Un lit de frustrations

Un lit de frustrations

Décidément cet alitement ne se passe pas du tout comme le premier. Je crois que je me fais moins de souci pour le bébé que je couve. Je navigue plutôt sur un fond de déprime passagère.

En fait ce n’est pas tout à fait ça. La première fois je paniquais en pensant prématurité, néonatalogie, couveuse. Cette fois c’est presque comme si tout cela m’apparaissait enviable. Parce que pour le moment j’ai juste peur de le perdre. Si ma poche des eaux se fissurait ou qu’on n’arrivait plus à stopper les contractions maintenant, peut-être que cet enfant ne survivrait pas. Et cette idée me semble tellement insupportable, maintenant qu’il est là, qu’il bouge, qu’il a un sexe et un prénom.

Parfois, souvent, je m’ennuie. Pourtant j’en ai tellement rêvé de tout ce temps pour moi ces deux dernières années. J’ai l’impression paradoxale que le sacrifice est plus grand. Peut-être parce qu’il fait suite aux deux dernières années justement. J’ai envie de tas de choses que je ne pourrai avoir ni maintenant ni bientôt, et cette fois je le sais. J’ai envie de partir en voyage très loin, en Asie, en Amérique latine, comme avant. J’ai envie de sortir au restaurant ou boire un verre sans enfant. J’aimerais m’éclater à nouveau dans mon travail.

Je regarde la génération Macron à la télé, trop souvent même, parce que la télé est mon seul compagnon. Je retrouve des noms que j’ai croisés, parfois de très près. Mes parents me disent – avec fierté ou déception ? : « Tu te rends compte ça aurait pu être toi ». Oui, sauf que ce n’est pas moi. Moi je suis une mère de famille cloîtrée dans un lit en Allemagne.

Loin de mon bureau je désespère de cette prison dorée. Cette prison qui m’apporte la sécurité de l’emploi, des revenus stables et confortables, tout ce dont on pourrait rêver. Sauf que ça ne fait rêver personne. Je me demande si j’en sortirai un jour, et comment, et pour quoi.

Parfois je ne supporte plus notre appartement. Je ne supporte plus d’y passer tout ce temps. Je n’en vois que les défauts, tous ces aménagements que nous n’avons jamais réalisés parce que : « C’est provisoire ». J’ai l’impression de n’y avoir aucun espace rien que pour moi. J’ai peur que nous y étouffions à quatre. Et je me demande si nous n’attendons pas trop pour investir enfin, si nous n’avons pas trop attendu déjà, quand ça viendra.

Je voulais tellement me faire belle pendant cette grossesse. Et c’est déjà fini. Je passe la plupart de mon temps dans des espèces de pyjamas informes et les tee-shirts de mon mari. Certains matins je ne trouve même pas la force me me maquiller. Parce que de toute façon à quoi bon. Je vais rester toute la journée allongée, mon mascara va tâcher l’oreiller. Et les vêtements trop ajustés me déclenchent des contractions.

D’ailleurs je ne profite plus de tout de cette grossesse. Je ne fais que compter les jours et les semaines jusqu’à ce qu’elle se termine. Même les mouvements de bébé, parfois, m’insupportent. Je le sens déjà trop bas, j’ai envie de lui demander ce qu’il fait là.

Parfois j’ai peur de faire une overdose de maternité. D’avoir finalement envie d’autre chose. De m’y être trop consacrée. D’un autre côté mon grand me manque, j’aimerais tellement pouvoir à nouveau jouer, courir, expérimenter avec lui.

Heureusement j’ai une certaine capacité à la résignation. Je me rappelle ce texte religieux qui m’inspire.

« Il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel :
Il y a un temps pour enfanter
Il y a un temps pour tuer
Il y a un temps pour pleurer et un temps pour mourir,
un temps pour planter et un temps pour arracher les plantes.
et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire.
et un temps pour rire, un temps pour gémir et un temps pour danser. »

(Ecclésiaste 3, 1-12)

Et puis certains jours j’arrive à voir tout le reste, les choses qui ne vont pas si mal.

Il y a mon mari qui gère cet alitement mieux que le premier, qui a enfin plus de temps et me soutient vraiment. Et que je trouve toujours aussi séduisant.

Il y a ma gynécologue, aussi. Je suis toujours étonnée de lire les suivis de grossesse français, je ne comprends jamais très bien comment cela fonctionne, pourquoi tant d’interlocuteurs différents. Ce qui concerne le col, les contractions et l’alitement n’est pas toujours évident pour le corps médical, parfois les avis divergent. Alors je suis contente, moi, d’avoir une seule interlocutrice, qui me connait depuis six ans,  en qui j’ai une totale confiance.

Il y a mon premier fils, évidemment. Avec lequel je ne peux peut-être plus courir mais dont je profite au moins davantage que lorsque je travaillais. Parce que le temps que je lui accorde, même assise ou allongée, je lui accorde vraiment.

Il y a le soleil et la chaleur qui commencent doucement à faire quelques apparitions et me réchauffent tellement.

Il y a ces petites choses que je trouve malgré tout pour m’occuper et qui me font du bien : terminer le livre bébé du premier, commencer celui du deuxième, faire quelques achats à distance, m’accorder quelques sorties , lire.

Ce sont en fait d’autres petites choses qui me manquent, des petites choses accumulées qui prennent sans doute trop d’importance. Un petit voyage en famille, une soirée avec mon mari, un bon verre de vin, une sortie entre amis, mon bureau.

Je dois trouver le moyen ne pas transformer mon lit en lit de frustrations pour les deux prochains mois. C’est un défi en soi.

80 réactions au sujet de « Un lit de frustrations »

  1. Courage pour ces moments pas simples à passer. J’ai été arrêtée à cinq mois de grossesse, pas alitée mais quand même cloîtrée chez moi. Au début c’était super et puis au fur et à mesure je me suis aussi ennuyée. Je comprends ta frustration. J’envie les femmes qui vivent leur grossesse​ normalement sans avoir à se priver de sortir, d’aller au resto, au ciné, de se promener. Ton article me parle beaucoup en tout cas. Allez, je te souhaite d’aller jusqu’au bout et de pouvoir profiter de la toute fin de ta grossesse, quand le danger de prématurité sera écarté.

    1. J’ai ressenti un peu la même chose, un certain soulagement au début quand j’ai pu arrêter de travailler et maintenant l’ennui qui colore tout en gris…

  2. Mince, effectivement c’est alitement n’est pas simple. J’espère que tu gardera ton fils au chaud le plus longtemps possible. Et puis les voyages reviendrons vite à l’échelle d’une vie. Bon courage en tout cas

    1. A l’échelle d’une vie si ce bébé en sort comme le premier en bonne santé en effet je pense qu’un jour cela me semblera anecdotique. Merci pour les encouragements !

  3. Oh Franfran, je suis désolée de lire que cet alitement te pèse tant… C’est sûr que les grands voyages et les petits restos en amoureux ne sont pas pour tout de suite, que ta carrière est mise entre parenthèse. Mais, promis, quand tu verras Pierre dans quelques mois jouer avec son petit frère (parce qu’il n’y a aucune raison rationnelle que tu perdes ton bébé !) tu te diras « ça valait le coup » et tu seras toute chose !

    1. Merci pour tes encouragements Camomille tu es adorable 🙂 . Je suis aussi persuadée que, si ce bébé ne sort pas trop tôt et en bonne santé, tout cela me semblera un jour pas si grave. Pour l’instant malheureusement je ne peux pas encore écarter totalement ces soucis de ma tête.

  4. Oh comme je suis triste de lire que c’est si difficile pour toi. Et à la fois comme je comprends puisque j’ai vécu ces mêmes sentiments ambivalents, cette impression d’avoir pris pour perpet dans ma prison dorée et à la fois d’être chanceuse d’avoir cette vie qui grandit en soi. Mais aussi cette peur insidieuse du « et s’il naissait maintenant ?  »
    Que te souhaiter à part le courage et la patience de voir encore les jours s’égrainer petit à petit ? D’arriver malgré tout à en voir le positif? De profiter de cette parenthèse de farniente absolu ? J’adore ta citation biblique. C’est vrai que la vie nous force parfois à faire preuve d’une patience exemplaire et je trouve que cest une belle idée que de considérer ce temps d’attente comme est un temps nécessaire à la construction du reste.
    En tout cas je suis de tout coeur avec toi et bientôt tout cela sera derrière toi . Bientôt vous serez 4 et une nouvelle vie commencera.

    1. Merci pour ta compréhension et ta présence depuis le début ton exemple m’aide beaucoup à tenir ! Certains jours j’arrive quand même à savourer de petites choses. D’autres fois l’inquiétude et l’ennui prennent le dessus… mais je vois le calendrier avancer (demain nous sommes en juin !) et cela m’aide déjà.

  5. L’interminable alitement! Tu le décris très bien, cela donne l’impression qu’il n’y aura pas de fin et tu parais avoir vraiment très peur de perdre ce bébé. Alors tout ça, ça fait un peu beaucoup… Je t’envoie mes douces pensées!
    PS: ahum, je n’ai pas compris l’histoire de la génération Macron, c’est quoi? tu connais des gens qui passent à la télé?

    1. Merci pour tes pensées 🙂 . Oh oui je connais pas mal de gens qui passent à la télé ! J’ai étudié à Sciences-po Paris et pas mal d’étudiants qui passent par là finissent par s’engager en politique. Jusque là ma génération n’avait pas encore vraiment atteint le pouvoir mais maintenant ça commence à être le cas.

  6. Je ne sais pas quoi te dire pour te remonter le moral. Cela me fait de la peine de te lire, vraiment. Courage, encore deux mois, c’est long mais en même temps très court ! Si c’est pour serrer dans tes bras ton bébé en pleine forme, ça vaut le coup.
    Je te fais un gros calin, en te souhaitant toute la patience que tu peux avoir, bientôt tu courras non pas derrière un mais deux beaux petits garçons, repose-toi bien avant 🙂

  7. Deux mois ça passe vite, et dans une vie ce n’est pas grand chose. Plus que la frustration de rester au lot c’est ton insatisfaction professionnelle qui te tarabuste.
    Perso j’aurai pas envie de me mêler au panier de crabes politiques ! J’aime bien ma vie pépère et planplan, tranquillement à ma sauce et loin des gens…
    Par contre sur le trop de maternité, moi qui suis à 100% avec Lu je peux te dire que c’était hors de question cette année d’accoucher parce que j’avais vraiment besoin d’air. Je veux bien ne jamais sortir seule avec Ju mais j’avais besoin de voyager loin et j’avais besoin de retrouver un chaton dans ma vie pour mon équilibre.

    1. Je crois que c’était une sage décision d’ailleurs tu me donnes envie de faire déjà la liste de tout ce que je ferai après ce bébé ! Dedans il y aura sûrement aussi un voyage et pourquoi pas un chiot 😉 .

  8. Oh, je suis toute triste de te lire comme ça et maintenant, j’angoisse pour ton bébé … je n’avais pas réalisé que tu étais encore tôt dans ta grossesse.
    Je t’envoie plein de réconfort et me demande comment t’aider à rendre cet alitement plus doux. (Et je réalise que finalement, le fait d’être à Tahiti a du aider ma mère a supporter les 9 mois d’alitement pour mon petit frère)

    1. Lire de tes nouvelles régulièrement sur ton blog me distrait déjà beaucoup. D’ailleurs qu’est-ce que c’est que cette histoire de Feu Folet qui a refusé de mettre son beau pantalon 😉 ?

  9. C’est drôle (ou pas), je vois vraiment la ressemblance entre ta situation et la mienne d’un point de vue émotionnel. Une situation subie, frustrante et douloureuse, qui finit par nous faire oublier le bon côté des choses. On a beau le savoir, sur le plan rationnel, que quelque chose de bien ou mieux sortira de tout ça, le moral ne voit plus que du gris, du noir, de la colère, de la tristesse, des regrets…
    Je crois que c’est la pente de la déprime, celle où se sont senti glisser tant de futures ou jeunes mamans (courage aussi Tamia, Chat-mille et toutes les autres). C’est aussi le mécanisme pour les autres déprimes : on sent qu’on n’arrive plus à lutter contre le gris qui nous engouffre et qui nous coupe du bonheur et des autres, et en plus on culpabilise parce que la raison rationnelle (^^) va contre ces émotions… n’oublions pas le cercle vicieux, où le malheur se repait de la fatigue, du manque d’énergie, donc du ralentissement des activités agréables, ce qui vidange un peu plus notre réserve de vitalité.
    Sur ce sujet, du coup, je sais combien l’appel à la raison, du genre « ça en vaut la peine », « ce sera vite oublié » ou autre n’est pas efficace quand on est pris dedans. Mais tu le sens toi-même, le changement de regard et le retour de l’espoir tiennent parfois à rien du tout (cf mes deux derniers billets, et aussi un de mes tous premiers fin septembre dernier). Le principe même de la déprime c’est qu’on ne voit pas d’issue, mais comme d’habitude, l’interminable histoire des humains (dont la toute petite mienne) montre que le ciel finira par se dégager.
    Juste, c’est important d’en parler et d’accepter de l’aide si besoin. J’espère que pour toi, le soutien de ton mari et de tes proches, les progrès de Pierre, le blog… t’aideront à tenir encore ces deux mois (2 mois avant le terme, ou avant le seuil de préma ?) Et bien sûr que ce petit bébé saura patienter encore un peu avant de vous rencontrer.
    Mais si tu as besoin de t’énerver ou de t’effondrer devant quelqu’un qui ne te jugeras pas et qui n’est pas pris dans l’aventure, n’hésite pas, tu connais mon adresse !

    1. Merci pour tes encouragements et ta compréhension 🙂 . Je me suis dit aussi que bizarrement et malgré le beau temps la période semblait un peu maussade pour les blogueuses en ce moment. De mon côté il y aura forcément une issue et si elle est positive je crois que j’oublierai assez vite ces moments en tout cas que je serai en mesure de les relativiser. Malheureusement ce n’est pas encore certain, deux mois c’est le temps qui reste avant de franchir le cap de la prématurité… le terme je n’y pense même plus !

  10. Oh la la… Ca ne va pas vraiment super fort… Je suis bien attristee de lire combien l’allitement te pese… Mais au fond, est-ce vraiment seulement l’allitement?
    Quelque part, je retrouve pas mal de moi dans tes regrets… Un chouette cadre de vie, une chouette famille, les regrets d’une carriere qui aurait pu etre (ou paraitre?) plus brillante, la perte de la liberte au profit de la famille.
    Choisir, c’est renoncer… et je ne crois pas qu’on puisse tout avoir. Meme si l’accepter est intolerable!
    Il y a des jours ou tout est gris. Et aussi des jours ou tu regardes derriere et ou tu realises tout ce que tu as fait… Les enormes progres en vocabulaire des enfants… La planification d’activites qui vont rejouir les uns et les autres… Ton fils qui est si fier d’avoir appris a dessiner un gateau d’anniversaire… Le livre bebe de tes enfants, qu’ils auront tant de plaisir a retrouver quand ils auront grandi…
    Prends bien soin de ton bebe! Tu es forte pour lui, pour le garder au chaud. C’est inestimable!
    Plein de courage!

    1. Merci pour tes encouragements 🙂 . Je crois que je suis à la base une femme très active, du coup ce repos forcé va totalement à l’encontre de ma nature, il me fait voir tout en noir. Et comme tu le dis du coup ce n’est plus seulement l’alitement qui me pèse mais 1000 autres choses auxquelles habituellement je pense peu. Si tout finit bien je suis sûre que j’aurai retrouvé ma forme d’ici quelques mois.

      1. C’est vrai qu’on te connait si active… du coup j’imagine bien combien l’inactivite te pese… J’espere que tu pourras te trouver quelques projets motivants a realiser couchee… Des albums photos?… (Ca a un succes fou sur le court moyen et long terme chez nos enfants…)… Pleins de pensees a toi et ta petite famille 🙂

        1. Merci !! Lors de mon contrôle cette semaine j’ai eu une très bonne nouvelle : je peux désormais travailler trois heures par jour, au moins jusqu’au prochain contrôle dans deux semaines. Je revis !!

  11. Je te lis « en sous-marin » (mea culpa) et te trouve très intéressante et agréable à lire. J’ai de la peine pour toi et je souhaite t’envoyer tout mon soutien. Ça me semble plutôt normal, quand on est au repos forcé, de cogiter, de remettre en questions ses choix, de voir certains aspects de sa vie d’un point de vue négatif et de noircir le tableau. C’est quand on est malade/ quand on ne peut pas sortir, que l’on mesure le plaisir des choses simples du quotidien, justement parce qu’on en est privé. Moi aussi parfois je regrette de ne pas pouvoir voyager ou sortir avec des amis de manière spontanée comme lorsque j étais étudiante, de ne plus connaître cette forme de liberté, de ne pas avoir réalisé certains projets. Mais j’en ai réalisé d’autres et les moments du quotidien avec ma petite famille sont une autre forme de plaisir. Et puis il y a un temps pour tout…et quand ça ne va pas, ça finit toujours par passer (c’est bête mais ça m’aide de me dire ça quand j’ai un coup de mou…). Bon courage et tiens bon!

    1. Merci pour tes encouragements petite abeille sous-marine 🙂 tu as tout à fait raison c’est l’ennui qui noircit le tableau au fond je sais que j’aime ma petite vie d’ailleurs elle me manque !

  12. Je ne peux que compatir et t’envoyer toute la patience du monde. Je ne connais pas ce stresse, cette ambivalence des sentiments face à un éventuel accouchement prématuré.

    Alors, juste un petit message pour t’envoyer plein de réconfort et de bonnes ondes…

    Virginie

  13. Voilà tout ce que je voudrais te dire : courage ! Résiste à la frustration ! Ne te laisse pas envahir par les angoisses ! Projette toi, dis toi que tout ce qui te manque tu le retrouvera dans quelques mois/années et que ce n’est rien à l’échelle d’une vie.
    Mais je sais que tout ça est beaucoup plus facile à dire qu’à appliquer.
    Alors sache que tu as tout mon soutien, et que les tribulettes sont la pour les moments de blues ❤️

  14. Oh ma belle! Ton texte me parle tellement! Tous ces questionnements sur la maternité, ce qu’elle nous apporte ou pas. Cette impression parfois (trop souvent?) que les autres font carrière, vivent pleinement, alors que moi… je ne suis que maman. Et le texte de l’ecclésiaste. Que je ne connaissais pas mais que je ne vais plus oublier. Tu portes en toi le plus merveilleux des trésors. Alors accroche toi à ça. Et il y a vraiment un temps pour tout. Ils grandissent tellement vite nos loulous que ce temps là arrivera surement plus rapidement que tu ne le crois! Je t’envoie un bonne grosse dose de courage!

    1. Merci ton commentaire me fait vraiment chaud au cœur ! C’est vraiment comme tu dis d’un côté ces questionnements et d’un autre la certitude que c’est le plus beau des trésors 🙂 .

  15. Je n’ai qu’une chose à te dire : courage! Cela doit être très difficile, j’ai eu une MAP, mais heureusement, tout était rentré dans l’ordre en quelques jours et rien que ce peu d’heures alitée m’avaient parues interminables. S’allonger par choix ou être forcée de le faire sont vraiment deux sensations très différentes ….
    As-tu pensé à des activités créatives genre broderie, faire des albums photos, coudre etc?

    1. Oh oui c’est bien ça repos forcé et repos tout court n’ont rien à voir. Je crochète et je fais des albums oui mais je suis une personne très sociable je donnerais beaucoup pour un verre avec mes collègues !

  16. Oulala ça sent le gros coup de cafard ! en même temps passer ses journées alitée c’est bien normal que tu rumines ! surtout lorsqu’on est une femme active comme toi, le contraste est d’autant plus saisissant avec les journées des semaines précédentes .. mais en même temps, tu es encore jeune ! pourquoi la carrière devrait être derrière toi ? tu auras encore de nombreuses années pour t’accomplir de ce côté-là ! et pour les sorties, les voyages c’est pareil, bien sûr qu’en ce moment c’est en sourdine, mais ça va revenir, petit à petit ! tu feras des restos avec ton mari en amoureux, quant ’aux voyages, tu auras le bonheur de faire découvrir le monde a tes enfants, tu verras c’est chouette ! et puis si tu déprimes encore de ne pas pouvoir faire grand-chose, relis le billet que tu as écris il y a quelques mois, ou tu désespérais de ne pas tomber enceinte…. et tu vas relativiser ! c’est vrai que tu es obligée de rester tranquille, mais ça n’est qu’une période, tu couves une petite vie, qui dans quelques temps rempliras ta maison ! et tu seras débordée ( pardon pour le spoil qui n’en est pas vraiment un) et tu reliras ce billet ou te diras que finalement tu étais plutôt tranquille en ce moment !!!

    1. Merci pour tes encouragements je sais que rationnellement tu as raison mais quand on est dedans c’est plus compliqué à fortiori parce que je ne connais pas encore la fin de l’histoire (à quel terme et dans quel état il sortira…). Mais pour la carrière et les voyages c’est certain il est trop tôt pour renoncer !

  17. Je suis vraiment triste de lire que tu le vis si mal et en même temps à ma petite échelle parce que je n’ai pas été alitée aussi tôt que toi, je sais que je l’ai très mal vécu également pour Choupi.
    Ne t’inquiète pas pour les voyages et les sorties, par la suite tu pourras en faire sans souci et tes enfants en profiteront également. ^^

    1. Oui pour les voyages et les sorties tu as tout à fait raison ! Et j’espère en tout cas que de ton côté tu vivras une loooooongue grossesse épanouie 🙂 .

  18. Non mais c’est quoi ce billet tout nul. Y a comme une vague de déprime qui nous guette.
    alors que franchement, c’est le moment idéal pour crocheter (voir tricoter mais je ne sais pas si tu tricotes) le trousseau de bébé….
    Non franchement, en vrai je sais que ce n’est pas idéal. Je sais à quel point c’est frustrant de ne rien pouvoir faire. J’ai beaucoup de mal à supporter ça moi aussi (pendant ma grossesse ou en post partum à cause des césariennes). Et quand tout ça est mêlée d’angoisse pour la petite miette ça fiche un tas de sentiments contraires dans la tête et beaucoup de temps pour y penser.
    Fais preuve de bienveillance envers toi, cette situation, tu ne peux pas la changer. Comment tu pourrais faire pour que ça se passe au mieux? C’est important ce que tu vis.
    Du courage virtuel!

    1. Tu poses la bonne question mais sincèrement je manque d’idées !! Je vais quand même réfléchir un peu (tiens d’ailleurs mon mari vient de me motiver et je me suis enfin décidée à me racheter des habits confortables mais pas trop moches, c’est déjà un premier pas !).

  19. En te lisant j’avais l’impression de voir ressortir toutes mes peurs les plus profondes par rapport à la grossesse. L’alitement, l’inactivité, il m’arrive aussi de me demander si je veux vraiment les enfants à ce point là… Je sais que c’est horrible à dire et que si il faut le faire je le ferai, mais c’est un prix conséquent je trouve.
    Après je trouve ça plutôt bien que tu mettes ce temps à réfléchir sur ton avenir et ce que tu voudrais en faire. Tu es encore trop jeune pour rester dans un boulot par sécurité, et sans connaitre le détail de ce que tu fais il me semble que c’est plutôt demandé sur le marché non ?
    Bref deux mois c’est long et court à la fois, bientôt tout cela ne sera qu’un mauvais souvenir et j’espère que tu en retireras un beau bébé et un plan de carrière qui te convient mieux.
    Bises

    1. Tu as raison je vais en profiter pour mettre au point mon plan de carrière et la liste de nos voyages à venir 😉 . Et finalement ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de pensées parfois.

  20. Je suis triste de lire ce billet … le fait d’être allitée si tôt ne fait qu’engendrer des questionnements de plus en plus noires et la fin paraît bien lointaine.

    Tiens le coup, il faut prendre soin de toi pour ton fils et ton bébé à venir même allongée, pas maquillée et parfois triste : tu restes leur maman et c’est ce qu’ils retiennent 🙂

    1. Oh c’est gentil et tu as raison mon grand me fait plein de câlins en ce moment (cela dit il m’a aussi fait remarquer ce matin que j’avais un bouton 🙂 ).

  21. J’ai eu le coeur serré en te lisant Fran Fran !
    J’aimerais tellement que le temps passe plus vite pour toi afin que s’éloigne ce spectre de la prématurité et que tu puisses respirer de nouveau.
    J’aimerais pouvoir te tenir compagnie que cette prison n’en soit plus une !
    Je sais que tu es pleine de ressources et de courage donc je suis convaincue que tout ira pour le mieux. En attendant tu as tout mon soutien.

    1. Oh la la si tu avais le pouvoir magique d’avancer le temps et de te téléporter pour venir me tenir compagnie ce serait trop bien 🙂 !!

  22. Magnifique citation qui m’a ébranlée… Oui il y a un temps pour tout. J’ai personnellement l’impression d’attendre toujours « l’après ». Ça ira mieux quand j’aurais un travail, quand Choupette sera plus grande, quand j’aurais perdu quinze kilos… Petit à petit, l’idée fait son chemin que maintenant, c’est bien aussi, même si ce n’est pas parfait. Mais le bonheur de l’instant, c’est loin d’être gagné. Je n’ai pas été alitée comme toi pendant plusieurs mois. Je pense que le temps doit passer encore plus lentement. Alors juste, courage ! Et j’espère que tu vas trouver de quoi t’occuper encore plus le temps de couver ton bébé.

    1. J’adore cette citation qui invite à la sagesse dans beaucoup de situations et je suis contente de te l’avoir faire découvrir 🙂 .

  23. Gros Hug, et profite pour lire des tonnes et des tonnes de bouquins, ça n’arrivera plus avant plusieurs mois ensuite. Ça aide à s’échapper un peu. Commence par « Bienvenue Place Beauveau » … ou les coulisses du pouvoir, et bien ça donne plus envie de rester à la casa faire des tartes aux pommes 😉
    Courage, ça va passer plus vite que tu ne le croies.

  24. Courage… Je ne peux pas me mettre à ta place car je n’ai jamais été dans ta situation mais je peux comprendre que cet alitement soit difficile à vivre. Je crois que moi la première, sans pouvoir bouger et sortir, je finirais vite pas coiffée, pas maquillée, en pyjama, devant la télé ou la tablette… Bref, rien de tel pour déprimer à terme…
    Profite de ton bonhomme autant que tu peux, essaie de te trouver de nouvelles activités qui te sont permises…
    Je te souhaite que ces 2 prochains mois passent vite!

  25. Je te lis régulièrement et je suis bien attristée de voir que tu as le moral dans les chaussettes … et je ne sais pas pourquoi, je me dis que lire quelque chose de nouveau te passera peut-être le temps ! Je te propose mon « vieux » blog de grossesse ! http://www.blog-grossesse.com/Marine9/

    Je suis actuellement enceinte de mon 2ème bébé, et j’en ai entamé un autre, mais que je n’actualise pas souvent.
    Rien ne t’oblige à le lire, c’est si toutefois ça te détends un peu ! Grosses bises et pleins de courage !

    1. Oh merci Marine je viens de découvrir ton message il était classé dans les indésirables ! Je vais aller voir ça de suite 🙂 .

  26. Bonjour,

    Je n’ai pas connu pas cet alitement de longue durée, et cette angoisse que tu décris et je ne peux qu’imaginer ce que tu vis. Je t’adresse simplement toutes mes pensées en espérant que tu gardes ce petit bout le plus longtemps possible dans ton bidou tout doux.

    Pleins de pensées, et de bisous aussi.

    Isabelle

  27. Bon courage pour ce long temps d’attente… Je peux comprendre qu’il engendre bien des frustrations et que les questions peuvent parfois tourner en boucle dans la tête quand c’est comme ça… J’ai été hospitalisée 5 jours dernièrement (juste quand nous devions partir en vacances en plus) et ca a été long et difficile pour moi, d’être enfermée dans cette chambre d’hôpital, malade, et pendant ce temps j’ai eu aussi pas mal de questions qui tournaient dans ma tête… Sur mes choix de vie, sur des décisions à prendre pour l’avenir (professionnel, familial, le tout étant lié)…
    Ce n’est pas confortable et ces questions tournent encore dans ma tête mais je pense aussi qu’il faut parfois des périodes comme celles-ci pour que quelque chose de nouveau émerge, qu’une direction se dégage… Et pour toi, ce quelque chose de nouveau sera énorme, ce bébé qui va arriver, une vie nouvelle 🙂 !
    En attendant, bon courage, c’est long…

    1. J’aime beaucoup les leçons que tu tires de cette période j’espère que pour moi aussi il en sortira quelque chose de positif qui sait même en plus du bébé 🙂 !

  28. Je ne sais que dire en dehors de courage, courage, courage!
    J’aime beaucoup la prière que tu partages, c’est fou comme certains textes religieux sont en réalité de la philosophie; moi qui n’ai aucune culture religieuse, je le découvre de plus en plus. Repose-toi bien, et ne cogite pas trop!
    Bises

    1. Ah oui moi j’ai fait le chemin inverse beaucoup de catéchisme enfant puis la philosophie pendant mes études et en effet les passerelles sont nombreuses finalement je suis contente de t’avoir fait découvrir ce texte 🙂 .

  29. Je t’envoie plein plein de courage. Comme d’autres l’ont dit, repos forcé et repos choisi n’ont rien à voir. Je n’ai pas été alitée mais je sais ce que c’est d’en vouloir à ce corps qui nous faut défaut à un moment donné, qui ne fait plus ce qu’on veut… de ne plus en être maîtresse. Je sais aussi les frustrations… même sans tourner en rond je ne peux m’empêcher d’envier nos voisins croisés dans les escaliers et qui partent pour la journée faire une grosse randonnée. Ou encore nos copains qui partent à Lisbonne ensemble et qui ne nous ont même pas proposé (et en même temps comment leur en vouloir hein ? On sait tous qu’on aurait répondu non ). Bref. Ces moments ne sont pas faciles à vivre et parfois il est bon de se rappeler un peu pourquoi on fait tout ça, pourquoi on s’impose ça, pourquoi on sacrifie nos envies personnelles, pourquoi on passe désormais en dernier. Chacun ses réponses à ses questions… sûrement que tu peux trouver ces réponses dans ton bullet journal et ces petits bonheurs que tu y notes !
    Bref, tout ça est un peu décousu, mais c’est surtout pour t’apporter à mon tour tout le soutien possible pour ces derniers mois. Je prie pour que tu gardes ce bebé bien au chaud durant les deux prochains mois, et même plus tiebs, pourquoi pas, que ce sacrifice là en vaille la peine. Plein de bisous

    1. Merci pour ton gentil message. Tu as raison maternité et frustrations vont mine de rien souvent de paire quoiqu’il arrive ça reste un petit sacrifice. Mais bien sûr je sais qu’il vaut le coup et j’ai déjà hâte d’en découvrir le résultat ! Et bientôt nous pourrons repartir en randonnée ou en voyage 🙂 .

  30. Je n’ai jamais vécu d’alitement mais je trouve que les dernières semaines avant d’accoucher sont éprouvantes.
    Le temps s’étire, laissant toute la place aux doutes et aux angoisses.
    J’espère que tout cela sera rapidement derrière toi… Courage !

  31. Je suis désolée de lire ce qui t’arrive !
    Ca va pas t’aider mais je suis hyper surprise que tu puisses t’ennuyer … Only boring people get bored et avec internet, tes bouquins, ton bullet journal et la perspective de ne plus avoir une minute pour toi quand le bébé sera là, je t’aurais imaginée devant un tableau excel planifiant une page de l’album de bébé à remplir par plage horaire ou en train d’écrire un roman sur la fin de tes années parisiennes.
    Bon en fait je te connais pas et c’est pas très sympa de te balancer ça mais – je me cherche des excuses – j’ai des milliards de trucs à faire en ce moment et je suis certainement un peu envieuse. Du coup (au cas ou ça t’aide) moi si j’étais à ta place, j’envisagerais Coursera ou le Nanowrimo. Non, je rigole ! Je passerais surement tout mon temps sur Netflix et j’écrirais un article sur le Mamazine pour dire que je m’ennuie 😀

    1. Je crois que sans avoir vécu cette situation il est en effet difficile de comprendre voire de ne pas être un un peu envieuse. Un premier détail qui a toute son importance est que je ne suis pas assise mais allongée – avec un gros ventre et des contractions qui m’empêchent de bouger comme je le souhaite. Je ne peux donc faire ni ordinateur ni Bullet Journal. Seulement lire, écrire un peu sur mon téléphone et regarder la télé en gros. La deuxième chose c’est que je me fais réellement du souci pour ma grossesse. Je n’ai pas l’esprit libre d’une personne qui lézarde sur la plage.
      Enfin je te rassure je m’occupe mine de rien je vous ferai d’ailleurs le compte rendu de mes dernières nombreuses lectures la semaine prochaine.

  32. Oh pardon pour les pieds dans le plat, j’ai même pas pensé à ton gros ventre et aux contractions ! Hâte de lire comment tu t’en sors (et un jour j’en suis sûre, il y aura un temps pour nous écrire un article sur comment tu lézardes à la plage.)

  33. Quelle galère (mais j’ai cru comprendre grâce à Instagram que ça va un peu mieux?). En tout cas, il ne doit plus te rester si longtemps à tenir (enfin, tout est relatif). Le pire dans ces cas là, c’est qu’on rumine. En tout cas je te souhaite un beau bébé en pleine santé!

    1. Merci ma belle, si seulement tu étais là pour me tenir compagnie ! Mais bon, comme tu as compris, je peux reprendre un peu le travail, ça change tout ! Je croise les doigts jusqu’au prochain contrôle.

    2. Merci ma belle, dommage que tu ne sois pas là pour me tenir compagnie ! Mais tu as bien compris, j’ai obtenu un sursis jusqu’au prochain contrôle dans deux semaines, je revis !

  34. Je ne te comprends que trop et effectivement j’ai au début de la map uniquement fonctionné par palier. Genre « la il risque d’avoir tel problème » « ha la c’est bon on a passé un cap on n’est plus en prématurité grave »… et j’ai commencé à me détendre et reprendre soin de moi une fois en prématurité légère.
    Mais bizarrement je ne m’inquiétais pas pour lui je me disais que tout se passerai bien comme son frère. Mais j’enrageais de voir petit habitant s’habituer à trouver sa maman au lit (au point de me précéder dans ma chambre quand je me levais pour faire pipi et qu’il m’accompagnait ) de voir mon mari prendre entièrement en charge le ménage /course / gestion de la famille. Je me sentais encore plus inutile que pour la première fois.
    Mais comme tu sais au final tout s’est bien passé! Et je te souhaite le même dénouement et de retrouver un peu de liberté et sérénité une fois que tu seras passé en prématurité légère.

    1. Merci pour ta compréhension !! Tu es vraiment mon modèle et j’espère te suivre vaillamment au moins jusqu’à la prématurité légère 🙂 .

  35. Ahhh toi aussi ça t’as fait cet effet la génération Macron ? J’avoue que ça a entraîné un certain passage à vide chez moi, à gamberger sur ma vie, d’autant plus qu’on devait partir en WE avec Caroline quand elle a annulé pour faire campagne ! Et j’ai pensé que moi aussi, au lieu d’aller surveiller les enfants au parc, j’aimerais bien faire des choses un peu plus exaltantes, rencontrer toutes ces personnes intéressantes, réfléchir… (même si je sais bien que j’en serais de toute façon bien incapable!).
    Sinon j’admire ta manière d’arriver à trouver quand même le positif dans ta situation, et j’espère vraiment que ca va aller de mieux en mieux !

    1. Rejoins moi dans le club des mères de famille frustrées 🙂 🙂 ! Plus sérieusement je suis rassurée aussi de lire que je ne suis pas la seule à avoir gambergé comme tu dis. Ça va déjà un peu mieux j’ai de nouveau l’autorisation de travailler trois heures par jour (un espèce de quart de temps thérapeutique) ça me permet de retrouver un peu une vie sociale et j’en ai trop besoin ! Merci en tout cas de ton gentil message 🙂 .

  36. C’est une période à passer ! J’ai ressenti cela aussi surtout pendant mon 8 mois de grossesse (j’avais été arrêtée à 5 mois). Plein de petites choses me frustraient. J’ai mis cela sur le compte des hormones 🙂 Bon courage pour le temps restant !

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