Education et « Trotzphase »

Education et « Trotzphase »

La Trotzphase en allemand c’est ce qu’on appelle en France le Terrible Two. Mais je n’aime pas les anglicismes et trouve le terme allemand davantage approprié, il signifie : l’âge du défi. Je vous avais promis il y a déjà plusieurs mois un article sur mes convictions en termes d’éducation. J’avais commencé par vous dire que j’étais contre la fessée. Et puis… il y a eu comme un trou sur le sujet. Parce que la Trotzphase ici, on est entré dedans d’un coup. Et c’est en effet un défi à plusieurs facettes : un défi répété que nous lance Pierre, un défi pour nos méthodes d’éducation aussi.

J’aime beaucoup de choses dans la conception allemande de l’éducation et je considère que c’est une vraie chance pour Pierre d’évoluer ici. J’ai l’impression que dans ce pays, nous en sommes déjà à l’étape « post éducation bienveillante ». Plus personne ici ne semble se battre contre les cris ou la fessée. Ce sont des idées déjà acquises depuis une bonne génération, on part du principe que c’est évident. Alors on ne trouve pas de livres ou d’articles expliquant pendant des pages à quel point il peut être traumatisant de laisser pleurer son enfant ou de lever la main sur lui. En revanche on reçoit souvent des conseils pratiques et bienveillants envers les parents sur le thème : comment survivre avec son enfant. Et je m’y retrouve bien.

L’éducation actuelle que je donne à Pierre est un peu à l’image de notre vie : un mélange d’influences et de cultures. Bien sûr il y a une partie héritée de mes parents. Il y a aussi une partie influencée de mes amitiés actuelles. Et puis il y a une partie construite et réfléchie, et je tiens celle-là notamment de deux livres, le fameux « On a tout essayé » d’Isabelle Filliozat et un livre allemand donc, « Détendu et serein pendant la phase du défi ». Globalement je dirais que nous sommes des parents relativement peu exigeants. Et d’un autre côté je sais que tout est toujours très relatif : Pierre a ainsi le droit de se lever de table quand il le souhaite, il n’a en revanche jamais le droit de regarder la télé. Et je comprends tout à fait que d’autres parents choisissent de faire l’inverse.

Je dois vous confier pour commencer que l’entrée dans la phase du défi s’est faite, pour moi, douloureusement. De ses quatre mois à ses deux ans environ Pierre était un bébé facile, que tout le monde m’enviait. Il était très câlin, très accroché à sa maman aussi. Il mangeait bien et de tout. J’appréciais énormément l’exclusivité et la douceur de notre relation. Et puis progressivement les choses ont changé et les crises se sont multipliées… Les situations « à risque » sont souvent les mêmes : les repas dont il aimerait définir le contenu à son aise, les phases d’habillement qui prennent un temps inimaginable, et les départs – systématiquement. Dans ces cas là, Pierre pleure très bruyamment et à chaudes larmes. Il lui arrive aussi de jeter tout ce qui tombe sous sa main. Il crache de temps en temps. Et il lui est même déjà arrivé de nous frapper…

Ce que j’ai peut-être le plus aimé de mes lectures, c’est qu’elles commencent toutes par rappeler que tout cela est normal. C’est bête mais moi, ça m’a fait du bien de le lire. Ca me fait du bien même chaque jour de me le rappeler, que je n’y suis pour rien, que c’est une phase classique de son évolution, que la plupart des enfants traverse cette petite adolescence et que c’est même un signe sain de son développement. J’aurais tôt fait sinon de sombrer dans une sur-interprétation de tous ses emportements, de me remettre complètement en question à chaque pleur. Bien sûr, j’ai déjà été amenée à faire évoluer ma façon de faire pour éviter les conflits : nous laissons par exemple un maximum d’autonomie et de choix à Pierre, puisque c’est à priori ce à quoi il aspire le plus. Mais je n’ai a priori pas vraiment de raisons de me ronger les sangs ou de douter de son amour pour moi. Pour la grande angoissée de nature que je suis, c’est important.

Au delà de cette normalité de la situation, ce que j’ai retenu de ces lectures, c’est l’injonction au calme. Je pense que ce fut un de mes plus gros défauts des débuts en situation de crise : vouloir à tout prix qu’elle cesse, intervenir, consoler. Parfois bien sûr, c’est bien de le faire : j’essaie ainsi presque toujours de décoder calmement avec lui ses émotions en début de crise. S’acharner dans cette voie en revanche est juste épuisant et n’arrange rien le plus souvent. Le risque étant que la crise dégénère en cris et en perte de sang froid de mon côté, ce que je cherche vraiment toujours à éviter. Une fois l’éducatrice référence de Pierre m’a dit : « Il faut que vous lui montriez votre sérénité intérieure face à la situation ». J’ai trouvé cela très joliment et clairement formulé. Mais j’ai trouvé une formulation plus efficace, que j’ai toujours dans un coin de ma tête quand Pierre commence à s’énerver. Ce sont les mots la grande prêtresse Chat-mille : « Ce ne sont pas des marathoniens de la crise ». Parce qu’en effet, si je prends le parti d’ignorer sa réaction et de rester calme, la crise passe vite, en fait. Elle ne dure jamais plus de quelques minutes. Ca me fait du bien de me le dire quand elle démarre. En n’oubliant pas de respirer un bon coup.

Enfin je vous disais au dessus que ce que j’essayais d’éviter à tout prix, c’était que la situation dégénère de mon côté. Je n’aime pas crier. Cela doit m’arriver en gros tous les deux mois depuis que Pierre est entré dans cette phase et à chaque fois cela me cause beaucoup de remords. Au fond de moi j’ai la conviction que c’est moi l’adulte, et que c’est donc à moi de savoir gérer mes émotions. Mais alors comment je fais, concrètement ? C’est peut-être là la faiblesse du livre de Filliozat. Je trouve qu’elle donne beaucoup de pistes pour éviter les situations de crise mais assez peu pour les résoudre. Je vais vous donner un exemple concret. Pierre adore cracher, à table par exemple. Filliozat nous explique que c’est tout à fait normal à son âge, qu’il trouve cela très amusant, d’accord. Il n’empêche que sur le moment je ne sais pas comment le faire cesser ce comportement. Les injonctions, parfois, ne suffisent pas. Alors dans ces cas là je fais quoi ? Pour commencer j’essaie de faire diversion. Je lui propose par exemple de chanter une chanson, ou lui pose une question ouverte. Et si vraiment rien ne fonctionne, si je sens que je suis sur le point d’exploser ? J’interromps l’interaction comme le conseille le livre allemand. Concrètement ça veut dire que je quitte la pièce où il se trouve en lui exprimant mon désaccord. Je n’aime pas trop me dire que c’est une punition. Je préfère me dire que c’est une prise de distance salutaire, le temps que les deux parties reprennent leurs esprits. Je me dis que finalement c’est aussi quelque chose que l’on pratique parfois entre adultes : quand une réunion de travail se passe mal on l’interrompt.

Voilà vous connaissez mes petits secrets. En prenant des notes pour préparer cet article je me suis dit qu’ils tenaient en quelques mots, que je pourrais presque en faire un slogan de campagne : « s’adapter, ignorer, faire diversion, s’éloigner ». Dis comme ça, ça a l’air simple. En vrai je vous rassure : ça ne l’est pas. Il y a des jours où il me pousse à bout, des jours où il me fait pleurer, des jours où je me demande pourquoi. Et puis des périodes enchantées où tout se passe mieux, où je vois à quel point il grandit, à quel point certaines règles devient des acquis, où je suis si fière de lui.

Et vous les mamans de deux ans, on vous en fait voir de toutes les couleurs aussi ? C’est quoi, votre slogan ?

74 réactions au sujet de « Education et « Trotzphase » »

  1. Eh beh ça fait flipper quand même… Aucune idée de si je la bride ou si je la laisse s’exprimer assez, pour le moment ça va chez nous à priori elle a l’air épanoui. Enfin je crois !

    1. Je sais que ce n’est pas « in » de le dire mais je pense quand même aussi que dans cette phase, il y a des tendances fille et garçon, un peu. D’ailleurs je l’ai même lu quelque part. Alors peut-être que les nuits difficiles que vous avez vécues avec elle, c’était sa manière de s’opposer. Nous on a la version un peu plus « hard » pour le moment 🙂 . Ou alors ça n’a pas encore commencé chez vous… Mais ce n’est pas ce que je te souhaite 😉 .

  2. Merci pour cet article.

    nous sommes aussi dans cette phase et dans le même principe. Et fois deux, ce n’est pas toujours facile de suivre ses principes. ..quitter la pièce m’est donc parfois salutaire. ..

    Les fins de crise ne se gèrent pas de la même façon pour ma fille que pour mon fils.

    Pour elle la négociation est possible:exemple:tu ne veux pas mettre ce pull? Tu as le choix entre celui là ou celui là ( généralement le bleu qu’elle déteste), elle cède sur le pull initial et se laisse habiller sans difficulté.

    Pour mon fils, cette technique du choix ne fonctionne pas. Je le laisse quelques instants et m’occupe d’autre chose et je réessaye. Généralement il se laisse faire à la deuxième tentative. …

    On apprend la patience…mais pas tout les jours facile.

    1. C’est drôle car hier justement alors que Pierre était un peu « compliqué » je me suis dit : « Mais comment ça se passe avec des jumeaux ? On a le même nombre de crises multiplié par deux ? ». Du coup j’ai ta réponse 🙂 . Et je vois tout à fait ce que tu veux dire quand tu parles d’apprendre la patience… C’est intéressant en tout cas de voir que pour les deux, des méthodes différentes fonctionnent !

      1. Pour le côté jumeaux de la crise…par expérience, je dirais:gérer vite la première crise pour ne pas que ça dégénère en crise générale! Et puis parfois, celui qui est calme va voir celui qui est en crise en lui donnant son doudou et en lui disant  » pas ça »… et là même si maman est à bout…elle fond!

  3. J’aime bien le terme allemand – et en général je les préfère aussi, c’est toujours plus descriptif et parlant.
    Ici cette période de défi est arrivée en même temps que bb2, ce qui je crois n’a pas arrangé les choses. Moi ce n’est pas les crises qui me dérangent le plus, je trouve que la plupart du temps cela se gère plutôt bien et de la même facon que toi ; anticiper en laissant le choix et la liberté d’essayer de faire seul, les câlins et l’écoute, la diversion et, en dernier recours l’éloignement pour permettre à tout le monde de redescendre. Attention il y a eu quand même 2-3 crises que j’aie mal gérées, et je regrette, comme toi, après coup de ne pas avoir su garder mon calme.
    Mais dans cette période ce n’est pas ce qui me semble le plus difficile. Ici il y a surtout les défis qui nous « font mal » : une période où il mordait bcp à la crèche et où on ne savait vraiment plus quoi faire. Je me suis beaucoup énervée. Une autre où les couchers ont été très difficile et la il savait qu’il appuyait vraiment la ou ça fait mal (depuis qu’il est tout petit le sommeil est notre point faible, à B. Comme à moi ; on est des stressés du dodo). Maintenant c’est à la crèche qu’il ne veut plus faire la sieste… c’est sans fin j’ai l’impression ! On essaie d’accompagner, d’expliquer, mais parfois je me demande si on va se battre à chaque fois pour autre chose… on enterre un « problème » et tout de suite derrière un nouveau arrive…
    Bref. Je trouve quand même que grâce à cette phase il devient plus raisonnable ; ou en tout cas qu’il est plus facile à raisonner : on discute, j’explique, et la plupart du temps il comprend – pour des choses pour lesquelles il y a encore qqs mois ça aurait été un drame et il aurait été inconsolable.
    Mais faut il toujours qu’ils grandissent si fort et dans la « souffrance » ? Je sais pas si je m’exprime bien et puis j’ai déjà écrit un gros pavé… après on se demande pourquoi je ne commente pas plus souvent ! En tout cas merci pour cet article. Je ne les lis pas généralement ces articles sur le terrible 2 car c’est souvent culpabilisateur je trouve, et puis toi comme toujours tu as su mettre des mots simples sur ce que, je crois, on vit toutes, et finalement je me rend compte qu’on a les mêmes petites astuces et les mêmes mantra, c’est vrai que c’est rassurant !

    1. Je comprends tes interrogations. Je n’ai pas écrit cet article « à chaud » dans de grosses périodes difficiles car je n’en étais pas capable, parfois on doute vraiment beaucoup. J’imagine votre désarroi devant ces petits problèmes qui se succèdent. Mais je crois vraiment que là aussi, ils sont notre lot commun. Je prends le parti de ne pas trop en parler (parce que je ne sais plus quoi en dire et parce que bien sûr il est généralement plus agréable d’expliquer à quel point mon fils est formidable) mais ici aussi, les nuits restent très compliquées. Je rigole quand je lis des mamans de nourrissons rêver que leurs bébés fassent leur nuit. Moi je me dis juste qu’avec un peu de chance, BB1 et BB2 se réveilleront en même temps 😉 .

  4. Ah le « ce ne sont pas des marathoniens de la crise », faudrait que je dise ça au Breton qui trouve que je le laisse trop faire des « caprices » (oui, mon mari ne lit AUCUN livre de psychologie), alors que je ne cède pas, je me contente d’essayer de mettre des mots sur ses émotions, de l’accompagner, de rester disponible (pas toujours facile) … et d’utiliser la parade de l’imaginaire (mais bon pour l’instant, il n’en a cure) …
    Sinon, ma maxime, je le disais à Chat-mille, vise plutôt à éviter les crises sur la base « son action n’est une gène pour personne? dangereuse ni pour lui, ni pour les autres? Sans dégradation (volontaire)? Alors ok », ce qui hérisse le Breton beaucoup plus stricte (ou moins pragmatique).

    1. C’est quoi la parade de l’imaginaire ? Ca semble intéressant ! J’ai à peu près la même maxime c’est pour ça que je dis que je ne pense pas que nous soyons des parents exigeants mais malgré tout il faut bien s’habiller, sortir et manger autre chose que du jambon, non 😉 ?

      1. En gros, la parade de l’imaginaire, c’est montrer à l’enfant qu’on a entendu son envie/besoin en disant : tu as vraiment envie de … /boire du jus de pomme là maintenant tout de suite/, le problème c’est que… /à la maison, on prend du jus de pomme au petit déjeuner et au goûter/, ce serait chouette si …/on pouvait boire autant de jus de pomme que l’on voulait à n’importe quel moment/
        Ou alors, si tu refuse un objet, lui demander lequel il voudrait si il pouvait avoir tout ce qu’il voulait. Mais j’ai l’impression que ça marche mieux plus tard, à partir de 4/5ans

        1. Ah oui je comprends j’en ai déjà entendu parlé ! Mais en effet ici pour le moment ça ne fonctionne pas vraiment non plus il n’a pas encore cette capacité de projection dans le futur…

          1. Super cet article ! Je me retrouve bien dedans, comme souvent… 🙂
            Concernant la « parade de l’imaginaire » (je ne connaissais pas ce terme), ça marche très bien ici. Beaucoup mieux que la compassion/consolation d’ailleurs. Ne serait-ce qu’hier par exemple : on était dans la voiture toutes les deux, je conduisais et elle me demande une craquotte. Je commence par lui expliquer que je comprends, elle a envie d’une craquotte, elle a très faim, le problème c’est que ce n’est pas possible parce que je conduis et que la boîte de craquottes est à la maison, mais que heureusement on arrive dans deux minutes. Echec total, redoublement de pleurs. Manifestement la réponse raisonnée ne lui convient pas du tout. Du coup je pars dans l’imaginaire et reprends d’un ton enjoué : « Ah oui, tu veux une craquotte ? Tout de suite ? Wahou, et une craquotte grosse comment ? Comme un éléphant ? Ou comme une petite souris ? » et ainsi de suite. Généralement elle éclate de rire tout en se sentent comprise. Aucun pleur, elle ne demande plus de craquotte, crise résolue en 20 secondes top chrono. Nos enfants ont le même âge et la mienne est bien moins avancée que le tien niveau langage, donc je pense que tu pourrais tester cette solution, si elle te tente ! 🙂 Ca marche pour tout (chez nous). Par exemple aussi le matin, quand elle ne veut pas partir, je me mets à décrire joyeusement ce dont elle a envie « ah oui, tu ne veux pas aller à la crèche, tu préfèrerais faire du toboggan ? Un toboggan comment ? bleu ? avec des escaliers ? et grand comme une montagne ? tu pourrais monter jusqu’en haut avec ta petite voiture, puis tu la ferais glisser, zou ! jusqu’en bas ! » et généralement pareil, elle me donne la main et m’accompagne joyeusement jusqu’à la voiture. Au début ce genre de solution me gênait beaucoup. J’avais l’impression de lui mentir. Mais en fait apparemment ça lui convient très bien comme ça, elle se sent beaucoup mieux comprise de cette manière que quand j’explique raisonnablement pourquoi je ne peux pas répondre à son besoin. Je ne sais pas si ça pourrait marcher chez toi aussi. Par exemple pour les crachats, partir dans l’imaginaire en inventant un concours de crachats où on pourrait créer un lac grand comme un océan, ou que sais-je ! (beurk :P) Parce que je suppose que comme ma fille, Pierre n’aime pas trop les réponses raisonnées. Pour lui c’est drôle, point, et il ne voit pas pourquoi tu l’empêcherais de partir dans son délire. Sinon, une autre possibilité si l’imaginaire ne convient pas : lui donner un petit récipient dans lequel il pourrait cracher (« si tu veux cracher, c’est là. on ne crache pas sur la table. ») ou lui faire faire dans le lavabo ? Je n’ai pas trop testé.
            Bon courage, c’est effectivement agréable en tout cas de voir que tous les parents passent par là !

          2. Je vais réessayer la méthode de l’imaginaire je la trouve très séduisante et drôle en plus 🙂 . Mais c’est vrai que j’ai essayé une fois sans succès, j’ai eu l’impression qu’il ne comprenait pas du tout mon délire. Peut-être qu’il est trop habituée à sa maman terre à terre 😉 . Concernant les crachats inutile de te dire que l’autorisation de cracher dans le lavabo après le brossage de dents est le grand moment de la journée. Je n’ai jamais essayé à un autre moment, ce n’est pas toujours facile à organiser mais j’y songerai.

  5. Ici c’est compliqué aussi ! C’est sûr que le contexte familial n’arrange rien mais elle enchaîne colère sur colère, c’est usant ! Au début on essaye de la raisonner, de discuter mais des fois on n’a pas d’autres choix que de se fâcher… Et on l’habille / la lave de force. Mais on lui explique toujours le plus qu’on peut. Et à défaut d’être d’accord, je crois qu’elle comprend !

    1. Pas plus tard qu’hier nous avons été obligés de lui laver les mains de force au retour du parc après avoir essayé toutes les techniques de négociation possibles ! J’imagine aussi que le contexte familial la perturbe en ce moment, j’espère qu’elle retrouvera vite un peu d’équilibre.

  6. Cette période me fait peur, et je l’appréhende. Nous ne sommes pas encore à ce stade Miss E a 16 mois.
    Mais vu comment tu en parles, les petites astuces que tu donnes et les discours des autres mamans autour de moi, ça rassure tout de même et surtout de se dire que l’on est pas les seuls dans ce cas là.
    Je pense que je prendrais exemple sur mon mari qui est d’un calme, qui ne laisse pas voir son agacement lorsque Miss E commence à nous tester sur la prise des repas par exemple. Moi j’ai un peu plus de difficultés à garder mon calme. Sortir de la pièce est une de mes solutions du moment. Merci beaucoup pour cette article, je vais le garder dans un coin. Je le ressortirai dès que j’aurai besoin de ma rassurer.

    1. Je suis aussi toujours heureuse de retrouver les deux livres que j’ai cités après une mauvaise journée. Ca m’apaise de les lire, de chercher une solution, même si rien n’est jamais tout à fait acquis. J’espère que mon article pourra aussi t’aider de la sorte. Et c’est super si ton mari déjà fait office de rempart contre l’emportement !

  7. Ici la « petite adolescence » a commencé très tôt : 18 moi (ahhh!). A la crèche il m’ont dit que c’était parce qu’elle était très éveillée et en avance (il faut dire que toutes ses copines avaient un an de plus qu’elle). Je crois pouvoir dire qu’elle nous a testé au maximum. Nous avons résisté aussi bien que l’on a pu. Parfois avec brio, parfois dans l’excès (il y a bien eu quelques fessées…). Nous avons beaucoup expliqué, avons débriefé avec elle ses comportements, avons tenté de comprendre, de désamorcer les situations avant qu’elles n’interviennent. Mais finalement nous n’avons jamais capitulé. Aujourd’hui (à 3 ans) la crise semble (presque) derrière nous (même si l’arrivée d’un deuxième enfant engendre de temps en temps de petites rechutes) et Bébou semble plus que jamais bien dans ses baskets, heureuse, curieuse, jamais angoissée et pleinement consciente des règles qui régissent notre vie à la maison (même lorsqu’elle décide sciemment de les enfreindre).

    1. Ouh la la en effet elle a commencé tôt ! Je vois beaucoup de mamans atteindre le bout du tunnel vers trois ans, j’ai donc un peu d’espoir. Et puis il y a des phases plus ou moins difficiles j’ai généralement le temps de me rétablir entre deux heureusement 😉 .

  8. J’aime beaucoup ton article et encore une fois l’Allemagne me fait rêver. Je suis en total accord avec tes méthode éducatives (dialogue, négociation, lâcher prise plutôt que punition et répression systématique.) Malheureusement je trouve difficile de les appliquer tous les jours en France car en plus de notre propre patience mise à l’épreuve, je trouve la société absolument pas prête et encore très jugeante. On est encore beaucoup dans le discours du « il faut des limites , qu’il comprenne que non c’est non, ça va l’aider à se structurer… il en faut pas en faire un enfant roi, sinon bonjour à l’adolescence. .. » et ce même dans les milieux professionnels de la petite enfance ou ça évolue doucement ( je le vois avec certaines de mes collègues au boulot mais aussi dans les écoles ou les punitions et coins sont encore malheureusement tjs d’actualité….)
    En France on est encore dans la vision de l’enfant manipulateur qui fait tourner son monde et c’est difficile je trouve de s’affirmer et dire que oui c’est normal qu’à deux ans on s’oppose et on se roule par terre, non ce nest pas du cinéma et qu’on n’est pas trop laxiste! Difficile d’être parfois seule contre tous à penser cela! J’aimerai tellement que ce soit la normalité pour tous aussi !
    En tout cas bravo pour ton positionnement éducatif je suis certaine que ainsi tu offres les meilleures chances à ton enfant !

    1. Merci pour tes compliments, ça me touche beaucoup car c’est un sujet qui me tient très à coeur même si je tâtonne aussi beaucoup évidemment. Tu as raison de souligner l’importance de l’entourage, cela fait clairement baisser la pression. Nos voisins, les éducatrices, nos amis, personne n’attend de nous une quelconque sévérité alors forcément on est tous plus détendu face aux crises. Même dans les supermarchés, quel que soit le comportement de Pierre je n’ai toujours eu que des sourires ou de l’aide autour de moi. C’est quelque chose que j’apprécie énormément ici.

  9. J’en suis aussi ! Globalement pour l’instant je trouve que « ça va », mais ça tient souvent à un fil… maman, papa ou enfant un peu plus fatigué(s) que d’habitude, timing serré, comportement moins toléré… tout ça fait vite boule de neige, et un moment sympa peu vite devenir un moment catastrophe. Parfois ça passe vite, et parfois c’est l’escalade.
    J’ai tendance à trop parler, trop expliquer, trop négocier, trop justifier… ma fille questionne, négocie, et ça peut être sans fin. Depuis peu quand je sens que ça va être trop long, (par exemple pour s’asseoir dans le siège auto ou mettre la gigoteuse), je lui indique qu’à 3 je l’attrape… en général au 1 elle joue encore, mais à 2 elle a vite faite de répondre à la demande. Mon mari trouve que c’est déjà lui laisser trop de temps et de corde.
    Depuis quelques semaines je trouve qu’elle persiste plus malgré notre « non », notre haussement de voix… le début de la période vraiment plus dure ?

    1. Ici aussi j’utilise parfois la technique du 1 – 2 – 3 mais à vrai dire ça ne marche plus trop. Et je n’arrive presque plus à le forcer à faire quelque chose (se laver, changer sa couche…). Avec 13 kilos et 94 centimètres il a beaucoup de force et en plus en ce moment j’ai toujours peur de me prendre un coup dans le ventre. Bref je ne veux pas te faire peur, il est possible que ta fille n’aille jamais jusque là 😉 .

  10. Ah oui, le modèle d’éducation allemand! Je me souviens que, plus jeune, j’ai toujours senti un énorme fossé entre mes amis allemands et nous, les petits français. D’ailleurs, à un moment donné, j’ai même envisagé de m’y installer mais bon… les choses sont bien plus compliquées pour moi qui suis originaire de la Réunion. Le soleil, la mer… sont plus que nécessaires à mon équilibre.
    Pour en revenir à ce cap difficile à passer avec les petits, au moment de la crise, j’ai toujours essayé de nous laisser un petit temps pour laisser tomber la pression. Chacun va dans son coin pour réfléchir à la situation passée. Au bout de quelques minutes, voire même quelques secondes désormais, les choses s’apaisent très souvent d’elles-mêmes. Il est alors possible d’en discuter calmement. Et, il faut bien reconnaître que ça a toujours été efficace.

    1. Je suis aussi comme tu l’as compris une grande adepte de ce petit temps mort pour se rafraichir les idées. A part ça moi je viens de la Côte d’Azur et je me suis faite au climat du nord de l’Allemagne alors pourquoi pas toi 😉 .

  11. Je n’ai rien contre les anglicismes mais j’aime beaucoup le terme allemand qui est en effet bien plus descriptif et précis !
    A l’approche du deuxième anniversaire de Croquette (dans 3 semaines pile aaaah !), nous commençons à noter quelques scènes comme celles que tu décris, même si dans l’ensemble, je trouve cela encore gérable (pour l’instant).
    J’avoue ne pas lire autant que ce que j’aurais pu sur la façon de gérer cette phase du développement, même si j’ai une vague idée de comment m’y prendre… ton article tombe donc à pic pour me rappeler quelques bons principes ou me donner de nouvelles pistes.
    Pour l’instant, lorsqu’on lui oppose un refus catégorique (je pense que nous sommes comme vous indulgents sur certaines choses et moins sur d’autres), elle tente des crises de larmes qui durent en général 15 secondes et au maximum 1 ou 2 minutes. On se contente de lui répéter pendant chaque crise qu’on ne cédera pas pour X ou Y raison. Ca suffit avec elle. Mais jusqu’à quand ? Et est-ce que cela sera efficace face à des crises de colère ?

    1. Tu verras bien j’espère que Croquette vous épargnera une phase d’opposition trop dure 🙂 . Et au pire je suis ravie si mon article peut un peu t’aider. Je pense en tout cas que de rester sereine face à ses pleurs est déjà un très bon début, comme je le disais c’est quelque chose qui m’a été difficile les premiers temps…

  12. Bonjour,

    Article intéressant, notamment sur le retour sur Isabelle Filiozat. De cette auteure j’ai lu « Au coeur des émotions de l’enfant » , du moins le début. J’ai un soucis avec ce livre, c’est que je le trouve parfois culpabilisant : si on n’y arrive pas c’est que l’on n’est pas en phase avec ses propres émotions et que donc on ne peut pas y arriver. Et si on ne comprend pas son enfant après pleins d’essais … ben on a l’impression de ne pas être doué. Du moins c’est mon ressenti. Ma puce va avoir 4 ans en Juin et chez moi en ce moment il y a des difficultés entre elle et moi principalement : quand je suis seule avec elle le soir, ça se passe bien jusqu’au moment du coucher : là ça négocie au départ un câlin (que l’on a déjà fait plusieurs fois), puis ensuite le câlin se transforme en  » je griffe, je tire les cheveux, j’arrache les lunettes », ok j’explique que ça me fait mal, et que je voudrais un câlin tendre et sans gestes brusques. Ca recommence à chaque fois : griffure, cheveux, lunettes. Je finis par lui dire que je vais la laisser avec juste des bisous car bon, tout ça ça fait mal. Et là on passe aux hurlements, et elle réclame son père qui biensûr n’est pas là. Ca dure généralement 30 à 40 min. J’arrive à rester calme les 20 premières minutes, voire 30 minutes. Mais sur la fin quand elle se marre après m’avoir fait mal, je commence à bouillonner, ma « carte de fidélité de la patience » se termine. Et pourtant j’ai déjà quitté la chambre de ma fille 2 ou 3 fois. Je finis le plus souvent par des bisous, des bisous volants et je m’isole dans le salon. Elle me rend mes bisous volants en « chouinant » un peu, elle m’appelle 1 ou 2 fois, et finie par chantonner ou se raconter une histoire avant de s’endormir. J’ai mal au coeur de vivre ces soirées là, mais je ne sais plus comment faire. Les autres soirs ça se passe bien, notamment quand son père est là.

    Bonne journée.

    1. Je comprends je n’aime pas non plus quand les soirées se terminent mal par un coucher en crise… Malheureusement parfois c’est difficile à éviter. Peut-être que tu pourrais lui dire que dès qu’elle se comporte de la sorte le câlin est terminé et lui proposer autre chose pour s’occuper en attendant le marchand de sable : regarder un livre dans son lit, écouter un CD ou t’observer de loin en laissant la porte ouverte ? En tout cas ici aussi, les soirs où le papa est absent, tout est plus compliqué donc je compatis.

      1. MamanLune, est-ce que tu as essayé de poser des mots sur ce qui la dérange, à priori, l’absence de son papa le soir ?
        Par exemple en rencherissant quand elle demande son papa : « tu voudrais que papa soit là ce soir. Moi aussi, je voudrais qu’il soit là. D’après toi où est-il/pourquoi est-il absent/etc. »
        FeuFolet réclame toujours après son papa uniquement s’il n’est pas là … aborder le sujet comme ça marche plutôt bien chez nous. Bin courage.

        1. Bonjour à toutes les deux,

          Souvent je lui demande si elle sait où est son papa, et elle le sait car elle me dit  » il est au sport », « il est à l’école « (quand ce sont des soirs où il est en formation), ou alors « il est chez X ou Y « . Je lui explique toujours où est son papa et quand il va revenir.
          Sinon, pour répondre à la première réponse, on a le rituel histoire, câlin qui se passe très bien. C’est vraiment juste au moment où je m’en vais et que j’éteins la lumière. Le rituel de « bonne nuit » commence par un câlin, et c’est là que ça ne va pas. Je lui explique que je souhaite un câlin tendre… mais pour le moment ça ne marchait pas. Je vais voir ce soir comment ça se passe, puisqu’elle ne verra pas du tout son père. (Contrairement au soir où il va au sport où il repasse par la maison).

          Merci pour vos idées.

          Isabelle

  13. En ce moment on a de la chance, Little Miss S. est dans une phase cool! Je pense (j’espère) que le plus dur est passé, jusqu’à la crise d’adolescence quoi! lol. Parfois elle ne veut pas venir avec moi, refuse de rentrer à la maison car elle préfère rester dehors. Le truc qui marche bien c’est que je fais semblant de m’éloigner et je lui dis « bon bin moi j’y vais! ». Et elle me suit sans rechigner. J’ai l’impression qu’elle dit non juste pour le principe mais qu’elle obéit quand même assez facilement. Je pense donc que quitter la pièce est un bon principe, tu as raison de faire ça. Un truc qui me fait beaucoup rire et qui la fait beaucoup rire aussi en ce moment c’est qu’elle me dit « qu’elle boude comme grincheux » (le nain de Blanche-Neige hein, ce n’est pas le surnom que je donne à mon mari lol). J’ai le souvenir que ma fille a commencé le « terrible two » avant ton fils. Donc normalement Pierre devrait bientôt redevenir un petit garçon un peu plus docile 😉 Courage!!!

    1. Merci ça me rassure ! J’ai aussi l’impression que ça va mieux je ne sais pas si c’est grâce aux livres que j’ai lus ou tout simplement parce que ça passe. J’espère que nous sommes presque au bout 🙂 . Et sinon c’est drôle Pierre aussi parfois aime bien faire semblant d’être fâché 😉 .

  14. Alors moi mon bébé est encore dans mon ventre. Mais je me pose pas mal de questions, d’autant plus que j’ai été élevée de manière très stricte, sur le bon équilibre entre « l’ancien » et ce que propose l’éducation bienveillante et donc je suis très perturbée! Filliozat par exemple peut parfois me hérisser, même si elle propose aussi de bonnes techniques et pistes de réflexions, car elle ne dit jamais clairement que l’enfant teste et qu’il a besoin de trouver aussi une limite claire (je précise que je n’ai pas lu le livre que tu mentionnes). Bref. Je pose la question très naïvement et sans jugement aucun: pourquoi « faire faire de force » doit-il être un problème à partir du moment où on a expliqué à l’enfant la directive, le pourquoi de la chose, qu’on est resté ferme mais calme, voire qu’on a mis un nom sur son émotion? Pourquoi est-ce grave d’en arriver au « là il m’embête, du coup c’est comme ça, point »?
    Idem, s’il crie et qu’on arrive à le laisser crier tranquillement tandis qu’on ne cède pas, c’est super. Mais si on s’énerve, voire qu’on crie de temps en temps… d’accord, c’est beaucoup moins sympa comme ambiance familiale, mais est-ce grave?
    Autre chose. Il y a le « non » du parent, et il y a la réaction à un comportement dangereux de l’enfant. Ainsi il y a quelques semaines j’ai pu admirer un enfant de 2 ans (tiens tiens) chamailler bousculer le bébé de ma cousine jusqu’à… ce qu’il lui lance un objet lourd qui est passé à deux doigts de sa tête. Réaction très calme des parents adepte de l’éducation bienveillante, si calme qu’elle passait presque pour de l’indifférence et ne semblait pas du tout atteindre le bambin. Mais il me semble qu’un tel comportement fait bien partie de ceux face auxquels on a le droit de se mettre en colère. Qu’en pensez-vous?
    Enfin, une dernière chose. Il me paraît bon de réagir sereinement et calmement. Mais ne faut-il pas prendre en compte le paramètre « l’adulte se laisse envahir par l’enfant »? Si un enfant teste, et teste, et teste (je ne parle pas de l’enfant de deux ans spécialement) et qu’il trouve en face toujours une réponse sereine (toujours là mais un peu molle dans le cas auquel je pense…), et qu’il teste, et teste, et teste encore (je pense à une situation précise): pas sûre que la réponse sereine soit suffisante pour lui et clairement, l’adulte se fait dévorer son espace vital.
    Encore une fois, je ne juge pas, je m’interroge!
    Merci! 😉

    1. Aucun souci pour tes interrogations légitimes (je me permets de te tutoyer 🙂 ) . Alors pour commencer mon fils a des limites, plein même : il n’a pas le droit de marcher dans la rue sans nous donner la main, de sortir en hiver sans bonnet, de cracher comme je l’explique. Et c’est justement parce que je persiste avec ces limites qu’il fait des crises ! Après la question que tu soulèves : « Est-ce que les cris sont vraiment grave ? Est-ce qu’on a pas le droit parfois de se mettre en colère » est aussi très pertinente. Non je ne pense pas que crier ou se mettre en colère soit toujours très grave. Seulement j’ai observé que ce n’était pas très efficace. Par ailleurs je ne trouve pas que ce soit un bon exemple à donner à mon fils : dans la vie d’adulte la plupart du temps on ne crie pas, sur ses collègues par exemple, même quand on est en désaccord. Après dans les solutions que j’applique je ne me sens pas molle du tout. Je suis quelqu’un de plutôt énergique et j’ai la voix qui porte, quand j’écris que je donne des injonctions, je ne dis pas : « Mon petit chéri veux-tu bien arrêter de cracher s’il te plait ». Je dis très clairement et fermement : « Pierre, on ne crache pas à table » pour reprendre cet exemple. Bref je sais que l’amalgame n’est jamais loin mais je ne pense pas que laxisme et bienveillance soit synonyme, en tout cas pas pour moi 🙂 .

  15. J’ai une question très bête de nullipare: pourquoi c’est toi qui quittes la pièce quand il a un comportement inapproprié (pourquoi tu ne lui fais pas quitter la pièce: celui qui ne respecte pas les règles de société = celui qui s’isole)? Pour éviter pour que ca s’apparente à une punition? Ou tout simplement parce qu’il n’a pas fini de manger et tu as peur qu’il ait faim?

    1. Au début j’ai appliqué la première solution. Mais oui je trouvais que cela faisait très « punition » et il me faisait de la peine. Donc quand je peux je choisis plutôt moi de m’éloigner, il n’aime pas non plus et ça le fait toujours immédiatement réagir mais je trouve ça moins dur…

  16. Je suis peut-être trop française dans mes a priori éducatifs (c’est bien la seule fois où on m’accusera de l’être ;)), mais pour moi (comme je te l’ai dit je crois) faire cesser l’interaction n’est pas du tout une punition. Je dirais plutôt que c’est de bonne guerre : je crois être une maman sympa et tolérante (trop diraient certains), mais j’attends quand même un minimum de réciprocité. Je ne crois pas qu’il faille se laisser marcher sur les pieds quand on a 2 ans et demi, et c’est pour ça que Choupie a voix au chapitre sur de nombreux sujets, mais quand on a la trentaine non plus 😉

    C’est sûrement ça d’ailleurs qu’on reproche aux éducations étrangères, le fait de devenir martyre de la maternité. Je pense qu’il y a beaucoup de fantasme et d’exagération dans cette vision que nous avons des mères scandinaves, anglo-saxonnes ou germaniques (bon, ça, tu le sais mieux que moi), mais si tel est le cas, je pense que c’est précisément sur ce point que le mélange des cultures peut être sympa. Moi je crois en une famille où personne ne se sacrifie en tant qu’individu. Ni l’enfant, ni le parent.

    Et donc que si ton fils te saoule, tu as le droit de dire : « Là tu me saoules (bon, tu peux le dire plus gentiment, hein :p), je pars, je reviendrai quand tu seras plus sympa avec moi. » Si Choupie est sur mes genoux et fait n’importe quoi, qu’elle m’empêche de travailler ou me fait mal aux cuisses, au ventre ou au dos en se tortillant, je la préviens que je vais la poser par terre si elle n’arrête pas, et si elle continue, je le fais. Tant pis si elle pleure. Peut-être que pour elle c’est une punition, mais pour moi c’est juste une question de vivre ensemble : je ne la punis pas, je ne l’envoie pas au coin, dans sa chambre, je ne la prive pas de télé ou que sais-je, je fais juste cesser un stimulus désagréable pour moi qui s’avère être elle.

    En parlant de télé, ça m’a fait rire, parce que chez moi elle a le droit de regarder la télé ET de se lever de table (pour regarder la télé, d’ailleurs, des fois). Des fois je me demande comment vont grandir mes enfants avec une éducation à ce point n’importe nawak :p Mais ça doit être mon côté scientifique refoulé, je trouve l’expérience intéressante 😉 Essayer justement de les élever sans a priori, sans me dire « ça c’est bien et ça c’est mal », en suivant mes inclinations naturelles et les leurs (bon après, je n’y arrive pas complètement : si je suis globalement très ouverte sur la télé, elle est loin d’avoir le droit de la regarder toute la journée non plus). Je sais pas du tout ce que ça va donner, et c’est bien pour ça qu’il ne me viendrait pas à l’idée d’en faire une doctrine (on verra dans 20 ans), mais en tout cas sur le papier ça me plaît 😉

    Pour beaucoup de choses aussi, ce que j’applique (et qui a été approuvé par ma pédiatre, hein) (du coup pour le coup je peux dire que c’est un peu une doctrine), c’est le lâcher prise. Notamment pour tout ce qui est hygiène (brossage de dents, lavage de mains, essuyage de fesses, etc.). Je crois qu’on est dans un monde qui en fait beaucoup sur le sujet de l’hygiène et qu’avec toutes nos précautions ritualisées, il est facile de rattraper un petit manquement occasionnel la fois suivante. Donc si ça peut éviter un conflit…

    Bref, je me sens partir un peu dans tous les sens. J’ai beaucoup aimé ton article en tout cas (et à moins que j’aie loupé un truc, je ne comprends pas qu’il n’ait pas été sélectionné, pour en revenir à notre discussion) ! Je trouve ta posture très bonne et j’ai aimé découvrir la vision allemande de cette crise bien connue. Et je te souhaite vraiment beaucoup de courage pendant cette période… qui finit par passer, nous en avons la preuve vivante à la maison 😉

    P.S : euh, « grande prêtresse »… :p

    1. En effet ça n’est pas une punition dans le sens où ce n’est pas une conséquence négative indépendante de l’acte déclencheur, c’est davantage comme tu le dis si bien « faire cesser un stimulus désagréable pour moi qui s’avère être elle / lui » (J’ai adoré cette phrase 🙂 ). Après je ne me ressens pas du tout martyre de la maternité ou alors il faudrait davantage aller chercher ça dans ma carrière professionnelle avortée que dans ma gestion des crises. Je trouve au contraire sur ce point les allemands tellement plus détendus et tolérants, par exemple au supermarché, ça fait immédiatement retomber la pression quand l’ensemble de ton entourage te dit en haussant les épaules : « Courage, ça va passer » plutôt que : « Oh la la qu’il est mal élevé ».
      Concernant la télé et les petites mesures d’hygiène c’est bizarre, ça ne me choque pas du tout que d’autres fassent différemment, mais ce sont des points sur lesquels j’ai du mal à lâcher prise. C’est sans doute une sorte de hiérarchie des principes que j’ai hérité de mes parents.
      « Grande prêtresse » hi hi bon je ne sais pas mais ce qui est sûre c’est que tu es quand même ma référence en la matière et toujours la première vers qui je me tourne quand ça dérape. Je ne te remercierai jamais assez pour ton soutien !

  17. Comme tu le sais déjà, je suis toujours admirative des mamans qui intellectualisent leur éducation, qui suivent des principes d’épanouissement personnel, toussa toussa. J’en suis tout simplement incapable, je suis bien trop sanguine et impatiente. Je suis certaine que tu laisses à Pierre toutes les chances pour qu’il grandisse bien et heureux. On le sent à travers tes mots. Ne t’en fais pas trop, tu as l’air d’être une maman merveilleuse!

    1. Merci pour ton gentil message. J’espère que tu ne te dévalorise pas trop vis à vis de tout ça. Je suis comme ça, j’intellectualise tout, aussi ma relation avec mon homme etc. Est-ce que pour autant j’aurai une meilleure relation que toi avec mon fils plus tard ? Sincèrement je n’en suis pas du tout sûre. C’est juste que je ne sais pas faire autrement donc je suis mon inclinaison naturelle.

  18. Je me retrouve bien cet article car j’ai un peu la même conception de l’éducation (à part le tout interdit, moi aussi j’aimerais bien que mes enfants ne voient jamais la télé, ne mangent jamais de bonbons, ahah, c’est possible à 2 ans mais moins à 4 ans) alors j’autorise un peu pour éviter la frustration. En période de crise, à part laisser passer l’orage, ce qui marche bien aussi à cet âge- là, je trouve, c’est de raconter toute sorte d’histoires drôles à l’enfant pour lui faire prendre de la distance par rapport à ses décharges d’émotions. Moi aussi j’apprécie cette éducation à l’allemande mais je trouve aussi qu’elle est aussi à double tranchant: d’un côté laisser l’enfant s’exprimer, s’épanouir à son rythme et d’un autre côté certains adultes qui veulent leurs apprendre à respecter tout un tas de règles comme à l’armée. Dans mon quotidien, j’ai été confrontée à ces deux courants…

    1. J’imagine bien que ce qui fonctionne à deux ans ne fonctionne pas à quatre ! Notamment pour la télé et les bonbons en effet 😉 . Pour l’Allemagne c’est vrai que sur certains points aussi je ne trouve pas cette éducation forcément plus laxiste. Mais dans l’ensemble quand même la mentalité est différente, l’enfant est davantage pris en compte comme personne et surtout les châtiments corporels me semblent vraiment tabous.

  19. Merci beaucoup pour ton article! Nous, on traverse cette période, alors qu’il a quinze mois! Il hurle dès qu’on lui dit non, pleure à chaude larmes, tape du pied! C’est compliqué, parce que, pour le coup, il ne s’exprime pas encore réellement: il ne peut pas dire ce qui ne lui va pas, et il ne comprend pas vraiment quand on essaye de lui donner plus d’autonomie. Les conseils que tu donnes sont plein de sagesse, je suis d’accord pour presque tous.
    Ceci dit, peut-être que j’ai mal compris, mais je ne comprends pas trop pourquoi tu t’éloigne quand Pierre fait une « bêtise » (à défaut d’autres termes…) J’aurais plus tendance à dire que c’est lui qui doit être éloigné, pour comprendre que ce n’est pas correct. Je me souviens que mon petit frère était prié de sortir du salon quand il piquait une crise, ou désobéissait. Mes parents étaient contre « aller au coin », mais ils estimaient que, quand on est en communauté, on ne peut pas crier de toutes ses forces ou ne pas respecter les règles. Le fait d’éloigner mon petit frère signifiait le fait qu’il devait se calmer en dehors de « la communauté ». Qu’est-ce que tu en penses?

    1. Oh la la il commence tôt ton petit, ça promet 😉 (non je plaisante ça ne veut rien dire ils sont tous différents). C’est drôle ta question, vous êtes trois en tout à me l’avoir posée, je n’avais pas pensé que ça intriguerait autant 😉 . En fait, isoler mon fils en le mettant dans sa chambre je l’ai fait au début (avant de lire des livres donc). Je pense que ça peut être une idée en effet. Mais j’ai ensuite cessé de le faire pour deux raisons. La première c’est que cela ressemblait trop à une punition à mon goût et que je ne suis pas convaincue par l’intérêt éducatif des punitions en général. La deuxième c’est que je me suis rendue compte qu’il le vivait vraiment très mal et que cela m’a fait de la peine. Interrompre notre interaction est en fait souvent déjà très efficace et me semble plus doux, donc c’est ce que je privilégie en ce moment.

  20. Ton article tombe à pic! On est en plein dedans , ma fille adore cracher aussi 🙁 alors je lui dit ok mais dans le bidet ou dans la baignoire (oui, nous avons un bidet dans notre maison 😉 )
    Bon ça a marché un peu au début et là, c’est moyen.
    Enfin, vivement que ça passe 😉

    1. Ce n’est sans doute pas étonnant je crois que nos enfants ont presque exactement le même âge… Bon ben euh… Bon courage alors, on va survivre 😉 !

  21. On y est pas encore (on va déjà la laisser sortir) mais je sens déjà que je ne serais pas la plus à même de gérer les crises.
    Je suis certaine que mon mari saura mieux faire valoir l’éducation que nous souhaitons donner à notre Choupette. Comme toi je suis beaucoup dans le ressenti et je me laisse vite déborder par mes émotions.
    Je sais que j’aurais plus de mal que lui
    En tous les cas, cela me donne aussi des pistes de réflexion et j’ai encore un peu de temps pour me préparer !

    1. Tu verras bien rien n’est sûr 🙂 . Nos petits ont le chic pour nous faire aller au delà de nos limites ! Je ne pensais pas non plus que je saurais être aussi patiente. Mais en tout cas c’est génial que tu puisses te reposer sur ce super papa, c’est toujours très agréable. J’ai aussi de la chance d’être épaulée par mon mari, il partage les mêmes principes d’éducation que moi dans l’ensemble.

  22. Ici on n’a pas eu ça à 2 ans mais on est en plein dedans à 3 ans! Pourrais tu me préciser l’auteur du livre allemand s’il te plaît ? C’est dans la collection Elternwissen? Merci!

  23. Avec mon fils, l’entrée dans la phase « de défi » comme tu le dit, a été aussi difficile que pour toi. Jusqu’à sesdeux ans, c’était un amour de bébé/petit garçon, joyeux, câlin, un vrai bonheur pour moi. Puis a commencé cette phase et j’avoue que ca a été dur de voir mon adorable petit garçon se transformer comme celà… Avec le recul maintenant, je me dis que finalement c’est salutaire, ils nous disent « je grandis, regarde, j’ai ma propre personnalité et tu ne peux pas etre tout pour moi ». Bon je grossis le trait mais c’est un peu ça… Je pense qu’il y a des phases pour les enfants, ça ne dure pas toute l’année des deux ans par exemple, et il y a d’autres phases difficiles à 3 ans, à 4 ans et ensuite aussi sans doute mais j’ai pas encore expérimenté 😉 ! Heureusement il y a des phases chouettes, et avec le temps on ne retient que le chouette je trouve. J’ai oublié la Plupart des moments difficiles avec mon fils quand il avait deux ans par exemple.
    Pour l’éducation, et le fait de garder son calme, c’est un grand travail pour moi. Je suis pourtant d’une nature patiente mais c’est difficile parfois de ne pas crier, encore plus avec deux (mais je ne veux pas te faire peur 😉 ).
    Je pense qu’on apprend aussi avec notre enfant, on change avec lui et si parfois je culpabilise, je pense que de réfléchir, de se remettre en question et d’essayer d’adapter notre comportement fais de nous de bonnes mamans. Nous avons tous droit à l’erreur, et on apprend comme Celà…
    J’aime bien ton slogan à la fin 🙂 !
    Bisous et bon courage pour les moments difficiles, profites bien de tous les chouettes moment à côté 🙂 !

    1. Merci pour ton message ! Je me reconnais totalement dans la relation que tu décris avec ton fils, je me rends bien compte aussi que ce petit éloignement entre nous était nécessaire pour le laisser grandir. Il m’arrive aussi parfois de ne pas être comme j’aimerais et de crier très fort comme je l’ai raconté, mais dans ces cas-là je pense comme toi, que le simple fait d’en avoir conscience et de réfléchir pour éviter que cela ne se reproduise est déjà un bon signe pour mon rôle de maman 🙂 . Et pour terminer tu as raison il y a des centaines de moments chouettes à côté, heureusement, il faut en profiter ! Un jour nous regretterons qu’ils aient grandi trop vite 🙂 .

  24. Merci pour ces petits trucs que je trouve vraiment bien vus!
    Les bases de l’education des petits enfants en Allemagne sont tres chouette, je trouve! Quand j’etais enfant, en France, nous avions comme amis une famille Allemande et je garde un souvenir tres fort de la perplexite de mes parents devant les methodes d’education « a l’allemande »… alors qu’aujourd’hui, tout cela me semble tres naturel. (… mais toujours pas a mes parents!)

    1. Oui en France finalement les « nouvelles méthodes d’éducation » ou ce qu’on appelle « l’éducation bienveillante » se rapprochent de plus en plus des méthodes allemandes. Mais elles restent encore un peu minoritaires peut-être, sauf sur la blogosphère évidemment 😉 . Lorsque nous étions en France cet été je sais par exemple que des amis ont été un peu surpris que je laisse Pierre se nourrir avec les doigts et très librement. Je ne m’en étais pas rendu compte avant parce qu’en Allemagne presque tous les enfants mangent de cette façon à 20 mois !

  25. Moi je vais juste faire un commentaire linguistique : c’est rigolo, en néerlandais « trots », ça veut dire fierté, du coup, je me demande si ça a la même racine… 🙂

    1. J’en suis persuadée ! En fait j’ai traduit ce mot par « défi » mais c’est un mot plus complexe qu’on utilise généralement plutôt pour dire « malgré » : Trotz der Situation… Il implique en tout cas une forme de rébellion fière je dirais 😉 .

  26. Il est parfait ton slogan. Aujourd’hui mes « petites dernières » ont trois ans et demi. Et j’ai enfin l’impression de sortir de cette « Trotzphase »! Là elles sont passées à la phase des « trois ans » : « je suis grande et je fais comme il me plait…mais en même temps je suis encore un bébé…! » La parfaire suite logique 😉 Et là encore il faut « s’adapter, ignorer, faire diversion, s’éloigner ». En y pensant ce slogan est parfait pour pas mal de situations avec nos enfants! 😉 Bon courage en tous cas. Et bravo pour cet article bien complet.

    1. Merci pour ton gentil commentaire ! Je suis heureuse et rassurée aussi de voir qu’une maman hyper expérimentée comme toi s’y retrouve aussi. Et tu me vends du rêve pour les trois ans 😉 !

  27. C’est pas sympa mais ça me fait un peu plaisir de lire ça, de voir que je ne suis pas seule.
    chez nous c’est puissance 10 000 puisqu’arrivée du petit frère, changement de nounou et poussée dentaire.
    Par contre moi je gère très mal, je n’arrive pas à garder mon calme. Enfin pas la 112ème fois ou quand je me prend des coups de pieds, pas quand j’ai dormi quatre heures par tranches de deux heures et quand j’ai un nouveau né qui hurle parce qu’il a faim que que ça fait trois quart d’heure que son frère hésite en prendre un biberon ou non.

    1. Merci pour ton sadisme 😉 . Sincèrement je ne sais pas encore comment ce sera avec un nourrisson en plus à gérer, je croise les doigts pour que d’ici là les choses s’apaisent. Mais en tout cas je pense qu’il n’y a vraiment pas de raisons de t’accabler. Et la mention des trois quart d’heure d’hésitations m’a faite sourire parce que c’est exactement pareil ici !

    1. Merci de me rassurer, aujourd’hui était une journée « sans » avec une succession de crises ça me fait du bien de lire que ce sera bientôt derrière moi 🙂 .

  28. Oh la Franzoesin ! Enfin, après des mois à te suivre je me lance et commente. Une amie m’avait fait suivre ton article sur le bilinguisme et depuis j’arrête pas de réagir à tes articles toute seule puis, quand je veux commenter, je me retrouve à lire les commentaires déjà publiés et une de tes lectrices a déjà dit ce que je voulais dire; en général tu as répondu; le sujet est clos 🙂
    Bref l’article est comme d’hab très intéressant et bien écrit (et j’ai un peu moins peur de la Trotzphase et presque hâte de rentrer dans cette phase où l’Allemagne sera moins culpabilisante parce qu’en ce moment entre la péridurale, le biberon et le fait de faire garder mon Pierre alors qu’il est si petit – 1 an- c’est pas ça …)
    Mais ce qui me fait commenter, c’est que j’ai trouvé ta traduction de Trotzphase très bienveillante. Pas que j’en sois particulièrement fière mais j’ai étais amenée à rechercher le sens de ce mot bien avant de penser parentalité (mon mec m’a un jour dit que j’étais trotzig :)) et je traduis depuis toujours ça par braquage ou entêtement… Qu’en penses tu ? D’ici un an, je serai de toute façon plus à même d’affiner ma compréhension de ce concept …
    En attendant, voilà c’est fait j’ai enfin commenté !
    Merci de me faire réfléchir dans mon coin et certainement à bientôt.

    1. Merci pour cet adorable commentaire qui me touche beaucoup ! J’adore découvrir de nouvelles lectrices cachées 🙂 . Comme je l’ai dit à une autre lectrice, la traduction du mot Trotz est particulièrement difficile, tu as raison. Mais en effet j’ai choisi d’en retenir une version positive, on peut le voir différemment. Du défi à la rébellion en passant par l’entêtement, toutes les variantes sont possibles 🙂 .

  29. Je ne sais pas si j’ai un slogan, mais en tout cas j’essaye toujours de maintenir le cap… Globalement mon grand est cool, mais va savoir pourquoi il y a des situations où effectivement il te défie… En ce moment, il veut regarder la TV les yeux collés dessus. J’ai beau répéter qu’il a le droit de la regarder mais à distance raison, impossible. Il comprend, mais n’obéit pas et se marre quand je le gronde. Usant, mais tous les jours je lui répète encore et encore… Ça finira par lui passer 😉

    1. J’admire ta zénitude quand je pense qu’en plus tu as deux nourrissons à la maison ! Il va falloir que je m’inspire de toi pour la suite je crois 🙂 .

      1. Ce qui est « drôle », c’est que je ne suis pas quelqu’un de patient ! Mais sur mon fils, j’ai vite constaté que de toute façon pour avancer il faut que je me mette à son rythme, les choses se font sur la durée. J’ai préféré aller dans son sens pour ne pas m’épuiser. Mon mec a + de mal… Pourtant, je pense que pour tenir son modèle d’éducation, le lâcher-prise est primordial ! Même si ce n’est pas simple tous les jours 😉

  30. J’aime beaucoup ton slogan. J’ai à peu près le même.
    Pour le grand ça a été carrément facile, sa période du non a été très très gentillette (par contre c’est plutôt un marathonien de la crise, mais je pense que c’est plutôt une question de caractère.. il ne supporte pas d’avoir tort, ça peut donc durer des heures… et c’est franchement pénible). Le 2e lui jette déjà des regards noirs et balance tout ce qu’il trouve par terre dès qu’il est contrarié, à 18 mois, donc je le sens un peu moins bien…
    Dans l’ensemble je suis plutôt détendue, que ce soit en termes d’éducation ou face à une crise (et je trouve que les gens dans l’ensemble sont plutôt bienveillants en France aussi, quand il se roule par terre en hurlant dans les rayons du supermarché, j’ai surtout du soutien et jamais de critiques (ou alors je ne les entends pas parce qu’il hurle trop fort, va savoir..)). Bon courage.

    1. Tu me fais rire avec ta description du deuxième 🙂 ! Tu as de la chance de rester calme naturellement, parfois j’ai quand même un peu du mal mais je m’y efforce et puis je commence aussi un peu à m’habituer aux crises 😉 .

  31. C’est vrai que c’est une phase difficile.
    Mon Bubus était comme Pierre, un enfant calme et calin. Jusqu’à ce que les crises arrivent.
    Et je n’étais pas bien préparée du tout.
    Je pensais qu’être instit’ de maternelle me préparerait pour l’éducation de mon enfant, mais en fait pas du tout ^^
    Comme toi, maintenant j’essaye d’être sereine, je prends du recul, j’essaye d’écouter et comprendre, et puis je détourne souvent son attention, ça marche pas mal.

    1. Quand on a été habitué à un bébé « facile » c’est encore plus difficile de rentrer d’un coup dans cette fameuse phase ! Mais finalement on finit toujours par trouver des solutions 🙂 . C’est intéressant ce que tu dis sur ton rôle de maman / institutrice. Bon courage en tout cas !

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