Je n’ai pas besoin d’avoir une fille

Je n’ai pas besoin d’avoir une fille

La question du sexe du bébé à venir pendant la grossesse est inévitable. C’est presque immanquablement, après la date du terme, la première information demandée. Ca ne me dérange pas plus que ça, a fortiori la deuxième fois, je suis habituée. Pendant ma première grossesse, cet intérêt m’avait davantage étonnée.

Je ne sais pas encore si j’attends une fille ou un garçon. Je devrais apprendre la nouvelle ce mois-ci et promis, je vous tiendrai au courant. Mais une chose est certaine : ça m’est égal, vraiment. Je n’ai aucun risque d’être déçue, je serai ravie dans tous les cas. Et parfois j’ai l’impression que c’est assez exceptionnel en fait. Parce que parmi toutes les mamans de garçons qui m’entourent la très grande majorité souhaite ardemment avoir un jour une fille. A tel point que parfois j’en viens à me poser des questions. J’ai la sensation d’être une des seules mamans à ne pas rêver de reproduire mon sexe. Pourquoi je ne ressens pas du tout ce besoin ?

Pour commencer je pense qu’il y a chez moi une forme d’inhibition. Vous connaissez l’histoire de mon neveu polyhandicapé, j’ai moi-même eu de grandes difficultés à la naissance, la valeur d’une vie a toujours été très présente à mes yeux. Sans doute que de toute façon, même si j’en avais, je ne m’autoriserais pas à avoir une préférence.

Mais au delà je me demande pourquoi, pourquoi les autres filles veulent avoir des filles, apparemment en tout cas.

J’entends parfois la crainte que les garçons soient plus turbulents, plus difficiles. C’est un a priori que je ne partage pas. Je suis entourée de nombreux petits garçons, certains sont turbulents, d’autre pas. Je peux concevoir que certaines phases comme l’adolescence se déroulent un peu différemment en fonction du sexe de l’enfant. Mais un garçon qui mue ne m’impressionne pas davantage qu’une fille qui a ses premières règles. Ma propre adolescence a été tellement chaotique et inquiétante : il sera difficile, même à un jeune garçon, de me surpasser.

Plus futilement, ces mamans parlent du plaisir d’acheter de petites robes, des barrettes et des poupées, de faire des perles ou des coiffures. Concernant les petites robes, les poupées et les barrettes, je dois reconnaître que moi aussi, parfois, j’aime bien en acheter. Mais j’ai une petite nièce pour cela. Et je vais même bientôt avoir une filleule (hiiiiii). Pour le moment ça me suffit largement. Et puis si j’ai envie soudainement de me mettre à faire des perles, je n’ai pas besoin d’avoir une fille. Je peux aussi le faire moi-même.

Ce que j’entends souvent aussi c’est que ces jeunes femmes ont envie de transmettre des choses : des recettes de cuisine, des bijoux, une passion ou de partager avec complicité des moments-clés de la vie d’une femme : le mariage, la première grossesse, les séances de shopping. Et c’est sans doute là que chez moi se trouve l’élément clé. Quand j’entends cela en fait, cela me fait peur. Je me dis qu’elles sont dans une forte projection, qu’elles imaginent une fille idéale. Et qui dit projection dit… grand risque d’être déçue. Les premiers mois voire les premières années de la vie de leur enfant elles pourront sans doute plus ou moins l’habiller à leur souhait et leur proposer les activités qu’elles souhaitent. Mais un jour ces petits êtres affirmeront leur personnalité. Et si leurs filles n’aimaient ni la cuisine, ni les bijoux, ni la danse ? Et si elles ne se mariaient jamais ? Et si elles voulaient passer leur journée en jogging ? Je ne pose pas ces questions par hasard. Je les pose parce que je l’ai vécu.

Ma mère a eu deux filles. Elle même issue d’une fratrie de filles, elle a une relation très forte avec sa mère et ses soeurs, auxquelles elle ressemble en tout point. Je pense qu’elle a toujours imaginé que ma soeur et moi reproduirions ce schéma, que nous resterions près d’elle, que nous lui confirions nos enfants, que nous apprendrions ses recettes un jour. Que, suivant son modèle, nous serions aussi des jeunes femmes aux carrières ambitieuses et au style recherché. Or rien de tout cela ne s’est produit. Et je ne crois pas me tromper en pensant que ma mère en est aujourd’hui encore aussi déçue que surprise. Après nos études ma soeur et moi sommes toutes les deux parties à plus de dix heures de route d’elle. Aucune de nous deux ne fait une brillante carrière. Aucune de nous deux n’est intéressée par la mode ou le shopping. Alors quand je lis ce que de futures mamans projettent sur leur future fille j’ai juste envie de dire : « Méfiance ».

Voilà, ça c’est que j’avais prévu de vous dire initialement sur ce thème. Et puis, y réfléchissant depuis longtemps, une autre idée est venue parasiter ma pensée. Une idée plus intime, moins avouable, mais que je dois par honnêteté quand même vous confier. J’ai eu le déclic en lisant l’article d’une jeune féministe. Elle y racontait son enfance douloureuse, un père absent et un beau père tyrannique. Elle expliquait que cela l’avait poussée pendant un temps à une forme de misandrie, qui s’était ensuite transformée en féminisme radical.

Je n’ai pas eu d’enfance douloureuse. Mais je pense en effet que j’ai davantage été entourée de modèles masculins positifs. Et il est probable que cela ne soit pas étranger au fait qu’aujourd’hui encore, je ne me sente pas féministe. Il est probable qu’au fond de moi, et pas uniquement sexuellement, je préfère viscéralement les hommes. C’est une confidence un peu abrupte sur un blog qui accueille 100% de lectrices mais j’imagine que vous comprenez le fond de ma pensée. Peut-être que c’est aussi pour ça, qu’engendrer uniquement une fratrie de garçon, ça ne m’angoisse pas.

Après ça, vous me souhaiterez peut-être de voir un petit zizi entre les jambes de mon bébé. Alors je me répète : promis, une fille m’ira très bien aussi. Je découvrirai de toute façon avec ce deuxième enfant une nouvelle relation qui emportera tout, je n’en doute pas. J’imagine que ce fameux « choix du roi » qu’on me vante partout a ses avantages. Et puis je pourrais ainsi acheter des barrettes, des robes et des poupées… et les garder ! Je serai contente d’avoir une fille un jour, pourquoi pas, mais je n’en ai pas besoin pour être heureuse, voilà.

Et vous, vous avez un souhait précis pour un sexe donné ? Ou comme moi, vous n’avez pas d’attente en la matière ?

125 réactions au sujet de « Je n’ai pas besoin d’avoir une fille »

  1. Bon, moi, tu le sais, je l’ai suffisamment dit, avec le Breton, nous désirons ardemment une fille depuis ma première grossesse … pour une raison affreusement con, on a un super prénom d’amour qu’on aime (mais nous voulions également des garçons et j’avais l’intime conviction que mon aîné serait un garçon)
    Pour le reste, j’avoue que je n’ai pas de projection particulière, déjà parce que moi même, je pratique un sport à tendance masculine (l’escrime). Nous aimerions que nos enfants (et tous nos enfants) ai goût à la pratique musicale (mais nous serions capable d’entendre qu’ils refusent), j’aimerais qu’au moins un de mes enfants hérite de mon modeste talent en dessin que je tiens moi même de mon père
    D’ailleurs, nous sommes ravis de nos deux garçons, et si la vie nous réserve 4 garçons, on fera avec une petite « déception », pas seulement pour le prénom, mais aussi pour un côté « équilibre » de la fratrie

    1. C’est un argument que pour le coup je comprends… Deux garçons ça me semble tout à fait bien, mais quatre oui, ça change l’équilibre général d’une famille ça j’en conviens bien.

  2. Bonjour,
    Après le premier petit gars, j’ai eu un … 2ième petit gars 😉 A chaque fois, surprise à la naissance ! Je n’avais pas de préférence. Enfin, pour le 2ième, j’aurais bien aimé avoir une fille juste car à la naissance, on n’avait toujours pas réussi à se mettre d’accord sur le prénom de garçon 😉
    Je dois avouer que je suis parfois un peu en manque de robes, coiffures, … surtout que même mes neveux sont des garçons !
    Bonne soirée

    1. Si tu n’as même pas de nièces ou de petites filles à gâter autour de toi pour te rattraper niveau shopping je comprends un peu ta frustration 🙂 . Ca viendra peut-être !

  3. Ton article me parle, tout comme toi, les « deux » possibilités m’auraient comblée. Car avant de donner naissance à une fille, ou un garçon, on s’apprête surtout à rencontrer un être humain, quelqu’un d’unique que nous aurons toute une vie pour découvrir. J’ai deux filles, je suis très heureuse, je joue aussi, souvent, à la poupée. Mais au delà de ces petits plaisirs girly, je m’inquiète déjà pour le reste de leur vie : pour les dangers que les garçons ne connaissent pas, pour la force qu’il leur faudra pour s’imposer professionnellement, pour la douleur d’enfanter, si cela fait partie de leurs souhaits… Bref, merci pour ce bel article qui donne à réfléchir. Et je te souhaite une grossesse aussi paisible que cela est possible !!

    1. Merci pour tes souhaits 🙂 . Et je découvre grâce à toi qu’être maman d’une fille c’est aussi beaucoup d’inquiétude finalement…

  4. Ton article me parle beaucoup et me questionne. Je fais partie de celles qui ont toujours rêvé d’avoir au moins une fille. N’avoir que des filles m’attirait et je redoutais de n’avoir que des garçons… Je rêvais même d’une fille en première. maintenant je suis très heureuse d’être aussi maman d’un garçon.
    Ce qui me fait me questionner dans ton article, c’est que mon souhait d’avoir au moins une fille n’est pas pour les raisons que tu cites : je ne pense pas que les garçons sont plus turbulents que les filles, et au contraire je pense que la relation mère-fille est souvent bien plus difficile à l’adolescence que la relation mère-fils (bon je fais des généralités mais c’est aussi ce que j’ai constaté dans la fratrie de 3 filles et 3 garçons).
    Je ne pense pas non plus que je me projette plus dans ma fille, pas plus que dans mon fils en tout cas. J’ai envie de leur transmettre ce qui est important pour moi mais de les laisser libre d’être ce qu’ils sont, indépendamment du fait d’être fille ou garçon. En fait je n’ai pas du tout une relation fusionnelle et complice avec ma mère du coup je n’imagine pas forcément cela avec ma fille. Et bizarrement je me sent plus fusionnelle avec mon fils, j’ai plus de mal à le laisser quelques jours par exemple, est-ce que c’est parce que c’est mon aîné ? Je ne sais pas.
    Bon j’écris un pavé mais c’est vrai que c’est un peu un mystère pour moi ce désir de fille, je ne sais pas pour quelles raisons j’en désirais au moins une (à part pour les jolies robes mais ce n’est pas une raison suffisante ahah). Et pour tout t’avouer, si jamais j’avais un 3eme enfant, j’aimerai mieux avoir 2eme fille… Je trouve que ce serait une chance pour mon fils de grandir avec des filles, je ne sais pas pourquoi, c’est mon ressenti.
    Ton dernier argument sur le fait qu’au fond tu préfère les hommes, j’avoue que je ne le comprends pas vraiment, mais personnellement je me sens assez féministe dans l’âme, du coup ma préférence pour les filles vient peut-être de là ?
    Bon au final ce qui compte c’est la personnalité de ce petit individu en devenir, unique, qu’il soit fille ou garcon :-).
    Et sinon je déteste cette expression « le choix du roi » !!! Déjà comme si tout le monde souhaite le même schéma à la base, et puis si on a pas le choix du roi, on devrait être déçu alors ? 😉

    1. Ton ressenti est très intéressant, je me rends compte que c’est une chose très personnelle et difficile à expliquer en fait. Et du coup tu as tout à fait raison concernant cette expression, je l’ai reprise car j’entends à peu près chaque jour dans la bouche de mes interlocuteurs qu’on me souhaite une fille, mais je n’en suis pas convaincue tu as bien compris 😉 .

  5. J’aimerais prendre le temps de te répondre tranquillement (moi qui vient de dire que j’allais sans doute me faire discrète !) car les histoires de transmission féminine sont assez prégnantes dans ma famille. Mais là je n’ai pas vraiment le temps, alors je vais vite vite dire la première chose qui m’a frappée : les poupées et les perles, c’est pas que pour les filles ! Les poupées permettent des jeux symboliques importants pour le développement, les perles sont parfaites pour le développement de la motricité fine et la créativité, et il y a toujours une tata/nounou/mamie qui peut recevoir le cadeau si l’enfant ne veut pas le garder !
    Et dans la même veine, la cuisine, la danse et le shopping ne sont pas réservés aux filles ! J’ai un neveu qui a fait de la danse, et maintenant du patinage artistique, un autre passionné de cuisine, et ça les rend très fiers ! Et évidemment, ça marche dans l’autre sens, j’ai une nièce qui fait du basket et du judo, et elle rêve d’aller à la pêche avec son papa tout en étant « une vraie fille ».
    Avoir une fille ou un garçon, ça remue des choses profondes tout à fait recevables, sur la transmission, le même et le différent, notre rapport au monde, notre histoire… mais je n’aime pas du tout entendre les arguments qui véhiculent des stéréotypes de genre – à part les robes et les barrettes, j’ai envie de dire que tout est faisable des deux côtés, foot, chambre rose, !
    Pif paf, désolée, c’était la minute antisexiste (j’ai arrêté de dire féministe, antisexiste est plus juste finalement, et me permet de discuter avec mon mari sans qu’il se braque), je ne dit pas que ton article est sexiste mais il me semble que la réponse à « et les perles ? », ce n’est pas tant « je pourrai le faire seule » mais « ben qu’est-ce que ça change ? »

    1. Je me doutais que j’allais me faire un peu sermonner sur ce point peut-être même que tu ne seras pas la seule à me faire cette remarque 😉 . En théorie oui je suis d’accord avec toi. D’ailleurs j’ai longtemps évité les motifs et les activités trop « genrés » pour mon fils, et je continue d’essayer de le faire. Mais je vais te dire ce que ça donne en pratique : il a seulement deux ans et demi, trouve déjà le rose « moche » et s’intéresse en ce moment presque exclusivement aux véhicules et aux ballons. Pourquoi ? Parce qu’il est pris en charge en collectivité et qu’il s’identifie aux plus grands de son sexe (ou bien parce que c’est son penchant naturel, mais j’en doute). Et si tu jettes un oeil dans un catalogue de jouets et que tu regardes où se trouve les jeux de perles que je mentionne (je parle de jeux de grands pour fabriquer des bijoux, pas de grosses perles pour la motricité des petits) tu verras que rien n’est fait pour y attirer les petits garçons (ces jeux se trouvent sur des pages roses où ne sont représentées que des filles). On peut le regretter, mais ça reste un fait et le monde dans lequel mon fils grandit. La probabilité est faible pour qu’à 12 ans il me demande cela en cadeau de Noël – même si j’en serais sincèrement ravie !

      1. Allez, je suis rentrée de mon footing, me revoilà (quoi, seulement 20 minutes ?! hou !) Pour les voitures, j’ai une nièce qui a été absolument accro de 2ans 1/2 à 5 ans à peu près, mais c’est vrai que c’est mieux vu pour une fille de faire des trucs de gars que l’inverse. Quant à ce que tu dis sur le marketing genré, j’en ai bien conscience et j’espère que les choses vont évoluer dans le bon sens, je suis prête à boycotter moi :p Plus sérieusement, Djeco fait des activités manuelles sympas qui sont moins ciblées « filles », si et je constate que mes neveux garçons sont bien contents de jouer avec des paillettes si on leur propose une activité non genrée, du type « décorer un masque »… mais c’est sûr que l’effet collectivité est prégnant, un de mes neveux (ben oui, 11 en tout, dont 6 garçons) a très mal vécu le début de sa scolarité en école ZEP, au point que ses parents veulent le changer d’école pour qu’il puisse être plus libre d’être lui-même…
        Bref, pas simple, mais c’est juste que les arguments « j’ai envie de jouer à la poupée » me font un peu grincer des dents quand ils sont dits sérieusement.
        (j’embraie sur l’autre sujet en autre sous réponse pour être plus lisible)

        1. J’ai bien compris ne t’inquiète pas 🙂 et bravo pour ton jogging !! Pour moi c’est un truc surhumain de courir donc je t’admire quelque soit la durée et la distance ! Après, je reprenais les arguments de celles qui m’entourent et veulent des filles, ou en tout cas j’essayais d’imaginer leurs arguments, ce ne sont pas vraiment « les miens ».

      2. Ars Maëlle a une grande bouche (volume 2) – de la transmission féminine

        Ce que tu racontes sur la transmission mère/fille m’interpelle, parce que la lignée de mères dans ma famille est assez compliquée, à cause de troubles psychiatriques et d’épreuves il y a plusieurs générations, qui ont généré des situations abusives et de la violence physique et verbale. Du coup, ma mère a souhaité très profondément avoir un garçon en premier, et elle a été exaucée. Ça lui a permis d’apprendre à devenir mère sans avoir de fille, puis 5 ans plus tard d’apprendre à être mère d’une fille. Je suis sa première fille, je sais que, bébé, j’ai été un enjeu dans son combat larvé contre sa mère, tout cela est extrêmement lourd – même si elle a réussi à arrêter le cercle de la violence, j’ai reçu en héritage beaucoup d’incertitudes.
        Pour cette raison, quand j’étais plus jeune, je m’imaginais vouloir un fils d’abord, et puis ma nièce a grandi, et je me suis rendu compte qu’avant d’être garçon ou fille, ces bébés sont des enfants, avec leur personnalité qui les définit plus que leur sexe selon moi. Avec tous ces petits autour de moi, j’ai vu des garçons rêveurs et des filles intenables, des garçons bagarreurs et des petites princesses… Donc je pourrais dire que je m’en moque.

        Sauf j’ai bien conscience que les relations aux enfants du même sexe sont différentes des relations aux enfants du sexe opposé – et je pense que ça vaut aussi pour les papas, on a plein d’images relations père/fille, père/fils, mère/fils, mère/fille… Être maman d’une fille, si ça m’arrive, me paraitra un sacré challenge, parce que je serai son premier référent féminin, modèle ou repoussoir… J’ai l’impression que j’arriverais à avoir un certain recul sur la relation entre mon mari et son hypothétique fils, sur ce que je souhaite qu’il lui transmette et sur ce que je ne voudrais pas voir transmis (il a aussi eu une relation compliquée à son papa). En revanche, que faire de mes propres questionnements sur ma féminité, moi qui n’ai pas eu un modèle épanoui et épanouissant ? J’espère que mon mari m’aidera aussi à éviter les erreurs et à débrayer la prise de tête si besoin.

        Pour le reste, les grandes étapes, c’est certain qu’on ne les vit pas de la même façon, je vois bien que les mères sont plus investies dans le mariage ou la grossesse de leurs filles que de leurs belles-filles, et ce sera sûrement le cas avec ma mère et ma belle-mère, mais surtout à cause de sa personnalité particulière. Néanmoins, si ça marche, j’ai bien l’intention d’organiser une sorte de « blessing way » pour recréer une communauté féminine élargie autour de moi, avec aussi les tantes, les soeurs et belles-soeurs, les amies… quelque chose qui existait il n’y a pas si longtemps et qui s’est dissipé avec l’urbanisation et l’individualisation, mais qui me paraît très bénéfique pour sortir du colloque singulier mère/fille qui peut être aussi riche que toxique. Et évidemment, mon espoir c’est que cette communauté élargie dure plus qu’une journée, et qu’elle devienne un jour un support pour les filles que je pourrais avoir, où une occasion de transmettre au féminin à d’autre petites XX du cercle si je n’en ai pas moi-même.

        [J’en profite pour dire que personnellement, je suis devenue féministe/antisexiste justement parce que j’avais l’impression que les hommes c’était mieux, moi le garçon manqué, et que je ne trouvais pas normal que les femmes n’aient pas de modèles stimulants pour être féminines et fortes (qu’est-ce que ma mère a reçu comme regards de travers pour son indépendance !) ]

        Bon, je me suis longuement racontée, pour ne pas dire grand-chose finalement… mais voilà en gros ce que m’inspire ton intéressant article.

        1. J’adore le titre de ce commentaire 🙂 !! Et je suis bien d’accord avec toi sur cet aspect compliqué de la transmission féminine. Je suis sur un blog public alors je ne peux pas vraiment développer davantage mon rapport aux femmes de ma famille mais tu auras compris qu’il n’est pas uniquement positif et que cela m’influence forcément aussi fortement. Je me retrouve aussi énormément dans cette phrase : « Être maman d’une fille, si ça m’arrive, me paraitra un sacré challenge, parce que je serai son premier référent féminin, modèle ou repoussoir… ». C’est quelque chose qui me stresse beaucoup en fait, et qui me semble plus compliqué que d’être la maman d’un garçon.

      3. Mon fils a aimé faire des Bugelperlen à la creche et au KiGa, est maintenant inscrit À un atelier cuisine où il n´est pas le seul garcon. Ton texte m´interpelle, moi je croirai plutot qu´il est plus facile en Allemagne d´elever un garcon de facon plus egalitaire qu´en France.
        J´ai d´abord eu un garcon puis deux ans apres une fille. Je m´etais convaincue qu´avoir un deuxieme garcon ne me decevrait pas car j´avais peur d´avoir des relations conflictuelles avec ma fille vu ma relation avec ma mere. Et maintenant c´est tout le contraire. On s´entend tres bien, meme si de caractere (et de physique aussi mais la c´est encore autre chose) on ne se ressemble pas du tout. Je n´ai jamais aime jouer À la poupee, je ne sais quasiment rien faire de mes mains, elle adore jouer (sans moi!) avec ses poupees et est un as du « basteln ». D´oÙ a-t-elle a pris ca? Je ne le sais. Mais en revanche se developpe entre nous une complicite emotionnelle beaucoup plus intense qu´avec son frere du fait je le pense de notre appartenance au meme sexe.
        Je suis en revanche comme toi totalement exasperee par les remarques des gens concernant le sexe du beebe a venir. Je n´ai pas aime qu´on me pose la question, je ne la pose donc jamais.

        1. Je n’ai pas pensé à comparer les modes d’éducation filles / garçons en France et en Allemagne mais ce serait un sujet à part entière ! Car je pense même si je ne l’ai pas évoqué dans cet article que c’est en effet très différent. Et je dirais même encore plus différent dans l’autre sens, non ? Je veux dire par là qu’il me semble toujours y avoir un fossé entre les petites filles françaises et les petites filles allemandes, en termes de tenues et d’activités, tu ne trouves pas ?

          1. J’ai été contente d’inscrire ma fille au lycée français pour qu’elle quitte l’atmosphère du Kiga. De ce que j’ai vu et entendu les petites filles allemandes de notre entourage sont assez chipies, obsédées par le rose et les princesses, assez mal élevées… Rien de très positif. J’ai une bien meilleure opinion des petits garçons allemands!

    2. J’avoue avoir pensé pareil ! Les perles, les poupées, les recettes je partagerai ça avec un fils ou une fille indifféremment. D’ailleurs le cuistot de la famille qui a des recettes c’est le Chti qui les a apprises avec sa grande soeur.
      Mais tu as sans doute trouvé la bonne réponse, tu préfères les hommes même si tu accueillera ce qui arrive quelque cela soit.

      Moi je voulais un garçon plutôt car les barettes, le rose et les paillettes princesses ça me rebute, mais c’était pas un drame non plus et j’échangerai pas ma fille pour un garçon et tant pis si elle passe une phase rose (même si je ferai tout pour la prévenir !!!).

  6. Comme tu le sais, nous avons un petit garçon. Et même si l’idée d’avoir une fille un jour ne me déplaît pas, ce n’est pas un objectif en soi.
    Je ne suis pas très branchée « trucs de filles » alors c’est vrai que si je me retrouve avec deux garçons, les séances shopping entre filles ne me manqueront pas. En fait j’aimerais surtout pouvoir partager des activités avec mes enfants et ça, ça dépendra de leurs goûts plutôt que de leur sexe !

    1. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu écris ! Mon interrogation est venue du fait que la plupart des mamans qui m’entourent rêvent d’avoir une petite fille.

  7. Ton article me parle beaucoup! Jeune fille, je rêvais d’avoir une fille, une sorte de « me too » en quelque sorte… et puis j’ai grandi et fort heureusement, avant de faire un enfant, je me suis aperçue que ce genre de projection était fort nocif pour l’enfant… au final, enceinte, j’étais persuadée que j’aurais un garçon puisque j’avais deja adopté un chat mâle et un chien mâle Peu m’importait en fait, fille ou garçon, je pense que j’espérais avoir un garçon, justement pour éviter de me projeter… et puis l’échographie a montré une fille et j’étais contente aussi… et quand elle est née, j’ai tout de suite constaté que c’était bien un petit être à part entière… et je n’ai pas eu envie de créer de toute pièce une poupée mannequin… je lui laisse exprimer ses goûts pour les poupées et les garages, pour le bleu et les vêtements confortables, sans doute que je l’influence quand même un peu en lui offrant cette possibilité alors que beaucoup de petites filles à l’école sont tirées à 4 épingles… mais en tous cas, je n’ai pas envie de lui dicter ses goûts et entendre des mamans me dire « toi, tu as de la chance d’avoir une fille pour pouvoir lui mettre des robes et des barrettes », je réponds qu’il n’est pas dan selon intention de jouer à la poupée

  8. C’est drôle, moi j’ai une fille et je rêve de n’avoir que des filles. Même si un garçon m’irait très bien, hein, je ne l’aimerais pas moins. Mais être une femme est une fierté pour moi. Féministe sans ostentation, je tiens à faire de ma fille une femme forte qui défendra ses droits. Je ne lui mets que très peu de rose, pas de barrettes, elle a un prénom de garçon. Certains penseraient que c’est parce que je voulais un garçon, et non ! Je veux faire pencher la balance vers des filles moins fifilles, égales des garçons. C’est un combat quotidien. Je me rends compte en écrivant cela que je fais peser beaucoup sur les épaules de ma fille ! Et si j’avais un garçon, je l’eduquerais de façon à ce qu’il respecte cette égalité. Mais une fille me rend fière, c’est comme ça !

    1. Tant mieux alors puisque ton rêve a été exaucé pour le moment 🙂 . Je ne sais pas comment je serais en tant que maman de fille, j’aurais peur d’un peu trop projeter de moi je crois.

      1. C’est marrant La Polygraphe, depuis que j’ai deux garçons, j’ai presque l’impression que le poids sur mes épaules est plus lourd que si c’était des filles : les filles, on a envie le leur apprendre à être forte, à être moins « fifille » – même si il y a les revers indiqués par Sarag (dangers que les garçons ne connaissent pas, la force néessaire pour s’imposer professionnellement, la douleur d’enfanter).
        Pour les garçons, il y a tellement à déconstruire de l’image sociétal, leur apprendre qu’ils ont le droit d’exprimer leur sentiments, de faire aussi des activités estampiller « fille », marteler le consentement, etc. Parfois, j’ai peur de ne pas réussir à faire d’eux des hommes respectables et respectueux …

  9. Pendant ma grossesse je n’avais aucune préférence pour le sexe. Ce qui m’importait c’était que mon bébé soit en bonne santé. J’ai eu une fille et j’en suis contente. Pour un deuxième enfant je réagirai pareil. Peu importe tant que mon bébé va bien.
    Pour ce qui est de jouer ce n’est pas parce qu’on a une fille qu’elle s’intéressera aux poupées ou autre. La mienne est une grande fan de tracteurs, vélos et motos.
    Je pense que chaque enfant est diffèrent quelque soit le sexe.

    1. Je suis d’accord avec toi je pense que chaque enfant est différent bien sûr. Rien n’est écrit. Après il y a quand même des dominantes notamment en grandissant ne serait-ce que parce que la société qui les entoure les influence, qu’on le veuille ou non. (et bien sûr la santé est pour moi aussi mon tout premier souhait, c’est ce que j’ai rappelé au début d’ailleurs)

  10. J’aime toujours autant tes analyses et ton introspection.. en ce qui me concerne, avant d’avoir des enfants, je voulais avoir au moins une fille ( je me disais donc que potentiellement que je pourrais ne pas avoir de garçons) .. et bien j’ai eu une fille et rien ne s’est passé comme je l’ai imaginé.. elle n’est pas du tout comme j’imaginais. Évidemment tu me diras. C’est vrai que j’ai eu un moment de déception.. mais j’ai aussi découvert des choses que nous avons en commun, ça ne sont simplement pas celles que j’avais prévues.. les habits elle s’en fiche un peu, les trucs de « filles  » … mais elle est riche d’autre chose ! Quant’a mon garçon, avant de l’avoir je repensais à mon frère qui n’était pas vraiment proche de ma mère… et mon fils c’est tout le contraire !! Alors finalement le sexe c’est une chose mais le caractère et les sentiments c’est le plus important ! L’important c’est de créer un vrai lien avec son enfant. Ça peut être en parlant de livres qu’on aime et pas forcément en faisant une séance de shopping…(le coup du livre c’est un peu loin pour toi mais ça va venir !! )

    1. Merci pour tes compliments mais aussi pour ton retour sur ce sujet compliqué. C’est très intéressant de voir que tes projections ne se sont pas réalisées et rassurant aussi parce qu’en fait rien n’est donc écrit, quelque soit le sexe de l’enfant 🙂 .

  11. Je comprends très bien ce que tu ressens. Pour ma part, je n’ai pas non plus de préférence. Une fille, c’est chouette car plus facile pour nous de trouver un prénom & j’adorai acheter de jolies petites robes. Si c’est un garçon, j’aurai déjà été à bonne école avec Petit Prince, donc c’est bien aussi. Mais bon, bébé 2 ici est encore en phase rêvé donc j’ai le temps de voir venir ! C’est dur, je trouve de se détacher de son histoire familiale. Il y a eu beaucoup de « choix du roi » dans ma famille sur mes générations et zéro fille dans les petits enfants. Cela me met donc la pression aussi pour bébé 2 d’une certaine manière 🙂

    1. Je dois reconnaître que pour le prénom, une fille nous faciliterait aussi bien la vie 🙂 . Je comprends ce que tu dis concernant l’histoire familiale mais parfois la vie décide pour nous et c’est bien aussi !

  12. Ici, vu les difficultés rencontrées pour avoir un enfant je peux te dire qu’on se fichait du sexe comme de l’an 40… Du moins pour Bébou. Car je dois avouer que pour cette deuxième grossesse on préférait une fille : encore une! Curieusement ici on a eu plein de réflexion du genre : « oh dommage, c’est pas un gars, la prochaine fois? ». Euh… Y aura pas de prochaine fois! Et nous on est ravis. Pourquoi? Et bien pour deux raisons. La première est idéaliste : parce que j’ai des soeurs et que j’en suis très proche et que je les adore. j’ai toujours l’impression que les soeurs sont plus intimes que es frères. J’espère qu’il en sera de même avec mes filles. La seconde est pragmatique : parce que je suis déjà hyper équipée pour une fille, j’ai tout! Et ça c’est quand même super pratique, non?

    1. Je te rejoins concernant l’équipement c’est un argument trivial pour moi en faveur d’un garçon : il y a tellement d’habits trooooooop mignons que Pierre n’a porté que quelques semaines et que je serais ravie de ressortir des cartons !

  13. Moi j’ai eu deux filles. A vrai dire avant d’avoir des enfants, je me foutais un peu du sexe du premier, en revanche, c’est vrai que ne pas avoir de fille m’aurait laissé un regret (alors que pas de garçon, ça m’est égal). Pas pour les barettes, pas pour le shopping ; pas parce qu’elles sont sans doute plus calmes toutes petites ; mais tu as raison, sans doute pour cette idée de transmission de ce que j’ai vécu et d’une complicité mère fille comme celle que j’ai eu avec ma propre maman. Mais ça me sera égal si elles n’ont pas les centres d’intérêt que j’ai moi, ou que j’imagine. Ce que je souhaite, c’est qu’on puisse échanger, et plus tard, que je puisse les accompagner dans leur vie de femme et de mères peut être, avec mon propre vécu. Du coup maintenant que j’ai déjà eu une (et même deux!) filles, je me fous totalement du sexe d’un éventuel troisième!

    1. C’est bien d’être détendue sur ce sujet en tout cas, c’est sans doute le mieux, c’est la garantie du bonheur quoiqu’il arrive ! Et j’espère que tu auras la relation que tu souhaites avec tes filles 🙂 .

  14. Je voulais un garçon. Très profondément, je rêvais d’un fils, parceque avoir une fille me faisait un peu peur (la transmission des question de féminité est je trouve très complexe) et parceque je rêvais de faire un grand frère que je n’ai jamais eu. Si j’avais eu un fils j’aurai peut-être fait un deuxième enfant très vite, juste pour le voir grand frère! Mais j’ai donc eu une fille. Cette question de féminité me pose bien un vrai souci, mais sinon je n’ai aucun regret. Bien sûr parce qu’elle est l’être le plus génial au monde, mais aussi parce qu’avoir un garçon m’aurait en fait mis en face de mon fantasme de mon grand frère idéal. Comme dit plus haut, ce désir de sexe touche à beaucoup de choses, certaines très profondes, et je pense qu’il ne faut pas les renier. Avoir le droit de dire tout haut j’aimerais une fille, ou un garçon. Car en vrai (sauf grande exception) je ne pense pas qu’on puisse être déçu : l’enfant que l’on rencontre, l’amour qu’on lui porte va bien au delà de ça…
    Quand au rôle du modèle… ça me fait un peu penser à ces filles qui disent « moi j’aime pas les filles ». C’est bien là le summum du sexisme ! Je ne sais pas si chez toi c’est une réaction à ta mère (c’est qui se ressent un peu, je me permets de faire mon analyste de comptoir désolée) ou autre mais la solidarité féminine et l’estime de son sexe , ça se travaille. Et ça se transmets, quel que soit le genre de son enfant..;

    1. Je ne suis pas totalement opposée à mon sexe d’ailleurs je suis très féminine et très indépendante. Je ne m’estime pas féministe au sens militant du terme mais je pense mener une vie de féministe à plusieurs points de vue. Mais cette question de l’amour de mon sexe et de sa transmission me travaille quand même en effet et je trouve ta contribution à ce titre très intéressante ! Je ne peux pas vraiment développer les détails de ma vie familiale sur un blog public mais bien sûr tu vises assez juste. Et j’adore ce que tu dis sur le fait qu’on ne puisse pas être déçu finalement.

  15. J’aime beaucoup ce sujet, alors je risque d’écrire un très long commentaire. Désolée d’avance !lol J’ai toujours pensé que j’aurais un garçon en premier. Et c’est quand j’ai appris que j’attendais une fille que j’ai réalisé à quel point j’en voulais une. Je pense que ça vient beaucoup de ma relation fusionnelle avec ma mère. J’ai envie de reproduire ça (mais sans les points négatifs, car il y en a!). J’aime beaucoup le rose mais je ne suis pas très « girly ». Ma fille est plus souvent en pantalons qu’en robes car je trouve ça plus pratique pour elle. Grimper sur un toboggan en robe c’est pas l’idéal! Et elle refuse que je lui mette quoi que ce soit dans les cheveux… Par contre elle adore les bijoux et le maquillage (comme moi, même si côté maquillage c’est un peu le néant en ce moment !). Concernant le fameux choix du roi, les personnes qui savent que l’on essaye d’avoir un autre enfant me disent souvent : »Ah bin comme ça tu vas pouvoir avoir un garçon… » Et je leur réponds très sincèrement que je préférerais avoir de nouveau une fille. Je me dis que deux soeurs seront sans doute plus proches l’une de l’autre qu’une soeur et un frère (je pense à leur relation à l’âge adulte quand je dis ça). Mais si j’ai un petit garçon ce sera très bien aussi. Par contre je redoute beaucoup l’après. J’ai une relation assez compliquée avec ma belle-mère. Elle m’agace prodigieusement et veut tout diriger. C’était la « reine » chez elle, entre son mari et ses deux fils. Du coup elle se croit tout permis. J’ai aussi souvent remarqué que les garçons étaient moins proches de leur famille une fois devenus adultes. Mais je ne veux pas faire de généralités ! Bref, en moment j’espère surtout que nous aurons un jour un autre enfant, fille ou garçon. Mais c’est un autre sujet! En tout cas j’ai hâte de savoir pour toi, fille ou garçon ? Et impossible de deviner, je me trompe à chaque fois !lol

    1. Je vous dirai, promis ! J’entends aussi souvent cet a priori sur les filles plus proches de leur famille mais c’est vrai que dans ma propre famille ça ne s’est pas du tout réalisé (mes cousins sont plus proches de ma tante que ma soeur et moi de ma mère) alors forcément j’ai du mal à m’y tenir 😉 . J’espère en tout cas que je ne serai pas une belle-mère trop pénible, je sais que le potentiel est important mais j’ai encore un peu le temps de me préparer 😉 !

      1. Tu m’as fait rire avec ton « potentiel important ». Lorsque je deviendrai belle-mère, j’essaierai vraiment de me souvenir du comportement de la mienne, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Comme j’essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs que ma mère a faites avec moi. Personne n’est parfait bien sûr, mais je trouve que ce n’est pas mal de tenter de s’améliorer de génération en génération lol. Tu me rassures sur le fait que certains garçons restent proches de leur famille. Mon mari appelle ses parents une fois par semaine et ça lui suffit largement. Mais si nous avons un garçon j’ai l’espoir qu’il me donne des nouvelles un peu plus souvent #bonokjevaisetreunebellemereinsupportable lol

  16. Enceinte du second comme toi… j’ai été confrontée aussi à ce truc que les gens ont de demander… avant de savoir, je disais comme toi que cela m’était égal, et depuis que je sais je suis confrontée aux remarques : la chance tu as le choix du roi! Euh oui sauf que je m’en fiche… une fille ou un Garçon pour moi c’est pareil et étant très croyante la valeur d’une vie m’est très importante !!! Donc oui je te rejoins… même si au fond de moi j’ai une petite voix qui me dit que ma fille aura plus de mal à s’imposer dans la société que mon fils… et que rien que pour cela j’aurais aimé avoir des garcons ! Mais je suis super heureuse avec ma fille

    1. Les gens sont en effet très maladroits dans leurs remarques parfois c’est consternant. J’ai un couple d’amis qui a perdu une petite fille, maintenant ils ont deux garçons, même à eux on leur a demandé s’ils n’étaient pas déçus de n’avoir que des garçons ?! Et je commence déjà à saturer d’entendre qu’on me souhaite une fille. Mais je suis comme toi – a fortiori peut-être parce que je partage tes convictions religieuses – je considère que la valeur d’une vie dépasse largement ce débat.

  17. Moi je l’ai voulu ma fille (et je ne l’ai pas eu).
    C’est clairement une projection narcissique. C’est pour lui acheter des petites robes, alors maintenant c’est à moi que je fais plaisir en achetant des baskets à paillettes.
    C’est pour jouer à la poupée avec elle, moi qui ait tellement aimé ça quand j’étais petite. Tellement que j’ai même eu des poupées d’adultes (des poupées de collection hein, pas des trucs pornos 😉 ). Oui après tout, j’ai mes poupées à moi.
    C’est pour avoir des discussions de filles, lui transmettre des trucs. Mais bon, la cuisine, le jardinage, les loisirs créatifs je peux bien les transmettre à mes fils (s’ils veulent). Et puis ej peux bien discuter avec eux aussi.
    Alors voilà, je serai la seule fille de la maison (outre la lapine mais elle n’est plus toute jeune). Je vais me faire chouchouter et je serai la plus jolie !

    1. (Ah oui, et moi en général je préfère les filles, je trouve les hommes ennuyeux, sans cesse dans un rapport de pouvoir phallique stérile. En plus j’ai des loisirs très stéréotypées fille.)

      1. Les rapports phalliques ne sont pas toujours stériles hein, tu vois de quoi je parle (bon ok je plaisante je fais une pause dans cette marée de commentaires pardonne-moi) 🙂 .

    2. C’est un peu en pensant à toi et à toutes les autres dans ton cas (vous êtes vraiment nombreuses) que j’ai écrit cet article. Avec l’espoir secret peut-être de vous « consoler » ou de vous rassurer si vous en avez besoin. J’espère que tu seras très heureuse avec tes deux garçons !

      1. J’avais une copine enceinte avant moi qui me confiait son désir d’avoir une fille sachant que j’étais dans le même cas, je lui ai dit « tu sais, si tu as un garçon, au moins il t’aimeras à la folie et voudra t’épouser » 😉
        Je suis très heureuse d’avoir des garçons, surtout qu’ils sont particulièrement formidables 😉

  18. Ici j’estime avoir une relation privilégiée avec ma mère. On a beau habiter à 600 km l’une de l’autre, on s’appelle et se voit régulièrement. Et elle est toujours présente dans les épreuves. C’est une relation comme ça que je souhaite vivre avec ma fille et c’est la raison pour laquelle j’avais cette préférence: je préfère être mère que belle-mère ! Après, il est vrai que mon frère est très réservé et que la communication avec lui est difficile et que si ma belle-mère est gentille elle me gonfle régulièrement, ça doit influencer mon jugement !

    1. Je pense en effet qu’on est forcément très influencé par les exemples qui nous entourent. J’espère que tu auras avec ta fille la relation dont tu rêves mais j’espère aussi que tu auras une belle relation avec tes fils, ils te surprendront peut-être ! Pour l’anecdote ma mère a eu deux filles donc qui sont parties très loin et sont très indépendantes et ma tante deux fils… qui habitent avec leurs familles à cinq minutes de chez elle et la voient plusieurs jours par semaine. Comme quoi 😉 .

  19. C’est drôle, j’avais jamais vu la relation mère-fille de cette manière, c’est très intéressant d’y réfléchir! Ma mère a eu quatre filles (dont moi, héhé) mais elle n’a jamais fait peser sur nous cet aspect de transmission de truc « girly », ce qui est un aspect positif. Mon père aurait bien aimé avoir un garçon plus tôt (mon petit frère est arrivé 9 ans après moi). Quant à moi… j’avoue que j’espérais une petite fille, parce que ça, je me cite, « je sais comment ça fonctionne ». J’espérais aussi qu’elle me ressemble: j’ai été un bébé et une enfant, puis adolescente très très facile et surtout paisible, sereine. Résultat: mon fils est ultra speed, incapable de se poser deux minutes, jamais demandeur de câlin, un peu colérique. Et j’en suis comblée, parce que c’est lui, mon enfant, pas la petite fille idéale que j’imaginais. Je trouve que tu l’explique très bien dans ton article!
    Quand tu dis préférer les garçons (enfin, je l’ai compris comme ça) je comprends maintenant. Ma belle-mère a eu 5 fils (et une fille!) et on a longuement parlé de leur enfance. J’ai trouvé que de manière générale, les garçons étaient plus simples, parfois. Mes soeurs et moi, on se disputait beaucoup, et ça pouvait prendre des dimensions énormes, parce qu’on verbalisait beaucoup, et qu’on investissait beaucoup d’émotions. Pour mon mari et ses frères, c’était très différent, comme il le dit lui-même, ils étaient plus physiques, et les disputes se « réglaient » plus rapidement. Sans doute est-ce une question d’éducation, aussi… Pour le moment, mon fils est petit, je ne vois pas vraiment de différence avec l’éducation que je donnerais à ma fille.
    Dans tous les cas, je te souhaite une suite de grossesse heureuse!

    1. Merci pour ton commentaire ! En fait je pense que justement le fait d’être moi-même une fille me fait un peu peur, peur de reproduire un schéma… comme quoi 😉 . Mais finalement ce qui est bien c’est qu’on ne choisit pas et puis comme tu le dis, une fois que le bébé est là de toute façon tout est différent de ce qu’on avait imaginé finalement.

  20. Enceinte de 5mois et demi, nous ne connaissons pas le sexe de Bébé, parce que nous n’avons aucun désir particulier!

    « Je n’ai pas eu d’enfance douloureuse. Mais je pense en effet que j’ai davantage été entourée de modèles masculins positifs. Et il est probable que cela ne soit pas étranger au fait qu’aujourd’hui encore, je ne me sente pas féministe.  »
    Je ne sais pas si ça peut être une explication, ça demande réflexion… Je n’ai pas eu d’enfance douloureuse, et pourtant je suis résolument féministe… et je suis plus angoissée à l’idée d’élever une fille qu’un garçon!
    Ceci dit, le féminisme voudrait que l’on élève un garçon ou une fille de la même manière, c’est-à-dire selon sa personnalité propre et non selon son genre. Le féminisme n’est pas une gloire au genre féminin unique et tout puissant ^^, contrairement à ce qu’on peut penser à cause des dérives et des raccourcis des médias.

    Mis à part ce dernier paragraphe, je me reconnais totalement dans ce que tu décris: je ne pense pas qu’en garçon soit plus turbulent et je n’ai aucun désir de « jouer à la poupée » comme on l’entend si souvent, avec un bébé. Et puis c’est un peu lourd cet adage comme quoi « le choix du Roi » c’est l’idéal pour te combler de bonheur. Également 100% d’accord sur l’étrange excitation des mères à projeter une relation mère-fille idéalisée… et peut être dangereuse si ça ne se déroule pas ainsi :/ ? Ma relation avec ma mère est cordiale mais on n’est pas si proche, j’ai plein de points de désaccords et une vision de la vie différente. Mais je suis heureuse de lui offrir bientôt un rôle de grand-mère dans lequel je suis pressée de la voir!

    Belle découverte et belle fin de grossesse!

    1. Je te souhaite à toi aussi une belle découverte ! Bravo de garder la surprise, j’aurais aimé mais je suis définitivement trop curieuse pour ne pas demander. Tu as raison sur le féminisme en effet, et d’ailleurs je pense donner une éducation assez égalitaire à mon fils. Comme tu le dis ce sont plutôt les raccourcis des médias qui font qu’on associe désormais autre chose à ce terme.

  21. Je suis ton contraire je crois. Si je pouvais choisir je ne prendrais que des filles, mais je pense pouvoir vivre avec des garçons aussi sans rancunes.
    La personne que j’admire le plus au monde c’est ma mère. En plus ayant grandie avec 3 soeurs qui ont rendu mon enfance génial malgré les mauvais coups du destin, je me sentirais plus à l’aise entourée de filles à nouveau. En même temps hors blogo, mes amis c’est 80% hommes et 20% femmes alors je ne m’inquiète pas pour ma survie en milieu trop chargé en testostérone 😉

    C’est donc toi la marraine de Choupie 2.0 ?! Félicitations !

    1. Euh mais comment tu as fait à deviner ? Nous avons disséminé tant d’indices ? En tout cas tu es la première 🙂 ! Finalement je suis fascinée de voir à quel point nos projections en la matière sont souvent associées à nos expériences. Plus notre expérience de vie avec un sexe a été enrichissante, plus on a tendance à le favoriser dans nos rêves on dirait.

      1. Appelez moi Sherlock 😉
        Dès que Chat-mille a parlé de marraine blogueuse j’étais prête à miser sur toi ! Du coup, comme tu parles de filleule imminente…
        Gniiiiii c’est trop beau 🙂 Vive la blogosphère !

  22. Comme toujours tu as un avis très argumenté, c’est intéressant ! J’avais écrit un article sur ce sujet. Bien avant d’être enceinte, je me voyais plus avec des filles, idéalement garçon-fille mais surtout pas que garçons. Sans vraiment savoir pourquoi d’ailleurs ! Quand on s’est lancé dans l’aventure « famille », je n’avais réellement aucune préférence et de toute façon dès que j’ai appris ma grossesse j’ai su que c’était un garçon ! Et pour cette deuxième grossesse, par contre j’avais une préférence très claire : je voulais un deuxième petit garçon ! À la première écho, on nous a pourtant annoncé 2 filles, et on ne s’y voyait pas du tout avec mon homme. Une fille/un garçon en + on aurait bien aimé, mais quand on a su que c’était 2 garçons on était super content ! Je ne m’imagine pas autrement qu’avec mes garçons 😉

    1. Voilà une maman de trois garçons comblée, quelle publicité 😉 ! J’imagine en tout cas très bien ce que tu ressens, c’est dingue que les gens fassent une telle fixation avec leur fameux « choix du roi » on peut aussi aimer d’autres constellations !

  23. J’avais une légère préférence pour une fille et je pense que c’est dû au fait que dans ma famille les femmes ce sont less filles qui tiennent la baraque 😉 Nous avons une famille très matriarcale.
    Maintenant, j’aurais eu un garçon ça aurait été tout aussi bien car c’est un bébé que l’on accueille avant tout et non un genre.
    Et puis pour les clichés, les petites filles sont sages et les garçons turbulents on repassera. Ma fille est une vrai pile électrique et ses petits copains, tous calme !
    Enfin, maintenant que j’ai une fille pour le deuxième, je n’ai strictement aucune préférence j’espère surtout qu’il sera en bonne santé car c’est bien ça le plus important.
    Du coup, je te souhaite un beau bébé en pleine forme 😉

    1. Tu as bien raison la santé, c’est la seule chose qui soit vraiment importante au fond, de toute façon on les aime forcément dès le premier regard 🙂 .

  24. J’avais toujours dit que je n’avais pas de preference… Et pour ma troisieme, une fille apres deux garcons, j’ai ete terrorisee a l’annonce du sexe. Terrorisee des projections des gens, de l’avalanche de cadeaux roses, de ne jamais reussir a m’entendre avec une petite fille, tout simplement.
    … et la puce est arrivee. Elle est « elle », pas « une fille ». J’avais tellement angoisse par anticipation. Et pourtant, aujourd’hui, je trouve que les liens que nous avons commence a tisser ensemble sont si naturels. C’est juste une evidence que nous avions besoin d’elle dans notre famille 🙂

    1. Finalement je pense que c’est souvent comme ça… entre le petit être imaginé et le petit être réel avec sa personnalité il y a forcément un fossé qui remet en question toutes nos projections 🙂 .

  25. J’aime le titre de ton article, j’aurai pu dire la même chose mais à l’inverse  » je n’ai pas besoin d’avoir un garçon »! (puisque j’attend une 2e petite fille.)
    Certains commentaires que j’ai reçus m’ont effarés à l’annonce du sexe de notre 2e enfant : « oh pas trop déçue? ça n’aurait pas fait plaisir au papa un garçon cette fois? encore une pisseuse lol!  » ou encore à ma fille « demande un petit frère c’est mieux! »
    Non mais franchement ça va pas la tête? Mon mari et moi nous voulions un 2e enfant et de préférence en bonne santé, point. Je trouve complètement déplacées ces remarques autour du « choix du roi ». En plus, on ne sait pas ce que ça peut toucher comme point sensible chez les futurs parents.
    Comme toi je suis très sensible à l’argument de la chance qu’on a de 1/ arriver à faire un enfant, 2/ en bonne santé. Surtout quand on a des grossesses difficiles comme les miennes, ça permet de prendre du recul. Voir des amies en galère autour de moi pour tomber enceinte ou préserver leur grossesse aussi.
    Bref pas trop de place la dedans pour « en plus » souhaiter un sexe en particulier.
    Après il y a bien sûr ce que l’on ressent intérieurement, plus ou moins inconsciemment et là je trouve chouette que tu fasse cette introspection pour en avoir conscience. C’est ce qui selon moi permet de prendre de la distance et d’éviter de projeter sur l’enfant à venir toutes nos angoisses.
    Là, au fond de nos têtes,c’est vrai que tout peut être plus compliqué. Pour ma part avant d’avoir des enfants, je voulais un garçon en 1er. Puis quand j’ai été enceinte de ma 1ere j’ai sentie que non finalement je voulais une fille, j’attendais une fille j’étais sûre. 2e grossesse, fausse couche, je projetais un garçon mais je ne saurais jamais. Cette grossesse ci, depuis le début je suis persuadée que c’est une fille et j’ai eu raison (encore une fois ;)). Cela m’a permis de fermer le caquet des gens mal attentionnés bien avant l’écho du 5e mois : « Je pense que c’est une fille mais si c’est un garçon je serai très heureuse aussi. »
    Bien sûr, fille ou garçon on rejoue ou l’on a peur de rejouer des choses. J’ai eu/ j’ai très peur de reproduire avec mes filles ma relation à ma mère. D’un autre côté si j’avais eu un garçon, je crois que j’aurai eu peur de reproduire celle de ma grand-mère avec son fils. Mais je crois que ces relations qui ont parfois fait souffrir toute la famille, ne sont pour autant pas vouées à la répétition, on peut aussi choisir de tracer sa propre route, et essayer d’éviter au maximum la projection. De toute façon l’enfant nous apprend en devenant ce qu’il a décidé d’être.
    La question de se faire plaisir avec une fille en la coiffant, l’habillant est pour moi plus anecdotique, même si j’avoue me « faire plaisir » en achetant de jolies petites chose, je suis sûre que j’aurais eu le même plaisir pour un garçon.
    En tout cas je comprends tes réflexions, et fille ou garçon je te souhaite un bébé en pleine forme et qui vous comble de bonheur!

    1. J’aime beaucoup ce que tu dis que les relations toxiques qui ne sont pas vouées à la répétition, tu as tout à fait raison ! Et je te suis totalement concernant ces remarques « débiles » des gens. Je sais qu’ils ne pensent pas à mal et réagissent par automatisme mais quand même…

  26. Sur du long terme, c’est vrai que j’aimerai avoir garçon ET fille, mais surtout une fille je l’avoue. Ca m’est égal si dans 20 ans, elle devient pompier et met des jogging toute la journée, mais tant qu’elle est petite et que je l’habille moi même, j’adore lui mettre des robes, en plus en ce moment elle est à fond avec tout ce qui est princesse, et j’adore la déguiser, la coiffer…. surtout que ça me rappelle beaucoup mon enfance. Mais le plus important c’est qu’ils soient tous en bonne santé

    1. Il n’y a pas de mal à se faire plaisir hein, tant mieux si tu profites à fond de ta petite princesse, tu as bien raison ! A fortiori si tu ne l’enfermes pas dans ce rôle et si tu es prête à la voir évoluer un jour vers d’autres horizons 🙂 .

  27. Je suis en train de le vivre. Une petite fille après avoir eu un garçon. Autant pour la première grossesse, j’espérais une fille, car j’avais peur de ne pas savoir faire avec un garçon. Autant, cette fois, je n’avais aucun avis sur la question. Mon fils n’a pas de sexe, il est juste mon enfant.
    Mais dans les réactions des gens, j’ai le sentiment d’avoir « réussi » un truc. Avoir les deux, tu te rends compte ?! Pas tellement finalement et les propos tenus m’ont souvent gênée plus qu’autre chose…

    1. J’imagine bien les réaction des gens et comme ils doivent trouver cela formidable 🙂 ! Moi tout le monde me souhaite une fille pour le moment, ce qui a aussi un peu provoqué la rédaction de cet article.

  28. Ton article fait totalement écho à ce que je ressens en ce moment moi aussi.
    On a choisi de ne pas demander le sexe, de se laisser la surprise au moment de l’accouchement. On l’avait déjà fait pour Louis et on avait adoré. Pour le second c’était donc une évidence : j’ai déjà tout ce qu’il faut en tenues mixtes naissance et 1 mois, et ils dormiront dans la même chambre, donc niveau matériel aucune raison de ne pas se relaisser la surprise. Bref. Ce n’est pas le sujet mais j’y viens. Du coup, comme on ne peut plus m’opposer les arguments qu’on me donnait pour Louis (mais comment tu vas faire pour les habits ? Pour les couleurs de la chambre ?) ; on commence à me dire des trucs du genre : mais tu n’as pas besoin de savoir pour te projeter ? (Non. Fille ou garçon ne me permet pas de me projeter, et comme toi, je me méfie de la « projection », meilleur moyen d’être déçue. J’attend un bébé, et je découvrirai en même temps son sexe et son caractère). On me demande aussi souvent si je n’ai pas besoin de savoir pour ne pas « être trop déçue » ! Celle là elle est bonne. J’essaie alors d’expliquer, comme toi, que je n’ai pas besoin d’avoir une fille parce que j’ai déjà un garçon. Les deux me vont. Un deuxième garçon je trouverai ça super, un petit frère pour mon loup (j’imagine une plus grande complicité, sûrement à tort mais bon, avec un petit frère plutôt qu’avec une petite soeur), pas besoin de racheter de fringues (économies bonjour), et puis c’est moins « l’inconnu » puisque j’ai déjà un garçon. Mais une petite fille ce serait merveilleux aussi, une petite soeur pour Louis (oserai-je dire une petite soeur « à protéger » ???), des fringues à racheter (youpi ! Au diable les économies !), les coiffures, les robes… bref, les deux m’iront très bien. Souvent je dis, pour couper court et rigoler un peu, que je m’en fiche pas mal, fille ou garçon, ce que je veux c’est un bébé cool et qui dort !!! 🙂
    Et pour ce qui est de la transmission, je vais répéter ce qui a déjà été dit : fille ou garçon, on aura toujours des choses à leur transmettre.

    1. Je me retrouve totalement dans ce que tu dis, je ne comprends pas non plus cette attente pour le deuxième qui devrait forcément être de l’autre sexe. Et j’imagine l’incompréhension des gens quand tu dis que tu veux garder la surprise ! Nous avions essayé de le faire pour Pierre mais je n’avais pas tenu sur la durée, ma curiosité était trop forte, je n’avais pas résisté (en plus ici j’ai une à deux échographies par mois alors tu imagines la tentation)…

  29. Je pense qu’on est beaucoup influencé par le modèle familial dans lequel on a grandit. Mon mari et moi sommes issus de familles nombreuses et nous avons envie de reproduire ce schéma. Je ne sais pas pourquoi, mais je nous verrais bien entourés de 4 bambins, pour moi, cela représente la vie, l’animation, de la gaieté et j’ai l’impression que dans ces familles il y a un grand esprit de famille, d’unicité et d’équipe, mais cela reste un sentiment très personnel. Je me doute également qu’avoir 4 enfants demande également beaucoup d’investissement et ce n’est pas forcément évident. Et peut-être qu’après l’arrivée du second, on décidera finalement d’avoir une famille moins nombreuse. On ne peut pas savoir ce que l’avenir nous réserve. Pour en revenir au sujet, je suis enceinte du deuxième, et à l’annonce de ma grossesse, je dirais que 80 % de mon entourage nous a souhaité une petite sœur pour numéro 1. C’est fou et cela m’a beaucoup étonnée, choquée, agacée , comme si avoir un deuxième garçon serait moins bien perçu, ne correspondrait pas au schéma idéal, mais pourquoi mettre autant de pression ? Une vie est si précieuse et on a aucun pouvoir sur cela. Et ce serait triste si il n’y avait que des familles du même type, un gars, un fille…. Mais, pour en revenir à mon ressenti, je reconnais avoir été quelques peu déçue à l’annonce du sexe, pas d’avoir un 2e garçon, car dans ma fratrie imaginée je me suis toujours vue avec 2 gars, 2 filles. Mais plus par la peur d’avoir une fratrie unisexe. Pour le premier, je voulais un garçon, j’étais ravie, un grand frère c’est protecteur, c’est attachant avec sa maman. Ensuite, je me disais qu’une petite sœur ça serait bien, cela me rassurait dans le sens où il aurait moins de comparaisons, moins de rivalité qu’avec un frère. Et puis, parce que les fratries de garçons que je connais ne s’entendent pas très bien, tandis qu’avec ma sœur nous avons une super relation, nous sommes très proches et de grandes confidentes. En faîtes, je crois que j’ai juste envie de connaître les deux, être maman de garçons et de filles. J’aurais été également déçue de ne pas avoir de garçons. J’ai aussi l’impression qu’à l’âge adulte les femmes sont plus proches de leur mère et les hommes plus indépendants mais tout mon commentaire est un peu basé sur des « a-priori », je sais bien que chaque personne est unique et que la relation dépendra à la fois du tempérament, caractère de chacun mais aussi de ce qu’on aura construit ensemble. Mon envie d’avoir une fratrie mixte est aussi parce que j’ai l’impression que cela permet à chaque sexe de mieux en apprendre sur l’autre, peut -être de mieux le comprendre. Un homme entourée de femmes comprendra peut-être plus la sensibilité féminine que si il est entouré de garçons et vice-versa mais je me trompe peut-être. En même temps, je trouve également que c’est une chance immense d’avoir un frère ou une sœur du même sexe pour les échanges, le partage car parfois c’est plus facile de demander conseils, se confier à un frère, une sœur qu’à ses parents. Mais finalement, comme tu dis le sexe est secondaire car chaque enfant sera différent, unique et apportera sa richesse dans la famille. Et puis un enfant en bonne santé c’est le plus important, je m’en rends d’autant plus compte que ma grossesse comporte quelques risques et que la vie de mon bébé et sa santé est ce qu’il y a de plus précieux.

    1. Dans le cas d’une fratrie plus grande, de quatre enfants comme tu dis, je comprends mieux qu’on ne souhaite pas forcément de fratrie « unisexe ». Parce que ça donne un effet de masse mine de rien et que nous sommes sans doute tout simplement plus habitués aux environnements mixtes. Dans notre cas, nous n’aurons certainement que deux enfants, trois maximum, alors ça me dérange moins. Et puis d’un autre côté je suis sûre que chacun de tes petits gars te surprendra avec sa personnalité. Et comme tu le dis si bien le plus important, ça reste évidemment la santé !

  30. Sans nos histoires respectives, je pense que mon mari et moi sommes sur la même longueur d’onde que toi sur le fond : une vie est une vie. Nous respectons beaucoup cela. Le souci est que nous avons chacun un vécu difficile, voire traumatisant (attouchement sur sa petite soeur de 9 ans par un proche et tentative de viol pour moi à l’adolescence), ce qui nous a franchement parasité jusqu’à l’envie même d’avoir un enfant… de peur que ce soit une fille.
    Apprendre que le bébé que je porte est effectivement une fille nous a mis une claque, je voulais viscéralement un garçon. Mon mari l’a finalement mieux accepté que moi, je ne sais pas pourquoi puisqu’il était le plus réticent au départ. Mais, justement, c’est parce que j’ai conscience de ce que je risque de projeter que ça m’inquiète beaucoup. Je prends une image très basique : la première fois que tu laisses ton chat sortir de ta maison, tu acceptes quelque part qu’il prenne le risque de se faire écraser/blesser par une voiture. Tu acceptes son état de chat indépendant et libre et tu souhaites qu’il vive au mieux sa condition. Quelque part, un enfant c’est pareil. Tu dois accepter qu’il est un individu à part, qui aura sa propre histoire, ses choix, ses erreurs et, en tant que parents, j’estime que notre seul rôle se borne à lui donner les armes pour s’en sortir et à faire rempart en cas de besoin uniquement. Mais là, j’avoue que j’ai peur. J’ai beaucoup lu Françoise Dolto et ce qu’elle révèle sur ce que nous transmettons sans savoir à nos enfants et je sais que ce sera MON/THE point de vigilance à ne pas perdre de vue. Un vrai défi.
    J’ai fini par l’accepter, heureusement que nous l’avons appris dès le 4ème mois de grossesse et que l’on n’a pas attendu la naissance car il m’a tout de même fallu du temps.
    L’histoire de jouer à la poupée avec ses vêtements et autres, franchement, peu m’importe. Effectivement, c’est super chouuuu tout ça mais un petit garçon m’aurait convenu de la même manière. Au fur et à mesure de la grossesse, une seule idée a finir par prévaloir : que le bébé soit en bonne santé ^^ Pour le reste, je ferai très attention à ce que je transmettrai.

    1. Vous avez en effet une histoire très lourde et peu banale… Je me permets de te donner une idée en espérant qu’elle ne soit pas déplacée (si c’est le cas tu peux la rayer de ta tête) en tant que femme enceinte en France tu as le droit à une consultation psychologique à la maternité normalement. Ca pourrait être une idée d’en parler, peut-être que ça t’aiderait encore mieux à dépasser tes peurs et à te libérer vis à vis de ton enfant.

  31. Je fais partie des fameuses qui voulaient absolument une fille, ce qui, comme tu le dis, semble être le cas de la majorité des mères. C’est drôle parce que quand j’étais petite, il me semblait entendre plutôt l’opinion inverse : que c’était mieux d’avoir un garçon, qu’il était plus proche de sa mère, moins « peste » et capricieux. Je ne sais pas, est-ce que ma mère avait fini par me faire rentrer en tête l’opinion de sa propre mère (qui aurait effectivement préféré un garçon à sa place) ? Est-ce que dans les années 90 c’était vraiment mieux d’avoir un garçon ? Ou est-ce que c’est le milieu dans lequel j’évolue(/nous évoluons) maintenant qui privilégie les filles au contraire d’autres milieux (je crois qu’il faut toujours avoir conscience qu’on vit dans un microcosme et que nos idées ne sont pas toujours celles de la majorité de la population) ? Toujours est-il que je me suis en effet vite rendu compte qu’il n’y avait rien d’original à vouloir une fille, loin de là 😉

    Je n’ai pas vraiment réfléchi à d’où me venait cette préférence. Je pense que c’est principalement par peur de l’inconnu. A part mon père (qui était plutôt absent du fait de son travail… et l’est encore plus devenu à partir du moment où il m’a mise dehors), j’ai toujours eu des filles/femmes autour de moi (d’ailleurs tous mes animaux ont toujours été des femelles aussi). J’ai d’ailleurs fait des études « de fille », avec à chaque fois 90% de filles dans mes promos (bac L, puis lettres modernes, puis prof des écoles, puis métiers du livre). Je n’ai presque que des amies filles (les garçons, je n’ai toujours que flirté avec eux, et ils me le rendent bien, parce que c’est uniquement ce pour quoi je les intéresse aussi : jamais un garçon ne m’a approchée avec une autre intention, même s’il l’a parfois cachée au premier abord). Et même mon mari, il a trois sœurs et a fait des études de lettres, donc c’est pas une fille (sans blague !) mais il a quand même une grosse aura féminine. Bref, je ne connais absolument rien aux garçons. En avoir un, ce serait plonger dans l’inconnu total.

    Il y a aussi l’aspect que tu évoques un peu (je crois) en parlant de féminisme, qui est l’idée d’une certaine puissance féminine. J’ai grandi entourée de femmes fortes : ma mère a une énorme personnalité (j’ai d’ailleurs passé mon adolescence à m’engueuler avec elle), mes sœurs se défendent aussi (clairement, on fait toutes les trois la pluie et le beau temps dans nos foyers : mon mari dit d’ailleurs régulièrement qu’il n’a peut-être pas pris la pire des trois) et mes copines sont des femmes indépendantes qui ont pour la plupart bien réussi leur vie. En fait, j’ai clairement (involontairement) dans l’idée que les femmes sont le vrai sexe fort. Et c’est évidemment ce que je souhaite à mes enfants, qu’ils dirigent le monde 😉 Pour moi ce n’est pas du tout un facteur limitant, d’être une femme, au contraire (en fait ça va peut-être à l’encontre de ce que tu disais : je ne veux pas des filles pour leur donner le pouvoir, mais parce que je pense qu’elles ont déjà le pouvoir) (c’est sans doute faux, hein, et c’est sans doute aussi une vision biaisée par mon environnement).

    Enfin, je disais sur mon dernier article que j’étais blogueuse donc égocentrique (je plaisante hein, amies blogueuses… enfin, un peu :p), et je pense que j’aime l’idée d’avoir des filles aussi par égocentrisme. Clairement j’adore qu’on me dise que Choupie me ressemble (ce qui est paradoxal, car je ne crois quand même pas être un canon), et j’aimerais que la seconde me ressemble encore plus (qu’elle ait mes cheveux, surtout) (oui je fais une fixette sur les cheveux, chacun ses fixettes, hein). Je sais qu’on peut avoir un garçon qui nous ressemble (d’ailleurs Pierre te ressemble), mais je pense quand même que ce n’est pas tout à fait pareil, qu’on a moins l’effet « mini-moi ». Bon après j’ai conscience que cet argument est absolument futile :p

    Par contre je ne crois pas que, dans mon esprit, partager le même sexe facilite l’entente et la transmission des passions. Même si je suis relativement soudée avec ma famille de filles (ma mère est un pilier, un pilier très relou parfois, mais un pilier quand même, et j’adore mes sœurs), ça ne s’est pas du tout fait du jour au lendemain. J’ai passé mon enfance à me battre avec mes sœurs (à vraiment me battre, avec cris, arrachage de cheveux et yeux au beurre noir) et mon adolescence (comme je le disais) à me disputer avec ma mère. Sans doute qu’avec des frères ou une mère moins présente, ça se serait bien mieux passé. Je suis partie dès que j’ai pu de la maison de ma mère (avant même mes 18 ans, puisque mes parents ont divorcé), et encore aujourd’hui, je fais attention à ne pas trop y aller et y rester, car je sais que ça finit toujours en drame avec nos caractères explosifs et opposés idéologiquement (j’ai quand même bon espoir que ça se passe mieux avec Choupie, je fais tout pour en tout cas…).

    Voilà, je crois avoir fait un tour à peu près exhaustif de ce qui motive(/ait) ma préférence. Pour les robes et les barrettes, je ne me suis jamais dit les choses comme ça, en tout cas. Mais c’est vrai que (en lien avec mon premier paragraphe) je n’ai aucune idée de comment on gère une garde-robe de garçon, des cheveux de garçon etc. De mon côté, je te souhaite en tout cas un second garçon, pour que ta filleule puisse rafler toutes les barrettes, ha ha 😀 Non mais blague à part, j’ai suuuuper hâte de savoir aussi ce que tu nous couves 🙂 (et c’est top de ne pas avoir de préférence : j’ai testé pour mon second bébé – même si au fond de moi j’avais une infime préférence pour une seconde fille – et ça permet vraiment d’aborder tout ça de façon beaucoup plus cool 🙂 )

    1. (Ah oui, une anecdote, liée à ce que tu disais sur la bonne entente mère/fille : un de mes seuls amis hommes – qui en fait m’avait initialement abordée pour me draguer, hein – est devenu papa d’une petite fille il y a quelques jours, et sa femme a posté sur Facebook une image qui disait « heureuse la femme qui a une fille comme premier enfant » (je fais une traduction, c’était en anglais), émanant selon la watermark de la page « mères et filles BFF »… Je me suis dit : « La pauvre, elle risque d’être fort déçue » :p – bon après ils habitent au Pakistan, c’est sûrement pas pareil que dans les familles européennes… mais quand même 😉 )

    2. Merci pour ton looooooong commentaire 🙂 . Je note quand même que globalement les exemples et schémas familiaux dans lesquels nous avons grandi jouent un rôle très important. On dirait qu’ils ont un peu tendance à nous faire idéaliser un sexe, légèrement peut-être et pas forcément non plus pour de bonnes raisons mais quand même. Concernant les ressemblances je dirais que j’ai de la chance car Pierre nous ressemble à tous les deux un peu. Du coup ça n’a jamais été un sujet sensible. J’imagine que j’aurais quand même trouvé ça difficile que tout le monde me dise : « Oh c’est 100% son papa » ! Mais ça me va bien de me contenter d’un petit pourcentage et que ça ne soit pas flagrant dans un sens ni dans l’autre. En revanche je pense que l’option mini-moi me stresserait un peu mais là encore cela tient sans doute au fait que je n’ai pas franchement adoré mon enfance ni l’enfant que j’ai été.

  32. Tu le sais, j’avais une préférence.
    Mais elle est peut être moins marquée vis à vis de ce que j’imagine du futur avec elle.
    Je crois que si ma soeur avait eu une fille, ma préférence aurait sans doute été inversée.
    Après c’est vrai que j’imagine des choses aussi et j’adore l’idée de pouvoir lui mettre des robes. Mais je sais que j’apprécie (et petite c’était déjà le cas) les jeux par forcément connotés filles. J’espère juste qu’elle pourra nouer une vraie relation avec nous, avec son cousin et ses oncles et tantes.

    1. Concernant la relation je ne me fais pas de souci, je pense que ce n’est pas lié au sexe. J’adorais mes deux grands cousins petite, je les admirais beaucoup ! Et je comprends ton besoin de te différencier de ta soeur sur ce point. De mon côté c’est de toute façon raté 😉 .

  33. Je comprends tout à fait ton raisonnement. Je n’avais pas de préférence lorsque j’étais enceinte meme si avoir une fille me faisait un peu peur (peur de reproduire les mauvaises relations que j’ai moi même avec ma mère). Aujourd’hui, quand je pense au deuxieme, je n’ai toujours aucune préférence. Je serais très heureuse d’avoir une seconde fille. Je serais aussi très contente d’avoir un fils, cela me permettrait de voir les quelques infimes différences que cela peut engendrer. Mais je n’ai pas besoin d’avoir un fils. Si je n’ai que des filles, je serais contente : cela reste deux enfants à élever, a préparer au monde et à apprendre à connaître. Deux enfants quoi.

  34. Quel article ! J’adore le sujet et ton analyse !

    Par contre, je ne sais pas si je fais partie de ces mamans de ton entourage auxquelles tu pensais et qui souhaitaient ardemment avoir une petite fille, mais si c’est le cas, c’est rigolo de voir que je ne me retrouve pas du tout dans les raisons que tu avances.
    Et vois-tu, depuis hier soir que je tourne et retourne ce sujet dans ma tête, j’ai de plus en plus de mal à y voir clair sur ces raisons pour lesquelles, je voulais absolument avoir une petite fille. Comme tu le dis si bien, c’est un sentiment très intime, parfois ancré profondément et qui nous vient de notre enfance, de notre éducation, mais aussi de nos différentes expériences de vie. Bref, difficile de s’y retrouver, et pour ça, chapeau bas à toi, qui semble avoir compris pourquoi tu n’éprouves pas ce besoin d’avoir une fille.

    Bon, après cette longue intro, je sens que je vais te faire un commentaire long comme un article, et je me demande même si ça vaudrait pas le coup d’en rédiger un, justement. Bien que je m’y sois déjà essayé (http://www.dans-ma-tribu.fr/peur-sexe-bebe-choix-garder-surprise/), je ne suis pas sûre d’avoir réussi à aller jusqu’au bout du raisonnement.

    Bref, comme je te le disais, je ne me retrouve pas dans les arguments que tu imagines pour expliquer ma préférence. Je n’ai pas une relation particulièrement privilégiée avec ma mère (contrairement à ma soeur), et moi aussi, j’ai rapidement éprouvé le besoin de mettre de la distance entre nous. Du coup, je ne me suis jamais projeté avec une petite fille qui me permettrait de créer une relation fusionnelle : je crois que j’ai toujours eu pleinement conscience que lorsque l’on met au monde un enfant, on lui donne la vie, mais on lui donne surtout la liberté de faire ses propres choix. Bien sûr que j’adorerais être proche de ma fille, qu’elle vienne se confier à moi. Mais je serais surtout heureuse qu’elle puisse trouver à qui parler, quelque soit la situation, que cette personne soit moi, son père, ses amis ou d’autres parents. Je veux surtout que ma fille grandisse entourée. Bref, pas de projection pour moi de ce côté-là.

    Sur les aspects futiles que tu mentionnes, bien sûr que je me fais plaisir à habiller et coiffer ma fille, mais je trouve autant mon bonheur au rayon garçon qu’au rayon fille, et du haut de ses 2 ans, elle commence déjà à affirmer ses choix, ce que je trouve vraiment bien ! 😉

    Du coup, si on met de côté tout ça, pourquoi est-ce que cette envie d’avoir une fille était si forte, chez moi ? Tellement forte, d’ailleurs, qu’elle m’a même empêché pendant quelques temps d’envisager une grossesse ?
    Je crois surtout que, chez moi, c’était la peur d’avoir un petit garçon, qui me paralysait. Peur infondée, je l’ai réalisé par la suite.
    J’ai grandi entourée uniquement de petites filles, dans une famille très matriarcale (comme la tienne ! 😉 ), et hormis mon père, les modèles masculins de mon entourage n’étaient pas forcément parfaits. Ajoute à cela des cousins particulièrement difficiles et une bande d’oncles adorables mais élevés de l’autre côté de la Méditerranée dans une société très machiste (encore une fois, heureusement que mon père n’était pas du tout comme ses frères !). Bref, tout ça me poussait plutôt vers une peur des hommes et, par extension, des petits garçons.
    Du coup, finalement, j’ai l’impression de plus me retrouver dans tes raisons à toi, pour préférer une petite fille !

    Un autre point, qui a émergé un peu plus tard, après la naissance de ma fille, justement, et que tu évoques toi-même, c’est le féminisme. J’ai été élevée par une maman qui travaille et fait un métier d’hommes, et par un papa artiste plutôt présent à la maison, et j’ai choisi des études et un métier d’hommes moi-même. Je crois que je suis vraiment fière de mon parcours et d’avoir su garder ma féminité tout au long de ces choix de vie. Et j’aimerais pouvoir transmettre tout cela à mes enfants. Bien sûr, que cette transmission est tout aussi importante vis-à-vis d’un petit garçon que d’une petite fille, mais pour les filles, elle me semble d’autant plus nécessaire.
    Je me rends compte, en écrivant ces mots, du poids que je fais peser sur les épaules de ma fille, et j’espère ne jamais tomber dans l’excès : je ne souhaite pas lui faire porter un combat si ce n’est pas son choix. Mais je pense sincèrement que c’est un aspect qui pesait de manière inconsciente dans mon envie d’avoir une fille !

    Bon, et pour finir, cette fois-ci, je vis ma grossesse beaucoup plus sereinement vis-à-vis du sexe de MiniChou : j’attends avec impatience de le découvrir, le jour de la naissance, et je sais et je sens que je serai réellement ravie dans les deux cas ! 🙂

    1. C’est génial de lire ton cheminement sur ce sujet, je l’ai découvert avec beaucoup d’intérêt !! Une autre commentatrice m’a parlé d’un motif similaire, elle se sent féministe et avait envie de transmettre cette force à une petite fille. Quant au fait que les modèles masculins qui t’entouraient enfant étaient très imparfaits j’ai en effet finalement l’impression de lire mon histoire à l’envers 🙂 . En tout cas j’ai hâte moi aussi de découvrir ce qui se cache derrière les feuilles de ton mini-Chou 🙂 !

  35. ça m’a fait beaucoup de bien de lire ton article. Je suis une jeune femme actuellement sans enfant, mais évidement je souhaite en avoir dans peu de temps, et je t’avoue que je suis du genre à vouloir à tous prix une fille ! Mais moi c’est surtout parce que j’ai peur qu’un garçon aille, adulte, plus du coté de sa fiancée que du mien et finir par ne plus le voir :'( avec ma maman et ma grand-mère, nous sommes tous les 3 inséparables et c’est vrai que j’aurais aimé plus tard que ma fille, moi et ma mère le soyons autant ! Mais tu as raison, au final j’aurai beau l’élever comme je voudrais qu’elle soit, sa personnalité feront qu’elle suivra ou pas ce schéma et d’ailleurs il en est de même pour un garçon. Qui sait, peut-être aurais-je un garçon qui sera très attaché à sa maman ;D
    Merci pour ton article. Bonne continuation. Bisous

    1. Je pense sincèrement que rien n’est écrit dans un sens comme dans l’autre. Mon mari appelle sa mère presque tous les soirs et mes cousins sont très proches aussi de leur maman. J’ai des exemples féminins qui vont dans le sens inverse… Et puis on fait aussi des enfants pour les voir s’envoler un jour, non ? J’espère en tout cas que tu seras une maman comblée 🙂 .

  36. Ton article me parle beaucoup.

    Lors de ma 2e grossesse, lorsque j’ai annoncé à mon entourage que j’attendais un deuxième garçon, j’ai eu droit à « ma pauvre ». Et alors, qu’il n’était pas né, ce petit garçon, on me posait la question « et le troisième, ce sera pour quand ? Pour essayer d’avoir la fille ! »
    Tant de commentaires qui ne laissait aucune chance à mon second qui n’était pas encore né…

    Heureusement, ça ne m’effrayait pas vraiment. J’étais un « garçon manqué » et j’ai été élevée avec beaucoup plus de garçons, et j’ai suivi des filières dites « pour garçons », préférant les jeux de « garçons ». Bref… Pour mon conjoint et moi, c’était plus une sorte de bonnes blagues, puisque ses soeurs n’ont également eu que des garçons. J’ai même été soulagée d’apprendre que ce soit un garçon et qu’il ne soit pas une fille au final, tant j’avais peur qu’elle ne soit pourrie-gâtée car la seule « princesse » de la famille….

    Le tout, c’était qu’il soit en bonne santé, que l’accouchement se passe bien et que tout fonctionne comme il faut ! A partir de là, le sexe importe peu, et je suis ravie de ne pas avoir une overdose de rose à la maison. De toute façon, rien n’est plus beau que le rire d’un enfant, peu importe qu’il vienne d’une fille ou d’un garçon (et au vu des différences entre mes 2 garçons, je ne suis pas sûre que les clichés sur ce qu’est une petite fille ou un petit garçon soient valables !)

    1. J’aime beaucoup ton témoignage et si j’ai finalement deux garçons je le relirai avec plaisir ! On ressent beaucoup d’amour pour tes deux petits gars 🙂 . Et les commentaires des gens sont vraiment déplacés parfois…

  37. Je suis tout à fait d’accord avec toi. Tu prends l’exemple des filles mais de mon côté , déjà dés ma première grossesse on me demandé : Tu préfères quoi ? Fille ou garçon ?

    Comment vous dire que j’en ai rien à faire ? Le plus important selon moi c’est d’avoir un bébé en bonne santé ! J’ai donc eu une fille , mon mari était ravi parce qu’il a 3 frères et aucune soeur. J’étais aussi ravie , non pas de son sexe mais surtout de sa santé et de voir qu’elle était épanouie par la suite.

    Pour ma seconde grossesse les questions sont revenu ( ben oui , sinon c’est pas drôle ) mais cette fois-ci c’était : Tu as une fille , c’est mieux un garçon maintenant non ?

    Encore une fois j’étais là à dire : Non , fille ou garçon , encore une fois , je m’en fiche. Je serais ravie si c’est un garçon parce que ça me ferais la paire , mais si c’est une fille je serais ravie aussi parce que mon expérience avec ma première est formidable.

    Je songe à une troisième grossesse , pas maintenant mais dans quelques années. Mon avis reste le même bien que c’est sûr d’avoir au moins un garçon ça serait bien mais si j’ai une fille encore , je serais la plus comblée des mamans.

    En tout cas merci pour cet article qui fait réfléchir.

    1. Merci à toi d’être passée par ici ! Je trouve cela très sain de placer en premier la santé de son enfant, il y a tellement de gens qui n’ont pas cette chance.

  38. Mon petit garçon, c’est le premier d’une longue lignée de filles et de femmes. Lorsque je l’attendais je me suis surprise à espérer que cette petite vie qui nous avait choisis soit portée par un garçon. Une façon peut être de rompre les modèles et schémas transmis de mère en fille à la Almodovar. Avec Ettore, tout est neuf, les garçons on ne connait pas et ainsi je me sens une Maman libre. Je crois que si un jour la chance d’accueillir une autre vie dans la famille se présentera, je ne chercherai pas à savoir si c’est une fille ou un garçon et je serai heureuse, évidemment. Bonne continuation 🙂

    1. Je n’en ai pas parlé mais c’est aussi quelque chose que je ressens, cette liberté en tant que maman de garçon. Je ne peux pas le comparer à moi en permanence, me servir de mon expérience comme curseur et je trouve ça très bien comme ça !

  39. Cet article évoque beaucoup de choses en moi, et j’ai un peu de mal à mettre de l’ordre dans ce que je voudrais dire.
    Je suis maman d’un petit garçon et j’en attends un deuxième. J’avais très envie que ce soit une fille mais je sentais que c’était un garçon. Et quand le sage-femme à l’échographie nous a dit que c’était un garçon, en fait j’étais très contente (ben oui, le bébé allait bien, c’était l’essentiel – et j’adore mon premier garçon, je pense que je peux aussi en aimer un deuxième!).
    Alors pourquoi ai-je envie d’une fille ? Aucun des arguments que tu as évoqué ne résonne vraiment en moi. Et puis, je n’aime pas le shopping, je n’aime pas vraiment les choses dites de filles, je n’aime pas les réunions que entre filles – un peu comme toi, parfois je préfère être avec des hommes. Souvent dans les repas/soirées, il m’arrive de rester dans les groupes d’hommes au détriment de ceux de femmes. Mais j’ai quand même envie d’une fille, peut-être simplement pour connaître la différence ?
    Un autre point qui a déjà été relevé, je suis contre la séparation des jeux filles ou garçons. A la maison, nous avons des ballons, des voitures mais aussi des poupées, une cuisine… Et il joue avec tout. Après, je ne suis pas sûre qu’il résiste aux stéréotypes véhiculés à l’école, malheureusement…
    Le dernier point concerne tous ces gens qui me demande le sexe de mon bébé à naître. Oui, je le connais mais non je n’ai pas envie de le dire. Et j’avoue que ces gens qui essaie à tout prix de te le faire dire, ça m’exaspère. Qu’est-ce que cela change pour eux ? Moi j’avais besoin de savoir, mais ce bébé c’est le mien. Eux, ça ne va pas avoir d’impact sur leur vie comme sur la mienne ! C’est une question pour moi très intime à laquelle je n’ai pour le moment tout simplement pas envie de répondre.
    Voilà, je suis désolée pour la longueur mais un sujet vraiment passionnant !

    1. Merci de ton témoignage 🙂 . Je comprends que tu vives mal cette intrusion des gens dans ton intimité. Malheureusement c’est un sujet qui intéresse et la plupart ne pensent pas à mal en te posant la question. Je suis sûre qu’une fois que ton bébé sera là tu l’aimeras encore plus. Je comprends ton envie d’avoir une fille un jour, ne serait-ce que pour connaître cela, mais peut-être que cela se réalisera plus tard et sinon peut-être que tu auras comme moi la chance d’être un jour marraine ou tata et de nouer un autre type de relation.

  40. C’est marrant, je pensais à toi l’autre jour et je me suis demandée si tu connaissais déjà le sexe de bébé2. En fait, j’ai hâte de connaître son prénom, ça doit être une obsession de mère d’enfants franco-allemands 🙂 J’espère que tu me le diras !
    Pour ma part, petite, je pensais que j’aurais des filles parce que j’avais une soeur. On était une famille de filles, ça me semblait logique (oui, j’ai un esprit très scientifique haha).
    Quand on a décidé de faire un bébé, j’étais persuadée que ce serait un garçon. Mon mari vient d’une famille d’hommes : il a un frère, son père a 2 frères, il avait déjà 2 fils (et 1 fille). J’avais donc cette idée en tête même si ce n’était pas une préférence. Le plus important, c’était que tout aille bien pour ce petit bébé (j’ai une petite cousine handicapée et j’ai « saoûlé » mon gynéco pour qu’il vérifie certaines choses).
    Pour ma deuxième grossesse, tout le monde nous souhaitait une fille et ça m’a énooooooormément agacée ! J’ai toujours en travers de la gorge une réflexion d’une personne très proche à l’annonce du sexe « on ne pourra pas lui acheter de jolis vêtements » … Clairement, les gens étaient « déçus ». J’avoue que je ne comprends pas du tout ce genre de réactions venant de personnes extérieurs (pour les parents, c’est autre chose et je comprends). Mon agacement est monté d’un cran après mon hospitalisation. Mon bébé a failli naître à 24sa et les gens continuaient à nous dire « encore un garçon, c’est dommage, vous tenterez une fille pour le 3ème ». J’ai encore le ventre qui se noue quand j’y pense …. On n’est pas passé loin du drame, on a un bébé en bonne santé finalement, c’est le plus important !
    Maintenant, j’avoue que si j’avais un 3ème enfant (ce qui n’est absooooolument pas au programme), j’aimerais avoir un garçon pour plusieurs raisons : 1. j’assume totalement d’avoir 2 fils même s’ils sont turbulents, bruyants, ne portent pas de robe, etc. (ils aiment les chaussures comme moi et font la cuisine avec leur père) 2. j’ai plus d’atomes crochus avec les garçons (je travaille avec des hommes) 3. on est d’accord sur un prénom masculin (maintenant qu’on n’a plus la pression, on aime le même prénom haha). Si j’avais une fille, je l’aimerais tout autant mais je ne sais pas comment je réagirais à l’annonce.

    1. J’ai adoré ta réflexion sur le prénom 🙂 ! Promis je te le révèlerai aussi (pas sur le blog mais volontiers en privé) mais pour ça il faudra patienter jusqu’à la naissance 😉 . Je comprends totalement ton agacement vis-à-vis des remarques, je ressens le même parfois… Et j’ai hâte de savoir si finalement il y aura ou non un petit troisième mousquetaire un jour chez toi… 🙂

  41. Bon tu le sais, on en a déjà longuement parlés, j’avais une forte préférence pour une fille sans que je sache vraiment d’où elle vient. Je me retrouve pas vraiment dans ce que tu décris mais par contre je trouve en effet que la vie est plus difficile pour une fille que pour un garçon.
    Peut être, comme tu le dis, j’idéalise cette petite fille et que je serai déçue à son arrivée (si elle a lieu hein ^^) surtout que le choupi a mis la barre super haut niveau mignonitude.
    La seule raison que je vois pour l’instant c’est qu’on a comme Mme Weena un super prénom qu’on adore pour une fille !!! En tout cas je reste sur mon pronostique et dit fille pour toi !!!

    1. C’est difficile d’ajouter quelque chose tellement nous en avons déjà parlé en privé. J’espère en tout cas que cet article et le reste te consoleront un peu si la vie n’exauce pas tes souhaits 🙂 .

  42. Une fois de plus, j’aurais pu écrire quasiment mot pour mot ce que tu nous dis.
    Pour mon premier, j’avais une petite préférence pour un garçon. Mais j’étais d’abord préoccupée par l’idée d’un enfant en bonne santé, et que nous puissions l’élever dans de bonnes conditions. Et je suis comblée par mon fils aujourd’hui, même s’il est dans une phase un peu difficile en ce moment 😉
    Maintenant que j’attends le deuxième, tout le monde nous souhaite une fille. Je suis donc persuadée que c’est un deuxième garçon ! Même si nous ne le savons pas encore… Mais comme toi, je sais que je ne suis pas devenue celle que ma mère attendait sans doute, même si nous avons aujourd’hui de bons rapports. Et je crois que quelque part, je n’ai pas envie d’avoir une fille justement parce que pendant longtemps je n’ai pas eu un rapport serein avec ma mère, et que je ne veux pas avoir à lutter contre une hypothétique reproduction de mon schéma familial. Mon mari dit que le sexe lui est égal, mais je crois quand même qu’il préfèrerait une petite fille, et nos parents respectifs l’ont clairement dit ! Et chacun de pronostiquer qu’en cas de deuxième garçon, on en ferait un troisième « pour tenter notre chance » !! Alors là, c’est sans moi, merci !
    Du coup, j’ai l’impression que je vais décevoir tout le monde quand on découvrira que c’est un garçon… Tout le monde sauf moi (et mon mari !)
    Du coup, le seul vrai problème aujourd’hui, c’est d’abord de trouver un deuxième prénom de garçon qui nous plait à tous les deux (pour une fille c’est bon), vu que la seule proposition de mon mari pour l’instant me laisse… perplexe pour rester polie !
    Prends bien soin de toi 😉

    1. J’ai l’impression de me lire, nous sommes exactement dans la même situation (même si de mon côté nos parents sont assez prévenants et n’ont pas exprimé de souhaits, ce sont plutôt les voisins, les collègues etc. qui sont maladroits). Est-ce que vous souhaitez le savoir avant la naissance quand même ? Si oui j’imagine que tu l’apprendras comme moi au cours du mois. J’espère que tu me mettras dans la confidence et que vous serez heureux quoiqu’il en soit, mais je n’en doute pas 🙂 .

      1. Oui, on veut connaitre le sexe. On est trop impatients, et puis il faut se mettre d’accord sur un prénom si jamais c’est un garçon ! Je ne veux pas le choisir à la va vite, celui de notre premier est assez symbolique (c’est le prénom de mon grand père) et je veux que le second bénéficie de la même « attention » portée à ce choix. En plus, mon mari dit qu’il a besoin de connaitre le sexe pour s’approprier le bébé, comme il ne le porte pas (! scoop je ne suis pas mariée à un hippocampe lol), et même si pour moi l’enfant est déjà là, lui donner un prénom dans mon coeur avant de le faire en mairie est une première manière de l’accueillir de manière plus concrète (même si nous gardons le prénom secret). On saura le 9 mai, je te dirai promis ! 😀

        1. Je me rends compte que j’en parle déjà comme si c’était un garçon, et que l’enjeu du prénom était sur la table en permanence ! Mais nous avons choisi un prénom pour une fille qui nous plait énormément à tous les deux, et je serais ravie d’avoir à le donner !
          Et puis mine de rien, maintenant que je suis mère, je me sens plus indépendante dans ma relation à la mienne (de mère), et je me rends bien compte que je réussis autant que faire se peut, et de plus en plus, même si c’est un parcours long et chaotique, à être la mère que je veux être et non celle que j’ai eu. Alors une petite fille, ça me va !

        2. Je veux savoir à peu près pour les mêmes raisons 🙂 . Même si je porte le bébé, ca m’aide aussi énormément à me projeter. En revanche nous on a aucun prénom (enfin si peut-être un de garcon) mais on veut justement s’épargner le travail d’en chercher deux !

  43. Je n’ai pas encore d’enfant mais il est vrai qu’avoir une fille me fait particulièrement envie. Un garçon m’irait aussi hein, mais, au fond, j’ai une petite préférence. Je n’imagine pas que ce soit pour sa vie adulte mais plus pour son univers enfant. J’ai un beau-fils, maintenant en CM2 mais suis hermétique à tous les jeux qui lui plaisent. Je me sens empotée en fait 😉 Les jeux vidéos avec des créatures sombres, les jeux autour de la police… Il y a bien quelques jeux de société que j’aime bien et on trouve toujours à faire ensemble mais je préfère les jeux colorés ou dans lesquels il faut construire, lui préfère les jeux « d’enfoiré » (ne ris pas : c’est le nom officiel !). Bref, j’ai dans l’idée que je ne serais pas la mère qu’il faut pour un garçon… L’avenir me fera peut-être mentir !
    Je te souhaite en tout cas plein de bonnes choses !

    1. Je pense que si tu as un fils un jour, ce sera très différent de toutes façons de ton beau-fils, d’une part parce que tous les enfants sont uniques, et puis parce que ce sera ton enfant 🙂 . Mais je te souhaite bien sûr avant tout de réaliser ton souhait 🙂 .

  44. C’est bizarre j’étais sure d’avoir déjà laissé un commentaire. J’ai du oublié de valider ^^ (moi un poisson rouge ? nooooon)
    Tout ça pour dire que pour moi l’envie d’une fille était très présente, pas forcément pour un premier enfant mais je sais que je voulais au moins une fille. Du coup j’ai été ravie de savoir que j’attendais une petite Biscotte <3
    Mais maintenant pour les suivants j’apprécierais autant un garçon qu'une fille. Par contre je pense que mon mari a très envie d'un garçon !
    Je suis admirative du recul qu'une fois encore tu prends sur toi même. De mon coté je ne sais pas vraiment dire pourquoi une fille me paraissait si important. Peut-être l'impression de mieux "connaitre le sujet" ?
    Alors pour finir je te souhaite juste un beau bébé, fille ou garçon 😉 et une belle fin de grossesse, sereine !

    1. Je suis désolée je l’avais bien recu mais hier je n’ai pas eu le temps de le valider et comme je modère tous les commentaires… Promis je serai plus rapide la prochaine fois ! Je suis du genre à beaucoup intellectualiser, ce n’est pas toujours une qualité mais merci quand même du compliment 🙂 . Et c’est super si de ton côté tes attentes ont été comblées par la vie les suivants ce ne sera que du bonheur alors !

        1. Merci de ta compréhension parfois je suis en effet un peu dépassée par le nombre mais c’est toujours un grand plaisir de toutes vous lire 🙂 !

  45. C’est marrant, moi je connais plutôt des filles qui veulent avoir des garçons. De mon côté je m’en fichais complètement, je penchais un peu plus vers une fille seulement pour une question de prénom, car les prénoms de garçons, je trouve ça bien galère. Et après deux garçons ça me serait encore égal pour une nouvelle grossesse…(quoi que, quand je vois que le 2e suis la passion de son frère pour les trains et les pelleteuses, je me dis que je n’ai pas fini d’arpenter les gares et les chantiers et qu’un peu plus de diversité dans les thèmes serait bienvenue !). Je pense que ce que l’on peut partager avec son enfant est plus lié à son caractère et à ses centres d’intérêt qu’à son sexe.
    L’impression que j’en ai est que le fait d’avoir un enfant de l’autre sexe est plus facile car tu n’es pas directement en « compétition » avec ta relève dans la génération suivante (c’est très mal dit et j’ai du mal à l’exprimer mieux, mais c’est l’impression que j’ai en voyant par exemple des copains se mettre au sport après avoir eu un garçon, alors que ça ne leur était pas du tout venu à l’idée après leurs filles..)

    1. J’aime bien ce que tu dis sur le caractère et les centres d’intérêt tu as raison ! Et je ressens aussi ce que tu dis sur cette espèce de compétition… Bref, on va être bien avec nos deux garçons chacune 🙂 .

  46. Très intéressant. Je te suis sur DansMaTribu mais je n’avais jamais été sur ton site, il est très sympa. Et félicitations pour ce petit 2eme a venir!
    Pour la question de la préférence, les miennes ont évolué au fil du temps :
    – pour l’aîné, un garçon me semblait plus simple à élever, puis ma cousine a eu une fille et je me suis projetée à fond. J’ai mis 48h à intégrer que nous allions avoir un petit gars. Qui a eu beaucoup de soucis à la naissance et ensuite, reléguant la question du genre loin loin derrière.
    – pour la 2eme je voulais à nouveau une fille. Même si la future relation mère/fille m’a toujours inquiétée un peu, je n’avais pas envie d’attendre un 2eme garçon, avec toutes les réflexions des gens et la pression que ça mettrait sur une éventuelle 3eme grossesse. Je crois aussi que c’était pour s’éloigner complètement du schéma du 1er, difficile. On a gardé la surprise jusqu’à la naissance, et c’était une fille.
    – pour le 3eme, je voulais encore une fille pour revivre le bonheur de la fois précédente et ça a été un peu dur à accepter, mais il faut dire que la grossesse entière a été une épreuve.
    Je connais des femmes qui veulent absolument une fille pour la transmission, je trouve ça étonnant parce qu’on peut très bien partager la cuisine ou autre hobby avec un garçon. J’en connais aussi une qui s’inquiétait, enceinte, de ne pas profiter assez de ses futures petits-enfants parce qu’elle n’allait avoir que des garçons. On se fait du mal avec nos projections, non? 🙂

    1. Merci d’être passée par ici !! Je comprends que, suite aux difficultés que tu as connues avec ton aîné, tu préférais ensuite « passer à autre chose ». J’espère en tout cas que tu es épanouie aujourd’hui avec tes trois petits 🙂 .

  47. Bon, j’arrive après la guerre comme d’habitude mais j’essaie de reprendre le fil des articles pendant mon absence et dans l’ordre 🙂
    Pour ma part, j’ai eu peur d’avoir une fille au début … parce que je n’ai pas eu une enfance facile et chez nous à La Réunion LE fils c’est le graal absolu. Mais dès le début, j’avais le pressentiment d’attendre une fille justement alors cela m’a permis de mettre à plat mes doutes et de faire un véritable travail sur moi-même. Tout mon entourage était « déçue » que je n’attende pas ce fameux garçon d’autant plus que je ne souhaite pas avoir d’autres enfants . Depuis que ma fille est née, c’est une évidence c’est elle et personne d’autre et je cloue le bec à ceux qui osent faire une réflexion sur ce fils que je n’aurai pas.

    Je vis donc pas à pas avec elle puisque je ne me suis jamais imaginée d’une part maman et d’autre part d’avoir une fille et c’est bien mieux comme ça au moins j’ai la surprise ! L’essentiel reste évidemment d’avoir un enfant en bonne santé et aujourd’hui j’affirme également que je n’ai pas besoin d’avoir un garçon pour être comblée !

    1. J’aime beaucoup ta façon de voir les choses et l’amour pour ta fille que je ressens à travers tes mots 🙂 . C’est comme tu le dis de toute façon souvent une évidence après la naissance ! Je vous souhaite de doux débuts.

  48. J’ai deux garçons et j’en suis absolument RAVIE ! Mon grand de 6 ans bouscule à lui tout seul tous les stéréotypes : il est très doux, câlin, calme et adorable avec tout le monde, ce n’est pas du tout un casse-cou et il fait moins de bruit que certaines filles (parce que les filles, quand ça hurle ça fait franchement mal aux oreilles ^^).
    Quand j’ai su que le 2ème était un garçon, j’étais vraiment contente, pas déçue du tout. J’ai tellement aimé avoir le premier que j’étais heureuse de remettre ça 😉 Il y a quelque chose de rassurant aussi d’être en terrain connu… Et comme tu dis, ce n’est pas forcément évident d’être une fille de nos jours, même si j’avoue que je ne connaîtrai jamais cette complicité mère / fille dans quelques années. C’est la seule chose qui me rend un peu triste, de savoir que mes garçons me quitteront pour une autre femme (ou un homme hein, ça me serait égal) et qu’ils s’éloigneront inévitablement de moi, ce qui est moins le cas avec les filles je trouve !

    1. Je me souviens quand j’avais lu ton article où tu annonçais le sexe de ton deuxième, tu disais aussi que tu t’étais toujours imaginée maman de garçons et ça avait fait tilt en moi. Je peux imaginer que, lors de certaines étapes, nos garçons auront avec nous une pudeur que n’aurait peut-être pas une petite fille. Une forme d’éloignement c’est vrai peut-être. Mais d’un autre côté cela nous évite peut-être de trop projeter notre relation future avec eux et d’être plus à même de les laisser s’envoler un jour.

      1. Tu as raison, les garçons sont plus délicats avec leur maman, moins exigeants aussi, sans doute 🙂 Quand je vois moi-même à quel point j’ai pu être dure avec la mienne, mon frère est un enfant de choeur à côté ! Je me demande parfois quel genre de belle-mère je serai, j’espère que mes belles-filles ne me détesteront pas sans raison (perso j’aime beaucoup ma belle-maman^^).

        1. C’est aussi une question que je me pose parfois : quelle belle-mère serai-je ? Heureusement nous avons encore un peu de temps pour y penser 🙂 . Mais je suis sûre que si nous adoptons une attitude ouverte et non intrusive il n’y aura pas de raison pour que ça se passe mal. A fortiori puisque nous donnons toutes les deux à nos fils des exemples équilibrés si je comprends bien (je veille aussi beaucoup à ne pas valoriser ma mère vis-à-vis de ma belle-mère dans leurs places de grands-mères).

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