Grossesse et – arrêt de – travail

Grossesse et – arrêt de – travail

Je ne sais pas quand les choses ont commencé à capoter. Sans doute au moment de ma formation, début mars. Déjà à ce moment-là j’ai senti que je forçais trop, que je n’irais pas très loin comme ça, la gynécologue me l’a dit aussi. Mais j’ai voulu garder espoir, je ne voulais pas vraiment y croire. Je me raccrochais à tous ces exemples que me citait mon entourage, ces premières grossesses compliquées, alitées et raccourcies suivies de secondes grossesses menées à terme et épanouies. Sont-elles si nombreuses en réalité ? Je ne sais pas. La gynécologue me l’avait bien dit : « Etant donné vos antécédents, préparez-vous à revivre la même chose ».

Combiner grossesse et travail, j’ai cru dans un premier temps pouvoir y arriver. J’ai beaucoup mieux accepté, cette fois, la perspective d’être remplacée, de laisser mes dossiers un an, de devoir lever le pied. Je prenais tout cela avec beaucoup de sérénité. Malheureusement, mes collègues et notre organisation, eux, n’ont pas changé. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir. Il n’y a pas une seule maman parmi eux, je crois qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’une grossesse représente, concrètement, physiquement. Et puis nous ne sommes pas toutes égales avec un gros ventre, et je sais bien que je fais partie des plus faibles. Exactement comme la dernière fois, les dossiers ont donc commencé à s’accumuler sur mon bureau au fur et à mesure que la date de mon congé approchait. Mon calendrier professionnel se remplissait à une vitesse ahurissante. Tout le monde voulait, encore, une dernière fois, quelque chose de moi avant le grand départ. Alors je me suis retrouvée à enchaîner les réunions et les rendez-vous parfois sans pause. Et je me doutais bien que ce n’était pas vraiment une bonne idée.

Parallèlement, j’ai continué à porter mes deux casquettes, celles de maman et de manager, qui se ressemblent parfois tellement. Et j’ai trouvé cela incroyablement fatiguant. Le matin je dois préparer Pierre seule et le conduire à la crèche. Les parents parmi vous savent sans doute à quel point c’est le moment de toutes les tensions, celui que votre chérubin choisit souvent pour marquer son désaccord, exiger de choisir ses chaussures, refuser de monter dans la voiture… Je voyais les minutes défiler sur ma montre et usais de patience pour ne pas exploser. Lorsqu’enfin je terminais ce marathon, je m’échouais dans mon bureau vers 8h30. Et là je n’avais pas une minute de répit. Tout recommençait sur un autre mode : « Franfran tu as vu mon mail hier soir au sujet du rendez-vous avec Herr Kompert ? », « Franfran tu aurais cinq minutes aujourd’hui, j’ai besoin de ton avis sur le dossier EDI ? »… Et je ne vous parle pas de leur problèmes personnels, de celle qui est en instance de séparation et pleure dans son bureau, de celle qui ne s’entend pas avec sa collègue et vient me le confier. Et tout ça toujours entre deux rendez-vous.

Je sais bien que je n’ai aucune raison de me plaindre. Que mon quotidien est celui de milliers de femmes enceintes, que j’ai même un emploi privilégié, franchement pas pénible. Mais je vous l’ai dit : mon corps  enceinte, il n’est pas résistant, pas du tout même. Alors j’ai senti le vent tourner, doucement, sûrement. Vendredi dernier, j’avais rendez-vous avec mon directeur. J’avais prévu de lui parler, de lui dire, que ça ne pouvait plus durer, que c’était trop, que si ça continuait ainsi ça finirait comme la première fois, avec un arrêt deux mois avant le congé maternité. Et puis je me suis retrouvée face à lui et je n’ai pas osé. Parce que je n’avais aucune alternative à lui proposer, parce que dans notre direction en ce moment quatre postes ne sont pas pourvus depuis des mois, parce qu’en Allemagne dans notre domaine il est devenu très difficile de recruter. Alors que pouvait-il bien faire de mes dossiers ? Je n’ai pas parlé.

Alors elles sont revenues, les vilaines, les vraies, je les ai reconnues de suite : les contractions. Et une, et deux, et trois, et quatre, et cinq… et zut je n’avais plus le temps de les compter. Mais c’était déjà beaucoup trop, ça je le savais. Alors je me suis dit que j’allais attendre un peu et voir, laisser passer le week-end. Je voulais absolument au moins encore terminer cette semaine, j’avais trois rendez-vous tellement importants, je ne voulais pas les louper. Et puis mercredi j’ai changé d’avis. Les contractions ne s’arrêtaient plus, le midi, le soir, j’en avais tout le temps. J’ai commencé à avoir peur. Et j’ai décidé d’aller consulter.

J’avais encore un espoir, tout petit, une espèce de déni ? Je me disais que c’était peut-être des contractions normales, comme en ont d’autres femmes, les exercices facétieux de mon utérus trop sportif. Un monitoring et un examen médical plus tard, j’ai plutôt eu confirmation du pire : mon col est déjà, déjà bordel, en train de se modifier. Je suis ressortie du cabinet avec un arrêt de travail pour quatre semaines minimum, presqu’aucun espoir de revoir mon bureau avant l’accouchement, et une énorme inquiétude.

Je ne suis pas alitée pour le moment, mais je dois me reposer au maximum. Eviter tous les efforts physiques, le stress aussi évidemment. Passer plusieurs heures par jour allongée un coussin sous les fesses. Il faut que les contractions s’arrêtent, que je préserve mon col, c’est un impératif.

Comme la première fois, j’ai d’abord été anéantie, évidemment. Pas tant pour mon travail, pour être vraiment honnête. C’est ce qui a changé avec la première fois : mon travail, je sais qu’il continuera sans moi. Peut-être un peu moins bien, peut-être un peu moins vite, mais ça ira. Je ressens une petite culpabilité vis à vis de mes collègues et de mon équipe quand même. Mais j’essaie de ne pas m’en encombrer. Je n’y peux rien de toute façon. Si j’avais pu choisir, j’aurais tellement préféré rester avec elles.

Parce que bien sûr maintenant j’ai beaucoup d’idées noires. J’ai peur de perdre mon bébé. J’ai peur de la grande prématurité. Je suis triste de savoir que je ne vivrai jamais une fin de grossesse normale. Que  la probabilité est immense pour que je n’ai jamais de bébé né à terme. Qu’allaiter mon bébé sera encore, certainement, impossible. Que dans ces conditions l’idée même d’un troisième s’exclue d’elle-même.

Vous allez me trouver pessimiste. Je vous répondrai qu’avec des contractions quotidiennes et un col modifié à 24 SA, je préfère être réaliste. Je vise les 34 SA, la prématurité légère, je ferai avec, je connais. Si par miracle je vais plus loin, je serai heureuse, croyez-moi. Mais je préfère ne pas trop rêver, j’ai déjà été trop déçue une fois. Dans les meilleurs des cas que j’envisage aujourd’hui, cet enfant sera comme son frère, prématuré léger.

Pour finir sur une note positive, quand même, je vais vous rassurer : je revis la même chose, mais je le vis mieux, aussi. Parce que je savais que ça pouvait arriver. Parce que de toute façon, à part me reposer, je ne peux rien y faire. Et puis parce que je relativise, beaucoup. Je vois l’énergie de mon bambin de deux ans, son intelligence, sa force, et je me dis que ces débuts compliqués, finalement, ne sont pas si graves. Du moment que le résultat est le même, deux ans après, je suis prêter à recommencer.

Je vous raconterai un autre jour mon quotidien de maman arrêtée. J’ai le temps, maintenant.

84 réactions au sujet de « Grossesse et – arrêt de – travail »

  1. Oh Franfran, je suis désolée pour toi. J’espère que tout ira bien et que bb2 patientera le temps qu’il faut. Et je te souhaite de trouver une organisation avec Pierre qui te permette de te reposer au maximum. Plein de pensées pour toi !

    1. Merci ma belle pour le moment on s’organise bien et ça va ! J’ai écrit cet article au moment du diagnostic j’étais un peu abattue mais j’ai déjà repris du poil de la bête !

  2. Oh… Ma belle! Et moi qui souhaite (presque, hein!) accoucher en avance ‘enfin juste pas trop en retard…). Comme toi j’ai des tonnes de contractions mais chez moi elles n’ont strictement aucun effet… C’est juste chiant, désagréable, tout ce qu’on veut. Essaye de te reposer et de déléguer au maximum. Peut être ton assurance peut-elle te fournir un aide pour le quotidien afin de ne pas trop forcer.
    Comme toi j’ai dû m’arrêter tôt pour cette grossesse car je sentais que mon corps ne suivait pas le rythme et que les douleurs (liées à mon endométriose) m’handicapaient au quotidien. J’ai eu du mal à vivre la culpabilité au début mais finalement je sais que je n’avais pas le choix et que le monde ne s’est pas arrêté de tourner sans moi.
    Je te souhaite beaucoup, beaucoup de courage et de patience. Préserve-toi au maximum.
    Bises

    Mathilde

    1. Merci Mathilde (je t’ai déjà dit que j’aime beaucoup ton prénom ?) ! J’espère réussir finalement à savourer quand même un peu cet arrêt. Même si je dois reconnaître que j’aimerais aussi beaucoup faire un bon dans le temps !

  3. Aie aie je l’attendais ce post, et pas avec impatience… Je suis bien désolée pour toi. C’est super que tu arrives à relativiser pour ton travail, même si j’imagines que ce n’est pas forcément facile, et tu n’as pas à te reprocher d’avoir voulu continuer le plus possible, c’est humain.
    C’est à la fois triste et heureux que ta première expérience te permettent de le vivre mieux : tu l’as déjà vécu, tu sais ce que ça implique… Mais l’espoir que « chaque grossesse est différente » s’applique à toi t’est retiré et je comprends ta déception. A cela s’ajoute l’inquiétude de garder au chaud suffisamment longtemps pour qu’il en souffre le moins possible… Et la fatigue de continuer à gérer le quotidien… Et la culpabilité de ne pas pouvoir t’occuper de Pierre comme tu le voudrais, j’imagines ?
    Ici j’enchaine les coliques néphrétiques (avec pose de sonde jusqu’à l’accouchement sous anesthésie générale alors que je croyais que c’était une anesthésie locale !) avec les infections urinaires et les douleurs… Mais pour l’instant, malgré les contractions le col ne bouge pas et je mesure ma chance, encore plus ce soir en te lisant.
    Alors que dire d’autre si ce n’est que je pense à toi, prends bien soin de toi, essaye de te reposer le plus possible (profites en pour lire et nous proposer encore plus de fiches de lecture j’aime beaucoup les lire !), regarde ton petit Pierre si fragile devenu si beau et aie confiance.
    Je t’embrasse fort

    1. Oh la la ta situation me semble bien douloureuse aussi, je suis désolée de l’apprendre. Avec Pierre ça va finalement mieux depuis l’arrêt en fait. Je peux beaucoup me reposer et rester allongée quand il est à la crèche alors le soir et le matin je suis beaucoup plus détendue avec lui qu’avant. Et ok pour les fiches de lecture je lis du coup plus que d’habitude je vais donc peut être accélérer le rythme 🙂 .

  4. Tu le sais, j’ai tellement espéré pour toi que cela ne soit qu’une fausse alerte et que ce col n’ait pas bougé.
    Je suis triste pour toi parce que j’ai eu peur moi aussi, j’ai entrevu tout ce que je n’aurais pas la possibilité de faire si j’étais alitée comme l’avait été ma sœur. Je te souhaite vraiment beaucoup de courage mais je sais que tu n’en manques pas et que tu es pleine de ressources. Tes enfants ont la chance de t’avoir.

    1. Ooooh ta dernière phrase est trop adorable, merci ! C’est vrai que c’est ça qui est rageant, tout ce que je ne peux plus faire maintenant… mais j’essaie de me concentrer sur le résultat c’est le plus important !

  5. J’ai sûrement pas besoin de te dire que je compatis à 10 000 %… j’aurai un seul conseil : profite de ce repos et ne tire pas trop sur la corde. Moi j’ai voulu un peu jouer en continuant à avoir des journées parfois fatiguantes et du coup ça n’a pas loupé 1 mois après je me suis pris l’alitement strict dans les dents…

    Après je reste confiante. Toi comme moi on fera des bébés en parfaites santé qui ne viendront que quand on les autorisera à sortir (donc hors prématurité bien sûr!).

    Bon courage tu sais où me trouver si besoin!

    1. Finalement hors petits pics de stress / déprime je reste assez confiante aussi, sans doute plus que la première fois. Et surtout je vois que le repos marche très bien je n’ai presque plus de contractions en comparaison avec la semaine dernière. Je vais donc essayer de suivre ton conseil à fond !!

  6. Je suis toute tourneboulée de lire ça et te comprends tellement ! J’espère que ça va aller et que tu vas réussir à garder ce bébé au chaud encore bien longtemps ! Je croise tous mes doigts.
    Ici j’ai aussi été arrêtée plus tôt et, tu vois, c’est rigolo, à 38SA je me sens en super forme par rapport à mon état il y a dix semaines ! Va comprendre pourquoi. J’ai aussi beaucoup culpabilisé, d’abord parce que pour moi c’est tout neuf, pour Louis j’avais été en super forme jusqu’au bout et je ne m’attendais pas à vivre qqch de différent (c’est idiot non ?), mais aussi d’abandonner mes petits élèves et mes collègues. Et puis j’ai trouvé vraiment dur de ne plus être capable de faire ce que je voulais de mon corps, de devoir me ménager constamment. Finalement j’en ai bien profité de ce congé et tu vois, je suis toujours là à couver. Je me surprends à plus le savourer. Le calme avant la tempête !!! 🙂

    1. Une fois terminé je n’ai finalement pas gardé un si mauvais souvenir de mon premier alitement. Mais bien sûr c’est plus simple quand on connaît déjà la fin 😉 . En tout cas j’espère quand même ne pas trop me gâcher toutes ces semaines et arriver à en profiter encore un peu. Le top serait carrément de dépasser les 37 SA et de pouvoir me relever quelques jours avec insouciance à la fin. Mais bon là je rêve déjà 🙂 .

    1. Tu connais sincèrement ce que veux dire EDI ?! Tu as raison en tout cas, se faire confiance est important dans ces moments.

      1. oui je sais ! EDI, SAP, ERP, supply chain, toussa toussa… et ça ne me fais plus rêver ! profites de ta fin de grossesse, et reposes toi au maximum, même si ça n’est pas facile avec un premier enfant.. je suis sure que tout se passera bien. tu t’es arrêtée à temps .

        1. Oh ben ça alors j’étais pas inspirée je me suis dit je vais prendre le vrai mot personne ne comprendra 🙂 ! En tout cas personnellement ça ne m’a jamais fait rêver en fait mais disons que ce sont les aléas de la vie professionnelle on ne choisit pas toujours ! Pour le reste j’espère fort que tu as raison !

  7. Bonsoir,
    Ecoute je ne connais pas exactement ta situation médicale mais qu’est ce que je comprends ce que tu ressens… Première grossesse arrêtée à 7 mois et demi (mais enfant née à terme), deuxième grossesse, dès 5 mois, col raccourci, puis contrôle plus fréquent, rdv toutes les 2 semaines, des contractions en permanence sauf allongée. Et comme toi, même si je suis une personne positive, toutes sortes d’idées noires me sont passées par la tête. Je comptais chaque jour comme une victoire, je visais les 32SA, puis un jour cette semaine est arrivée et les autres, et à une semaine avant le terme, j’ai recommencé à sortir, à bouger sans crainte. Que ce fut long. Ma deuxième fille est née aussi à terme (en siège mais ça c’est une autre histoire). Essaie de t’occuper l’esprit comme tu peux, moi perso, je dévorais des livres et des livres sur ma liseuse. Et je déléguais toutes les tâches domestiques à mon mari, et avec ma fille, on faisait des gommettes et on regardait des dessins animés et des livres aussi!!! Bon courage à toi.

    1. J’ai à peu près la même stratégie de repos que toi pour le moment (vive la liseuse !) et j’espère fort obtenir le même résultat 🙂 .

  8. Oh comme je suis désolée pour toi !! Cela doit vraiment être dur. Je compatis sincèrement. J’étais restée sur ton billet optimiste du début de grossesse, celui qui sentait bon, qui montrait ta sérénité, ton sourire.
    Dis toi que tu n’y peux rien, ce n’est pas de ta faute. Il y a des utérus plus musclé et plus contractile que d’autres. Tu as fait ce que tu as pu. Tu as donné le meilleur que tu pouvais donner. C’est normal d’avoir peur, d’avoir toutes ces interrogations. Je crois que je ne connais pas une femme enceinte qui n’a pas d’angoisse, alors même que tout va bien pour elle et pour bébé (moi en l’occurence). Tu ne peux pas prédire le futur, essaye de ne pas y penser, de ne pas l’imaginer. Pense à l’instant présent, chaque jour grapillé est une vistoire.
    Et un petit truc qui peut être utile, et sympa à faire en plus. Evite de mettre tes mains en bas du ventre comme pour retenir ton ventre ou comme si ton bébé pesait trop lourd en bas. Mais pose tes mains plutôt en haut de ton ventre. Les bébés aiment le contact. Place tes mains tout doucement, avec cette intention de l’appeler à venir te faire un câlin. Quoi de mieux qu’un câlin pour l’empêcher de descendre trop vite !! C’est pas miraculeux je te l’accorde, mais moralement ça aide.

    1. Merci pour tes mots adorables et rassurants 🙂 . Cette nuit Krümmel était très agité et du coup j’ai fait comme tu m’a dit avec les mains en haut. J’aimerais beaucoup éviter qu’il se retourne et s’engage trop vite comme son frère a l’époque…

        1. Hi hi hi !!! Je fais ça depuis que je sens le bébé bouger ! Tu me rassures pas, parce qu’en effet elle vient souvent onduler à ce niveau mais ça va pas l’aider à sortir plus vite

  9. Bon courage pour fes semaines stressantes. J’espère que tu arriveras à te reposer et à ne pas trop t’inquiéter. Je croise les doigts pour que ta grossesse aille le plus loin possible !

  10. Je t’envoie plein de pensées dans ce moment difficile.
    A travers ton récit, je retourne presque trois ans en arrière:hospitalisée à 24 sa pour Map, alitement total jusqu’à la fin, les peurs de les perde, exclure toute nouvelle grossesse (et c’est tjs le cas maintenant), compter les jours et se donner des objectifs en semaine …pour finalement accoucher à 31+6 et connaître la prématurité et ses complications, renoncer à vivre normalement les premiers mois. ..et comme tu le dis, le temps passant, en vivant l’instant présent avec eux, on avance sans toutefois totalement oublié. ..comme un rappel pour savourer les bonheurs présents.
    Prends soin de vous sans culpabiliser.

      1. Étrangement ce n’est plus douloureux. ..la sensation que cette période a forgé notre famille et fait revoir les priorités. Elle fait juste partie de notre histoire, de leur histoire.

  11. Ma chère Die Franzoesin
    Cela sera un commentaire fleuve car tu sais à quel point ta situation me touche et comme je compatis… tout ce que tu décris me touche: y croire que cette 2e grossesse sera différente, plus facile, voir qu’en fait non, devoir lâcher le travail à un moment critique où l’on a vraiment besoin de nous, faire le deuil de cette femme enceinte et épanouie qui court partout que l’on ne sera jamais. .. et surtout l’inquiétude qui ronge et fait compter les jours, les semaines. .. tout ça je compatis car je l’ai vécu il y a si peu.
    Mais je veux aussi te donner de l’espoir, te dire que tout n’est pas fichu et que même quand les pronostics semblent sombres tout est possible, ta 1ere grossesse en est la preuve, Pierre n’ayant presque pas été prématuré.
    J’en suis la preuve aussi : 1eres contractions à 14 SA pour cette grossesse, col modifié à 23 Sa, situation de veritable MAP à 32 SA. Et pourtant me voilà aujourd’hui à 38+3 Sa un terme que je n espérais même pas, terme presque similaire à la naissance de ma 1ère alors que la situation clinique était bien plus critique cette fois.
    Et pourtant en dehors des douches froides reçues à chaque mauvaise nouvelle, je crois que j’ai plus profité de cette grossesse que la précédente. Parce que buller la journée quand on a un tout petit le soir à la maison n’a pas la même saveur que quand on est primipare, on en profite plus. Parce que tout le temps où je n’étais pas obligée de rester alitée complètement j’ai été encouragée par les professionnels de santé à profiter: siestes, petits restaurants, ballades… j’ai eu l’impression de faire l’école buissonnière pendant 4 mois! Je me suis dit que cette parenthèse enchantée pour moi rien que pour moi était sûrement la dernière. .. à quel autre moment dans ma vie aurais je la possibilité de flâner de la sorte? Et si ma fille gardait son mode de garde j’ai pu alléger ses journées, tellement plus agréable pour tous.
    Et puis quand alitement strict à été le mot d’ordre ça été dur mais j’en ai quand même profité pour achever mes lectures et mes séries en cours. Et me connecter à ce bébé. Beaucoup. Profiter de ses mouvements qu’on sent tellement moins quand on est active.
    Bien sûr pas de tableau idyllique, des coups de déprime aussi, mais aussi de beaux moments malgré l’inquiétude.
    Pour finir, deux choses pour te rassurer un peu : l’accouchement prématuré arrive bien sûr, mais en grande majorité à des femmes qui ne « l’ont pas vu venir »- un problème, une perte des eaux soudaine alors que tout allait bien. Les femmes en MAP accouchent finalement peu souvent très prématurément (parole de diverses sage femmes).
    Et puis pour l’allaitement j’ai bcp culpabilisé aussi quand ma fille n’y arrivait et pourtant née à 38sa +5. On m’a dit que 41 sa ça aurait été mieux car elle aurait été plus éveillée. .. mais pendant cette grossesse j’en ai bcp parlé à d’autres professionnels
    et je sais maintenant que c’est faux. Un bébé de 36 sa peut être un teteur né et celui de 41 sa resté coincé longtemps dans le bassin être en difficulté. Chaque bébé est différent mais j’ai beaucoup d’histoires autour de moi d’enfants nés à 34 ou 35 Sa qui ont été allaités, parfois en mixte mais aussi au sein. Tant de facteurs sont en jeu!
    Désolée de ce long commentaire , mais sache que je pense bien à toi et que j’y crois pour toi !

    1. Merci merci merci pour tes mots rassurants 🙂 . Tu ne peux pas savoir comme ton exemple me rassure et m’inspire ! J’ai écrit cet article au moment de la nouvelle j’étais un peu désemparée. Depuis ça va un peu mieux et j’arrive à trouver des côtés positifs à cet arrêt 🙂 . Je me rends compte aussi que le repos fonctionne puisque les contractions ont déjà nettement diminué, ça me donne beaucoup d’espoir ! Bref, j’espère vraiment suivre ton exemple 🙂 .

  12. Oh…Quand je pense que j’étais catastrophée pour ma première quand ils m’ont arrêtée 15 jours seulement avant mon congé mat…J’étais persuadée de ne pas pouvoir quitter mon job comme ça, si vite…Ca me semble si loin, et si ridicule maintenant! Je crois déjà que tu gagnes un point énorme dans ton combat contre la prématurité en sachant qu’il faut que tu te reposes au maximum, que tu lâches du lest, et que tu peux le faire sans que le monde s’arrête de tourner. et ça pourrait – j’espère pour toi en tout cas! – faire toute la différence avec ta première grossesse!

    1. J’accepte en effet beaucoup mieux la situation que la première fois et j’espère vraiment comme tu dis que cela va jouer en ma faveur !!

  13. Oh prends soin de toi, vraiment, et de ton petit bébé. On voudrait toujours pouvoir travailler bien et jusqu’au « bout », rester avec les collègues et préparer au mieux son départ. Pour ma première grossesse j’ai été arrêtée du jour au lendemain à 6 mois de grossesse. Ça m’a fait un choc et j’ai beaucoup culpabilisé, évidement. Mais la finalité on la connaît, c’est surtout de se préparer au mieux pour l’arrivée de bébé. Bon courage !

    1. Merci ! Pour ma première grossesse ça avait été un choc aussi… cette fois l’avantage c’est que j’étais quand même un peu préparée. Et tu as bien raison le plus important c’est le résultat final !

  14. Oh, je suis toute émue en te lisant! Ecoute, j’ai envie de te répondre point par point: est-ce une si mauvaise chose d’être arrêtée maintenant? Essaie de te reposer, de profiter de cette deuxième grossesse en pensant à ton bébé, au prénom que tu vas lui donner, fais du shopping sur le net, écris-nous plein de billets roses et bleus bonbons, bref, focalise-toi sur le superflu et la guimauve, ton bébé, tu vas le mener à tes 34 SA, j’en suis persuadée, et même plus, car tu es forte.
    Ensuite, pour l’allaitement, j’ai envie de te dire, que rien n’est joué, et j’en suis même persuadée! Je vais sûrement te paraître égocentrique en rappelant mon cas, mais j’ai réussi à allaiter Chucky après une éclampsie et deux hémorragies importantes, alors je suis sûre que tu peux arriver à faire quelque chose de cet allaitement. Sans te mettre la pression, tout doucement, en essayant. Si tu n’y arrives pas, et bien, tant pis, ce sera un petit deuil (tu sais de quoi je veux parler 🙂 On fait toutes des petits deuils de notre maternité. Tu as fils magnifique, un mari qui t’aime, tu es belle, fort et intelligente. J’ai foi en toi!

    1. Merci pour ton adorable message qui me fait sincèrement chaud au cœur 🙂 . Tu as raison de me rappeler ton expérience avec Chucky c’est vrai que chaque histoire est unique et que je ne dois pas partir négative trop vite. Pour mon arrêt tu as raison, sur le coup et quand j’ai écrit cet article j’ai été très déçue mais maintenant je me rends compte aussi que c’est une chance pour prendre soin de cette grossesse autant que nécessaire.

  15. Oh zut … je suis désolée pour toi que ça se passe à nouveau ainsi
    En exemple proche, ma maman a fait une map à 4 mois, hospitalisation à 30SA pour finalement accoucher de ma soeur et moi à 36SA. Autant te dire que quand elle a appris être enceinte de mon frère en plein déménagement vers la Polynésie, elle avait rendez-vous chez le gynécologue à la descente de l’avion, cerclage et alitement 8 mois (avec deux jumelles de 2 ans’ easy), mais mon frère est né à terme
    Bon courage pour les dernières semaines, ménage toi, ça vaut le coup.

    1. Oh je ne savais pas que ta soeur et toi étiez aussi des 36 SA comme Pierre 🙂 . J’espère comme ta maman que je battrai mon record la deuxième fois, ce serait vraiment super !!

  16. On n’est pas égal face à la grossesse mais je reste persuadée qu’un repos précoce est meilleur pour le bébé. Pour mon premier enfant, mon col s’est effacé à 19 semaines, j’ai donc été alitée et libérée seulement pour quelques obligations et le dernier mois de grossesse. Bébé est né à terme (+3 jours) et a toujours été très très calme et serein.
    Pour mon deuxième, j’ai travaillé jusqu’à 10 jours avant l’accouchement (à terme -4 j)). Mon corps ne semblait absolument pas ressentir le poids de cette grossesse et mes obligations professionnelles ne me permettaient pas de partir plus tôt en congé (pour un deuxième, on pouvait reculer le congé de 4 semaines et le reporter après). Résultat, bébé a toujours été angoissé, insomniaque, migraineux depuis. Et quelque chose me dit que cette grossesse n’y est pas étrangère surtout qu’elle s’est déroulée dans les dernières semaines dans un contexte professionnelle violent et anxiogène.
    ALors, il n’est pas agréable d’être contrainte au repos mais je suis certaine que bébé2 en profite. Il est inquiétant de craindre la prématurité mais le repos et les postures adaptées peuvent la prévenir et grâce à ce repos, bébé2 n’en sera que plus fort.
    Profitez bien de votre arrêt pour … ne rien faire (un rêve!).
    Bon courage et longue continuation (13 semaines!)

    1. Merci pour vos mots encourageants 🙂 . Je me rends compte aussi une semaine après le diagnostic que ce repos me fait du bien alors il fait sans doute aussi du bien au bébé 🙂 . Je vais essayer de profiter de ce temps d’inactivité.

  17. Oh! Plein de courage! C’est tant d’inquietudes, les grossesses a risque!
    J’espere que tu ne souffriras pas trop de ce repos force, et surtout que tu pourras continuer a t’occuper doucement de Pierre et bien profiter de lui pendant le temps ou tu seras a la maison.
    … et si les journees sont trop longues, n’hesite pas a faire un petit coucou… on trouvera bien un petit truc pour te remonter le moral 🙂
    Plein de courage… c’est dur mais il y a un beau bebe au bout 🙂

    1. Merci pour ta gentille proposition 🙂 . J’essaie en effet de me concentrer sur le résultat. Avec Pierre pour le moment ça va, finalement je suis plus détendue avec lui avant et après la crèche car je sais que je vais avoir le temps de me reposer en journée, c’est un gros avantage de cet arrêt.

  18. Zut et encore zut ! J’avais commencé une réponse hier mais j’ai une petite fille qui a été bien dynamique hier soir !

    Bref, je compatis sincèrement il y a maintenant 2 mois j’y étais encore alitée … Je comprends ce sentiment d’impuissance face à ce corps qui nous écoute pas et nous lâche alors qu’on a accessoirement des tâches à faire. Je ne doute pas que tu puisses tenir, qui sait tu défieras les pronostics, le tout c’est de franchir pallier par pallier tout doucement avec sérénité. C’est cette plénitude et ce calme qui je te l’assure feront passer le temps assurément, courage à toi !

    1. Merci pour ton soutien et tes encouragements 🙂 . J’ai forcément hâte de franchir toutes ces étapes mais une chose après l’autre pour le moment j’arrive à mieux à accepter la situation et à me détendre, c’est déjà une petite victoire 🙂 .

  19. Je suis tellement navrée pour toi ! Je le sais bien, que ce début de grossesse où tu avais pu rester active t’épanouissait pleinement, que tu étais fière et heureuse de ce petit bidon arrondi qui te permettait aussi de continuer à porter toutes tes autres casquettes. Je le sais d’autant mieux que (tu me connais bien maintenant !), j’ai vécu cette deuxième grossesse exactement dans le même état d’esprit : je peux y arriver, je peux continuer à tout faire de front, etc etc…. Évidement, les conséquences ont été bien moins graves, médicalement parlant, pour moi, mais je pense que dans la tête, le chemin à faire pour moi était un peu plus long, un peu plus laborieux.

    Bref, en ce qui te concerne, je suis tout de même soulagée de lire que tu t’y étais quand même un peu préparée, dans un coin de ta tête, et que du coup tu ne le vis pas aussi mal que la dernière fois. En effet, voir Pierre si actif et si épanoui, ça doit te rassurer et te motiver, même si j’imagine bien qu’il y a aussi des jours plus sombres.
    J’espère que votre organisation familiale va continuer à te permettre de profiter de beaux moments avec ton grand, si précieux, tout en te reposant suffisamment pour permettre au petit bébé dans ton bidon de prendre tout son temps pour bien grandir.

    Tu le sais, je pense bien bien fort à toi ! <3

    1. Merci pour ton soutien et ton gentil commentaire 🙂 . Maintenant que j’ai accepté la situation, que mes contractions semblent s’être calmées et que nous avons trouvé une petite organisation qui nous satisfait en famille je vais beaucoup mieux. J’espère que ça va durer comme ça et que le temps passera quand même assez vite jusque mi-juillet.

  20. Profite en pour te reposer +++ quand Pierre est à la crèche. Et puis, tu peux faire pleins de chose allongé: lire, nous écrire pleins de beau article, dormir. Toutes les choses que tu ne pourras plus trop faire quand bébé 2 sera là.
    Aller, courage

    1. Oui je profite beaucoup de ce temps seule pour me reposer et du coup je suis aussi plus disponible quand Pierre est là c’est l’avantage. J’ai un peu du mal avec l’usage du clavier allongée mais je vais avoir le temps d’écrire et de lire ça c’est sûr !

  21. Oh ma pauvre FranFran… j’espère que le moral est bon, que tu as de quoi t’occuper et que Krümmel restera bien au chaud le plus longtemps possible.
    On a toutes des regrets vis à vis de la grossesse, toi, sur la longueur. Moi, je n’accoucherai sûrement jamais par voie basse. Mais on finit toujours par se faire une raison : le plus important se sont les enfants, comme tu l’as dit.
    Je t’envoie plein de pensées positives !

    1. Oui ça fait partie de la grossesse on a toutes des petits deuils à faire tu as raison. Le moral est revenu car les contractions ont très nettement diminué je me dis donc que le repos ça marche et que j’arriverai peut être ainsi à aller plus loin que je n’ose l’imaginer !

  22. J’ai lu rapidement ton article hier soir avant d’aller me coucher et il m’a toute chamboulée tellement on y lit ta tristesse. J’ai beaucoup pensé à toi depuis. Je lis dans les commentaires que tu vas mieux, j’en suis soulagée. Jusqu’en août ça va te sembler bien long, j’espère que tu vas trouver une organisation qui vous convienne et que tu réussira à trouver des activités adaptées. Et surtout je croise fort les doigts pour que tout se passe bien. Pourquoi faire une croix sur l’allaitement ? Je suis sure que tout peut être différent, cela dépend tellement du bébé, de l’état d’esprit de la maman, de l’équipe médicale qui t’entoure, etc. Je t’envoie plein de réconforts

    1. Merci pour tes gentilles pensées. Oui j’ai écrit l’article juste après le diagnostic j’étais un peu abattue… Depuis je vais mieux d’autant plus que grâce au repos les contractions ont très nettement diminué. Pourvu que ça dure ! Concernant l’allaitement tu sais que j’ai été un peu traumatisée par mon expérience avec Pierre, et j’ai beaucoup attribué cela à sa naissance un peu rapide (36 SA quand même) et son poids un peu juste. Mais pour l’instant rien n’est écrit avec BB2 on verra bien en tout cas c’est gentil de me rassurer 🙂 .

  23. Comme je te comprends! J’ai été arrêtée à cinq mois de grossesse à cause des longs trajets maison-boulot-maison que j’effectuais (et que j’effectue toujours) en voiture, il me provoquait des contractions et mon col commençait à se modifier. Bonjour la culpabilité de laisser ma collègue seule! J’ai même fini un dossier chez moi, allongée sur mon canapé, l’ordinateur sur mon gros bidou lol. Je ne m’attendais pas du tout à être arrêtée si tôt! Bref, je comprends ton désarroi. Une fois la culpabilité un peu évacuée, j’ai réussi à profiter un peu de ce temps pour moi mais 4 mois c’est long lorsqu’on est seule chez soi, sans trop pouvoir sortir. Heureusement je n’ai jamais été alitée et je me suis tellement reposée qu’à la fin je n’avais plus du tout de contractions, le néant! lol J’ai accouché 4 jours avant le terme. Ce n’est pas trop difficile avec Pierre? Ma fille me demande tout le temps de la porter… je ne sais pas comment ça se passera quand il faudra que je lui explique qu’il faudra qu’elle marche TOUT le trajet!

    1. Les contractions ont nettement diminué depuis que je suis arrêtée qui sait je vivrai peut être la même chose que toi j’en serai ravie ! Avec Pierre j’ai beaucoup de chance il ne demande jamais à être porté il faut dire que j’ai arrêté très tôt car ça me faisait mal au dos ! Et au delà je dois dire qu’il est maintenant assez grand pour les activités calmes et assises avec moi (pâte à modeler, lectures etc.) du coup ça se passe plutôt bien !

  24. Merde merde merde! Pour la chance et parce que je suis enmerdée pour toi.
    Tu sais, être enceinte, bosser et avoir d’autres enfants, c’est effectivement le quotidien de nombreuses femmes. Mais c’est dur et je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en plaindre. Et puis j’imagine qu’on ne vit pas toutes ça pareillement. Moi j’en ai chié. J’ai jalousé une de mes collègues, enceinte en même temps mais dont la date du terme était après moi. Sa gynéco l’a mise en arrêt bien avant que je parte car elle avait quelques contractions (sans influences sur le travail). J’étais jalouse parce que moi aussi j’aurais voulu être en arrêt, j’avais aussi des contractions, j’étais épuisée, pas concentré sur mon travail … mais vu que tout les indicateurs médicaux étaient bons, il n’y avait pas de raison. J’ai quand même eu les 15jours patho.
    Je ne dis pas que c’est facile d’être à la maison, et de ne pas culpabiliser, je comprends . Et en même temps tu sais que le plus important c’est toi et ton petit.
    Je serre très fort les cuisses pour toi 😉

    1. Quelque part tu as raison aussi et j’en prends conscience petit à petit : cet arrêt est une chance qui me permet de me recentrer sur l’essentiel, cette grossesse et mon grand. J’espère juste que tout ce repos sera efficace pour me mener le plus loin possible.

  25. Pour le fond de l’article, je ne sais pas ce que je pourrais ajouter, sinon que je compatis très fort. Et que j’ai tendance à penser que si tu as tenu jusqu’à 36SA pour Pierre, tu pourras aller jusque-là aussi pour Krümmel, que la répétition de l’histoire peut aussi être dans le bon sens !

    Et sur la forme, de façon beaucoup plus futile, mais qui fait écho à ce que tu disais sur l’article précédent : je te trouve super jolie sur cette photo 🙂

    1. Oooooh Merci ! Mais tu fais quand même partie de celles qui connaissent mon secret : globalement je suis plus jolie en photo qu’en vrai je suis lucide sur ce point 🙂 ! Je vote également pour une répétition de l’histoire, volontiers !

  26. J’ai été arrêtée aussi à 6 mois de grossesse, de façon totalement inattendue et j’ai beaucoup culpabilisé de laisser mon travail en plan, comme ça, d’un coup d’un seul. Et puis finalement je me dis que c’était une bonne chose : j’ai pu profiter de ma grossesse en long en large en travers. Parfois c’était dur, je me sentais un peu seule, rester à la maison, se reposer, tourner en rond aussi (surtout lorsqu’il s’agit d’un premier) mais finalement je n’avais aucune ombre au tableau pour profiter de mon ventre rond.

    Je te souhaite de profiter de cette seconde grossesse aussi, avec cette possibilité d’en profiter pour toi, sans avoir à te partager avec le monde professionnel. Bravo pour ton positivisme ! Et, bien évidemment, je te souhaite qu’il n’y ait aucune prématurité légère… mais tu peux déjà être fière de ta façon d’aborder toutes ces nouvelles.

    1. Merci pour ton témoignage encourageant 🙂 . C’est vrai que du coup on peut savourer sans culpabiliser cette étape. Je regrette juste de ne pas pouvoir sortir davantage je suis un être très sociable et la présence de mes collègues ou simplement les sorties me manquent…

  27. J’ai attendu l’inspiration pour te dire quelque chose d’utile mais je ne trouve rien. Alors on va faire simple avec un bon courage, je croise les doigts pour toi.
    Gros câlin virtuel <3

  28. Je comprends ce sentiment alors que j’ai été arrêtée seulement 2 semaines avant la date prévue… Mais on ne se refait pas ! Avec le recul, on se rend vraiment compte que tout ça n’a que très peu d’importance, l’important c’est d’avoir un bébé en pleine forme, et j’espère que ce repos forcé lui permettra de rester au chaud le plus longtemps possible !
    Profite de ce temps hors du temps, des moments solo avec ton fils même s’ils sont difficiles parfois avec la fatigue et son âge qui demande tant d’attention… avant que ton quotidien ne soit à nouveau totalement chamboulé ! 🙂 Un défi que tu sauras relever avec brio, je n’en doute pas !

    1. Merci pour tes encouragements 🙂 . J’essaie malgré tout de profiter de cette période en effet, en espérant qu’elle débouche sur une jolie naissance le plus tard possible.

  29. je pense que c’est tout à fait normal d’avoir espéré jusqu’au bout, de pouvoir aller plus loin que la dernière fois …
    Ici, pour notre 1er transfert d’embryon (après donc ma fausse couche précoce de la FIV 2), j’ai pas été arrêtée, et j’étais ravie, je me disais que peut être, je pourrais espérer aller au moins jusqu’à 4/5 mois de grossesse (je sais d’avance que je serai arrêtée tôt : grossesse précieuse sur FIV , je fais 150km par jour + métier stressant …bref). Mais j’ai malheureusement été arrêtée au bout de quelques semaines pour une petite alerte … et finalement, je suis tjs arrêtée et entre temps mon embryon a eu la bonne idée de s’arrêter de vivre à 8 semaines …
    J’ai beaucoup culpabilisé de cet arrêt (qui du coup en plus se prolonge du fait de ma fausse couche) … mais mes collègues sont géniales et ont eu les bons mots pour me déculpabiliser … Une grossesse est trop précieuse pour prendre des risques … Alors tu as raison, il ne faut plus que tu prennes de risques. TU as le droit de douter, d’avoir peur que l’accouchement soit trop précoce … mais déjà en écoutant ton corps, tu donnes une chance à ton bébé d’aller le plus loin possible dans son développement in utero 🙂 ménage toi (j’imagine que ce n’est pas simple avec déjà un petit homme à gérer à côté) et profite de l’instant présent, sans craindre le lendemain …
    Comme m’a dit mon médecin à mon début de grossesse, chaque jour passé est une victoire et nous rapproche vers notre but final 🙂
    et pour bosser en temps qu’assistante sociale en néonat … je comprends tes craintes de prématurité … mais je suis sûre que tu arriveras à garder ce petit bébé un maximum au chaud 🙂

    1. Merci pour tes souhaits et ton témoignage. Tu as raison, quoi de plus précieux qu’une grossesse ? Je vais essayer de suivre tes bons conseils et de prendre chaque jour pour une victoire, « sans craindre le lendemain » comme tu dis si bien. Et je croise fort les doigts pour vous…

  30. Des pensées pour toi.
    Avec bébé1 sorti à J+3 je n’arrive pas à me représenter l’angoisse dans laquelle tu peux être.
    J’espère que tu arrives quand même à te ménager avec Pierre à tes côtés.
    Je croise les doigts très fort pour toi, pour que ton col arrête de se modifier et te laisse au moins ces 10 semaines dont bébé à besoin.
    Plein de courage pour toi.

    1. Merci pour tes gentilles pensées. Moi c’est plutôt la toute fin de grossesse que j’ai du mal à me représenter je pense que je ne vivrai jamais cela 😉 . Le dernier contrôle médical était positif je reste donc confiante pour la suite. Et j’ai beaucoup de chance Pierre est dans une bonne phase en ce moment pourvu que ça dure !

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