ça et le 100% nature peut être !

  4. Je n’aime pas les hôpitaux, et les grands encore moins. J’ai quitté le CHU où on a fait la FIV dès que j’ai pu pour une clinique, pour enfin finir chez une sage-femme libérale. J’aurais bien poussé le vice jusqu’à la maison de naissance mais il n’y en a pas près de chez moi (de ce côté là j’aurais bien voulu être de ton côté du Rhin). Alors ce sera à l’hôpital où j’espère passer le moins de temps possible.
    Pour l’allaitement forcé je trouve ça limite, même si je crois que la politique de mon hôpital ami des bébés et de ma sage-femme n’est pas spécialement plus souple… Je vais essayer de me construire un plan d’attaque avant comme toi pour savoir mettre le véto si besoin.
    J’espère que tout se passera bien et que la question ne se posera même pas.

    1. D’expérience (mais forcément je n’ai pas eu une expérience facile) je dirais que c’est super de bien se préparer à presque toutes les éventualités (accouchement sans péridurale comme césarienne par exemple). Sans angoisse mais pour être bien informée le moment venu et éviter la panique. Mais quand on lit des blogs maternité généralement on est suffisamment bien informée 😉 .

  5. Je me demande comment un accouchement ling est géré en Allemagne ? J’étais motivée pour tenter sans péridurale, mais après 17h de contractions et une nuit quasi blanche, quand j’ai enfin pu accéder à une salle de naissance, je la voulais cette péridurale ! Et ça a encore duré 7h après la pose !!! Peut-être que sans la fin aurait été plus rapide ? C’était pas gagné vu le temps que ça a pris, parce qu’au moment de la pose je n’étais qu’à 5cm il me semble…
    En revanche côté allaitement, j’ai été bien soutenue, seul avantage d’avoir fini en néonat.

    1. Je pense quand même qu’au bout d’un moment tu peux l’obtenir. En tout cas j’espère 🙂 . Mais disons que pour un accouchement classique ce n’est pas systématique…

  6. J’ai accouché en France, trois fois. La première fut un cauchemar avec déclenchement/péridurale/spatules et clavicule brisée. Après, j’ai compris et j’ai cherché un lieu où l’on me ficherait la paix. J’ai trouvé ! Et j’ai donné naissance à mon fils dans une baignoire, sans péri, sans monitoring, sans perfusion, puis deux ans après, aux jumeaux, sans baignoire mais sans tout le reste non plus ! Avec un deuxième bébé en transverse et un gynéco haptonomiste. Si j’avais voulu, j’aurais eu une péridurale mais tant que ça se passait bien, je préférais éviter. C’est rare pour la France, d’accepter qu’une mère refuse perfusion et monitoring permanent.
    Pour l’allaitement, je t’en ai déjà parlé, j’ai dû me battre, au contraire de toi, pour qu’on ne complémente pas les twins ! Avec la complicité des puers et contre l’avis du pédiatre, une vieille peau autoritaire. Je le savais, moi, que je pouvais nourrir les deux ! C’est donc bien l’inverse de l’Allemagne, ici, on te pousse à l apéri, voire au déclenchement, mais pas très fort à allaiter.
    AU fait : j’aime beaucoup te lire, merci de partager tout ça.

    1. Merci à toi de ton gentil commentaire ! C’est bien que malgré tout, tu aies pu avoir après une première expérience difficile les accouchements dont tu rêvais. C’est vrai que le monitoring et la perfusion n’aident pas non plus je n’y pensais plus !

  7. J’avoue que pour le côté « accouchement naturel », plutôt oui . Puisque l’accompagnement est clairement ce qui m’a manqué pour mon second accouchement.
    Pour l’allaitement, dur de trancher, j’ai eu la chance que les deux se mettent en place facilement. Mais je trouve dommage qu’ils balaient tes craintes de cette manière … j’ai des amis dont la petite fille a eu « le même problème », pour une raison qu’on ignore l’allaitement semblait bien se dérouler SAUF que le bébé ne prenait pas de poids et à fini hospitaliser en dénutrition sévère (pour suspicion d’un problème « plus grave ») à 2 mois. Elle attend son deuxième pour dans les jours à venir et même si elle pense réessayer, ils partiront directement sur du mixte pour ne pas risquer la même frayeur que pour leur première et c’est bien normal.

    1. C’est vrai que l’accompagnement est primordial pour un accouchement sans péridurale et pour ça je n’ai pas été déçue ici ! Pour l’allaitement en effet j’aurais aimé être davantage écoutée et rassurée mais heureusement en avoir parlé ici m’a aidé à me préparer !

  8. J’ai en effet l’impression qu’en France la péridurale est plus « commune » d’ailleurs le rdv avec l’anesthésiste est obligatoire avant l’accouchement que l’on veuille ou non une péridurale (mais je pense que c’est plutôt au cas où on aurait une césarienne d’urgence ?). En tout cas, je pense que la péridurale en France est encouragée et du coup la future maman n’est peut-être pas soutenue autant qu’il le faudrait si elle essaye d’accoucher sans (mais je n’en sais rien au fond ayant eu la péridurale pour les deux, j’ai cette impression de par les témoignages que je lis).
    Pour l’allaitement je ne sais pas, j’ai allaité et la maternité était plutôt encourageante tout en ayant complémenté mon fils au début car il a mis 3 jours pour téter. Je pense qu’en France il y a moins de pression pour l’allaitement mais il est encouragé les premiers mois, par contre l’allaitement plus long (j’ai allaité jusqu’à leurs un an, ce qui n’est pas non plus si énorme) surprend beaucoup et peut susciter des remarques.
    En fait ce qui me dérange un peu, c’est quel est le vrai choix des femmes dans tout celà ? Je n’aime pas que l’on juge si tu allaite ou non, si tu accouches avec ou sans péridurale…et face aux pressions (que tu as ressenties toi-même dans cet entretien, où tu t’es sentie bonne ou mauvais élève selon tes réponses !), tout le monde ne résiste pas de la même manière ou ne peut pas faire de vrai choix éclairé. Quand il y a une « norme », difficile d’argumenter pour faire différemment alors qu’au fond, si ces choix ne sont pas nocifs pour l’enfant, il faudrait laisser les mères peser le pour et le contre et respecter leur choix.

    1. Oui c’est aussi la réflexion que je me suis faire finalement dans un sens ou dans l’autre on se sent influencée et pas totalement libre de choisir, ce serait pourtant l’idéal !

  9. J’avais déjà entendu qu’ Allemagne tout était orienté très physio, mais j’étais loin de me douter que c’était à ce point là. Leur discours est tout de même assez culpabilisant ! En France même dans une maternité amis des bébés c’est moins extrême. Le label en France signifie que toute l’équipe de la maternité est formée pour accompagner l’allaitement et favorise la physiologie (la péridurale n’entre pas en jeu) (mais je pense que ta cousine à dû te le dire). Ici la visite chez l’anesthésiste est obligatoire que l’on souhaite une péridurale ou non.
    C’est sympa de découvrir toutes ces différences. Je ne crois pas que je pourrai accoucher en Allemagne, je veux bien qu’on m’aide à choisir, mais je n’aime pas qu’on me force la main. Même si je fais entièrement confiance au corps médical.

    1. Oui le discours est culpabilisant c’est comme ça que je le perçois en tout cas. Après j’ai lu des récits d’accouchements en France où les femmes ne s’étaient pas senties soutenues pour un accouchement sans péridurale ou leur allaitement du coup je me suis dit que c’était peut être un problème inversé… mais c’est sans doute en fait un problème à plusieurs dimensions : de moyens, de culture, etc.

  10. Je trouve ça dingue que la péridurale ne soit pas plus normalisée. Sans être contrainte si l on n en veut pas, ils pourraient au moins la proposer sans tomber dans la culpabilisation des mamans, non?

    1. Ils ne la proposent pas d’office. Après, si l’accouchement dure très longtemps par exemple je connais des amies qui ont pu l’avoir quand même ! Mais disons que pour un accouchement classique sans complications c’est plutôt évité.

  11. Je comprends. J’ai accouché en Allemagne aussi (sans bien parler la langue) et le deuxième jour j’ai Été obligée de supplier pour avoir un biberon pour ma fille. Je n’avais presque pas de lait, elle ne prenait pas bien le sein… Bref. J’ai vécu un mois de tire-lait et de pleurs en allaitant. Et par dessus j’ai eu droit à des réflexions su type :quand on veut on peut. Cependant je suis heureuse d’avoir accouché ici car j’ai eu l’accouchement que je voulais avec une sage femme particulière et sans autres intervenants.

    1. C’est aussi un peu l’expérience que j’ai eue : positive pour l’accouchement, négative pour l’allaitement. Mais j’imagine que si j’avais pu allaiter sans problème tout m’aurait convenu. Et à l’inverse si mon accouchement c’était mal passé j’aurais peut être détesté être privée au moins au début de péridurale.

  12. J’ai accouché pour la première fois en Allemagne il y a 7 ans dans une clinique de Dresde et je remets dans environs 3 semaines et je partage totalement ton avis sur les différences franco-allemandes concernant l’accouchement, l’allaitement et plus tard aussi l’éducation. Quel fossé parfois. Je suis contente de ne pas sortir du lot des femmes enceintes allemandes ( accouchement sans péridurale et allaitement jusqu’à 9 mois) car je ne sais pas si j’arriverai à m’affirmer face à ce corps médical. Je te soutiens dans ta détermination! Ton accouchement et le reste t’appartiennent!

    1. C’est vrai que quand ce sont nos souhaits de base et qu’en plus tout se passe bien c’est forcément moins difficile à vivre 🙂 . Merci en tout cas pour ton soutien !!

  13. C’est très intéressant de te lire, on prend mieux conscience à quel point le nombre de paramètres qui entrent en compte dans la gestion d’un accouchement et d’une naissance peuvent changer, d’un établissement à l’autre, en fonction de la sage-femme, du gynécologue, du pays et de la culture…
    Ici, sud de la France, ville moyenne : un hôpital avec maternité de niveau 2 (réputation moyenne, voir mauvaise, et je me permets d’autant plus de le dire que mes parents sont médecins et mon père y travaille même, mais pas en maternité lol), une clinique avec maternité de niveau 1. J’ai choisi la clinique pour plusieurs raisons : ma première grossesse n’avait posé aucun problème médical, l’accouchement s’est très bien passé (seulement trois/quatre points de suture, pas d’épisio, péridurale impeccable, personnel adorable), elle est à trois minutes en voiture de chez moi (contre quinze pour l’hôpital), c’est une petite structure (ou en tous cas elle en donne l’impression) très chaleureuse, mon gynéco et ma sage-femme y sont rattachés, et enfin, last but not least, j’y suis née et mon mari aussi.
    Evidemment, en cas de naissance trop précoce, il me faudrait me tourner vers l’hôpital… Mais on est à 34+2 ici, et autant ma tension est toujours aléatoire, autant mon col demeure en béton armé (tant mieux, il lui reste trois semaines pour se détendre, qu’il en profite, le bougre).
    Le rdv d’inscription se fait au 6ème mois, bien plus tôt que toi, donc. La question de l’allaitement est posée, mais en termes relativement ouverts : je ne souhaite pas allaiter, on me remet donc une brochure de renseignement si je souhaite changer d’avis, y compris si je souhaite par exemple ne faire que la tétée d’accueil « pour voir ». Je l’avais envisagée pour mon premier, mais j’avais un peu de fièvre quand il est arrivé (personne n’a compris pourquoi, j’ai tenté de leur expliquer que c’était juste mon corps qui trouvait bizarre tout le branle-bas de combat qui lui remuait les tripes et que c’était pour ça que la fièvre n’avait duré qu’une heure), et donc je l’ai gardé une petite demi-heure en peau à peau avant de renoncer sous le coup de la chaleur (et un peu de fatigue soyons honnêtes) pour le plus grand plaisir de mon mari qui a profité du peau à peau pendant les deux heures suivantes avant le retour en chambre et qui a donc pu donner le premier biberon. Mon « bémol » est sur la gestion de la montée de lait, à l’inscription j’ai précisé que je refusais l’homéopathie (je ne lance pas le débat là dessus, ça ne fonctionne pas sur moi, ça n’a pas marché la première fois et je ne crois pas que ça marchera non plus cette fois-ci, le pouvoir de l’esprit sur le corps étant non négligeable et vu que j’y crois pas, bref). Elle m’a quand même donné une ordonnance d’homéopathie pour stopper la montée, mais ma sage-femme m’a rassurée à priori ce coup-ci ils auraient un traitement à me donner qui devrait être plus efficace.
    Par contre, concernant la péridurale, elle m’a posé la question, j’ai dit que je la souhaitais et j’ai pris rdv chez l’anesthésiste pour la pré-visite dans la foulée (tiens c’est vendredi d’ailleurs !). Eh bien, sur la brochure, il est précisé que cette pré-visite est obligatoire, qu’on souhaite ou pas en bénéficier ! Comme quoi 😉 Je ne dirai pas que la péridurale est particulièrement valorisée, disons qu’elle semble plus dans la norme. La maternité dispose tout de même d’une salle « nature » avec baignoire (mais j’ai cru comprendre que ça n’était pas forcément réservée à celles qui choisissent d’accoucher sans péri).
    Pour l’allaitement, je dirai qu’il est mis en avant, certes, mais que le refuser n’est pas du tout reproché. Après, je ne suis peut-être pas le « public cible »… Je pense qu’ils vont préférer essayer de convaincre les femmes qui semblent plus fragiles sur le plan économique et qui ne pourraient pas forcément assurer une prise en charge par biberon facilement (conditions de vie précaires, peu de moyens pécuniers, éventuels problèmes sanitaires). Auquel cas je me félicite que ces femmes soient entourées pour conduire le mieux possible leur allaitement et puisse faire bénéficier leur enfant du meilleur qu’elle puisse leur offrir.
    J’aime quand on a le choix et qu’on respecte celui de l’autre.
    Voilà j’espère que tu vas bien et que tu te reposes, n’oublie pas de me laisser accoucher avant toi 😉 :-*

    1. Merci pour toutes ces explications c’est très intéressant ! Je suis étonnée de vouloir donner de l’homéopathie contre la montée de lait… la visite chez l’anesthésiste est à priori obligatoire partout en France en tout cas c’est ce que soulignent aussi les autres commentatrices 🙂 . Moi j’étais surtout contente d’échapper à un rendez-vous médical supplémentaire j’en ai assez ! Bon courage pour la suite j’envie ton col en béton armé 🙂 .

  14. Ici (Bade-Wurtemberg), l’inscription ressemble beaucoup à la tienne. J’ai moins ressenti de jugement que toi sur ces deux questions, mais bon, ça peut être une question d’impression perso ! Par contre je me souviens de la sage-femme au cours de préparation qui a évoqué « les françaises qui ont toutes une péridurale et qui prennent les allemandes pour des folles » avec beaucoup de fierté.
    En revanche j’avais fait des recherches sur le taux de césarienne : il est beaucoup plus élevé en Allemagne avec un tiers des accouchements (et une assez grande variabilité régionale) contre un sur cinq en France ! Et je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, parce que pour le coup, c’est pas vraiment une façon naturelle d’accoucher…

    1. Tu es la deuxième à me mentionner ce fait et c’est vrai que c’est questionnant ! Aucune idée d’où peut venir une telle différence…

  15. Et bien, pour te donner une idée, j’ai décidé d’accoucher dans une structure type « maison de naissance », donc accompagnée de sage-femme et sans péri, et je dois quand même faire la consultation anesthésiste. Ce que je trouve pas si mal étant donné qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver … c’est une précaution. Mais oui, les protocoles français sont dans le contrôle et la médicalisation. Ça bouge, mais tranquillement…

    1. Le top ce serait de ne tomber dans aucun extrême pour que chacune ait vraiment le choix mais je ne sais pas si c’est vraiment possible ? J’imagine que l’organisation des soins doit un peu toujours privilégier une direction, ne serait ce que pour une question de moyens.

  16. Le tableau que tu peins de la maternite allemande me conviendrait assez bien… mais a chacun son ressenti sur la facon dont il veut accoucher…
    Quoi qu’il en soit, je trouve ca un peu fou que les medecins cherchent tant a orienter les choix de leur patiente, pour ce qui a trait a son corps a elle. Ici, en Thailande, l’option privilegiee est la cesarienne de convenance et j’ai du faire pas mal d’efforts pour m’y soustraire. En France, la peridurale est presque une religion, et les Allemands ont l’air tres oriente « nature »… C’est dommage que la patiente soit quasi infantilisee et ne puisse pas prendre une decision eclairee, sur la base de ses preferences / conviction / choix…
    Quant a ton « plan d’allaitement », j’avais lu avec interet ton precedent billet: tes choix me paraissent rationnels et respectueux tant de ton enfant que de toi-meme. J’espere que tu seras entendue comme tu le souhaites par le personnel medical et que tu pourras profiter sereinement de tes premiers jours avec Kruemmel.

    1. Grâce à la blogosphère parentale et à ma première expérience de maman je pense en effet cette fois-ci être suffisamment forte pour faire mes choix et les tenir. Mais la première fois notamment sur le sujet de l’allaitement j’ai eu la sensation d’être vraiment malmenée en effet… La césarienne de confort c’est vraiment un drôle de concept apparemment répandu à l’étranger ! Une amie expatriée au Brésil en a fait aussi l’expérience.

  17. Je ressors de ma réserve silencieuse… j’ai la chance d’habiter à la frontière et donc de pouvoir théoriquement même choisir le pays de mon accouchement !!! Et bien… je préfère de loin faire une heure de route pour accoucher en France, et pourtant j’ai accouché pour les deux sans péridurale et j’allaite encore mon bb2 ! Je ressens justement moins cette pression de bien faire et puis je le reconnais, j’aime le confort de la chambre individuelle (plus systématique en France). Après, pour l’accouchement numéro 2, j’ai malheureusement dû faire face à de nombreuses graves complications (moi, pas le bb) et les choses auraient été grandement facilitées en Allemagne pour le papa (il ne parle pas français). Voilà pour ma petite expérience !!!

    1. Merci c’est très intéressant ! Je pense que si comme toi j’avais vraiment le choix j’irais aussi plutôt en France, tout simplement aussi pour me sentir « chez moi ».

  18. Je trouve qu’elle force un peu la main pour l’allaitement, ça me choque un peu… J’aurai du mal à dire si en France ça fonctionne pareil, j’habite dans une petite ville et je n’avais pas de souhait particulier. Je sais qu’ils ont une salle nature pour celles qui veulent accoucher sans la péridurale. J’ai l’impression qu’on est un peu plus libre de nos choix en France qu’en Allemagne non ?

    1. Un peu c’est un euphémisme 😉 . Je ne sais pas finalement de quel côté on est le plus libre c’est difficile à dire mais en tout cas je pense clairement que les incitations sont différentes.

  19. Ton article est très intéressant parce que je n’ai pas vraiment le même ressenti que toi concernant la péridurale. Certes mon accouchement date de 12 ans mais je doute que cela se soit « radicalisé » depuis, Hambourg est peut-être différente.

    J’ai été suivie par mon gynéco dans son cabinet et aussi par une sage-femme en cabinet privé, les deux pris en charge par la sécu allemande. J’alternais les rendez-vous avec l’un et l’autre. La sage-femme était ma « Beleghebamme », c’est à dire que lorsque l’accouchement a démarré, elle est venue à la maison et m’a ensuite accompagnée à la maternité. Elle était de garde (Rufbereitschaft) pour moi 3 semaines avant la DPA et 2 semaines après, un service payant mais dans mes souvenirs, ce n’était pas un prix délirant non plus. L’accompagnement pendant l’accouchement étant pris en charge par la sécu, je n’ai payé que le fait qu’elle soit de garde pour moi.

    J’ai accouché dans la maternité avec laquelle elle collaborait (Niveau 1 allemand donc le plus haut, ami des bébés « stillfreundlich »), à 20-30min de chez moi (il y avait plus près mais je dépendais d’elle). Hasard des déménagements, cette maternité est désormais la plus près de chez nous!

    Je voulais allaiter mais je me souviens avoir pensé pendant les cours de préparation à l’accouchement que l’option « je n’allaite pas » n’était pas évoquée et cela m’a gênée (mais sans plus). Je m’étais dit que si une de nous ne voulait pas allaiter, elle n’oserait jamais le dire de peur que tout le monde lui tombe dessus.
    Là où je m’opposais clairement à ma sage-femme, c’est concernant l’accouchement à la maison. J’ai très vite arrêté de discuter sur le sujet (on allait clairement pas tomber d’accord)

    Dans mon cas, en raison d’antécédents familiaux, il y avait pas mal de risque que cela se finisse en césarienne. Ni mon gynéco, ni la maternité n’ont accepté de me faire passer une radio du bassin (radio que ma mère, ma soeur et une amie ont passé en France en fin de grossesse sans aucun souci) donc pas moyen de savoir si j’avais le même problème de bassin que ma mère et ma soeur et donc si petit bonhomme « passerait » ou non. Je l’ai bien indiqué à mon inscription à la maternité. Là-bas, j’ai eu le debriefing concernant la péridurale. Je ne me souviens pas si la sage-femme nous avait parlé de la péridurale ou non. J’avais un avis bien arrêté sur le sujet: je me disais que mon enfant ne serait ni plus intelligent ni plus beau ni rien du tout si j’avais une péridurale ou non et je n’avais pas l’impression d’être « moins bien » si je l’avais, ce n’était pas pour moi un but en soi ni une victoire de parvenir à accoucher sans. A l’inscription à la maternité (elle a eu lieu Avec un gynéco, pas une sage-femme), j’ai dit que je pensais que je la voudrais, il n’y a eu ni remarque, ni discussion, rien de rien.
    J’ai eu l’impression que la péridurale, c’était mon choix, que je l’aurais si je la voulais.

    Le jour de l’accouchement, j’ai perdu les eaux à 23h et prévenu ma sage-femme qui est venue chez nous. Quand elle est arrivée, mon col (légèrement ouvert les jours précédents) s’était complètement refermé, j’avais des contractions toutes les 5 puis toutes les 2-3 minutes mais complètement inefficaces. J’ai pris un bain chez moi, j’avais des contractions-caravanes (2-3 à la suite et puis une pause), cela m’épuisait. A 7 ou 8h du matin, je saturais complètement, le col était ouvert à seulement 3 ou 4, j’ai dit à ma sage-femme que je voulais une péridurale. Elle n’a pas discuté et on est parti à la maternité. Là-bas, j’ai eu un médicament (je ne sais pas ce que c’était) pour limiter la douleur avant l’injection de Wehentropf (Oxytocin?) pour faire avancer le travail. A 10 ou 11h, la péridurale a été posée (de nouveau sans discussion). Au final, Petit bonhomme était coincé dans mon bassin, il n’a jamais tourné sa tête (Sternkucker) et même si le col était complètement dilaté (vers 15h), cela n’avancait plus. Les mots « ventouse » et « forceps » sont tombés, et puis comme clairement bébé était coincé, cela s’est fini en césarienne. Il était 18h40 quand mon fils est né.

    Enceinte, j’avais entendu dire (par ma famille/amis) que pour avoir la péridurale en Allemagne, c’était la croix et la bannière, qu’il fallait limite supplier et vraiment, je ne l’ai absolument pas vécu ainsi. Peut-être parce que j’ai eu un travail relativement lent et pas efficace, peut-être à cause des risques de césarienne, j’en sais rien.

    Si je devais accoucher de nouveau, je choisirais de faire une césarienne car le problème de mon bassin n’est toujours pas réglé (et je n’aurais pas de radio en fin de grossesse), que mon fils était un gros bébé (3,9kg), je suis petite et pas large et que le risque, c’est d’avoir un bébé qui réagit mal au « Wehentropf » (ça a été le cas de l’aînée de mes nièces) et de devoir faire une césa en urgence (le pire serait une césarienne avec anesthésie générale). Je ne suis pas pour les césariennes de convenance sans raison mais dans mon cas, cela me semble pas un choix déraisonnable.

    J’arrête mon roman et te souhaite l’accouchement le plus zen possible et surtout un allaitement de rêve.

    1. Merci pour ton témoignage ! Mais finalement je ne trouve pas ton expérience si différente de la mienne. Pour l’allaitement tu confirmes que c’est bien la norme ici et je connais vraiment très peu de femmes qui osent la remettre en question – à l’inverse de beaucoup de françaises. Concernant la péridurale je n’en ai pas encore fait l’expérience mais je pense que si on veut vraiment l’avoir c’est possible en effet sans pour autant supplier. D’ailleurs si j’avais dit que je voulais un rendez-vous avec l’anesthésiste je l’aurais sûrement obtenu sans souci. Mais disons que de base on ne m’y a pas franchement incitée… J’espère que pour l’avenir tous nos vœux seront respectés ce serait génial 🙂 .

  20. J’ai accouché à la maternité des Lilas qui a pour réputation de médicaliser le moins possible les accouchements (et la suite). J’ai adoré être suivie et accoucher là bas et j’y retournerai. Le personnel a vraiment été top. Pour la péridurale la SF m’a demandé j’ai dit que plutôt oui et elle m’a expliqué qu’elle conseille toujours de faire le rendez vous avec l’anesthésiste au cas où on change d’avis pendant l’accouchement mais que ce rendez vous n’engage à rien. Pour l’allaitement, ils le conseillent mais respectent le choix des mamans… Enfin là je modère. J’ai suivi un cours de « préparation-conseils » à l’allaitement où là personne ne jugeait personne, mais quand j’ai expliqué 2 jours après la naissance à l’auxiliaire que je n’étais plus trop sure de moi et que je n’y arrivais pas vraiment, que je voulais des conseils pour mettre en place un allaitement mixte, elle a regardé la courbe de poids de mon fils et conclu « avec un lait de cette qualité continuez l’allaitement ce serait bête d’arrêter » puis est partie… J’étais jeune maman je me suis laissée faire. J’ai souffert pendant 2 mois… Je ne me laisserai plus faire. Donc pour répondre à tes interrogations, on ne m’a pas poussée à avoir la péridurale, et encouragée à allaiter. Mais c’est une maternité de type 1 qui a mets l’accent sur le moins de médicalisation possible et le plus grands respects des parents (papa compris ) et bébé. Donc je prends les équipements allemands pour qui les salles natures sont les salles lambda mais j’apporte le personnel de la maternité des Lilas 😉

    1. C’est peut être le bon compromis en plus du personnel qui parle français j’en rêve carrément ici 😉 . Le problème avec l’allaitement c’est que l’arrêt est souvent définitif et du coup ça doit être dur de placer le curseur entre respect / incitation et carrément culpabilisation parfois…

      1. olala mais j’y pensais même pas à l’accouchement dans une autre langue. ça doit être déroutant. Oui l’allaitement il faut trouver les bons interlocuteurs. Après le retour de la maternité, nous allions en PMI le faire peser et les auxiliaires ont été adorables et gentilles et attentionnées. Je pense que c’est grâce à elles que je n’ai pas arrêté l’allaitement de suite mais aussi que j’ai su m’écouter et ne pas continuer quand je ne le voulais vraiment plus. Je regrette juste qu’on manque d’information sur l’allaitement mixte de manière général.

        1. Apparemment tu as été super bien accompagnée en PMI c’est super ! Tu as raison c’est vraiment primordial d’être bien informées ça m’a manqué la première fois.

  21. Bonjour

    Je suis aussi exilée en Alémanie (mais en Suisse) et j’ai noté également pas mal de différences par rapport à la France. J’ai accouché de mon premier il y a bientôt 10 mois dans un grand hôpital universitaire et j’ai adoré. Tant le suivi que l’accouchement lui-même. J’ai fait tout mon suivi à la clinique et aussi bien les gynécos que les échographes et les gynécos prenaient bien le temps de tout nous expliquer. Pas un toucher vaginal. Pas de surmédialisation (à mon goût). L’accouchement, après un déclenchement et une péri, s’est très bien passé. Je n’ai pas eu de problème pour allaiter et j’ai donc continué en exclusif jusqu’aux 6 mois du goinfre.
    J’ai adoré qu’on soit bienveillant à mon égard et j’avoue qu’en revanche, j’aurais eu beaucoup de mal avec du « c’est naturel, c’est mieux ». J’avoue que j’aurais vu cela comme un reproche. Je rejoindrais plutôt l’avis de Mariounche, c’est pas le naturel qui est mieux, c’est que les femmes puissent choisir librement et de façon éclairée comment elles vont pouvoir sortir ce paquet de 3,5 kilos et le nourrir par la suite.
    Et je rebondis sur ce qu’écrivait Virginie : moi aussi mon gamin évolue pieds nus dans l’herbe en bouffant des compotes maison ou biodynamiques mais en revanche, j’espère qu’il saura mieux se tenir que ses petits camarades helvétiques car j’ai parfois l’impression qu’on ne leur apprend pas trop ni la patience ni la politesse de peur de brimer leur créativité enfantine ;).

    En tout cas, on se tient les pouces pour la future venue 🙂

    1. Merci pour les pouces 🙂 ! Je me reconnais bien aussi dans ton témoignage comme quoi il y a des similitudes dans les pays germanophones 🙂 .

      1. Vous connaissez sûrement l’émission Karambolage sur arte, elle compare la France et l’Allemagne. Et bien, la Suisse a beaucoup de similitudes avec l’Allemagne.
        Pour en revenir aux accouchements, je les ai vécus les deux fois en Suisse allemande. Je ne voulais pas de péridurale et je voulais allaiter. Tout s’est bien passé et j’ai vraiment eu l’impression de pouvoir faire comme je voulais. En Suisse, il me semble que le « débat » se fait plus sur les positions pour accoucher. Là aussi, j’ai pu choisir mais finalement la position gynécologique était encore la mieux pour moi.

        Tout de bon à vous Französin et Krummel!

  22. En te lisant, j’étais super énervée pour toi! Non mais, c’est fou cette pression qu’elles essaient de te mettre! Franchement, t’as bien fait de tenir bon, et n’hésite pas à les rembarrer un peu fermement, t’est plus une gamine, elles doivent respecter tes choix et ton expérience!
    Enfin, tu m’as l’air de prendre tout ça sereinement, et tu as bien raison!

    1. Merci pour ton soutien Frau Pruno 🙂 . Nos amis germaniques ne sont pas toujours commodes en effet ! Heureusement cette fois j’étais bien préparée et suffisamment sûre de moi ce qui m’a permis de rester ferme.

  23. Finalement, ce que je trouve dommage, c’est que l’on ne laisse pas la mère décider.
    Personellement, ce que j’attends des équipes de soignants, c’est de me donner une information juste et ensuite me laisser choisir.
    Enfin, y a encore du boulot quoi 🙂

    1. Oui il y a du boulot de tous les côtés ! A posteriori je pense que c’est aussi à la maman sur certains sujets de s’informer en tout cas c’est ce que j’ai retenu pour mon second bébé. Malheureusement pour le premier je me suis plutôt laissée porter.

      1. Oui, je suis bien d’accord mais c’est pas évident d’être au top sur tout les sujets, surtout pour un premier accouchement. L’avantage d’y être déjà passé c’est que pour le deuxième on sait ce qu’on veut

  24. Moi j´ai eu l´expereince inverse de toi: j´ai accouché à Munich et lors de la visite prenatale avais demandé la péridurale et l´interne m´avait repondu direct « oui, c´est ca, parce que vous etes francaise! ». J´avais insité et l´avais eue mais j´avais du pour ca remplir plusieurs papiers et voir l´anesthesiste, ressentant à chaque fois une forme de jugement comme tu le decris effectivement. En revanche, comme je le voulais – et ai -allaité, aucun souci de ce coté – là, mais beaucoup d´aide a la maternite puis À la maison avec les visites À domicile de la sage-femme (prestation qui n´existe pas en France je crois.)

    1. En effet l’expérience inverse mais pas contradictoire ! Tu as raison sur le fait que les visites des sage-femmes à la maison après l’accouchement aident sans doute beaucoup pour l’allaitement.

  25. C’est très intéressant ton article et ça me donne bien envie de vivre en Allemagne (chacun de tes articles me fait aimer un peu plus ce pays d’ailleurs ).
    Ma sage femme m’avait dit que la péridurale en France atteignait les 90% dans les grands CHU. Bon moi j’ai choisi une maternité de niveau 1 avec un projet très tourné acouchement physio donc que 36% de péridurale dans cet établissement. Comme quoi tout dépend du projet de l’établissement et de l’accompagnement que l’on veut/peut offrir aux femmes (une de mes amies qui a accouché en CHU s’est vu moquée quand elle a dit qu’elle ne voulait pas de péridurale, quand elle a craqué on lui a dit « alors on ne voulait pas de peri hein ? » : c’est sur que avec un accompagnement comme celui là on ne peut pas y arriver )… Je rejoins la sage femme qui a commenté plus haut, pour accoucher sans péridurale je trouve qu’il faut être bien accompagnée et donc avoir le personnel pour. Ya-t-il plus de personnel dans les maternités allemandes?
    C’est pourquoi pour ma 2e grossesse j’ai choisi l’accompagnement global et l’accouchement en plateau technique. En gros c’est la sage femme qui m’a suivi toute ma grossesse qui m’a préparée à l’accouchement qui m’a aidé à accoucher le jour J. Et elle a été avec moi du début à la fin (enfin pour moi ça a duré 3 heures mais si ça avait été 8h elle aurait été là.) Et j’ai trouvé vraiment ça génial d’être ainsi entourée d’une personne de confiance.
    Pour l’allaitement je trouve que en France que c’est souvent à double tranchant . On tombe sur des personnes hyper pro allaitement qui nous poussent même quand on ne veut pas; et on trouve les puéricultrices qui n’y connaissent rien et complètent à tout va. J’ai trouvé en mon généraliste qui est très pro allaitement le bon compromis. Il soutient l’allaitement mais si la prise de poids est vraiment trop mauvaise on donne des compléments au moins pour un temps.
    En fait je dirai que en France on n’est pas si mal loties si on choisit les bonnes personnes pour s’entourer .

    1. Merci pour ton retour ! Et je suis ravie de te faire ainsi aimer mon pays d’adoption 🙂 . Concernant le personnel en Allemagne je n’ai pas de données fiables pour comparer. Mais en fait les sage-femmes n’ont pas du tout la même formation. Ce ne sont pas des professionnels de santé avec bac + 5 ici. C’est une profession moins diplômée – et donc j’imagine moins bien payée ? Elles sont vraiment exclusivement là pour accoucher puis accompagner la mise en place de l’allaitement à domicile. Elles ne peuvent rien prescrire par exemple.

  26. Bonjour je lis ton blog depuis plusieurs mois et je l adore ! Je n ai jamais commenté , et je me décide enfin. Alors voilà moi j ai accouché dans un des plus gros hôpitaux de Marseille. Mise à part que La Réunion sur la péridurale soit obligatoire ainsi qu un rdv avec un anesthésiste. On m a bien expliqué que c était uniquement en cas de complication. On m a vraiment laissé le choix , l anesthésiste lui même m a convaincu d accoucher sans péridurale. Et je suis tres contente d avoir eu un vrai choix lors de ce rdv. Cependant le jour de l accouchement c était autre chose. Le travail s est fait en chambre… j étais avec mon mari , on m a descendu en salle d accouchement quand j étais dilatée a 8. J ai accouché sans péridurale mais si j avais eu le vrai choix je l aurais demandée. La maternité était débordée ce jour là … j ai était quelque peu oubliée pendant le travail… bref j ai fait sans et j ai bien était couchée pendant la délivrance.

    1. La réunion avec l’anesthésiste a en effet eu l’air d’être super ! Dommage que le jour J le personnel ait été débordé. Et merci pour ton tout premier commentaire par ici !

  27. Très intéressant! Je ne me suis pas encore inscrite à la maternité (j’ai choisi le grand CHU de Munich, mon rendez-vous aura lieu en septembre) mais lors de la visite, l’anesthésiste nous a été présenté comme le sauveur des dames 😉 Mes connaissances ayant accouché en Allemagne parlent toutes du même type de « pression », surtout en ce qui concerne l’allaitement, et je le ressens aussi. Par contre, personne ne m’incite à me tourner vers une naissance très physiologique ou en maison de naissance, mais je pense que c’est dû au fait que j’attends des jumeaux.
    Ce qui m’énerve le plus, c’est la pression mise sur certains choix (allaitement, éducation) alors que je trouve que j’ai été bien moins guidée lors de décisions bien plus importantes à mes yeux (faire le tri-test, faire une amnioscentèse suite au diagnostic de fente labiale).

  28. Est-ce que tu sais si les soignants allemand reçoivent une vraie formation sur l’allaitement ? C’est ce qu’il manque cruellement en France. En revanche je suis scandalisée qu’il faille autant batailler pour avoir ce que tu veux (le complément). Dans nos pays où la liberté est une valeur fondamentale, pourquoi ne laisse-t-on pas le choix aux femmes ? Pourquoi les soignants s’arrogent ils le statut de décideurs ? Si les écoles ne sont pas les mêmes, j’ai bien l’impression que l’attitude ne change pas… Ils savent tout et nous devons acquiescer

    1. Oui tu as raison et c’est très agaçant. Je ne sais pas concernant la formation de base du personnel mais il y a toujours une ou deux consultantes en lactation spécialisées dans les maternités.

  29. Coucou, ton article est très intéressant (comme toujours !). Mon expérience de la maternité allemande est un peu différente de la tienne et je crois que cela tient à 2 choses : la proximité avec la France et le fait qu’il y ait beaucoup beaucoup beaucoup d’étrangers dans cette clinique (mais très peu de Françaises finalement).
    J’ai aussi accouché dans une clinique de Level 1. Pour Pierre, je ne m’étais pas trop posé la question : c’était la maternité la plus proche, la seule jeune maman que je connaissais y avait accouché et en était contente. La décision a été rapidement prise ! Pour Marceau, je n’ai pas eu le choix car ma gynéco m’a envoyée là-bas à 24 SA quand les complications se sont invitées … J’aurais pu en changer pour accoucher mais je n’en voyais pas l’intérêt et surtout j’étais rassurée d’y retourner vu que je connaissais toutes les sages-femmes (avec 4 monitos par jour pendant 2 semaines, je les ai toutes vues) et je savais que s’il y avait un problème, la prise en charge serait adaptée. Bref, je n’ai pas été déçue même si je sais que beaucoup de futures mamans ne veulent pas accoucher dans cette maternité car il y a beaucoup d’étrangers, les chambres sont petites et doubles (à part si on demande une Familienzimmer et qu’il y a suffisamment de place), les patients privés n’ont pas de chambre à part … Bref, chacun fait comme il veut ^^
    Pour l’inscription, les choses sont donc légèrement différentes. Elle se fait à partir de 34 sa (mais si on vient plus tard, ce n’est pas un problème). J’avoue que la 1ère fois, ça m’avait choquée que ça soit aussi tard (j’avais légèrement peur d’accoucher dans la rue lol). On doit d’abord remplir une tonne de formulaires et je crois bien que c’est le seul moment où on nous « demande » si on veut allaiter ou non. Ensuite, il y a un examen avec une sage-femme et un gynéco (avec une écho). Pour Marceau, j’avais également vu le Chefarzt mais je ne sais pas si c’était dû à ma grossesse compliquée ou s’il recevait toutes les futures mamans. Et pour finir, j’avais eu un entretien avec un anesthésiste (les 2 fois). Il me semble qu’il est obligatoire.
    Concernant la péridurale, je l’ai eue la 1ère fois. Je n’ai pas eu du tout à supplier ^^ Mais ça faisait déjà un moment que j’étais là (15h …) J’avais perdu les eaux mais je n’avais pas de contractions et d’un coup, en 3 heures, mon col était dilaté à 6, il était 22h … Bref, l’anesthésiste est venue immédiatement. Les dernières heures de l’accouchement, la sage-femme et une Oberärztin sont restées avec nous. Ce n’est pas le protocole habituel mais le rythme cardiaque de Pierre était mauvais donc elles ne nous ont pas lâchés.
    Pour Marceau, je n’ai pas eu de péridurale. J’avais dit que je tenterais sans et que si vraiment c’était trop douloureux, je la demanderais …. Quand je l’ai demandée, la sage-femme me l’a refusée … C’était la même que pour Pierre et elle avait vu dans mon dossier que cela avait posé problème la 1ère fois. Et puis, c’était trop tard ! J’ai donc fait sans et je ne le regrette pas une seconde ! Finalement, je lui en suis reconnaissante !
    Pour l’allaitement, je pense que je n’étais pas dans une maternité « pro-allaitement ». Evidemment, ils sont pour : il y a des affiches dans certaines pièces qui en vantent les mérites. Mais j’ai l’impression qu’ils ne font pas de forcing. J’ai été en chambre avec des mamans qui donnaient le biberon et je n’ai jamais entendu un commentaire désagréable. Personnellement, j’avais coché la case « allaitement » les 2 fois et j’ai été plus ou moins aidée par les personnel. Pour Pierre, elles venaient m’aider à le mettre au sein au début : il était tellement épuisé par l’accouchement qu’il n’arrivait pas à téter. Lors de la 2ème nuit, il hurlait de faim et une puéricultrice est venue à mon secours en me proposant de lui donner un complément à la seringue. Pour Marceau, tout s’est mis en place très facilement et c’est la 1ère nuit qu’il a eu vraiment fin (et que je n’avais pas encore de lait). J’ai demandé à lui donner un complément et au début, la puéricultrice a fait la grimace et m’a dit de persévérer. Quand je lui ai expliqué que ça faisait 5 heures que je persévérais et que je ne voulais pas lui donner un biberon mais seulement un peu de lait à la seringue, elle n’a plus discuté 🙂 MAIS Marceau n’a jamais voulu de ce fichu complément ! lol
    Bref, je crois que je n’ai pas une expérience très allemande de la maternité 🙂 Ca serait certainement différent si j’habitais dans une autre région allemande.

    1. Le fait d’habiter une région frontalière joue sans doute. Cela dit elles t’ont quand même refusé la péridurale puis un complément pour Marceau je ne sais pas si ça aurait été comme ça en France ? En tout cas le principal c’est que ça ait été une bonne expérience 🙂 .

      1. Cela restera un mystère J’avais eu cette discussion avec ma sage-femme du Nachsorge (qui travaille également dans la maternité où j’ai accouché) et elle m’avait expliqué plusieurs choses. Tout d’abord, les sages-femmes de sa génération ont appris pendant leur formation que la péridurale était un échec … Ce qui pourrait expliquer pourquoi elles rechignent tant à la donner … Cependant, elle m’a aussi dit que les mamans l’obtenait plus facilement quand il s’agissait d’un premier accouchement car ça les aidait à se décontracter. J’imagine que ça c’est peut-être le cas particulier de ma maternité. D’ailleurs, la Sarre est un des Länder avec le plus hauts taux de césariennes. Je ne sais pas si ça a un rapport mais ça m’intrigue. Et autre détail important, beaucoup de patientes ne parlent pas allemand (ni anglais ni français) et les sagen-femmes ont beaucoup de mal à communiquer avec elles. Il y a 2 ans, elles étaient contentes d’avoir un interne d’origine égyptienne qui faisait l’interprète!
        Pour le complément, ça m’avait bien énervée sur le coup surtout que je savais ce que je faisais, j’avais déjà plus de 15 mois d’allaitement derrière moi ….

  30. Concernant la péridurale, j’avais de mon côté choisi de faire avec dès le départ, car grossesse assez médicalisée, déclenchement et bébés prévus assez gros (et vus que les deux fois j’ai fini avec ventouse et forceps, j’avoue ne pas regretter), donc je ne sais pas trop ce qu’il en aurait été si j’avais choisi de faire sans.
    Pour ce qui est de l’allaitement par contre je pense que les choses sont beaucoup plus nuancées en France. J’ai accouché dans une grosse et une petite structure, sans rien de particulier et j’ai plutôt été bien accompagnée. Les SF que j’ai rencontrées aidaient à ce que voulait la mère, et l’accompagnaient. Idem pour la SF qui est passée à domicile après la naissance. Il y a de plus en plus de financement pour des consultantes en lactation dans les maternité, et celle de mon hôpital, en plus de former ses collègues, propose des consultations et un accompagnement pendant le séjour à la maternité, des consultations après (gratuites), des conseils par tel ou skype pour les mères habitant loin… J’ai trouvé que ce n’était ni pour l’allaitement à tout prix ni pour le biberon au moindre problème, mais, dans mon cas en tout cas, plutôt une adaptation aux besoins de la mère (et de l’enfant). Mais peut être que j’ai finalement plutôt eu de la chance.
    C’est bien intéressant en tout cas ton expérience allemande !

    1. Je pense que ça dépend beaucoup des établissements aussi sans doute. En France je peux imaginer que la liberté est plus grande sur la question de l’allaitement en effet. Tes accouchements ont l’air d’avoir été sportifs en tout cas ! Je suis persuadée que dans ces cas là en Allemagne aussi on obtient la péridurale.

  31. Je prends enfin le temps de mire ton article (mais vite, j’ai une couche à changer… lol)
    Ma maternité comme beaucoup par chez moi est aussi ami des bébé. Et finalement, je trouve que comme chez toi il est plus simple de dire qu’on va allaiter plutôt que donner le biberon! A une réunion d’information après la naissance, on été une dizaine de maman, j’étais la seule à ne pas allaiter, j’ai détester la réunion… Mais heureusement pas de jugement des équipes de soins, juste aucune disponibilité ni explication contrairement à l’allaitement!
    Par contre pour l’accouchement naturel, même si c’est de plus en plus simple et fréquent, je te rejoins, ce n’est pas la norme. Et le rdv anesthésie est obligatoire quelques soit notre choix! Mais j’ai pas creusé plus loin car je veux la péridurale ^^
    Bon je retourne à mes vacances, j’espère ne pas louper ton accouchement 😉
    Prends soin de vous!

    1. En France comme en Allemagne je pense quand même que de nos jours dire qu’on va « au moins » essayer d’allaiter est toujours plus facile… du coup j’admire les courageuses qui assument autre chose !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *