Allaitement : mon plan d’attaque

Allaitement : mon plan d’attaque

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous devez savoir que l’allaitement est pour moi un thème sensible. Je rêvais d’allaiter Pierre pour plein de raisons, je pensais que cela serait tout naturel, me plairait et que, bien conseillée par les professionnels, cela ne poserait pas de problèmes. En écrivant cela j’ai envie de dire : « la bonne blague ». Finalement rien ne s’est passé comme prévu et j’en ai tiré quelques leçons. La première est que sur ce sujet, je ne serais pas mieux servie que par moi-même : il m’appartient de m’informer en amont puis de prendre les décisions.

J’ai donc eu envie de prendre note ici de mes désirs en la matière, un peu comme un projet de naissance, mon « projet d’allaitement ». Cela m’aidera à mettre mes idées en ordre, je pense que j’en ai bien besoin. Cela me permettra aussi d’avoir une base de discussion avec ma sage femme et Ulrich – qui a été autant traumatisé que moi par notre première expérience catastrophique. Cela me permettra aussi, plus tard, quand Krümmel sera là, de pouvoir me relire.

I. QU’EST CE QUE JE VEUX ?

Avant tout je veux nourrir mon enfant. Je ne veux prendre aucun risque de le laisser mourir de faim et de soif sans m’en rendre compte, comme cela s’est produit pour Pierre.

Je veux malgré tout essayer de donner mon lait à ce second bébé. Parce que je reste sensible à l’argument qu’il s’agit sans doute de l’aliment le plus adapté. Et parce que je ne veux pas porter le regret de ne nous avoir laissé aucune chance pour l’allaitement.

Enfin j’aimerais vraiment ne pas gâcher nos premières semaines « pour ça ».

Je n’ai jamais pris aucun plaisir à la mise au sein pour Pierre alors je n’attends rien de ce côté. A l’inverse, nous avons tous les deux toujours adoré nos « câlins-biberon », et c’est quelque chose qui m’aidera je pense, cette fois, à tourner la page plus rapidement et sans culpabilité si cela ne marchait pas.

II. COMMENT JE COMPTE ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Comme je vous le disais plus haut, ma première expérience fait que j’ai perdu toute confiance dans les professionnels qui m’entoureront les premiers jours à la maternité. Alors j’ai beaucoup lu, et défini mes propres critères. Tenter l’allaitement jusqu’à causer une perte de poids dramatique et une jaunisse qui a nécessité deux jours de traitement pour moi c’est de l’acharnement. Je ne le referai pas et ne laisserai personne me pousser à reprendre ce risque. Je précise pour celles qui ne le sauraient pas encore que je vis dans un pays qui est à mes yeux excessivement pro-allaitement.

Je compte pour commencer appliquer la marche à suivre que j’ai définie ci-dessous à la maternité. C’est le moment que je redoute le plus, celui qui s’est si mal passé la dernière fois. Je sais qu’ensuite, la route n’est pas terminée : il y a des poids qui remontent mais qui stagnent, des mastites qui peuvent apparaître… Mais je retrouverai alors ma sage-femme pour me conseiller, et j’aviserai au cas par cas.

a. L’allaitement au sein exclusif : Je ne tenterai la mise au sein exclusive que si mon fils naît après 38 SA + 4 et avec un poids supérieur à 3 500 kg . Et je garderai cependant un œil vigilant sur chaque pesée journalière. Si, les premiers jours, le poids venait à chuter de 8% – ou plus à partir du poids de naissance, je passerais au point B.

b. L’allaitement mixte : Dans tous les autres cas – et dans la mesure ou notre état de santé à tous les deux nous le permet, j’aimerais essayer de mettre mon bébé au sein tout en le complémentant dès la naissance et pour au moins la moitié des quantités recommandées avec une seringue puis un biberon. J’aimerais que ce complément soit si possible mon lait tiré. Je me suis demandée comment combiner tétées et tirages et imagine insérer quatre tirages par jour entre deux tétées. Si à ce régime le poids remontait rapidement au dessus du poids de naissance voire au delà j’envisagerais de repasser au point A. Si le poids venait malgré tout à chuter de 8% ou plus à partir du poids de naissance je passerais au point C.

c. Le tire-allaitement : Je me suis longtemps demandée si j’étais prête à m’y remettre. Et je dois reconnaître que je garde un moins mauvais souvenir de cette étape que des mises au sein. Je crois même pouvoir dire que par certains aspects, j’ai aimé cela, tirer mon lait. Ce fut pour moi une sorte de lot de consolation. Et puis, en deux mois d’utilisation, je pense avoir acquis une certaine expérience que je pourrais réutiliser. La seule inconnue pour moi est de savoir comment gérer cela avec un aîné. J’imagine tout juste la difficulté. C’est pourquoi je ne me fixe pas d’objectif de durée. Arrêter après deux mois ou une fois atteints les cinq kilos, comme pour Pierre, je trouverais ça « bien ». Mais je verrai à l’usage. Et j’introduirai évidemment le lait maternisé si mes quantités de lait produites sont insuffisantes.

III. ASPECTS PRATIQUES

J’en viens maintenant aux aspects pratiques, aux petits trucs que je n’ai pas oublié et que je compte utiliser.

Pour mon problème de tétons plats, j’utiliserai une niplette – une sorte de mini-pompe – avant les mises au sein. Pour faire face en cas de douleurs importantes ou de crevasses je prévois d’acheter des compresses Multi-Mam, de la crème Lansinoh, du film alimentaire et des bouts de seins – que je n’utiliserai qu’en dernier recours, il ne m’ont de toute façon pas beaucoup aidée la première fois.

En cas d’engorgement et pour éviter qu’il ne dégénère en mastite j’appliquerai du froid sur la zone et du chaud au moment de la tétée / du tirage. Je crois me souvenir que cela fonctionnait assez bien.

Enfin à la question : « Souhaitez-vous allaiter ? » le jour de mon admission pour accoucher je répondrai selon mon terme : « Oui – mais je souhaite aussi tirer mon lait et le complémenter dès le premier jour ». Et si on me demande pourquoi j’évoquerai simplement le dossier du grand frère.

J’ai parfois trouvé les projets de naissance que j’ai lu un peu présomptueux. Comme si sans être des professionnelles on pouvait tout prévoir, et vraiment participer aux décisions. Maintenant je comprends mieux pourquoi certaines ressentent le besoin d’en écrire un. Cela traduit nécessairement une certaine méfiance à l’égard de ceux qui nous accompagnent à ces moments là. Mais elle est parfois malheureusement justifiée.

J’ai bien conscience qu’en pratiquant de la sorte la probabilité est très haute pour que l’expérience se termine rapidement par le point C. Mais c’est un risque que je suis tout à fait prête à prendre au regard des objectifs visés.

C’est dingue parce que après y avoir tellement pensé, en avoir tellement souffert aussi, je ressens une grande sérénité en écrivant tout ça. Comme si je venais enfin d’aboutir à la solution qui ME convient. Ce fut un très long chemin.

Je suis désolée si cet article est mal écrit. Vous m’avez connue plus littéraire. Mais comme cela m’arrive parfois, je l’ai écrit surtout pour moi et cet espace me sert aussi à ça. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de mon programme, si vous avez des choses à ajouter, des conseils à me donner. Je me pose notamment pas mal de questions encore sur la mise en place de l’allaitement mixte : comment bien insérer les tirages et les biberons entre les tétés par exemple, est-ce que je ne risque pas de « sur-stimuler » ma lactation ? Que donner en complément les premiers jours c’est-à-dire avant la montée de lait, vais-je réussir à tirer du colostrum ? Est-ce que le personnel de la maternité va comprendre ma demande ? Je pense en rediscuter avec ma sage-femme mais je suis preneuse ici aussi de toutes les informations !

99 réactions au sujet de « Allaitement : mon plan d’attaque »

  1. Tu le sais j’avais une démarche similaire sur certains points et très différente à la fois !
    Au final, je me suis surtout rendue compte que je me connaissais plutôt bien et que j’avais eu raison d’y réfléchir moi aussi en amont !
    Je ne peux pas vraiment te conseiller car nous avions un projet très différent (je ne voulais pas tirer mon lait).
    Pour ma part, l’allaitement a été difficile à mettre en place bien qu’il se soit bien passé mais clairement je préfère les biberons ! Je me sens beaucoup plu sereine avec un biberon que lorsque je mets ma fille au sein. Et du coup, contrairement à ce que je pensais faire un départ, ce ne sera pas un allaitement mixte mais bien un sevrage en douceur !

    1. Comme je te l’ai déjà dit, je t’admire de te connaître et de te respecter aussi bien tu vas définitivement être mon modèle à suivre sur le sujet !!

  2. Bonsoir 🙂
    Je me permets encore une fois de commenter pour te faire part de mon expérience d’allaitement en Suisse, pays pro-allaitement +++ aussi ! Problème de tétons plats ici aussi… mais heureusement après même pas 24h de mises au sein difficile, en fait impossible, une sage-femme m’a ramenée des bouts de sein (Medela), ainsi qu’un tire lait. Bien sûr on m’a mis la pression et on m’a dit que je devais m’en séparer au plus vite sinon je ‘foutrais en l’air mon allaitement’… malgré mon angoisse, je nous ai fait confiance et au bout de 2 mois petit chat a réussi à téter sans, comme ça du jour au lendemain ! Et j’ai finalement tire-allaité pendant presque 7 mois, dont 5.5mois exclusivement. Pour ce qui est des tirages, puisqu’il prenait bien le sein (avec les bouts de sein) et qu’il n’a jamais perdu plus de 10% de son poids et même repris du poids avant que l’on sorte de la maternité, je tirais mon lait une fois par jour le soir avant d’aller me coucher (vers 21h30-22h). À la maternité je tirais mon lait toutes les 3-4h jusqu’à qu’il arrive à téter. Nous lui avons donné son 1er biberon de mon lait vers 2 mois et avons fait un allaitement mixte dès ce moment là, qui a très bien fonctionné. J’ai même tire allaité pendant 10 jours lors d’une baisse de lactation.
    Désolée de ce pavé 😀 tout ça pour dire que ton projet d’allaitement m’a l’air cohérent ! Écoute toi et faites vous confiance ! Bonne fin de grossesse, profite bien de ces « petits » coups qui me manquent déjà !

    1. Oh merci de ton témoignage j’ai des questions à te poser !!
      – Tu me dis que tu as tiré toutes les 3-4 heures à la maternité à partir de J1. Tu faisais téter ton bébé en plus de ça ?
      – A partir de quel jour tu as pu réduire le rythme à un tirage par jour en plus des tétées normales ?
      Merci d’avance de tes précisions ça me rassure de lire ton parcours 🙂 .

      1. Alors, si je me replonge dans mes souvenirs un peu plus en détails… les 1ères 24h, je lui ai mis un peu de colostrum sur les lèvres, puis ai essayé (en vain) de le mettre au sein à chaque réveil. Les SF me disaient de les appeler à chaque fois mais cela n’a jamais fonctionné, j’ai donc tiré mon lait / colostrum au bout d’un tout petit peu plus que 24h qu’on lui a donné à la seringue et au verre, je me souviens que la SF du moment avait même déjà ramené un complément de lait maternisé au cas où, mais cela n’a pas été nécessaire. Puis les bouts de sein ont permis le début de l’allaitement, j’ai tiré mon lait après chaque tétée pendant 3 jours à l’hôpital puis retour à la maison ou la je n’ai plus tiré que le soir.
        Cela n’a évidemment pas toujours été facile mais j’en garde un très bon souvenir et re-essaierai pour le prochain c’est sûr ! Peut-être même plus longtemps ! Ne te stresse pas en tout cas, consulte différentes personnes si tu ne te sens pas soutenue / écoutée et puis prenez votre temps avec Krümmel 🙂 J’ai une amie (française expatriée en Suisse aussi) qui a même réussi à repasser d’un allaitement mixte avec complément maternisé a un allaitement exclusif au bout de 6-8 semaines ! Tout est possible avec l’allaitement je pense. Bon courage et tiens nous au courant ! (Je suis aussi disponible par mail si besoin)

        1. C’est vraiment adorable Lea merci pour tes explications complémentaires et ton soutien ! Je note que toi aussi tu tirais ton lait après les tétées c’est plus simple que ce que je prévoyais de faire, je ferai sans doute pareil alors !

  3. Coucou,
    Tu connais un peu mon parcours concernant ce sujet. Pour bébé 1 juste la tétée de bienvenue et pour bébé 2 j’avais envie « d’essayer » un peu plus longtemps. Résultat des courses 2 ans et demi et on y est encore
    Pour moi le maître mot c’est pas de prise de tête! Laisser faire les choses comme elles viennent. Tout a été plus facile quand j’ai enfin décidé d’arrêter de vouloir faire rentrer ma puce dans les cases sur le poids, le nombre de tétées, les heures, les nuits c’est enfin là que j’ai vécu mon allaitement et que je ne l’ai pas subit. C’est vrai pourquoi la chose la plus naturelle au monde devient si vite quelque chose de si difficile…
    Heureusement j’ai trouvé beaucoup de soutien sur un groupe facebook spécialisé sur l’allaitement. C’est peut être truste d’en arriver là mais j’ai toujours était bien renseignée, rassurée et encouragée quand ça n’allait pas. Il fait dire qu’en France nous sommes en retard sur le sujet. Dès que tu allaites ton enfant et qu’il y a un problème c’est la faute à l’allaitement (bébé qui fait tardivement ses nuits, trop fusionnel de maman, pas assez potelé et j’en passe).
    Quand bb2 a eu 9 mois j’ai dû reprendre le boulot et tirer mon lait le midi pendant 1 an et j’ai détesté! Je félicite les mamans qui y arrivent car c’est pas simple. Quand bébé et petit (les premiers mois) apparemment il y a peu d’allaitement mixte qui fontionnent bien sur le long terme. Bébé décidé souvent de délaisser le sein qui demande plus « d’effort » pour obtenir le lait. Alors bien sûr chaque bébé, chaque allaitement est différent.
    Bref pour moi le principal est de se faire confiance et surtout faire confiance à ton bébé et d’être entouré par les « bonnes personnes ».
    Quand je regarde derrière moi le parcours passé je regrette juste d’avoir gâché certains momets avec toutes questions et je profite de ces instants magiques qui ne sont pas éternels.
    Bon courage à toi et je te souhaite de vivre un magnifique allaitement

    1. Merci beaucoup de ton témoignage encourageant et bravo pour ton parcours ! C’est en effet difficile de trouver des réponses et des informations sur le sujet et c’est notamment ce qui s’est passé avec Pierre, ça a été comme un saut dans le vide, c’est pourquoi j’essaie maintenant de m’informer au maximum… pour éviter de reproduire les mêmes erreurs surtout. Avec un peu de chance Krümmel restera au chaud suffisamment longtemps et je pourrais même tenter l’allaitement exclusif !

  4. Tout ça me paraît très technique mais je comprends ton traumatisme après ton premier allaitement. Mes deux allaitements ont été un parcours du combattant. Le premier, il a fallu que j’utilise des bouts de seins car impossible pour ma fille de téter correctement. J’ai fini par m’en passer en le coupant petit à petit. Je tirais aussi mon lait poyr compléter mais j’ai trouvé ça très fatigant et j’ai eu la sensation que ça ne stimulait pas bien la lactation. Deuxième allaitement: super prise du sein (donc pas besoin de tire-téton finalement), mais rapidement: candidose mammaire. Une douleur à hurler. J’ai quand même continué et après plusieurs semaines, réussi à allaiter de façon sereine, en complétant dès 6 mois (pas assez de lait donc maternisé).
    Applique ton « programme », écoute ton instinct, ton envie et ta fatigue. Je ne regrette rien mais ca a été un vrai combat! Bises

    1. C’est déjà une information qui m’a totalement manquée à l’époque : à quel point si souvent c’est compliqué… J’étais totalement naïve, pensais que c’était naturel, inné. Maintenant je sais que ce n’est pas le cas du tout (au moins me concernant) et espère juste ne pas gâcher les premières semaines de vie de mon bébé avec ça.

  5. Avant la montée de lait, tu risques d’avoir du mal à tirer ne serait-ce que quelques gouttes de colostrum. Petit Lapin a été complémenté le 3e jour avec du lait artificiel qui était donné via une paille fixée à un de nos doigts. On a fait ça 24h le temps que la montée de lait se fasse xar il avait visiblement très faim. On avait refusé le biberon de peur qu’il ne veuille pas reprendre le srin après (une amie a galéré 3 semaines comme ça suite à un biberon administré à la maternité…).
    Quant au fait de vouloir tirer ton lait, tu verras comment ça se passe avec ton bébé, mais si ça se trouve il passera tellement de temps au sein que le reste du temps tu voudras juste faire autre chose. Quant à la surstimulation c’est tout à fait possible. L’allaitement c’est vraiment la loi de l’offre et la demande…si tu veux stocker du lait ça t’arrangera, mais ça peut vite devenir embêtant si tu as des engorgements en permanence.
    Sans laisser ton bébé avoir faim, il faut arriver à ne pas paniquer si le poids stagne un peu. C’était le cas pour Petit Lapin vers 10-12 jours, mais la sage-femme m’a juste conseillé de me reposer, prendre de l’homéo, mettre bébé au sein souvent et boire des tisanes d’allaitement et le poids est vite reparti à la hausse.
    En tout cas être bien entourée est essentiel. N’hésite pas à appeler des associations d’aide à l’allaitement en cas de doute, avoir qqn au télépohone qui est bienveillant et a connu les mêmes galères que toi, ça n’a pas de prix. J’espère en tout cas que cette fois-ci tout ira pour le mieux 🙂

    1. Merci pour ton témoignage ! Je note donc que ça peut être galère au début de tirer du colostrum… pour le poids je sais que « normalement » il ne faut pas paniquer mais j’ai vraiment été traumatisée, Pierre a perdu plus de 13% de son poids après la naissance à cause de mon allaitement foireux c’était bien plus qu’une stagnation… Merci de tes souhaits en tout cas !

      1. Dans mon commentaire, la stagnation en poids dont je parlais n’a rien à voir avec la perte de poids normale qui suit la naissance et peut aller jusqu’à 10% du poids. Petit Lapin a bien perdu du poids dans les premiers jours, mais c’est surtout parce qu’il avait faim et pleurait après les tétées qu’il a été complémenté. On lui proposait 20mL après chaque tétée. Et dès le lendemain, suite à ma montée de lait on a pu arrêter. Je trouve ça étonnant que personne ne t’ait conseillé ça, car ça n’a absolument pas interféré avec l’allaitement. On a juste insisté pour ne pas lui donner le complément au biberon.

        1. Je trouve ça très dommage aussi car ça nous aurait sans doute évité beaucoup de problèmes… Merci pour tes précisions en tout cas j’ai bien tout noté ! Grâce à vous toutes j’ai l’impression d’être parée 🙂 .
          Et une question qui n’a rien à voir : comment va ton petit lapin dont je me rappelle bien l’histoire ? Ça me ferait plaisir d’avoir de ses nouvelles, en privé si tu préfères.

          1. C’est gentil de prendre des nouvelles !
            Petit Lapin va bien et marche depuis un mois (il a 18 mois actuellement). Après quelques tâtonnements il a une paire de chaussures orthopédiques qui a l’air de lui convenir. C’est juste galère car du côté de la malformation, la chaussures monte aux 2/3 du mollet pour bien le maintenir. Mais il le tolère bien. Et sans chaussures il marche également, même si c’est plus difficile.
            La suite est un peu plus floue, entre une chirurgienne qui veut l’opérer pour bloquer la cheville d’ici quelques mois, et le chirurgien de Paris qui pensait que ce n’était pas la peine dans l’immédiat. Comme le courant passe mal avec la chirurgienne du CHU régional, on a repris un rendez-vous à Paris cet automne et on voudrait que Petit Lapin soit suivi là-bas, même si c’est une journée de « perdue » à chaque rdv.
            Petit Lapin ne semble pas du tout gêné par son souci (sauf quand ses chaussures lui font mal…). C’est peut-être à l’école que ça se compliquera, mais on n’y est pas !

          2. Ce sont des nouvelles hyper positives, c’est génial !! Merci de m’en avoir donné ! Et du coup le traumatisme reste quand même trop fort pour envisager une deuxième grossesse ou il s’est apaisé ?

          3. Petit 2e est déjà en route ! Ils auront deux ans et quelques jours d’écart si tout va bien. Jusque là tout a l’air d’être normal, je croise fort les doigts pour qu’on n’ait pas de mauvaise surprise cette fois-ci. Déjà que ça ne sera pas toujours marrant pour Petit Lapin, s’il pouvait avoir un frère ou une soeur avec qui il s’entend bien ce serait plus sympa pour lui. Et puis c’était quand même notre projet initial !

      2. Je rajoute un point quant aux tétons plats : Petit Lapin n’arrivait pas à téter correctement d’un côté à cause de ça, mais tétait super bien avec un bout de sein (que j’avais récupéré suite à une crevasse du côté qu’il prenait bien justement…). J’ai mis 6 semaines avant de pouvoir m’en passer par la suite mais je ne regrette pas du tout. Je sais que dans les livres d’allaitement ce n’est pas recommandé, mais ça peut quand même être bien pratique !

  6. C’est bien que tu mette tes idees au clair même si évidemment tu ne peux pas savoir comment celà se passera. Ton bébé sera différent de Pierre et les choses peuvent se passer différemment.

    Je ne sais que te conseiller par rapport à l’allaitement mixte, ma crainte serait plutôt par rapport à la fatigue (allaiter + tirer ton lait, ca demande beaucoup en plus du reste).
    Par contre je recommande +++ la crème lansinoh, ici j’en mettait automatiquement après chaque tétée et ca m’a beaucoup aidée, je n’ai jamais eu de grande complication.
    Je souhaite que tout se passe le mieux possible pour toi mais aussi que si ca ne marche pas pour une quelquonque raison, tu ne le vive pas comme un échec et que tu profites des câlins- biberons avec ton fils 😉 .

    1. Oui c’est ce que j’espère plus que tout quoiqu’il arrive ne pas gâcher nos premiers moments avec ça… Tu as raison pour la combinaison tirage / allaitement je note que ça risque d’être très chronophage… d’un autre côté j’espère que la balance penchera rapidement d’un côté ou de l’autre une fois sortie de la maternité, cumuler les deux je pensais plutôt juste le faire les premiers jours.

  7. Je vois que tout est clair dans ta tête ou presque et c’est ce qui me semble le plus important. Tu sais très bien ce que tu ne veux pas pour ton enfant. Je suis sûre que tu arriveras à faire en fonction de lui.
    La mise en place de l’allaitement est compliquée et n’est pas innée. Cela s’apprend autant pour la jeune maman que pour le bébé (les bébés ont le réflexe de succion, mais pas forcément le réflexe de la bonne position). C’est normal de se poser des questions.
    Tes deux enfants seront différents et tes deux allaitements aussi. Ce n’est pas parce que ça n’a pas fonctionné avec Pierre que forcément ce sera la même chose avec Krümmel. Tu pourrais avoir de bonnes surprises à la naissance Krümmel.

    1. C’est vrai je n’ose pas vraiment y croire mais c’est pour ça que je tiens absolument quand même à nous laisser une chance : je me dis que ne même pas essayer, c’est considérer d’office qu’il n’arrivera pas non plus alors que je n’en sais rien encore… il va peut être me surprendre positivement !

  8. Ton article est très intéressant et montré que tu as beaucoup réfléchi à la question. J’espère de tout cœur que tu rencontreras des professionnels qui comprendront ta demande liée à l’histoire douloureuse de ton premier allaitement. Si je peux me permettre, n’hésite pas en cas de besoin à contacter l’association Solidarilait qui fait de l’écoute téléphonique pour accompagner les mères dans tous les projets d’allaitement, sans prosélytisme, et qui m’a personnellement beaucoup aidée.
    Et juste quelques idées en vrac qui me viennent à la lecture de ton article : pour administrer les compléments, as-tu pensé à utiliser une soft cup ou des petits gobelets comme ceux que propose Medela (https://www.brindilles.fr/sachet-de-10-gobelets-pour-bebe-a23425.html) car le soucis avec le biberon dès la naissance, c’est que ça peut empêcher ton bébé d’apprendre à bien prendre le sein et donc à bien se nourrir, ce qui est contraire à ton objectif. D’ailleurs, ça me fait penser à ta question sur le tirage du colostrum : surtout, ne t’attends pas à tirer beaucoup, tu auras seulement quelques gouttes, de l’ordre du mL seulement… donc là aussi le mieux est de le recueillir dans un gobelet ou une seringue, si possible en exprimant manuellement ton lait (et non pas au tire-lait car la faible quantité va se retrouver à tapisser la paroi du biberon et sera perdue), ce qui ne te dispense pas d’utiliser aussi le tire-lait pour stimuler ta lactation!
    En tous cas, bon courage dans ton projet!

    1. Merci pour le lien vers l’association c’est noté ! Idem pour la référence des gobelets je ne connaissais pas et je pense que je vais m’en procurer ! Tu as l’air de bien t’y connaître c’est super 🙂 . J’ai compris grâce aux commentaires que tirer du colostrum était peut être un peu illusoire je vais me renseigner pour le faire à la main… (j’y arrivais la dernière fois pour mon lait alors je devrais pouvoir le faire).

  9. Tout bêtement , pouquoi veux- tu allaiter des le premier jour? La montée de lait ne s’ effectue au mieux qu’ au troisième jour il me semble. En tous cas c’ est ce qui m’ est arrivé . Et mes bébés – nes à terme – n’ ont rien absorbe les jours 1 et 2.

    1. Parce que mon fils le troisième jour avait perdu plus de 13% de son poids… et qu’ensuite il a mis énormément de temps à récupérer. Même si la montée de lait ne se fait que le troisième jour normalement ils absorbent un peu de colostrum quand même dans mon cas à priori il n’avait rien absorbé du tout du tout il était même déshydraté… Après je sais que ce n’est pas la décision la plus rationnelle mais c’est la seule qui me rassure suffisamment pour éviter de revivre cela…

  10. J’ai allaité mon grand pendant presque une année et mes twinsettes durant 3 mois mais en les complétant des le début (imposé par l’hôpital…) ! Tu as bien raison de poser tout ceci sur « papier » et je te souhaite de tout cœur de concrétiser ton
    projet sous de meilleurs auspices que pour Pierre.

    1. Merci pour tes bons souhaits c’est très gentil ! Comment se passait l’administration de compléments pour tes twinsettes ? Elles avaient un biberon par jour de lait artificiel et le reste du temps au sein ? Tu te souviens un peu des doses ?

      1. Je devais les compléter après chaque tétée! D’après mes souvenir je les laissais téter environ 5-10 minutes et après je leur donnais du lait artificiel. Pour les quantités je ne sais malheureusement plus…

  11. En lisant ton article, j’ai eu envie de dire « fais toi confiance, et fais confiance à ton bébé », puis je me suis rendue compte que tu ne pouvais pas entendre ce genre ça avec ton expérience passée. J’espère de tout coeur que tu arriveras à lâcher un petit peu sur le stress des pesées, mais je comprend ton cheminement. Ici l’allaitement a été difficile a mettre en place (mon fils ne se « pluggait » pas au sein). Après 3 jours à appeler les sages femmes à chaque tétée, elles m’ont donné un bout de sein, et ça a été magique!! J’ai continué à allaiter 10 mois en tout (en me passant du bout de sein au bout de 2 mois, puis avec du tire-lait et du mixte à la reprise du travail). En conclusion de mon pavé, je n’ai pas de conseil à te donner (surtout que je n’ai pas tiré mon lait au début), mais je vais juste te souhaiter que tout se passe comme tu le souhaites, avec un maximum de soutien et de compréhension de la part du personnel médical. Chaque bébé est différent, il y a quand même beaucoup de chances que tout se passe très bien! Passe une très belle fin de grossesse

    1. Merci beaucoup pour tes gentils souhaits et bravo pour ton parcours ! Je remarque que parfois les bouts de sein peuvent vraiment sauver un allaitement !

  12. Je n’aime pas allaiter. Voilà, c’est dit. Je le fais, comme toi, parce que je suis persuadée que ça reste là meilleure alimentation pour les bébés. Et parce que c’est pratique la nuit. Voilà.
    Mais c’est sI compliqué !
    Au début avec moi ça va super, j’ai plein de lait, ma montée arrive vite, bébé grossit bien… et puis. Et puis je finis par avoir l’impression de passer ma vie les boobs à l’air. A avoir envie de sortir sans avoir peur de devoir tout déballer en public (je déteste ça). A avoir envie de prendre un verre.
    Avec Louis ça s’est finit en muguet sur sa langue, bouts de seins et tire allaitement. Puis j’ai repris le travail et arrêté avec soulagement cet allaitement.
    Pour Marius j’ai vite tiré mon lait pour toutes ces raisons, la journée. Ça se passait bien jusqu’à il y a quelques jours où j’ai également saigné des tétons. Je m’étais juré de ne pas m’obliger à continuer si je souffrais à nouveau. Aucun intérêt pour moi de nourrir son enfant en pleurant. Donc on est passé au mixte. Mon lait diminue peu à peu. J’aurai aimé continuer jusqu’à ce que Marius ne se réveille plus qu’une fois par nuit (voire plus du tout), mais il faut que je me rende à l’évidence : je préfère le biberon. C’est comme ça. Même si j’ai encore du mal à l’admettre (putain de culpabilité de merde). Bref. Bon courage pour ton deuxième allaitement. Ne te prends pas trop la tête et surtout écoutes toi !

    1. De mon côté ma très belle expérience du biberon avec Pierre m’a vraiment consolée et c’est pour ça que je suis assez persuadée que je le vivrai mieux cette fois si je ne peux pas allaiter. Je m’étais laissée convaincre qu’on ne pouvait pas avoir de belle relation avec son bébé sans allaiter. Au final c’est l’allaitement qui a gâché nos premiers jours alors aujourd’hui ce genre d’arguments me fait bondir. Si tu aimes le biberon savoure tous ces biberons que tu donnes et surtout sans culpabilité ! Ce sont des moments magiques 🙂 (J’ai donné à Pierre son biberon jusqu’à ce qu’il ait 18 mois tellement nous aimions ça !).

  13. Je me retrouve dans la naïveté d’un premier allaitement. J’ai foiré le mien bien comme il faut et n’ai même pas réussi à tire-allaiter. Et pour le 3ème, tout me semble hyper facile. Je trouve ton projet très cohérent et je te souhaite de bien vivre ce (tire ?)allaitement, quel qu’il soit. Ernestine et Gustave ont eu 1 bib de complément toutes les nuits de maternité, et je suis convaincue que c’est ce qui a sauvé mon allaitement dans les deux cas. Donc j’aurais tendance à dire de ne pas hésiter à complémenter bébé dès la naissance. Forte de ta première expérience je suis convaincue que ça ira beaucoup mieux. Pour les engorgements, il y a un truc que je trouve imparable. Dès que ça commence à faire un peu mal, tu masses la petite boule en faisant des cercles au moment de la tétée. Mes douleurs sont toujours parties en 2 3 tétées. Et si tu as besoin de soutien / conseil, n’hésite pas, tu sais où tu me trouver 🙂

    1. Je note ton expérience à la maternité je trouve que c’est intéressant comme façon de faire ! Tu as du le réclamer spécialement ? Merci en tout cas aussi de tes conseils sur les engorgements et promis je me manifesterai si besoin c’est adorable de proposer !!

  14. Bonsoir !
    Je suis une lectrice silencieuse mais je te suis déjà depuis un moment, étant aussi maman de deux enfants en Allemagne.
    Je te trouve très courageuse d’envisager un tire-allaitement (moi j’ai détesté tirer mon lait), et surtout d’oser le dire, en Allemagne !
    Ce qui m’a décidé à t’écrire? C’est ta remarque concernant le tirage du colostrum ! Lors de mon premier allaitement, ma fille n’arrivait pas du tout à téter au début, et j’ai un horrible souvenir des séances de tire-lait d’où sort une microgoutte de colostrum… que je n’arrive même pas à récupérer pour lui donner parce qu’elle reste coincée dans le tube !! Si c’était à refaire, j’essaierais plutôt d’exprimer mon lait à la main (pour lui mettre la précieuse petite goutte directement dans le gosier). Il y a des très bonnes vidéos sur internet qui montrent comment faire. Peut-être que cela serait une option pour toi, si ça ne te rebute pas bien sûr ?
    Je te souhaite en tout cas une bonne fin de grossesse et un joli bébé à câliner, au sein ou au biberon !

    1. Je suis toujours ravie de découvrir de nouvelles lectrices alors bienvenue par ici 🙂 . Merci beaucoup pour ton retour sur le colostrum, je note bien tes conseils, je n’avais pas imaginé que ça pouvait être aussi compliqué !

  15. Moi aussi, naïve que j’étais, je pensais qu’allaiter ma fille serait totalement naturel. Ah ah! Elle s’énervait tellement au sein que j’ai tiré mon lait 15 jours. J’ai arrêté ensuite et je suis passée au lait maternisé car je n’avais plus beaucoup de lait. Bravo en tout cas pour ton plan d’attaque. Tu as bien fait de mettre ça noir sur blanc. Du moment que c’est plus clair dans ta tête et donc plus rassurant je suis sûre que tout se passera bien. Et dis-toi aussi que c’est bébé qui a aussi un rôle primordial à jouer. Il sera peut-être​ un pro de la tétée ! En tout cas je te le souhaite !

    1. Je suis toujours rassurée de lire que je ne suis pas la seule à avoir totalement galéré… je me suis sentie tellement nulle sur le moment ! J’ai hâte de savoir ce que me réserve Krümmel sur le sujet en tout cas je vous raconterai !

  16. Je sais que mon commentaire n’est pas constructif (mais il est évidemment bien veillant ) : que tu présentes ton plan d’attaque par un vrai plan en 3 parties m’a fait éclater de rire… je te souhaite que tout se déroule au mieux.
    Bonne chance !

  17. Bonjour,

    Je t’avais déjà fait un topo sur mon allaitement mixte dés les premiers jours pour ma puce car elle perdait du poids et tétait pas très bien. J’ai eu la chance d’être accompagnée dans la clinique où j’ai accouché (sauf par une sage femme exécrable). Sein et seringue au départ puis biberon vers 1 mois, Mam à tétine plate. J’avais ce rituel au début : sein pendant env. 10min, et ensuite lait maternisé ou tiré à la seringue. J’avais réussi à tirer un peu de colostrum avant la montée de lait à proprement parler. Chez moi le tire-lait et les bouts de sein venaient de chez Medela. Bouts de sein qui m’ont assez peu servi. J’avais loué le tire lait électrique mais je crois que la prochaine fois j’envisagerais d’en acheter un plus compact. Allaitement mixte au final pendant presque 7 mois. Quand je tirais mon lait je le faisais les premiers jours après chaque tétée, sauf la nuit, ensuite 2 fois par jours, qui au final ont fini par être remplacé par des tétées matin et soir quand j’ai repris le boulot.

    Si tu as des questions n’hésite pas ;).

    Isabelle

    1. Merci encore pour ton expérience ! Donc si je comprends bien à la maternité ton « rituel » c’était : tétée / seringue pour bébé / tirage ? Tu essayais de respecter un écart de temps minimum entre deux « rituels » ? Je note pour le biberon MAM et les bouts de sein Meleda 🙂 .

      1. A la maternité quand c’était moi, c’était effectivement mise au sein env. 10 min, puis seringue avec une quantité approximative adaptée à ma puce (petit poids à la naissance, et lait maternisé au départ, puis lait tiré quand j’ai eu le tire-lait), une fois bébé rendormi ou avec papa je tirais mon lait. Tant que bébé n’avait pas atteint 3 kg on devait laisser env. 2à3h entre chaque repas. Dés qu’elle a dépassé les 3kg on s’est adaptés à son rythme, et vers 2 mois elle dormait facilement 5 à 6 h d’affilée.
        Papa étant là on faisait une fois lui une fois moi. A la maternité tirer mon lait c’était un peu aléatoire, et selon les besoins. A la maison c’était en journée après les tétées et quand papa donnait la seringue de nuit je ne tirais pas mon lait, le matin il y avait plus de lait à tirer. Assez vite je suis passée à un tirage de lait 3/4 fois par jour. Une fois que la puce avait réussi à bien boire, j’ai arrêté de tirer mon lait ( elle avait environ 1 mois , 1 mois 1/2). Ensuite je suis passée assez vite au mixte, car ça nous rassurait et à 3 mois 1/2 elle devait aller chez la nounou ou elle était au lait maternisé.
        Voilà pour mon expérience, après la mienne était un petit poids à la naissance, a perdu + de 10% de son poids de naissance et a fait des UV pour cause de début de jaunisse. Mais on a eu la chance d’être bien entourés. (sauf une SF pas gentille du tout ggrrr).

        Isabelle

  18. Bonjour,
    Je voulais réagir parce que mon parcours ressemble un peu au vôtre, à la différence que mon deuxième garçon est déjà né (il a même un an et demi). Pour mon premier fils, l’allaitement a été une catastrophe. A un mois, il faisait toujours son poids de naissance, la sage-femme n’a d’abord pas voulu voir le problème (avant de complètement paniquer) et nous sommes passés à un doigt de l’hospitalisation. Je m’en suis énormément voulu d’avoir affamé mon enfant et j’ai vu le biberon comme une énorme libération. Autant dire que j’étais plutôt sceptique par rapport à un deuxième allaitement.
    Mais tout s’est passé complètement différemment. Et c’est pour cela que je voulais vous écrire. Mon deuxième fils a pris du poids régulièrement, je n’ai pas rencontré de véritable difficulté (je n’y croyais pas moi-même tellement je pensais être responsable de la première catastrophe) et j’ai pu allaité cinq mois. Tout ça pour dire que ça peut se dérouler différemment avec un deuxième enfant sans qu’on ne sache vraiment pourquoi…

  19. Bonjour,
    Pour te partager mon expérience: 2 allaitements complètement différent:
    – bb1, né 1 mois en avance, 3.2 kgs mais une reprise de poids très très lente, dans une maternité francaise très pro-allaitement. Alors on m’a amené le tire-lait dès le 2ème jour: allaitement complémenté à la maternité par du lait infantil puis par mon lait tiré. Douleurs pendant 2 mois, avec le premier mois très compliqué car bb1 buvait toutes les 2h pendant 3/4h, et juste après sa tétée, je me tirais le lait …. A la maternité, ils m’ont conseillé le tirage juste après la tétée: au début tu tires pas grand chose, mais assez rapidement, tu tires suffisament pour complémenter (d’où le complément avec du lait infantil je pense). Mais après 2 mois, les douleurs ont disparu et ça a commencé à aller: ça a duré pendant 8 mois… mais comme toi, le stress de la balance a été omni-présent et finalement le biberon est venu un peu comme un soulagement.
    – bb2, né à terme, 3.9kgs: reprise de poids rapide. Pour le 2ème allaitement, la montée de lait est beaucoup plus rapide donc bb tete beaucoup moins longtemps « dans le vide » donc les douleurs sont moins importantes. Mais peut-etre que bb2 était plus fort pour téter 🙂 ! J’ai eu mal pendant une semaine mais rien de comparable avec le 1er allaitement! Puis après, j’ai à peine regardé la balance: elle grossissait bien et ça se voyait! 2ème allaitement très heureux 🙂 ….
    Donc ne te mets pas la pression: n’oublies pas qu’avec une montée de lait plus rapide, et un bébé qui va peut-etre mieux téter, tout peut être différent!!
    Bises

    1. Merci pour ton témoignage très rassurant ! Cette fois je perds déjà un peu de colostrum et surtout je connais mon corps je sais que je saurai réparer la montée de lait ça aussi me rend plus positive !

  20. Mon allaitement date pas mal mais je m’en souviens bien ! J’ai des tetons très bien formés depuis que je suis ado donc pas de soucis de ce côté-là et l’allaitement s’est très bien passé (jusqu’à ce que le stress de la séparation entre le papa et moi prenne le dessus et que je n’ai quasiment plus de lait et doive sevrer. Ensuite ça a été l’enfer avec un petit bonhomme qui enchaînait les gastro.) J’ai allaité un peu plus de 4 mois, ont suivi 1 mois 1/2 de grosses galères.
    Pour tirer mon lait, j’avais une méthode qui marchait super bien (pour moi). J’avais remarqué que j’arrivais mieux à tirer mon lait du côté gauche que du droit. Je mettais mon fils au sein à droite et pompait mon lait à gauche. Le lait coulait quasiment tout seul, j’avais à peine besoin de pomper. Ça marchait bien mieux que tirer mon lait entre deux tétées. Ça vaut peut-être le coup d’essayer?

    1. Merci pour la technique j’en prends note ça me permettrait notamment de gagner du temps !! (Et je découvre du coup à quel point la séparation a eu lieu tôt, tu es vraiment une héroïne…)

      1. Tu exagères! Il a fallu fonctionner, j’ai simplement appliqué la méthode « Augen zu und durch ». Je n’avais pas vraiment le choix en fait (c’était ça ou rentrer en France). Notre couple a explosé courant janvier (le jeune homme est de début septembre donc il avait 4 mois). Le JH et moi avons déménagé fin mars; le temps de trouver un boulot (j’étais en CDD qui n’a pas été prolongé après la naissance), un appart et une place de crèche. On a déménagé le dernier week-end de mars, j’ai commencé mon nouveau job (à temps plein) le 1e avril, je m’en souviens comme si c’était hier.

        Ce que je retiens de l’allaitement, c’est que le stress de la maman influence directement la quantité de lait et le bien-être du bébé. C’est évident (tout le monde le dit) mais je l’ai vraiment vécu. J’avais tellement de lait que je m’étais renseignée concernant le don de lait à un lactarium (pas possible à Hambourg) et puis, les problèmes de couple ont dégénéré et mon lait s’est tari. J’étais épuisée, à bout et contente de trouver un soutien dans le lait en poudre (enfin qqch que je n’avais plus à gérer seule). Sauf que le JH a été malade en continu (diarrhée, vomissements…), certainement parce qu’à la maison, c’était plus que tendu, que j’étais hyper stressée. Tout ne s’est arrêté que lorsque je me suis détendue (j’avais trouvé un nouveau travail, j’avais une solution).
        Alors pour moi, la solution la meilleure, c’est celle qui ne provoque pas un stress inutile. Surtout si tu as une bonne expérience du biberon avec Pierre. Quand on est 24h/24h avec son bébé, c’est pas facile (impossible?) de ne pas lui communiquer son stress, alors essayer de minimiser les causes de stress me parait judicieux. Et avoir un plan d’attaque aussi bien ficelé que le tien est en effet une bonne idée pour préparer le terrain. Fais-vous (à toi et au bébé) confiance, vous saurez trouver ensemble ce qui vous convient le mieux.

        1. Je trouve quand même que tu es une héroïne 🙂 . Je note bien ta remarque sur le stress je pense que tu as tout à fait raison il faudra que j’essaie de me préserver un maximum !

  21. Ici aussi je me pose beaucoup de questions, surtout en rapport à notre « double challenge »: des jumeaux donc deux fois plus de tétées mais aussi un risque de prématurité, et un bébé qui ne pourra peut-être pas boire aussi facilement ou rapidement que l’autre… Sans oublier que j’ai aussi les tétons plats (mais qui ont l’air de ressortir assez si stimulés donc je m’inquiète pas trop). Je me suis beaucoup renseignée sur l’allaitement de jumeaux mais les informations sont souvent très dogmatiques. Bref, je ne t’aide pas du tout mais au moins tu n’es pas la seule à te poser des questions (ici ca me fait un peu l’effet d’un saut à l’élastique, surtout qu’il y a tellement de paramètres qui vont entrer en compte).

    1. Je ne sais pas à quel point c’est important pour toi mais le seul petit conseil que je peux te donner c’est de te préparer à ce que ça ne marche pas… au moins si ça fonctionne tu seras agréablement surprise mais sinon tu ne seras pas trop déçue. Après je pense aussi que s’informer au maximum est très important en tout cas cette fois c’est la stratégie que j’ai décidé de retenir la dernière fois pour le coup j’ai vraiment trop fait confiance aveuglément à l’entourage médical.

  22. Je n’ai pas allaiter, je ne peux donc pas te conseiller là-dessus. Pour Tess, je ne me sentais pas de partir là-dedans. Je trouvais qu’il y avait bien trop de pression.
    Je pense que pour un deuxième, je tenterais un allaitement mixte sans prise de tête qui s’arrêtera peut-être au bout de 2 jours mais au moins, j’aurai essayé.
    On a aimé donner le biberon et Tess s’en porte très bien.
    Je te souhaite de réussir ton allaitement et je pense que le fait de poser les choses avant t’aidera beaucoup dans cette démarche. Tu pars sans pression et tu sauras dire aux professionnels qui t’accompagneront ce que toi tu souhaites.

    1. Je suis toujours admirative (voire envieuse ?) des mamans qui osent ne pas allaiter. Je pense que si j’avais suffisamment confiance en moi – ou si je ne vivais pas dans un pays aussi culpabilisant sur le sujet que l’Allemagne – je n’essaierai pas non plus. Et je ne doute pas un instant que ta petite Tess se porte à merveilles !

  23. Ccou, les 1ere heures/ jours sont determinants. Tetees de bienvenues, tetines/eau/tisanes a bannir, le bebe doit etre au contact de sa mere et non dans une salle a cote. Si tout ca est transgresse, alors les difficultes commencent. A eviter aussi e tire- lait car ca n’a rien d’agreable. L’allaitement obeit a un subtile dosage hormonal boostee oar les contacts mere/enfant. Tout se qui l’entrave le destabilise. Findamental aussi est de donner confiance en soi a la maman. Un entourage hesitant ou qui fait douter la mere, et c’est le debut de la fin. Conseil: allaitez alongee, comme ca on dort aussi.Le truc chouette, c’est qu’une fois installe, l’allaitement est vraiment oratique, si bien que c’est le savrage qui devient un casse tete… j’ajoute, mes 3 enfants sont nes avec moins de 3 kilos.

    1. Je suis persuadée aussi qu’une fois installé l’allaitement peut être top j’espère que cette fois j’aurai plus de chance pour y arriver ! Concernant le poids je sais que mes critères ne sont pas totalement défendables mais je reste vraiment traumatisée.

    2. Je pense aussi qu’une fois qu’il est installé l’allaitement peut être top mais ce n’est pas toujours facile d’y parvenir… on verra pour cette fois j’aurai peut être plus de chance ! Pour le poids je sais que mon raisonnement n’est pas totalement défendable mais j’ai été trop traumatisée la première fois…

      1. En faite, tous les bebes allaites maigrissent au debut. Je me souviens que mon fils faisait 2.6 kg a la naissance et qu’au 3eme jour a la sortie, il ne faisait que 2,44Okg! Le medecin m’avait dit que jusqu’a2,4 kg ele trouvait ca normal. A ses un mois, il faisait deja 3.5kg! C’est ce qui est tres fatiguant, c’est qu’un mini bebe sera naturellement toujours au sein afin de stimuler la lactation et grossir… Mon allaitement qui s’est le mieux derouler est celui ou j’ai des le debut allaiter allongee. J’ajoute aussi que une 1er fois une sage femme ou mere ou quelqu’un qui sait comment faire doit guider la mere comment guider son bebe a la mise au sein. Si dit a une jeune nouvelle maman « va y debrouilles toi et je donne de l’eau et voici une tetine » ca marchera oas. Au contraire l’ideal est un entourage qui rassure et qui accomoagne le nouvelle maman dans ses gestes.

  24. Bonjour

    Je n’ai pas pour habitude de commenter mais l allaitement est aussi un sujet sensible pour moi. A la naissance de mon fils pour raisons pratiques, il a été directement complementé (je précise que je vis en Suède un pays réputé pro-allaitement).d ailleurs en discutant après avec d autres sage-femmes et une pédiatre, il n’aurait pas du être complementé . Ce qui bien sûr à retarder ma montée de lait. On est donc passé en mode allaitement mixte. D’abord le sein,puis un complément (biberon spécial medula) et tirage de lait qu’il avait au repas d après. Et cela toutes les 4h.On a même réussi à se passer du complément au bout de 3 semaines !
    Pour moi le plus important à été le soutien de mon conjoint.Sans lui rien n aurait été possible. Et à presque 1 an, on est toujours en allaitement mixte (merci les réveils la nuit :))
    Et sinon,j’ai été très déçue également par le personnel médical. Mais une sage femme a été la. M’a écouté. Et cela a changé ma vision de ce séjour à la maternité. Je te souhaite pour ton 2e séjour à la maternité de tomber sur une sage femme qui t écoutera et sera la pour toi.

    (et sinon j adore ton blog !)

    1. Merci tout d’abord de ton passage par ici je suis toujours tellement ravie de découvrir de nouvelles lectrices !! C’est super que les choses soient rentrées dans l’ordre petit à petit pour vous malgré un démarrage si difficile. Et c’est vraiment dommage que nous soyons parfois si mal conseillées dès le début…

  25. Wouah, tes conditions pour lancer un allaitement exclusif sont drastiques ! Ça aurait pu marcher avec Kitty (et encore je ne suis pas sûre pour la perte de poids : je sais qu’elle a perdu pas mal) mais pas du tout avec Choupie. Du coup finalement il y a assez peu de chances pour que tu ne tires pas ton lait, non ? Tu le complémenterais donc d’office même si tout va bien (disons qu’il est à terme ou presque et qu’il fait 3,2kg, bref un bébé tout à fait lambda) ?

    En fait c’est pas le côté mixte (dont j’étais déjà au courant) qui me fait bizarre, pas du tout, c’est le côté complément. Après c’est peut-être juste une question de vocabulaire 😉 En fait tu aurais dit : « Je ferai du mixte directement à part s’il fait plus de 3,5kg », ça ne m’aurait pas interpellée, mais là du coup j’ai l’impression que tu as peur pour sa santé s’il fait moins… alors qu’à mon avis, il doit y avoir (bien) plus de la moitié des bébés qui naissent plus petits que ça…

    Bref j’espère que ça ne fait pas jugement/ »de quoi je me mêle » ce commentaire. Concrètement je m’en fiche que Krümmel ait des seringues/biberons dès la naissance, de lait tiré ou de lait maternisé, d’ailleurs. Ça ne peut pas lui faire de mal (au pire il refusera le sein, mais je sais que de toute façon tu aimes autant voire plus les biberons :D) 😉 J’ai juste l’impression que ta peur que le schéma Pierre se reproduise est aussi grande que les conditions que tu mets pour ne pas le complémenter. Et ça me fait un peu de peine. Moi je suis persuadée au contraire que cette fois-ci, qu’il fasse 2, 3 ou 4kg, et qu’il perde 200, 300 ou 400g, tu sauras parfaitement à quel moment envoyer bouler les médecins et lui donner un biberon (ou pas) 🙂 Mais je comprends aussi le côté rassurant de ce plan d’action qui, en posant des conditions très ambitieuses à un allaitement exclusif, rend complètement impossible ce qui a pu se passer avec ton premier bébé.

    Bref, mon message est complètement décousu, et je ne sais pas trop comment tu vas le prendre. En fait ce que je voulais dire surtout c’est : n’aie pas peur, dans tous les cas tu géreras parfaitement 🙂 Ça fait peut-être un peu présomptueuse de te dire ça (et je le sais bien que j’ai un côté « Mlle Je sais tout », j’en suis consciente) (je crois que ça me rassure de donner l’illusion que tout est maîtrisable) (mais bref, je suis pas là pour une psychanalyse), mais c’est ma conviction profonde !

    1. Ton message m’a faite rire ne t’inquiète pas ! Je vais t’expliquer les raisons de ces conditions drastiques.
      Pour commencer à l’origine j’étais tellement traumatisée par ma première expérience que je ne voulais plus allaiter du tout. Finalement je me suis laissée convaincre pour tenter le mixte. L’exclusif je n’ai recommencé à l’envisager que très récemment et comme tu l’as bien compris il me fait très peur. Donc tu as raison : ces conditions sont proportionnelles à ma peur.
      Après je me suis quand même renseignée sérieusement. Le terme, le poids de naissance et l’évolution de ce poids ont une influence sur la capacité à téter et / ou sur le risque de jaunisse. Or la jaunisse fait complètement partie de mon traumatisme. Je ne dis pas du tout que c’est systématique ça reste exceptionnel c’est une histoire de risque plus ou mois élevé… et moi je voudrais en effet ne prendre aucun risque.
      Cela dit dans mon cas je pense sincèrement que si Krümmel nait après 38+4 SA il fera de toute façon au moins 3,5 kilos. Ces deux critères se combineront probablement pour n’en faire qu’un. Ulrich et moi sommes de grands voire très grands gabarits, Krümmel est comme son frère depuis le début estimé tout en haut des courbes par tous les échographes et son frère est né à 36 SA avec déjà 3,1 kilos… Le contraire serait surprenant (et donc m’inquiéterait ce qui serait suffisant pour remettre en cause une tentative d’allaitement exclusif 😉 ).
      En tout cas merci pour ton optimisme à vrai dire je crois que je le partage je me sens de mieux en mieux informée et de plus en plus sûre de moi. Je ne dis pas que je réussirai à allaiter (pour le coup je sais que je ne mettrai pas toutes les chances de mon côté) mais que je réussirai à vivre ces débuts de l’alimentation plus sereinement et sans drames j’y crois en tout cas !

  26. Bravo pour ce plan d’attaque si bien réfléchi et plein d’espoir … j’espère de tout coeur que cela fonctionnera dans les condititions que tu souhaites bien évidemment.
    Comme tu le sais, je n’ai pas souhaité allaiter et je n’ai pas de regrets en plus j’ai une fille qui n’aime pas trop le lait (elle lorgne TOUJOURS sur ce que je mange et ça me fait flipper ah ah ah ah ) alors vivement la diversification le mois prochain.
    En tout cas, quoiqu’il arrive le principal c’est que tu as essayé et surtout tu as voulu rassembler les meilleures conditions pour nourrir ton bébé et c’est déjà remarquable.

    1. Je me souviens de ton article j’avais admiré la façon dont tu avais su prendre les décisions et t’y tenir ! Je suis clairement davantage influençable… mais du coup j’espère que ce plan m’aidera aussi à ne pas trop m’éloigner de mes objectifs !

  27. Je trouve vraiment super que tu ai autant réfléchi à cet allaitement.
    Par contre je te trouve un peu dure, concernant le poids de naissance et la perte de poids. Sachant que la moyenne de poids à la naissance est 3,3kg il me semble et qu’une perte de poids de 10% est tout à fait normale.
    Enfin, toi seule sais ce qui peut te rassurer.
    Si je pouvais te donner un conseil, je te dirais de te faire confiance et qu’un allaitement, c’est pas parce que c’est naturel que c’est facile (surtout au début).
    Et puis, chaque bébé est différents 🙂

    1. Je compte beaucoup sur les différences entre mes bébés pour jouer en ma faveur 🙂 . Concernant le côté drastique de mes conditions je les reconnais volontiers. Je m’en suis expliquée longuement en réponse au commentaire de Chat-mille peut-être tu veux aller y jeter un œil ?

  28. Je trouve ça vraiment super d’avoir mis tout ça noir sur blanc ! C’est une excellente idée.
    C’est vrai que pour un premier allaitement notamment, les conseils du personnel soignant et leur approche sont essentiels. Je me souviens avoir eu un nombre incalculable de questions les premiers jours et j’imagine que si je n’avais pas eu de réponse ou si j’avais été mal conseillée mon allaitement aurait sûrement été remis en question. D’autant qu’avec une césarienne, les premiers jours ils faut un peu d’aide pour arriver à prendre bébé correctement.
    Au moins, tu as maintenant un fil conducteur par écrit pour te guider. Tu penses le montrer à l’équipe de ta maternité ?
    J’espère que cette fois tu seras bien entourée et que les choses se feront naturellement 🙂

    1. Je vais le montrer à ma sage-femme et l’emmener avec moi à la maternité oui, en revanche je ne pense pas le montrer là-bas ça ne se fait pas encore trop ce genre de choses comme les projets de naissance en Allemagne…

  29. Coucou
    J’ai lu ton article et tous les commentaires avec beaucoup d’intérêt. Comme toi, j’ai un petit né en 2014 et une petite née en 2017. Pour mon premier, il avait, comme beaucoup de bébés, beaucoup perdu à la mater (plus de 10% de son poids), on a quand même pu rentrer à la maison mais avec obligation de pesée dans les jours qui suivaient. J’avais tenté de l’allaiter mais les tétées n’étaient pas très efficaces. Il s’endormait au sein (et le stress de ne pas savoir combien il prenait!) alors comme je voulais absolument lui donner mon lait et être rassurée avec la quantité prise j’ai tiré mon lait exclusivement pendant 4 mois (je me levais même la nuit pour tirer)!! Quand j’y pense, j’étais un peu folle mais heureuse qu’il prenne mon lait et du poids! Par contre j’étais un peu frustrée car j’aimais le contact peau à peau de l’allaitement…
    Pour ma fille, je me suis dit : soit l’allaitement marche soit bibes mais je ne pourrais pas tirer mon lait comme j’avais fait (car on doit aussi trouver du temps pour s’occuper de l’aîné qui a besoin d’attention à cette période, pas facile !!). Finalement l’allaitement exclusif se passe bien, même si des fois la balance n’augmente pas assez vite à mon goût…je respecte le rythme de ma fille et je lui fais confiance (tant qu’elle mouille ses couches et semble contente, tout va bien).
    Voilà je te livre juste mon témoignage. Je suis sûre que ton 2ème allaitement se passera mieux car tu seras plus rodée et puis si ça ne fonctionne pas, cela ne fera pas de toi une mauvaise mère !!! C’est super de se poser en amont toutes ces questions.
    Bonne fin de grossesse !!

    1. Merci beaucoup pour ton témoignage et bravo d’avoir tout lu !! J’espère que mon deuxième bébé me surprendra aussi positivement 🙂 .

  30. Je ne suis pas sure que mon témoignage te sera utile… J’ai lu les commentaires et tes réponses avant de mettre le mien. Comme Chat-mille, je te trouve dure et trouve tes conditions drastiques. Cependant, je comprends tout à fait tes arguments et trouve ta démarche très positive. Chaque allaitement est différent, chaque bébé est différent, mais les souvenirs et traumatismes de nos expériences passées laissent des traces. Ton plan d’attaque me parait bien pensé et réfléchi. Le fait de l’écrire t’a probablement aidé à mieux l’appréhender.
    Pour préparer l’allaitement de ma Petite Loutre, j’avais lu beaucoup d’articles, des expériences réussies, d’autres moins réussies, des ressentis positifs, des négatifs… Bref, j’avais lu, m’étais renseignée et en avait tiré la conclusion que je voulais essayé de l’allaiter que si ça ne marchait pas on essaierait autrement. Mon mari allait dans mon sens. Nous avons eu la chance de tomber sur une équipe médicale au top lors de notre séjour à la maternité. Ils m’ont donné des conseils sensés, allaient tous dans le même sens dans leur discours.
    J’ai loué un tire-lait dès la sortie de la maternité, mon mari souhaitait lui donner le biberon et je n’étais pas contre le fait de tirer mon lait. Du coup, je remplaçais la tétée par un tirage. Et cela contentait tout le monde. Bon honnêtement, le tirage a été difficile à faire régulièrement, mais cela a permis de la faire garder de temps en temps ou de la laisser avec son papa alors que j’avais des rendez-vous.
    Avec la reprise du travail, les choses ont encore évolué… J’ai réussi à intégrer le tirage dans mon organisation quotidienne de manière régulière. Pour assurer le coup, nous avons acheté une boite de lait maternisé, mais le moment mon lait suffit !
    Petit conseil pour le début : n’hésite pas à mettre de la crème Lansinoh après chaque tétée. Cela m’a permis de limiter les crevasses. J’en ai eu, mais elles ont vite disparues. Pour les engorgements (j’ai découvert ces merveilles récemment !), je masse les zones douloureuses au moment du tirage ou de la tétée.
    Je te souhaite un bel allaitement (peu importe la forme qu’il prend). Si tu as besoin de soutien pour tes débuts, n’hésite pas à envoyer un message !

    1. C’est très gentil de proposer, je suis déjà ravie du nombre de témoignages que j’ai recueillis grâce à cet article ! J’ai bien pris note de tous les conseils, la crème Lansinoh sera forcément dans ma valise !

  31. Je trouve ça très bien que tu aies écrit cet article. Ça t’a sûrement aidée à mettre tes idées au clair (et les nôtres !).
    Je n’ai pas de conseil à te donner, tu m’as l’air d’avoir tout pesé, tout mesuré. Juste un truc sur le poids du bébé : je suis née au Cameroun et j’ai refusé le sein après une semaine. Pendant 2 mois, j’ai été nourrie au biberon et je n’ai pas pris un gramme. Ma mère se morfondait, mais la pédiatre l’a toujours rassurée en lui disant qu’un nourrisson ne se laissait pas mourir de faim comme ça. Je n’ai pas grossi, mais pas maigri non plus. (Juste pour te dire que le poids n’est peut-être pas si important ).
    Bon, au bout de deux mois, voyant que vraiment, je ne grossissais pas du tout, la pédiatre a ordonné à ma mère de rentrer en France. Après, tout s’est arrangé. Tu as donc de ma marge !

    1. C’est dingue cette histoire et le fait que tu ne grossisses pas au Cameroun n’a jamais été expliqué ? Je sais que je suis un peu trop fixée sur le poids mais c’est vrai qu’après le traumatisme de Pierre j’ai du mal à lâcher prise sur ce point…

  32. Quel joli plan en 3 parties ! 😉
    Sinon je me permets un petit commentaire avec une 1ère banalité : Chaque allaitement est différent, il y a autant de possibilités et de façon de mener un allaitement que de couple mère/bébé. Ce qui a marché chez une ne marchera pas forcément pour une autre alors comme dit plein de fois dans les autres commentaires, fait toi confiance et si ce plan d’attaque te rassure fonce!
    – Je me permets juste de rebondir sur le commentaire de Cha-mille à propos du poids de naissance car c’est en effet quelque chose qui m’a interpellée dans ton article. J’ai vu de nombreux bébé nés à terme faisant bien moins que 3.5kg. Dans mon cas bébé 1 né à 38+5 : 2.990 kg et bébé 2 né à 39+1 : 3.280 kg. Et pourtant ma 2e est une téteuse née! (et nous sommes grands tous les deux et bébé était largement dans la courbe de poids supérieure tout au long des échographies.) Je comprends que ça te rassure mais je me dis juste que c’est dommage que ce soit le poids exact qui t’arrêtes, pour moi la qualité de la succion est surtout liée au terme de la naissance (et là je te rejoins plus le bébé naît tôt plus l’allaitement a un risque d’être compliqué à se mettre en place).
    Bon après je plussois mille fois, l’allaitement c’est « naturel » peut-être mais ce n’est pas facile loin de là, pour la plupart des femmes. 2 allaitements à mon actif, et de nombreuses difficultés très différentes (si tu as des crevasses n’hésite pas , je crois que j’ai testé tous les traitements de la terre lol!) Après l’important c’est d’être à l’aise avec les choix que l’on fait, même si cela va à contre courant de la pensée environnante. (Moi je passe pour une folle car je me suis « ‘acharné » à allaiter malgré ces nombreuses difficultés, mais rien n’y fait je n’ai pas pu me résoudre à arrêter même si j’ai eu l’impression que cela a parfois gâché ce précieux temps à profiter de mon/mes bébés pleinement …)

    1. Pour les crevasses je n’hésiterai pas à revenir vers toi parce que ça a été un des autres traumatismes de mon premier allaitement raté. J’ai saigné un mois d’un côté c’était une douleur horrible… bref j’espère pour le moment éviter ça mais au cas où tes trucs et astuces m’intéresseraient beaucoup ! Concernant le poids je sais que vous avez raison mais après ça reste un « plan général » je me laisse le droit d’en dévier si besoin. Je veux dire si j’atteins vraiment les 38 SA et que mon bébé nait à 3,4 je me contenterai peut être de lui donner un peu de colostrum à la seringue un jour ou deux pour me rassurer… il y aura forcément des ajustements sans compter qu’il peut se passer d’autres choses que je ne maîtrise pas (césarienne, etc.).

      1. Pour les crevasses, je confirme, la crème Lansinoh, c’est top! Après chaque tétée, ça soulage bien. Et les bouts de sein aussi. Plein de pensées positives !

  33. Voilà un moment que je lis en silence votre blog où je me retrouve dans les billets et sans commenter. Je vous apporte mon témoignage si ça peut aider.
    J’ai accouché en décembre à 35s tout rond. Bébé ne savait pas encore le réflexe de succion, il a du aller en néonat pendant 3 semaines. J’ai pensé que c’était plié pour l’allaitement, vu que quelques heures après sa naissance il avait une sonde de gavage posé.
    Le lendemain j’ai commencé à poser des questions pour savoir si je pouvais l’allaiter si la monté de lait aller se faire et la une conseillère en lactation stagiaire est venue me voir pour tout m’expliquer. Comment faire la monté de lait au tire lait, quel type de tire lait prendre en location quand je sortirai de la maternité, puis j’ai eu les seins tellement tendus et plat qu’elle m’a conseillé les embout de sein medela (les plus souples), elle m’a montré comment vider mes seins manuellement quand j’ai eu un engorgement. J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur elle.
    Elle m’avait expliquer que ça serait compliqué jusqu’à sa date de terme prévu et encore un mois après. C’est exactement ce qui s’est passé.
    Au début je tirais pour qu’il ait mon lait en sonde de gavage, puis ensuite je tirais après chaque tétée car il ne vidait pas assez mes seins et pour éviter un 2e engorgement. De lui même a 2 mois et demi il a enlevé les embouts (il y a une technique pour les mettre s’ils sont juste posé sur le mamelon ça ne sert à rien, c’est pareil c’est la conseillère qui m’a montré comment les utiliser).
    En prévention des crevasses j’ai utilisé après chaque tété la crème Lansinoh. Je ne peux que confirmer qu’elle est très bien.
    J’ai réussi à l’allaiter exclusivement jusqu’à ces 6 mois et depuis j’ai gardé que le matin et soir.

    Désolée pour se témoignage un peu décousu.

    Merci pour ton blog.

    1. Merci à toi pour ton témoignage ! Quel parcours, bravo ! Je note pour la marque des bouts de sein la dernière fois ça n’avait pas très bien marché pour moi mais peut être aussi que je les utilisais mal, je vais essayer de voir si je trouve une vidéo…

      1. Il faut les retourner pour faire comme une sorte de ventouse. Une fois a moitié retourner on l’applique sur le mamelon ça fait une sorte s’appelle d’air et effet ventouse. Je l’ai montré ce weekend a une amie et elle m’a dit c’est magique ça aide vraiment.

  34. Hello !
    Alors à mon tour de livrer ma drôle d’expérience…
    Ma bébée est née à 40SA, 3.59 kg, et les premiers jours ont été très difficiles. Très peu de colostrum, une perte de poids significative et une montée de lait plutôt tardive. Ma fille était pesée avant et après chaque tétée pour me « prouver qu’elle ne prenait pas » je l’ai vécu comme une humiliation. J’ai essayé de tirer le colostrum, 15 min pour 2 gouttes, une horreur… Total, au bout de 2 jours on m’a proposé des compléments au lait artificiel que j’ai acceptés à la condition qu’ils ne soient pas donnés au biberon (Je suis passée pour la chiante de l’étage mais je voulais mettre toutes les chances de mon côté avant d’éventuellement renoncer à l’allaitement : je m’étais documentée sur le sujet et je craignais la confusion sein-tétine. J’avais des crevasses horriblement douloureuses mais ma fille avait une bonne succion. On attendait la montée de lait avec impatience…) J’ai demandé la visite d’une SF titulaire du DU allaitement. Le babyblues n’arrangeant rien, je commençais à devenir parano, imaginant que les SF et puéricultrices ne respectaient pas mes souhaits et voulaient faire échouer mon allaitement…
    Du coup ma fille a bu ses compléments au gobelet puis acec la super SF spécialisée en allaitement on a mis en place un DAL pour l’encourager et continuer à bien stimuler la lactation, ce qui a permis d’attendre la montée de lait. (quand je dis que j’étais un cas…la quasi totalité des équipes ne connaissait pas ce dispositif, ça a été le défilé dans ma chambre pour voir de quoi il en retournait et comment ça s’installait ^^).
    Par contre, à cause de cette attente et de sa perte de poids, ma bébée à déclaré un ictère qu’elle n’a pas pu vaincre naturellement et elle a dû être traitée par photothérapie. Tout ça a retardé notre retour à la maison mais n’a pas compromis l’allaitement.
    Aujourd’hui ma pitchounette a 1 mois et demi, et je l’allaite exclusivement. Au total elle a juste eu 2 jours de LA en complément (ou plutôt en attendant ^^) très majoritairement donnés par DAL pendant notre séjour à la mat’.
    Tout ça pour dire que tu as raison d’anticiper, ça te permettra de rester décisionnaire quoi qu’il arrive.
    Donc n’hésite pas à te faire entendre, il faut que tes choix soient respectés c’est tout ce qui compte.
    Enfin, dernier point à ce commentaire-fleuve (promis, après j’arrête !!)… La lanoline (Lansinoh ou PureLan de Medela) c’est pas mal, en effet. Moi j’ai complété avec la crème Melectis, à base de miel médical stérile (j’attendais les applications avec la Lanoline). Cette crème a fait des miracles sur mes crevasses là où la lanoline tardait à agir. Et je porte depuis quasiment le début des coquillages (Oui, oui, je ressemble à la petite sirène :D) achetés chez Bébé Nacre, ce qui évite que mes seins ultra sensibles et fragiles frottent contre le tissu, le soutien-gorge ou les coussinets d’allaitement. Ça m’a changé la vie !

    1. PS : j’ai hésité à t’envoyer ce comm-roman par mail privé pour ne pas polluer ton article, mais je me dis que peut-être mon témoignage peut aider d’autres personnes (qui auront le courage de l’avoir lu ^^)… mais si tu le juges trop long ou hors-sujet, n’hésite pas à le supprimer.

      1. Merci pour ton témoignage détaille ça ne m’embête pas du tout au contraire ! C’est très intéressant et c’est ce genre d’expériences dont j’ai besoin en ce moment pour me prouver que ça peut être possible malgré des débuts chaotiques. J’ai noté tous tes conseils. J’avais essayé les coquillages la dernière fois sans grand succès mais ça vaudrait peut être le coup que je réessaie en cas de douleurs.

  35. Bonjour, j’ai hésité à laisser un commentaire mais voici ma propre expérience : j’ai toujours entendu ma mère dire « allaiter ? ce n’est pas compliqué, on met le bébé au sein et il tête ». Ce que j’ai fait avec les miens. Un bébé, deux bébés, allaitement sans souci aucun. Et puis les numéros trois et quatre en même temps. Oui, la grosse surprise.Les twins, le pédiatre voulait les complémenter, à la mater, mais les puéricultrices m’ont chuchoté qu’elles n’en feraient rien. Et tout s’est bien passé. Si je raconte ça, ce n’est pas pour me glorifier, je n’ai aucun mérite, c’est parce que, je suis moi-même puéricultrice (enfin, je l’étais avant de me reconvertir) et que j’ai eu un immense plaisir à faire les « mises au sein » quand je travaillais en maternité. Et je pense que ma certitude intrinsèque que tout allait bien se passer était contagieuse parce que tout, en effet, se passait bien. Tout ça pour dire que l’équipe qui entoure une jeune maman est fondamentale et que tu as le droit de te protéger de ceux que tu sens nocifs et de chercher les aidants. Un bébé sait têter, l’essentiel est que tu trouves la position où tu es détendue et prête à en profiter et surtout, surtout, pas de pesée avant-après, pas de stress, pas de belle-mère ou autre qui fronc ele nez et émet des doutes sur la « qualité » de ton lait. (ça sent le vécu, s’pas ?). Sur ce, je file travailler mon allemand, je pars en Autriche dans 15 jours !

    1. Bon voyage alors !! Tu as eu de la chance avec tes quatre belles expériences. Malheureusement ça a été si difficile pour moi la première fois que j’ai du mal à être aussi optimiste. En tout cas merci pour tes encouragements je vous tiendrai au courant de la suite.

  36. Je trouve ce que tu dis vraiment sensé. Pour moi les deux ont perdu beaucoup de poids à la naissance, et la limite des 8/10% de perte était vue par la consultante en lactation de la mat comme un signe (le 2e a perdu beaucoup de poids et du coup s’est mis en mode veille, incapable de téter.. l’important est quand même qu’ils mangent, et il faut malgré tout un minimum de force pour téter..).
    Quand à allaiter avec des tétons plats, moi je n’ai pas réussi. Bon je ne suis pas symétrique et moi ce n’est que d’un côté, mais on a eu beau me dire que si si c’était possible, qu’il suffisait de faire comme si ou comme ca, ca n’a jamais marché et j’ai vraiment eu trop mal. J’ai fini par allaiter les deux fois que d’un seul côté.. C’est très moche (ben ouais, tu finis avec un sein carrément plus gros que l’autre, car même si j’utilisais un peu le tire lait pour essayer d’équilibrer, c’est quand même pas la même chose qu’un bébé), mais ca marche ! Je te souhaite que tout se déroule sereinement pour toi, quelque soit la manière dont ca se passe !

    1. Je suis aussi asymétrique décidément on se découvre de drôles de points communs avec la maternité 🙂 ! Mais je suis d’accord avec toi sur cette problématique des tétons plats c’est un peu une légende à mon sens de dire que c’est un faux problème. Ce n’est peut être pas un problème insolvable pour tout le monde mais ça reste un vrai problème… J’ai beaucoup regretté de ne pas l’avoir davantage anticipé la première fois.

  37. Tu crois vraiment qu’anticiper aurait pu changer les choses ? Moi je trouve que les diverses préparations, bout de sein et autres ne m’ont jamais servi à rien. Je peux un peu utiliser le tire lait mais c’est tout, le reste est ni agréable ni efficace et j’ai vite laissé tomber. Pour moi la libération a vraiment été qu’on me dise, et que je me rende compte, qu’un seul côté pouvait largement suffire (j’ai réussi à les allaiter 6 mois pour l’un et 8 mois pour l’autre, et c’est pas des crevettes.. bon par contre j’ai un peu rembourré mes soutiens gorges du côté non allaitant à la reprise du boulot !). Ca pourrait pas marcher pour toi de laisser tomber un côté ?

    1. Disons que ça m’aurait en tout cas préparée à ne pas y arriver donc la chute aurait été moins rude 🙂 . Et mon gros problème c’est que le sein qui produit le plus et le plus gros est aussi le plus plat… voilà tu sais tout 😉 .

      1. Mon sein le plus gros est aussi le plat, mais finalement comme je ne stimulais quasi que l’autre, le pas plat a fini par produire largement assez. Un autre problème quand tu n’allaites que d’un sein est que par la suite, tu as un sein de vieille et un sein de jeune fille (et là tu te rends d’autant plus compte que l’allaitement te pourris quand même bien la poitrine !)

  38. Je prends enfin le temps de venir te faire un petit commentaire. Lorsque tu as publié ton article, je me suis dis chouette, j’avais hâte de le lire le lendemain en allant au travail. et puis en fait, ça m’a un peu déprimée des mauvais souvenirs encore tout récent (c’est pas une critique, c’est pour dire que je compatis).
    Je te trouve très exigeante avec ce plan d’attaque, ça me rend un peu triste pour toi. Mais encore une fois, je mesure en partie ta peine et je sais que tu rationalise beaucoup. J’ai la chance d’avoir eu un premier allaitement , je crois que je n’aurais jamais réussi un premier tire-allaitement sans ça. du coup chapeau madame!
    Bien sur ça sert à rien que je te dise de lâcher prise, que chaque enfant est différent tout ça tout ça, tu le sais bien.
    Franchement, l’allaitement c’est difficile, même quand ça se passe bien. Et puis personne ne sait comment ça fonctionne.
    Pour les tétons, j’avais lu que c’était faux ces histoires de mamelons ombiliqués (mais bien sur, je ne sais plus où). en fait le bébé prend le mamelons et l’aréole et forme lui même une petite tétine (rien à voir avec les tétons qui pointent quand tu as froid, ça ressemble plutôt aux tétons qui ressortent du tire lait). Bon pour Malo on m’a dit que mes tétons étaient peut être trop petits, mais on m’a aussi dit qu’ils étaient bien, que c’étaient mes seins qui étaient trop gros, ….bref, tout et son contraire. N’empêche que ça faisaient mal au début car il ne prenait que le bout. quand j’ai arrêté de tirer mon lait, à ses deux mois, je l’ai mis au sein les derniers jours pour éviter les engorgements et ne pas reprendre le tire lait. Ce que je peux dire c’est qu’alors sa succion n’avait rien à voir et était efficace et non douloureuse (mais il était déjà habitué au biberon et je n’avais plus la force.) Après rien ne t’empêche de garder toujours les bouts de seins si tu te sens mieux (moi ça me fais mal, bien que une infirmière m’ait dit que ce n’était pas possible…)
    Pour lui donner le lait, tu peux essayer un DAL https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/961-feuillet-5-newman-dal j’en avais vu sur je ne sais plus quelle pharmacie en ligne, pour éviter la confusion sein biberon.
    Ensuite, j’avais lu cette explication sur la perte de poids du bébé au départ : dans le liquide amniotique, les bébé sont gorgés d’eau comme des éponges, quand ils sortent ils sèchent, c’est cette eau perdue qui leur fait perdre du poids. Tu vois, rien à voir 😉 Cela dit, ils ont voulu complémenter Putois dès le lendemain matin parce qu’il n’avait rien mangé ou presque la nuit, et ben il n’en a pas voulu! Quand à Malo, il a perdu bien plus que 10% et a peiné à reprendre à sa sortie, même si j’avais un biberon bien visible, j’ai rien remarqué.
    Moi je t’encourage à essayer, même si Krümmel est une crevette, même s’il nait avant, même si t’as les seins de travers!

    1. Oh zut alors je suis désolée que cet article t’ait rappelé de mauvais souvenirs mais je comprends… en tout cas merci pour tes encouragements très sincèrement j’y crois moyen (je viens de commander un pack de huit biberons) mais le principal c’est surtout que je le vive bien.

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