Pour ou contre les médecines douces ?

Pour ou contre les médecines douces ?

Il y a un thème que j’ai longtemps cru trop polémique pour être abordé ici : il s’agit de celui des médecines douces. Incroyablement populaires de nos jours, j’ai toujours eu l’impression d’être une hérétique en la matière. Mais je vous rappelle que j’ai des objectifs en termes de blogging : « vous parler de choses sans tabou et affirmer mes idées » – je m’auto-cite. Et puis il n’y a pas que ça : en vrai, depuis la naissance de Pierre, c’est un sujet sur lequel j’ai un peu changé d’avis – je vous avais prévenu que c’était très fréquent chez moi – et je crois avoir enfin trouvé un mode de fonctionnement qui me satisfait sur le sujet. Bref, c’est parti pour cet incroyable récit : les médecines douces et moi.

A l’origine donc, vous vous en doutez, je ne suis pas très branchée médecines douces. Pourquoi ? Eh bien parce que je n’y crois pas vraiment tout simplement. Quand on me donne des exemples où ça marche, je me dis que c’est juste un effet placebo bienvenu, ou bien le simple effet du temps. Des exemples où ça ne marche pas, même si les gens en parlent généralement moins volontiers, j’en ai en revanche à la pelle : dans les domaines de l’infertilité ou du du tabagisme de mes proches notamment. Je crois aux bienfaits de la relaxation, d’une nourriture saine et variée, ça oui ! Je suis pour les lavages de nez en cas de gros rhumes et contre les antibiotiques à tout va. Je crois aussi à l’efficacité de certaines plantes, évidemment (certaines sont d’ailleurs utilisées dans des médicaments classiques). Et je ne suis pas non plus contre la prise de compléments alimentaires ! Mais quand, quelque soit le symptôme invoqué (et ceci a son importance), mes amis parisiens me répondent : « Tu devrais aller voir un ostéopathe » je hausse les épaules. Pendant la grossesse puis avec mon nourrisson, le phénomène s’amplifiant encore, j’ai même trouvé quelques fois le courage de répondre en privé : « A ton avis, pourquoi l’homéopathie est autorisée pendant la grossesse ? Parce que ça n’a justement aucun effet. » ou encore « Non je n’emmènerai pas mon bébé se faire manipuler par un inconnu avant d’avoir eu un diagnostic fiable – je n’ai pas envie de passer à côté de quelque chose de grave ».

Je ne sais pas bien d’où me vient cette façon de penser, sans doute que le fait d’avoir presque toujours été entourée de médecins « traditionnels » dans ma vie privée a joué un rôle. Je pense aussi que je suis spontanément quelqu’un de très rationnel et de très méfiant. Je ne peux vraiment admettre quelque chose qu’après qu’une centaine d’études en a démontré la véracité. Enfin j’ai quand même vu pas mal de mes proches et amis dépenser une fortune dans ces pratiques sans résultat. Cela m’a vraiment choquée. J’ai parfois eu l’impression qu’ils avaient à faire à de véritables charlatans qui profitaient de leurs faiblesses opportunément pour les faire revenir.

Voilà donc mon point de départ face à ce type de médecine : incrédulité et méfiance. Mais je vous disais donc que mon point de vue avait un peu évolué et je vais vous expliquer pourquoi ou plutôt grâce à qui : ma sage-femme et notre pédiatre, qui m’ont finalement convaincue à trois reprises d’essayer, et chaque fois avec succès.

La première fois c’était juste après mon accouchement. Je ne me souviens plus exactement des choses, mais en gros mon utérus ne rapetissait pas assez vite. Alors ma sage-femme m’a dit : « Avant de vous envoyer chez la gynécologue, je vous propose de tester l’acupuncture avec moi ». Je me suis que je n’avais rien à perdre. Elle m’a alors mis des petites aiguilles très fines à différents endroits, ça ne faisait sincèrement pas très mal. Et voilà. L’heure suivante j’ai senti mon ventre se contracter. Quelques jours après mon utérus était redevenu tout comme il fallait.

La deuxième fois c’était à cause du cou de Pierre. Le cou de Pierre, voilà bien un sujet qui m’aura inquiétée ! Pierre est né avec un torticolis congénital important. Il a été pris en charge par un grand professeur en orthopédie et une kinésithérapeute dès la naissance, ce qui a permis de résoudre la majeure partie du problème rapidement. Mais une petite gêne dans la posture était restée. Alors ma pédiatre m’a proposée de voir un ostéopathe. J’avais gardé un souvenir très traumatisant des séances de kiné imposées à mon bébé les premiers mois, elles le faisaient systématiquement hurler (si c’était à refaire je changerais immédiatement de praticien car je ne pense pas que cela était normal, malheureusement j’étais alors encore une jeune maman inexpérimentée). Je craignais aussi de retomber dans une prise en charge lourde, hebdomadaire, qui me faisait reculer. Eh bien j’avais faux sur toute la ligne. Non seulement l’osthéopathe n’a souhaité voir Pierre que trois fois, à chaque fois à un mois d’intervalle (il n’avait pas l’esprit vendeur) mais en plus les séances se sont toutes déroulées dans la douceur et les sourires, le praticien s’interrompant dès que Pierre grimaçait ou semblait souffrir. L’effet des manipulations sur son cou a été de mon point de vue visible dès la première séance. En tout cas on n’en parle plus depuis.

Enfin plus récemment, ma pédiatre m’a proposé de donner de l’homéopathie à Pierre en prévention de ses otites à répétition. Encore une fois, notre mutuelle prenant en charge toutes ces prestations généreusement, je me suis dit que je n’avais rien à perdre et tout à y gagner. Sachez que Pierre sort d’un énorme rhume qui a duré une semaine avec fièvre…. et qui ne s’est finalement pas transformé en otite.

Dans ces trois cas, comme je le disais plus haut il s’agit peut-être simplement du hasard. Du temps qui a joué en notre faveur. Je dois  dire cependant que l’efficacité de l’acupuncture m’a impressionnée, et celle de l’ostéopathie plutôt convaincue – je reste encore un peu sceptique sur l’homéopathie, mais davantage prête à essayer. Ce que j’en retiens c’est que finalement – si tant est qu’on ait une mutuelle généreuse en tout cas – ça peut valoir le coup d’essayer. Au mieux on évite une prise en charge plus lourde, une opération, des choses de ce genre. Au pire ces médecines douces méritent finalement bien leur nom : elles ne m’ont semblé ni douloureuses ni risquées en termes d’effets secondaires. Alors attention, quelque soit vos symptômes ou ceux de votre bébé, je ne vous recommanderai toujours pas d’aller voir votre ostéopathe ni un acupuncteur en premier, non. Je vous recommanderai d’aller voir un médecin, voire même deux si vous avez un doute. Mais si la médecine traditionnelle ne peut rien pour vous, je trouve finalement que les médecines douces peuvent être un bon complément.

Comme quoi, je n’ai pas fini de changer en devenant maman, même mes petites convictions du quotidien se retrouvent ébranlées ! J’espère ne pas vous avoir choquées en tout cas. Je sais que les convaincus des médecines douces ont parfois du mal à se voir contredits, j’ai toujours eu l’impression de devoir m’opposer à une sorte de nouvelle religion. Vous voyez en tout cas que je reste toujours suffisamment ouverte d’esprit pour tenter des expériences et changer d’avis.

Et vous, dites-moi, vis-à-vis des médecines douces, vous êtes déjà convaincues, prêtes à l’être ou plutôt récalcitrantes ?

84 réactions au sujet de « Pour ou contre les médecines douces ? »

  1. Perso, je suis convaincue par l’ostéopathie et j’envisage sérieusement l’acupuncture car je crois que mon ostéopathe atteint ses limites sur ma sciatique de grossesse et mes douleurs ligamentaires. Clairement pour l’homéopathie je suis comme toi hyper sceptique.
    Bref, je te raconterai pour l’acupuncture à mon retour de vacances je crois que c’est le premier truc que je vais faire.

  2. Et bien moi, c’est l’inverse. Je ne « crois pas » en la médecine traditionnelle, mais suis une grande défenseur.e des médecines douces.

    Pourquoi ? Parce que quand ma soeur souffre depuis 20 ans (!!!!) d’angines blanches à hauteur d’une fois par mois et qu’on lui fait « bouffer » des antibiotiques à tout va, quand une simple cure d’huiles essentielles achèvent le problème en trois semaines … J’hallucine.

    Ou quand, renversée par une voiture, on me demande de rentrer chez moi parce que « vous n’avez rien, madame ! » et que s’en suivent des années de souffrance que seule l’ostéopathie soulage quand les médecins me faisaient avaler des décontractants musculaires par kilos. Je me dis qu’ils ne savent pas préserver ma santé, tant physique que mentale.

    Bref, contrairement à toi, je n’ai que des exemples concluants en matière de médecine douce. Seulement, je dénote une différence, pour moi énorme et essentielle. La médecine douce fonctionne par prévention. On prend un traitement parce qu’on sait qu’on est sensible aux maladies hivernales AVANT l’hiver. Et on ne tombe pas malade de l’hiver. Une fois que la maladie est installée, c’est déjà trop tard et effectivement, les médecines douces auront moins d’effet.

    Selon moi, pour que ce soit efficace, il faut comprendre que les médecines douces sont PREVENTIVES.

    Voilà pour ma petite pierre à l’édifice. Merci pour cette réflexion et ce partage !

  3. Il me semble que l’ostéopathie est maintenant reconnue par la médecine traditionnelle. Ce qui me pose problème c’est qu’il n’y a pas de formation unique et que la qualité de la prestation peut considérablement varier d’un praticien à un autre. Et pour le cas, si on tombe entre de mauvaises mains, ça peut aggraver le problème. Pour le reste des médecines douces, je suis franchement sceptique voire récalcitrante. L’homéopathie en particulier est complètement inefficace, ou comme tu le dis, elle peut avoir un effet placebo mais ça s’arrête là… Ce doit être mon côté cartésien, comme toi, qui demande des preuves et qui n’en a pas ! (autre que la voisine / copine / … qui te dit que « ça marche »)

    1. Je pense qu’en effet la question du praticien est essentielle puisque parfois ces formations restent mal encadrées. D’ailleurs notre pédiatre nous avait « interdit » d’aller voir n’importe quel ostéopathe, mais nous en avait recommandé seulement deux dans toute notre ville.

  4. Coucou Frany,
    alors moi, je suis complètement sur ta première analyse, je n’ai pas évolué. L’homéopathie, les ostéopathes…je ne peux pas. Et je suis bien pire que toi, cela me hérisse autant que les explications selon les signes astrologiques… Et pourtant, j’ai tenté les 2, sans résultats. Je ne recommencerai pas. Bravo pour ta capacité à remettre en question tes opinions, c’est une qualité très rare.

    1. Je ne pense pas qu’il y ait d’obligation à adhérer a fortiori si tu as cumulé les expériences négatives 🙂 . Et je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule sceptique à l’origine, je me suis longtemps crue seule dans mon cas !

  5. Alors là, c’est trop drôle, j’ai eu un échange avec Chat-mille sur le sujet cette semaine, car je voulais réagir à un article de DMT, et elle m’a dit (en privé bien sûr) que sous le sceau du secret, tu lui avais confié être toi aussi une sceptique… Et elle m’a encouragée/avertie quant à un article sur le sujet de l’homéopathie (dans mes brouillons, il s’appelle « Polémique 9CH »).
    Du coup je ne sais pas si je me lance ici, ou si j’en garde un peu pour chez moi… En gros, mon chemin est l’inverse du tien, car pendant longtemps j’ai fait confiance à ma mère qui, tout en ayant une formation de médecine allopathique, est à fond dans les médecines douces en tout genre. Et puis j’ai pris mon indépendance, j’ai lu, et j’ai fait confiance à la science, donc pour moi, il n’est pas impossible que ça marche, mais c’est l’effet placébo (enfin, l’ostéo non viscérale j’y crois plutôt, pour moi c’est une sorte de kiné douce).
    Et tant mieux si les gens sont guéris sans médicaments, mais ça ne m’intéresse pas pour moi, et je me pose la question du remboursement par la sécu de l’homéopathie et de son enseignement dans le cursus universitaire médical (boum, la polémique sur la polémique, mais l’homéopathie ça me rend dingue maintenant que j’ai lu le principe, alors que j’ai dû manger au moins 1kg de billes sucrées dans ma jeunesse – oui, je suis vieille maintenant 😉 )

    1. Je découvre donc que mes opinions les plus intimes ont été divulguées, scandale (je rigole bien sûr) 🙂 ! Je me souviens aussi du jour où Chat-mille et moi avons fait notre coming-out mutuel sur le sujet, cela fait sans doute partie des choses qui ont contribué à nous rapprocher 🙂 . Pour l’ostéopathie mon expérience confirme ton idée : une forme de kiné douce oui, c’est comme ça que je l’ai ressenti aussi, et du coup peut-être bien adaptée aux plus petits. L’homéopathie comme je le dis en conclusion, est la discipline envers laquelle je reste la plus sceptique. Mais bon, en prévention, je me dis que ça ne peut pas faire de mal, en tout cas pas plus qu’un bonbon sucré, alors pourquoi pas… Et puis soyons honnête pour la mère angoissée que je suis (et sans doute que la pédiatre le fait aussi pour cela), cela me rassure de faire « quelque chose » pour le bien être de mon petit si souvent malade cet hiver (rien de grave je sais mais je viens de dire que je suis une maman angoissée). Il vaut sans doute mieux que je le fasse à coups de gouttes sucrées qu’à grands coups d’antibiotiques…

  6. Comme pour ton Pierre. Ma Bébou est née difficilement et avait le cou complètement coincé ce qui avait commencé à lui faire se développer le visage de façon asymétrique. On m’a conseillé un osthéo merveilleux pas très loin de chez moi et, en une séance, c’était fini (ça et les coliques! Alleluïa) il n’a pas non plus cherché à me faire revenir (et même si cela avait été le cas il ne m’aurait pas fait payé!! ). Il m’a également manipulé pour des douleurs importantes au dos (suite à une mauvaise posture lors de l’allaitement) et je n’ai plus jamais eu mal (et pourtant vu la douleur j’étais septique!). Bref il a été d’une douceur incroyable. Alors maintenant je me dis : restons critique, mais ouvert car qui ne tente rien n’a rien… Non,

    1. C’est exactement mon positionnement en effet 🙂 . Concernant l’ostéopathie en particulier je pense que l’effet « kiné douce » comme l’a dit une commentatrice plus haut est vraiment « réel ». Après c’est sans doute plutôt un problème de praticien, il faut trouver le bon.

  7. Je suis plutôt très sceptique en la matière. Il ne me semble pas impossible qu’il y ait des points de pressions « magiques » sur le corps mais ça ne peut pas marcher pour tout. J’avais été voir une sage femme qui était très alternative aussi, bah je n’y suis pas retournée…
    Je pense que ça peut marcher, comme parler à un psy peut débloquer des choses vraiment physiques chez certaines personnes. Mais ce n’est pas déterministe et si j’ai un problème je préférerais toujours une solution médicale si il y en a une.

    1. Comme je l’ai dit un médecin reste incontournable de mon point de vue en « première intention ». Après parfois, tenter des choses parallèles peut valoir le coup, surtout si le médecin lui même le recommande et ne peut pas aider…

  8. Moi je fais partie des personnes qui sont pour les médecines douces. Déjà parce que ma mère a travaillé chez un laboratoire qui fait des médicaments homéopathiques et qu’elle me recommandait souvent la prise de ces médicaments notamment pour contrer le stress lors des examens et aussi pour soigner l’acné (j’en ai quasiment pas eu pendant l’adolescence ). Aujourd’hui je continue notamment pour les problèmes de dents de mon fils qui est en plein dedans !. Sinon je crois aussi à l’accupenthure et pendant ma grossesse j’ai eu recours à un ostéopathe pour mes soucis de dos et franchement il m’a vraiment bien dépatouiller. D’ailleurs j’ai pu lire que l’homéopathie était souvent utilisé à l’hôpital notamment pour aider les malades ne supportant pas les médicaments pour la chimiothérapie et que cela avait un impact positif .

    1. Finalement c’est une décision très personnelle et le principal je crois c’est que chacun se sente à l’aise avec son mode de fonctionnement 🙂 .

  9. Alors moi je suis une convaincue. Homéopathie : c’est la seule chose qui a calmé mes nausées de grossesse.
    Ostéopathie: j’avais des douleurs aux genoux qui je passaient pas malgré des semelles orthopédiques, de la rééducation et tout le tsoin tsoin que l’ostéopathie à soulagé.
    Et ça a énormément aidé petit habitant pour la forme de son crâne avec sa sortie un peu sport aux spatules.

    Et alors je ne te dirais qu’une chose : moi ça me convient et ça me soulage. Je ne te demanderais jamais d’y croire aveuglement si tu n’es pas sensible à ces techniques. Pourquoi? He bien je n’ai pas besoin que ça marche sur toi pour valider mon vécu.
    Oui bien sur, si un jour tu te retrouves dans une situation, similaire à ce que j’ai connu, que j’ai résolu par une médecine douce je t’en parlerai. Mais si tu ne veux pas je n’insisterai pas.

    Donc aucun problème tu peux me dire que tu n’y crois pas je ne te ferais pas un proces . Chacun trouve des solutions dans ce a qui il croit. On dit bien qu’on peut soigner une verrue avec un dessin après tout ☺

    1. A la base je n’y crois pas vraiment, c’est vrai, mais mon vécu récent m’a déjà amené à modérer mon point de vue finalement 🙂 . Comme je le disais plus haut l’important c’est que chacun se sente à l’aise avec sa façon de faire !

  10. Merci pour ce chouette article! Personnellement, je le trouve pas si polémique que ça.
    De mon côté, mon mari étudiant en pharmacie est vraiment VRAIMENT circonspect vis-à-vis des études douces, ou en tout cas, de l’homéopathie. Moi, j’ai été élevée avec la médecine douce: homéopathie, compléments alimentaires, gelée royale en hiver, ostéopathe, et quand ça va mal, des exercices de respiration! 😀 Et de fait, depuis que je suis loin de la maison, et que je fais moins attention à tout ce genre de chose, je galère au niveau de la santé… Bon, on va dire coincidence! En revanche, mon mari a bien du reconnaître que l’homéopathie avait carrément soigné ma verrue qui traînait et s’élargissait.
    Pour mon fils, je ne m’y connaît pas assez en homéopathie etc pour me risquer à quoi que ce soit. Mon mari est pro-médicament quand c’est vraiment nécessaire, mais pour un rhume, je cite « bah on mouche et on attends, hein! » 🙂
    De manière générale, on essaye de donner le moins de médicaments possibles…

    1. Notre façon de faire est très similaire et nous essayons aussi de donner le moins de médicaments possibles. Mon mari est aussi particulièrement sceptique concernant l’homéopathie, pour le reste (ostéopathie, acupuncture, compléments alimentaires) il est nettement plus ouvert.

  11. Comme tu le disais, je pense qu’une grande partie du problème réside en trouver un bon praticien de médecine douce. Et comme il y a tout un tas d’écoles plus ou moins bonnes, c’est difficile de trouver quelqu’un de compétent. J’ai la chance d’avoir trouvé un très bon ostéo qui à chaqus fois que j’ai été le voir m’a bien soulagée. Mais je n’y vais pas pour n’importe quel symptôme. Disons que vu mes parents sont médecins et que de par ma formation j’ai quelques notions aussi, je n’ai pas trop de mal à savoir si ça vaut le coup ou non d’aller le voir. L’acupuncture je n’ai jamais testé. Et l’homéo je ne suis pas convaincue, mais ça m’arrive de tester en me disant que ça ne peut pas faire de mal.
    De toute façon si le praticien est honnête, il doit pouvoir te dire s’il peut faire ou essayer de faire quelque chose pour toi. Si ce n’est pas de son ressort, il doit pouvoir t’orienter vers quelqu’un d’autre.

    1. Oui je ne l’ai peut-être pas assez abordé dans l’article même mais le choix du praticien est sans aucun doute crucial… J’ai le même point de vue sur l’homéopathie je me dis qu’au pire ça fera un peu de sucre (et un effet placebo qu’il ne faut sans doute pas sous-estimer 😉 ).

  12. Alors de mon côté, j’ai tendance à privilégier de plus en plus les médecines douces ( surtout l’homéopathie) dans le cas de petites maladies, rhumes… J’ai eu une petite grippe pendant ma grossesse et je me suis soignée avec et ce fût efficace. Il faut dire aussi que je n’aime pas du tout aller chez le médecin et je n’ai pas une grande confiance dans les médicaments, laboratoires pharmaceutiques, il est rare que je finisse un traitement mais j’ai la chance d’avoir une bonne santé… Je ne vais chez le médecin qu’en cas de gros besoin et cela reste rare. Avec la grossesse et mon fils, il a bien fallu que je m’habitue et mon comportement a changé, cela me rassure d’être bien suivie pendant la grossesse et je prends rendez-vous dès que mon fils à le moindre symptôme par précaution. J’ai testé l’ostheopathie la première fois après la naissance de mon fils et cela a bien fonctionné aussi. Lorsque j’étais petite, je faisais beaucoup d’eczéma, ma mère m’avait emmené voir un magnétiseur et l’eczéma s’est envollé. Je crois donc à ces « médecines » parallèles, mais je suis bien d’accord qu’il faut tomber sur la bonne personne. Mais cela, ne remplace pas la médecine traditionnelle qui est essentielle suivant les pathologies, je dirais que c’est plus en complément.

    1. A la base je n’aime pas trop non plus aller chez le médecin et prendre des médicaments, ma méfiance est illimitée 😉 . Et je suis donc comme toi, je vois finalement ces pratiques comme des compléments potentiellement intéressants.

  13. Comme tu peux surement t’en douter, je sur plutôt pour les médecine douce. Mais je n’écarte pas du tout la médecine traditionnelle. Pour mois c’est complémentaire.
    Pour ‘homéopathie, j’ai testé pour moi sans en être complètement convaincu. Par contre c’est vrai que je teste sur ma fille (en préventif, notamment pour ses otites car je n’en pouvais plus de lui donner des antibiotiques mêmes après sa pose de drains) et ça a l’air de bien fonctionner.
    Concernant, l’homéopathie par contre, je suis totalement convaincu par les granule d’arnica. Quand j’en donne à ma fille alors qu’elle s’est cogné, elle n’a jamais de bleu et si j’oublie oui.
    Pareil pour l’ostéopathe, ma fille également eu un torticolis congénital et un plagio a commencé à s’installer. Ca lui a fait beaucoup de bien.
    Maintenant, c’est comme tout, ça dépends du praticien, il y a aussi des charlatans.
    Mais pour moi, c’est comme les médecins, c’est pas parce qu’ils ont fait médecine qu’ils se tiennent au goût du jour (ou des séminaires sponsorisé par les laboratoires pharmaceutiques, moi ça me pose question ) donc moi, je tique un peu quand même.
    Et depuis que je suis maman, ça m’a bien refroidi, quand on sait comment est formé le corps médical à l’allaitement par exemple dans leur formation initial, c’est pas très rassurant.
    M’enfin, je voudrais pas lancer un autre débat 😉

    1. Le sujet de la formation continue des médecins reste en effet à ma connaissance un vrai sujet en revanche il me semble que les gros cadeaux des laboratoires ont été interdits depuis plusieurs années déjà, non ? En tout cas de mon expérience, ils n’ont plus que des stylos et de petits blocs-notes (très pratiques cependant 😉 ).

      1. Je vous confirme qu’en Europe et aux US, les cadeaux au personnel médical sont désormais interdits et sévèrement punis. La boîte où bosse mon mari a une politique de tolérance zéro par rapport à ces pratiques ! Mais ça peut arriver que des commerciaux le fassent encore (à leurs risques et périls).
        Les médecins n’étant pas tout roses dans cette histoire car certains essayent carrément de continuer à négocier ces cadeaux.

  14. Hum … fille de pharmacien et de biologiste rationalistes, je ne croyais pas trop aux médecines douces … pis bon, le Breton est médecin homéopathe, mais médecin avant tout
    Et j’avoue que j’ai été bluffée par l’efficacité sur les poussées dentaires (effet du sucre? Je ne pense pas que l’on puisse parler d’effet placebo pour un bébé) et les bosses
    Et j’ai craqué pour un coup d’ostéopathie avant l’accouchement. Si LutinCoquin ne s’était pas retourné, j’aurais fait de l’acupuncture avec ma belle mère, ça coûte rien, pareil si il ne s’était pas décidé le 23 au matin
    Bref, tant que c’est inoffensif (et pas hors de prix), je me dit que ça vaut le coup de se tenter.

    1. Oui je suis dans la même optique que toi 🙂 . Et du coup qu’en pense « vraiment » Le Breton ? Il le donne a des patients en comptant sur l’effet placébo ou il croit sincèrement à l’efficacité des petites billes ?

      1. Il pense que c’est un « améliorant de vie », ça ne se substitue pas à la médecine conventionnelle (et il râle quand il a des patients hippies/youpie tralala qui veulent soigner un cancer avec des herbes), mais peut aider à en combattre certains effets secondaires (typiquement dans les cas de cancer justement) ou pour la prévention de petites pathologies chroniques (otites, poussées dentaire, etc. )

        1. Une petite précision, car je vois quelques commentaires où l’homéopathie n’a pas marché. Ce qui est compliqué en homéopathie, c’est qu’il n’y a pas de formule « toute faite », pour un symptômes, il y a plusieurs principes actifs possible et celui qui sera efficace varie en fonction de chacun, selon un classement « en type ». En gros, selon différents critères (goût, caractère, physique, etc.), les profils sont classés par type (par exemple, le Breton est de type sulfure et j’ai oublié le mien) – c’est pour ça qu’une première consultation en homéopathie est longue- et c’est ce type qui détermine le meilleur principe actif pour un mal donné (par exemple pour mon type, ce n’est pas Nux Vomica qui était efficace contre les nausées, mais un autre )

  15. Comme le début de ton article, j’avoue être un peu sceptique, bien que je n’ai rien contre, si certain(e)s sont convaincues, tant mieux, tant qu’il ne s’agit pas de charlatans et/ou de pathologies graves. J’ai eu l’occasion de tester la fameuse osthéopatie, dont on me parlait des miracles, à différentes reprises, sans succès pour ma part (mais sans mal en plus). Au final, je crois qu’il faut effectivement rester ouvert, mais sans en attendre trop au risque d’être déçus, et en se lançant avec précautions. Mais c’est un sujet intéressant que tu as bien fait de soulever malgré tes doutes!

    1. On peut effectivement être déçu a fortiori si on y engage une certaine somme… Dans mon cas, comme ces tentatives ont toutes été remboursées, cela a sans doute diminué mon attente et favorisé mon adhésion 😉 .

  16. Ah ah, LE sujet 😀 Et je dois avouer que je suis plutôt surprise du nombre de sceptiques dans les commentaires… visiblement en fait, ce n’est pas comme je le pensais que tout le monde y croit, c’est que c’est un peu tabou de ne pas y croire 😉

    Bon ben moi mon avis, tu le connais (et il a été aussi exposé plus haut… dis donc, c’est pas gentil de me jeter aux lions comme ça Ars Maëlle :p) (bon ok c’est moi qui ai commencé en dénonçant Franfran), ni l’ostéopathie ni l’homéopathie ni l’acupuncture ne trouvent grâce à mes yeux. Je me suis pourtant comme toi laissée convaincre une fois ou deux : des granules contre les nausées pour la grossesse de Choupie, qui n’ont évidemment pas marché (sinon j’en aurais reprises avant de me faire hospitaliser, je suis pas non plus têtue à ce point !), de l’ostéopathie par ma sage-femme aussi il y a 3 ans pour… en fait je sais pas trop, elle devait me trouver juste un peu bancale (et j’ai pas osé la contredire)… mais bon, vu que j’avais pas de problème, j’ai pas vu de différence entre avant et après :p Pas essayé l’acupuncture par contre, mais bon j’ai jamais eu de souci pour lequel on aurait pu me le conseiller…

    Mais je reste sur mon idée de départ 😉 Je ne suis pas complètement hermétique à l’ostéopathie dans son rôle de kiné douce comme vous le disiez plus haut, mais j’avoue que la tendance ostéopathe = sorte de sorcier qui peut guérir tout et n’importe (tout juste s’il ramène pas l’être aimé et n’assure pas la prospérité) me laisse un peu perplexe. Je ne crois pas du tout à l’homéopathie (comme tu le dis très bien, si on en prescrit à tout le monde, c’est bien parce qu’on ne risque pas grand-chose à le faire – et moi je suis plutôt adepte de la devise du tonton de Spiderman : grands pouvoirs = grandes responsabilités). Quant à l’acupuncture, je ne vois même pas comment ça pourrait marcher (si j’avais ne serait-ce qu’une petite explication physique/physiologique à me mettre sous la dent, genre je ne sais pas, une stimulation nerveuse ou musculaire par les aiguilles, je serais prête à lui donner sa chance, mais les points d’énergie… non, ça ça me paraît un peu trop abstrait… et comme je suis pas assez calée en biologie pour te dire si des micro-aiguilles peuvent déclencher autre chose qu’un apaisement psychologique, ben je reste avec mon scepticisme).

    Cependant, ce n’est pas mon genre non plus de prétendre avoir la science infuse, ni de snober les autres qui pensent différemment. Je veux bien reconnaître que je me trompe (si on me le prouve, et par autre chose que l’amélioration des symptômes… on a quand même fait des saignées à tour de bras pendant des siècles, et je suis persuadée que les malades se sentaient mieux après s’être vidés de leur sang, sinon on aurait arrêté plus tôt) et en aucun cas je ne me permettrais de penser quelqu’un stupide parce que lui y croit. Après tout, il est certain qu’il y a des phénomènes qui nous dépassent (surtout quand comme moi on a une formation essentiellement littéraire…), et ça en fait peut-être partie 🙂

    1. Alors en fait c’est drôle mais concernant l’acupuncture, je ne me suis jamais posée la question scientifiquement mais ça ne me semblait jusque là pas totalement « illogique ». Dans mon cas en tout cas où il s’agissait en gros de relancer les fameuses « tranchées » je me disais que de titiller les muscles ou les nerfs comme ça avec de petites aiguilles était sans doute approprié… Dans d’autres cas comme la lutte contre le tabagisme j’ai beaucoup plus de mal à suivre le concept en revanche. Après finalement comme tu le dis un peu en conclusion et je n’ai peut-être pas assez creusé ce point, il y sans doute un soulagement que m’apportent ces pratiques de « faire quelque chose » pour mon fils face à des problèmes qui m’ont laissée un peu désemparée : son cou, ses otites… Et finalement peut-être que la seule efficacité est là : m’apaiser. Mais même si il n’y en a pas d’autre, étant donné que je n’ai pu observer aucun effet négatif, je me dis que c’est peut-être déjà ça 🙂 .

      1. J’aime bien l’expression anglaise « pousser sous le bus » pour ce que j’ai fait à Chat-mille, en toute naïveté bien entendu 🙂
        Puisqu’on est entre nous (et les centaines de fans de FranFran) à causer d’explication physiologique, je vous invite à regarder la page Wiki sur l’homéopathie, personnellement c’est le principe de « dynamisation » qui a achevé de me convaincre que ça ne pouvait être que placébo (la similitude, pourquoi pas ? mais la mémoire de l’eau, non !)
        Après je vois à la lecture des commentaires que le terme « médecines douces » rassemble beaucoup de choses qui n’ont pas toutes la même valeur, parce qu’il y a aussi des sagesses ancestrales sur les plantes, ou des intuitions sur l’alimentation, le rythme de vie, les postures etc. , qui sont très justes, et ne peuvent pas faire de mal. Ce qui m’embête, c’est ce qui est dangereux (en soi ou par rejet de l’allopathie) et l’extorsion qui découle parfois (mais pas toujours) de ces pratiques.

  17. J’ai eu recours à l’ostéopathie pour le cou du Choupi (oui oui ils ont été jumeaux pour ça aussi) et pour moi aussi (même si j’aurais du y aller plus tôt). J’avoue que sur ce point j’ai été assez convaincue. Je me soigne et je soigne le Choupi avec des médicaments à base de plantes et je dois reconnaître que chez nous, cela marche plutôt bien mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. Par contre je suis ultra sceptique comme toi sur l’homéopathie. J’en ai donné au Choupi pour les coliques et les dents mais plus pour me dire que j’avais tout fait pour l’aider que par conviction.

  18. Je suis une ancienne sceptique des médecines douces ou alternatives, esprit scientifique oblige. Et puis petit à petit, à force d’expériences personnelles je me suis laissée convaincre que pour certaines choses, les médecines douces valaient parfois mieux que la médecine allopathique ou les complétaient parfaitement.
    Pour les choses « sérieuses » nécessitant un traitement (du « petit » antibiotique au traitement anticancéreux) : médecine allopathique. Pour tout ce que la médecine allopathique ne parvient pas vraiment à régler (allergies, eczéma, dos qui se coince à cause du stress, etc.) : médecines douces (chez moi c’est osthéo, acuponcture et éventuellement homéo). Et je trouve qu’encore plus qu’en médecine allopathique, le résultat des médecines douces dépendent de si on a un bon praticien ou pas, et s’il est bon, ça peut vraiment être bluffant.

    1. Je pense que même si on est sceptique à l’origine ça peut valoir le coup d’essayer pour se faire son idée. On peut finalement avoir de bonnes surprises !

  19. Moi je suis une adepte des médecines douces, mais tout comme la médecine traditionnel à utiliser avec modération ^^ A ma sortie de la maternité on m’a prescrit de l’homéopathie pour couper mes montées de lait, et ça a très bien fonctionné ^^ J’en avais pris pour passer mon permis et j’y suis allée zen ! Et quand j’ai eu des soucis au boulot, j’en ai pris pendant 2 mois. Mon médecin m’avait prescrit des anxiolytique, mais ils étaient beaucoup trop fort pour moi (et pourtant je prennais qu’un quart de la dose) donc je suis revenue à l’homéopathie ^^ Je suis une adepte des médecines douces, mais j’utilise pas que ça non plus ^^

  20. Héhé ! Moi je m’attendais à de la polémique, à du clash ! …. mais en fait, je dois bien avouer que je suis en accord avec toi sur toute la ligne. D’ailleurs, j’espère que lorsque tu fais référence à tes amis parisiens qui te conseillent d’aller voir un ostéopathe à tort et à travers, tu ne pensais à moi, parce que, auquel cas, je me serais bien mal fait comprendre. 😉

    Tout comme toi, avant d’être enceinte, je n’avais jamais eu l’occasion d’être confrontée aux médecines douces, et mon environnement familial me rendait plutôt méfiante, ou à tout le moins indifférente, à ces conseils prodigués par les uns et les autres à aller consulter l’ostéo, l’acupunteur ou l’homéopathe au moindre bobo.

    Bon, et puis pendant ma première grossesse, ma gynéco, mon médecin généraliste puis plus tard le gastroentérologue que je suis allée voir ont eu bien du mal à soulager mes maux. Du coup, je me suis dit : « Pourquoi ne pas essayer l’ostéopathie ? » Et, comme toi, j’en ai été plutôt convaincue : en une unique séance, mon problème a été considérablement atténué. Et, comme pour toi, je n’ai absolument pas été poussée à la consommation : « Vous savez, surtout chez les femmes enceintes, je préfère que la demande vienne directement du patient : seul vous savez si cela vous a soulagé, alors j’attends de vos nouvelles ! ». J’ai beaucoup aimé cette demande de « retour » de la part du praticien : savoir comme je me sentais dans les jours et les semaines qui suivent, pour éventuellement adapter la séance pour une prochaine fois. Au final, je n’ai même pas eu besoin de retourner chez l’ostéo pour ce problème.
    En fin de grossesse, on m’a proposé une séance d’acupuncture, avec une sage-femme spécialisée à la maternité : là encore, étant donné le cadre rassurant, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Et là encore, les résultats ont été assez impressionnants.

    Bref bref bref, j’arrête mon roman mais tu vois l’idée : nos expériences sont assez similaires ! 🙂

    1. Bien sur que non je ne pensais pas à toi en écrivant « mes amis parisiens » 🙂 . Ce serait gonflé de ma part de faire une allusion pareille sachant que tu me lis 😉 . Je pensais plutot à mes anciens collègues de la Défense qui en plus allaient tous chez le même ostéo (et rien que cela ne me donnait pas très envie d’y aller – pas envie de croiser mon chef en salle d’attente). Bref, je ne savais pas du coup que nos expériences et nos « chemins » étaient aussi similaires, encore un point commun 🙂 .

  21. Ah le débat !!
    J’avoue être assez ambivalente pour l’homéopathie. J’ai essayé pendant ma grossesse pour des petits maux, notamment pour mes insomnies. Cela a fonctionné jusqu’à un certain point. Je pense que c’était plutôt l’effet placébo qui m’a aidé dans un premier temps. Mon sage-femme m’en avait prescrit aussi pour l’après-accouchement, mais je n’ai pas vraiment vu d’effets positifs. J’ai essayé pour ma fille durant les poussées dentaires, mais j’ai été convaincu que jusqu’à une certaine limite.
    Pour ce qui est de l’ostéopathie, là par contre je suis convaincue. Mais encore faut-il bien choisir son praticien. Celui que je suis allée voir durant ma grossesse n’était pas du tout vendeur, et ne faisait pas « craquer » les articulations. C’était purement de la manipulation douce qui m’a fait un bien fou. Tellement que je ne l’ai vu finalement que deux fois en début de grossesse et une seule fois la semaine précédent l’accouchement. C’est donc confiante que jai emmené ma petite Miss E pour son torticolis. Il ne l’a vu qu’une seule fois.
    Je n’ai pas d’avis sur l’acupuncture. Je n’ai eu que de bons échos. J’essayerai peut-être si besoin.
    Je pense que le plus important, est de trouver un bon praticien, de se sentir bien dans ce que l’on fait que ce soit médecine douce ou médecine traditionnelle. Pour moic’est assez récent de considérer ces médecines douces, sans doute parce que je suis trop cartésienne et que j’aime avoir des preuves pour approuver. Comme toi, je reconsidère la question tout doucement, tout en préférent me référer en premier lieu à mon médecin.

    1. Finalement je me rends compte que la plupart de mes lectrices sont comme moi : ouvertes aux expériences complémentaires, mais avant tout confiante en la médecine classique, je suis rassurée 🙂 .

  22. Hihihi tu prends des risques avec un débat pareil ! 😉 bon même si je dois dire que je trouve ton raisonnement très raisonnable justement et pas dans le jugement contre d’autres pratiques qui différeraient des tiennes.
    Je suis un peu comme toi. Je suis assez méfiante vis-à-vis des médecines alternatives et mon mari chimiste avec son boulot dans le secteur pharmaceutique n’aide clairement pas à y être adepte les yeux fermés ! C’est ma belle-mère qui m’a convaincue il y a plusieurs années de m’y mettre parce qu’elle croit dans tout ce qui diffère des médecines conventionnelles. Un peu trop à mon goût d’ailleurs… et là j’ai un peu trié ce que je trouvais ou qu’elle me proposait, en partie en concertation avec mon mari. Pour moi, la règle d’or en matière de médecines douces, et je vais citer monsieur qui me l’a très bien dit hier, « ce sont des petites solutions pour des petits problèmes ». On ne soigne pas une maladie +/- grave avec de l’homéopathie ; on peut aider les symptômes, calmer, rassurer la personne.
    L’aromathérapie par exemple (huiles essentielles), ça, je marche à fond dedans. Ça contient des principes actifs, des molécules hautement concentrées dont on sait qu’elles ont un pouvoir X ou Y sur l’organisme. Pour reprendre tes mots, ce n’est pas pour rien qu’on doit les utiliser avec beaucoup de prudence durant la grossesse 😉 Mais même là, je les considère comme un complément en cas de manquements de la médecine traditionnelle ou comme une première alternative douce à des petits bobos. Hors grossesse, j’en utilise facilement notamment pour mes problèmes de peau, mais également sur Croquette (l’eucalyptus et le bois de rose sont super pour dégager les voies respiratoires 🙂 ).
    J’étais sans avis sur l’ostéopathie avant parce qu’elle a pour partie une véritable base scientifique. L’oncle de mon mari, kiné ostéopathe, a proposé de traiter Croquette pour ses reflux et coliques après sa naissance et ça m’a bluffée, je dois dire. Il nous a expliqué au fur et à mesure ce qu’il lui faisait et c’était très loin des explications de charlatan qu’on lit parfois ! « Là il y a un nerf qui va de là à là, il passe sur telle zone de l’estomac donc si je le tends, vous voyez, elle fait ça, etc. » Donc comme beaucoup l’ont dit, ça dépend du praticien, dans ce cas.
    En ce qui concerne l’homéopathie par contre, je suis beaucoup moins réceptive parce que justement il n’y a aucune base scientifique. Au contraire, les études montrent pour l’instant qu’il n’y a rien au delà de l’effet placebo. Chez moi en tout cas, elle ne fait aucun effet et, même si Croquette aime bien avoir sa pipette de camomille quand elle a mal aux dents et semble plus calme après, je suis de plus en plus persuadée que c’est uniquement par jeu.
    Et alors je ne parle même pas des autres médecines alternatives que ma belle-mère essaye de nous refiler parfois, comme les fleurs de Bach, le magnétisme, le reiki ou la thérapie par les pierres (« mais ça ne coûte rien de mettre un collier d’ambre autour de son cou pour essayer de calmer ses poussées dentaires ! » Hum comment dire ? Ca ne coûte rien en effet mais c’est non quand même). Tout ça, c’est hors de question : pour moi, c’est du charlatanisme pur et dur.

    1. Le collier j’ai toujours refusé aussi parce que je trouve ca un peu dangereux en termes de risques de strangulation, non ? En tout cas pour moi c’est ma limite : du moment que tout cela n’a pas d’effet négatif potentiel, je suis d’accord pour essayer mais s’il y a le moindre risque je préfère m’abstenir. C’est pour cela que j’ai longtemps refusé d’essayer l’ostéopathie, j’avais l’image de quelqu’un qui allait maltraiter mon bébé et le faire craquer de partout. En fait pas du tout mais comme tu le dis il faut quand même veiller à bien choisir le praticien.

      1. Tout à fait, mon premier réflexe a été de dire non parce que je trouvais le collier bien trop dangereux sur un bébé de 4 ou 5 mois ! (on n’abordait même pas encore la question de l’utilité ou non)

  23. J’ai depuis toujours une approche très « je prends tout » je pense en fait ^^ Je vais voir les médecins, je n’ai pas peur des traitements, je ne remets pas en question les vaccins par exemple… J’ai une vraie « confiance » envers la médecine traditionnelle on va dire, je ne me pose pas trop de questions. Oui, mais. En grandissant, à étant plus à l’écoute de mon corps, j’ai testé des choses un peu « parallèle » on va dire. Ostéopathie depuis des années et des années. Homéopathie doucement, beaucoup plus ces derniers temps. Acupuncture pour ma première grossesse, qui a aidé mon fiston a se mettre dans la bonne position juste avant l’accouchement. Une fois, mon ostéopathe a pratiqué de la kinésiologie sur moi car il n’arrivait pas à me manipuler. Bluffant. Avec mon fils et son environnement très médicalisé, j’opte pour la même approche. Il a eu un traitement de fond pour l’homéopathie pour ses otites, je dois dire que ça a été concluant quelques mois même si nous avons fini par reprendre les antibios quand même quand elles sont revenues de manière trop régulières. Je l’ai emmené chez plusieurs ostéopathes un peu « gourou », et je pense que ça a joué un rôle dans son évolution. Il y a effectivement une part de psychologique là dedans, pour moi en tout cas. Ce sont des professionnels qui abordent la question des symptômes et leurs significations dans un autre registre, et même si je n’adhère pas toujours je me sens parfois plus écoutée que par la médecine traditionnelle.

    1. Je pense en effet que beaucoup de choses rentrent en ligne de compte, cette sensation que ces praticiens sont plus disponibles pour nous entendre est sans doute aussi un argument en leur faveur.

  24. Je suis plutôt exactement comme toi 😉 Surtout en ce qui concerne l’homéopathie. Mais je sais que c’est efficace. J’ai écouté une émission à ce sujet dernièrement. L’efficacité n’était contestée par aucun spécialiste, en revanche, ils n’étaient pas d’accord sur le mécanisme chimique: ‘est-ce l’effet placebo qui fonctionne ou les molécules elles-mêmes?
    En tous cas, ma petite soeur, jusqu’à deux ans, était sans cesse malade, un peu comme ma fille. Mais elle, c’était encore plus grave, à tel point que les médecins lui ont recherché le SIDA, étant donné que ma mère avait accouché en Afrique. C’est pour te dire… Elle avait des angines à répétition, très graves.. La dernière, une angine de Vincent, rarissime et dangereuse.. Le médecin n’a jamais compris comment elle avait pu l’attraper.
    Bref, il était prévu qu’on lui enlève les amygdales, pour mettre fin à son calvaire.
    Rendez-vous était pris pour dans deux semaines, ma mère était très triste. C’est à ce moment là que sa pédiatre lui a proposé l’homéopathie pour essayer. Ma mère était sceptique, mais tellement au bout du rouleau, qu’elle a accepté.
    Ma soeur a été guérie en deux semaines. Le chirurgien n’en a pas cru ses yeux quand il l’a examinée avant l’opération. Sa gorge avait dégonflé. Elle n’a plus eu d’angine avant plusieurs années.
    Alors du coup, je me laisse tenter moi aussi 🙂

    1. Il n’y a finalement pas vraiment de raisons pour ne pas essayer en fait (à part le prix éventuellement). D’ailleurs à ce sujet ou presque j’ai fini par trouver un sirop multivitaminé pour mon fils comme tu me l’avais conseillé et mon mari prend tous les matins de la vitamine C. Je te tiendrai au courant des résultats Frau Dr. Med. Pruno 😉 .

  25. C’est un sujet que j’aimerais aussi aborder dans mon blog !! J’ai tellement à dire que je ne vais pas tout écrire ici.. disons que j’ai essayé pas mal de choses ces dernières années… y compris avec mes enfants…. bon il faut que j’écrive ce billet maintenant !!

  26. Je suis à moitié convaincue par l’ostéopathie et franchement sceptique par rapport à l’homéo. Et c’est vrai que tous mes amis médecins rigolent bien quand je leur en parle : selon eux, il y a des doses tellement infinitésimales de plantes dans l’homéo que ça ne peut être qu’un effet placebo. Après je me dis, le but c’est que ça fonctionne, non? Donc si ça le fait, pourquoi s’en priver! Mais je suis comme toi, ça me gave quand tout le mode me répond « homéo » à chaque inquiétude que j’ai.

    1. Il ne faut pas sous-estimer l’effet placebo non plus en effet, il existe vraiment. Alors même si ce n’est que ça, du moment que c’est efficace, tout est bon à prendre 😉 .

  27. C’est vrai que c’est une grande question. Mais les médecines douces, c’est tellement de pratiques différentes sous ce terme que c’est difficile je pense de se prononcer globalement.
    Je suis convaincue des bienfaits de l’ostéopathie car j’en ai vu remettre droits des chevaux boiteux, et dans le cas des animaux j’ai un peu de mal à croire à l’effet placebo. Après pour moi, j’ai du mal à (re)trouver un praticien qui me convienne.
    L’homéopathie par contre, j’en suis moins convaincue.

  28. C’est drôle mais je pensais que le débat serait plus passionné 😉
    De mon coté, je suis plutôt sceptique sur les médecines douces. Mais effectivement on retrouve un peu de tout derrière cette appellation.
    Je pense que les plantes ont un effet réel sur notre organisme étant donné que beaucoup de substances actives présentes dans les médicaments proviennent des plantes.
    L’homéopathie, personnellement je ne suis pas du tout convaincue. J’ai testé pendant la grossesse pour plusieurs pathologies et je n’ai jamais eu le moindre résultat (rhume, stress, préparation de l’accouchement…) j’ai avalé un certain nombre de petites billes et ça n’a eu aucun effet.
    Concernant l’ostéopathie, je n’ai jamais testé, en général je vais plutôt chez le kiné mais récemment mon kiné qui est aussi ostéo a pratiqué une séance pour la bronchiolite de ma Biscotte et j’ai trouvé ça quasi aussi efficace que les séances de kiné respiratoire qui ont suivi mais en plus doux pour ma puce. Mais je pense que si je n’avais pas su que l’ostéo était aussi kiné j’aurais été beaucoup plus réticente à le laisser manipuler ma fille.
    Par contre concernant l’acupuncture j’étais très sceptique. Mais en fin de grossesse je me suis laissée convaincre de faire plusieurs séances: la première était pour le sommeil et ça a été très efficace. J’avais laissé tombé l’homéopathie alors je me suis dit que de toute façon je n’avais rien à perdre, mon sommeil ne pourrait pas être pire. Et finalement mes insomnies ont quasi disparu dans les 48h, je me réveillais mais n’avait plus aucun problème à me rendormir.
    J’ai ensuite fait 2 séances à 40SA et 40SA+4 pour essayer de déclencher l’accouchement et 24h après la 1ere séance j’ai eu des contractions assez régulières alors que je n’en avait plus depuis au moins 3 semaines. Et j’ai finalement accouché moins de 48h après le seconde séance. Et lors des séances je sentais que certaines aiguilles « travaillaient ».
    Bref je crois que comme toi je suis partagée sur la question !

    1. Finalement je crois que le plus sage c’est justement d’être partagée, garder son esprit critique d’un côté mais aussi être ouvert pour tenter d’autres choses au cas où 🙂 .

  29. Je suis un peu comme toi, au départ plutôt très méfiante ou plutôt « moi, je n’y crois pas ».
    Mais mon mari a été élevé à l’homéopathie, alors il y en a chez moi, et je le laisse y faire appel pour lui en tout cas.
    Pendant la grossesse, ma sage-femme étant convaincue par les bienfaits de l’homeopathie m’en prescrivait, mais honnêtement, je ne voyais aucun effet, même pour faire dégonfler mes seins pendant la montée de lait, je sais pas trop si ça a vraiment aidé ou si juste c’était la fin…
    Je ne suis pas contre, mais je crois qu’il faut un peu « y croire »…

  30. Vaste débat !
    Pour ma part, j’ai été élevé pratiquement uniquement aux médecines parallèles (ou douces) à une époque où ce n’était pas du tout tendance. Ma mère, qui pourtant bossait dans une grande organisation de santé (ou justement à cause de ça) ne jurait (et ne jure) que par l’homéopathie et les plantes.
    Petite, c’était très frustrant, surtout le jour où j’ai compris que là où mes camarades étaient soulagés rapidement, je devais endurer mes symptômes plus longtemps et je ne te parle pas de l’adolescence, où j’allais presque fièrement chez le médecin pour avoir mes anti-bio et mes médicaments bien classiques.

    Aujourd’hui, j’ai un peu plus évolué sur la question et surtout, j’ai pu faire la part des choses, vis à vis de mes différentes expériences. L’ostéopathe, qui me suit depuis mes 14 ans est le seul à me soulager de mes maux de dos et de hanches. L’acupuncture m’a miraculeusement remis mes cycles en place après l’arrêt de la pilule. mais en allant plus loin, je crois surtout que c’est l’attitude des praticiens qui prennent le temps d’écouter leur patients, de prendre en compte la globalité des symptômes et des maux qui importent le plus. Par exemple, lors de ma première séance d’acupuncture, alors que je venais pour un problème de cycle et qu’elle me manipulait, j’ai ressentis une immense envie de pleurer. Elle s’en est rendu compte et m’a dit de ne pas me retenir. Là j’ai pleuré à gros sanglots pendant plusieurs minutes et ça m’a libéré d’un tas de chose. Je suis persuadée que tout est lié et la médecine traditionnelle chinoise, qui existe depuis des centaines d’années a bien compris ça, même si nous ne l’avons pas encore expliqué rationnellement (ça viendra ! il n’y à qu’a voir comment on pratiquait la médecine il y a quelques siècle).

    Concernant l’homéopathie, j’avoue prendre un peu de recul par rapport à ça. En prévention ou pour des maux récurrent, oui. Pour des pathologies plus subites, j’ai plus de doutes. C’est la limite à mon sens. et ma mère qui a soigné un zona et sa grippe d’hiver comme ça me fait peur. Mais impossible de la trainer chez un médecin.

    Pour finir, il y a dans ces disciplines de très bons praticiens, qui ne résument pas les patients à des corps et qui ne soignent pas que les symptômes mais les patients dans leur globalité. Malheureusement il y a aussi des charlatans qui ne donne pas une bonne image de ces pratiques. Pourtant, on aurait je pense beaucoup à gagner à plus écouter nos corps quand ils nous parlent, mais c’est un autre débat !

    1. Merci pour ton témoignage je le trouve très intéressant ! Je suis d’accord avec toi quand tu parles de prise en charge du patient dans la globalité c’est sans doute une des grosses qualités de la plupart de ces praticiens.

  31. Ultra convaincue. L’ostéopathie m’a soigné un problème ligamentaire au niveau des côtes. Le soulagement a été quasi immédiat. Idem pour la plagiocéphalie de Petit Prince : l’ostéopathie a été d’une grande aide. Pour l’homéopathie, je pense que cela fonctionne mais pris correctement avec ordonnance d’un médecin homéopathique. J’ai vu les effets spectaculaires sur Petit Prince notamment pour les dents et la prévention des otites. Pour ma part, l’homéopathie a fait partir une inflammation que la médecine conventionnelle n’arrivait pas à soigner. Enfin, je suis une très grande fan de la phytothérapie que je prends en automédication. Par exemple, la passiflore aide à s’endormir et à détendre les muscles. Le ginseng permet d’aider en cas de fatigue. J’ai sans doute cette relation forte aux médecines alternatives, car je n’ai pas le droit de prendre certains médicaments conventionnels. Quoiqu’il en soit, elles nous aident beaucoup dans notre famille 🙂

    1. J’imagine qu’elles doivent être une aide précieuse quand on ne peut pas avoir facilement recours à la médecine traditionnelle. Concernant les plantes j’ai également toujours été convaincue !

  32. PErsonnellement je suis partagée aussi mais surtout quant aux escrocs … si je crois en différentes médecines douces je crois aussi que beaucoup abusent de la naïveté des gens … Et du coup, je ne vais jamais voir un « médecin » dans un de ces domaines sans qu’il me soit recommandé … je ne prends pas de risque de ce côté là !
    Je reste convaincue que l’ostéopathie bien faite est vraiment magique.
    Par contre, je crois aussi que pour qu’il y ait un impact de ces médecines douces sur nous, il faut y croire … sinon … :/
    du coup ça m’interroge … que penses-tu des personnes type « magnétiseurs » ou ceux qui peuvent éteindre le feu ? Pour ma part j’ai tellement été bluffée par certains … que je suis obligée d’y croire même si ça reste complètement fou à mes yeux (mais bon quand tu vois une personne qui coupe le feu à quelqu’un, par distance, qui venait de se faire brûler la main gravement avec des feux d’artifice ……….)

    1. Je pense que l’effet placebo est réel, ça j’y crois vraiment 🙂 . Et celui-ci peut bien arriver aussi à distance… Après je pense aussi qu’il peut y avoir un peu de hasard ou de chance. Et puis enfin peut être qu’il y a effectivement des choses inexpliquées ça ne me dérange pas de l’envisager en tout cas 🙂 .

  33. Je me demande si tout le monde ne suit pas finalement un peu le même cheminement : la médecine traditionnelle paraît « incompétente » ou en tout cas ne pas répondre au problème à l’instant T, donc on cherche une autre solution. D’autant que les médecines douces ne sont pas censées être dangereuses ou avoir des conséquences. Sur ce dernier point, je mets un bémol car je ne me demande ce que pourrait donner une mauvaise manip d’un ostéo.
    Pour ma part, j’y suis venue à cause de mes migraines. Elles partaient du cou. J’ai tout essayé méso, médhocs, éviter les situations qui les provoquent, etc. sans que personne ne m’explique la cause réelle. Autrement dit, on me soignait systématiquement l’effet mais pas la cause. Or, les médicaments, c’est bien, en prendre trop me mettait mal à l’aise. En plus, si on ne prend trop longtemps, le corps s’habitue et on recommence.
    Une amie migraineuse m’a dit d’essayer l’ostéopathe. Franchement, qu’avais-je à y perdre ? En réalité, j’y ai tout gagné. Il ne s’est pas contenté de me manipuler, il m’a expliqué d’où cela venait, quelle était la cause. C’est juste inestimable puisque, sachant contre quoi je me bats, les armes sont plus simples à trouver. Il se trouve tout simplement que, suite à un accident banal de voiture à l’adolescence, le choc au cou a été sous-estimé (comme souvent dans ce genre de cas) et j’ai développé de l’arthrose. Les tensions s’accumulent sur les épaules et le cou, comme beaucoup de gens, mais chez moi ça monte systématiquement en migraine. Il m’a orienté vers les sports qui pouvaient m’aider à muscler gentiment cette partie du corps (piscine, yoga, tai-shi) et m’a conseillé sur les postures à adopter, les situations à éviter, etc.
    Depuis, ce n’est pas miraculeux puisque j’y retourne une fois par an mais je ne prends presque plus de médicaments. Il m’a permis d’apprendre à gérer cette « maladie chronique » qui finalement n’a pas vraiment de traitement sur le long terme.
    Autre point, l’autre jour, nous avons bien rigolé car on lui a demandé de prendre la pose qui posait problème à nos cous respectifs… hum comment te dire que ma position lecture et la position console étaient parfaitement lisibles dans l’attitude adoptée par le praticien ?! 🙂
    Tout ça pour dire qu’il y a, à mon sens, médecine douce et médecine douce. Je ne me suis jamais intéressée à l’acupuncture mais, sachant que d’autres civilisations se soignent effectivement de cette manière, je n’ai pas l’outrecuidance de penser que ma médecine occidentale traditionnelle est forcément meilleure que ces charlatans. A mon sens, la souci de l’acupuncture est plutôt dans « trouver le bon praticien » puisque ce n’est pas nos pratiques usuelles.
    L’oméopathie, comme tu le dis, je dis pourquoi pas. Après tout, nos médicaments sont issus des plantes ou alors d’une synthétisation d’une molécule des plantes (je résume grosso modo car ce n’est pas du tout mon domaine). Je m’y suis intéressée avec la grossesse puisque, à part l’ami Spasfon et l’ami Doliprane, on est un peu démunie. Ma mère est à fond là-dedans et, l’autre jour, j’avais vraiment mal à la gorge. J’ai donc tenté sa tisane spéciale bobo gorge : thym (cueilli de mon jardin ^^), citron, miel. Inutile de te dire qu’en deux jours c’était réglé. En revanche, j’ai la sensation que les gens ne se rendent pas compte que les plantes peuvent effectivement être toxiques. C’est-à-dire que, ma mère est à fond dedans mais, néophyte que je suis, je me suis retrouvée à lui expliquer que, non, enceinte on ne peut pas prendre toutes les plantes. Je lui citais l’exemple de la sauge ou de la framboise dont elle me chantait les louanges pour tels effets et qui ne sont absolument pas recommandées pendant une grossesse à cause de tels autres effets.
    J’avoue que tout cela me semble bien compliqué et, à cause de la grossesse, je fais encore plus attention. Moi qui ai l’habitude de me tourner vers l’ostéo assez facilement, j’ai laissé passé 6ème et maintenant 7ème mois de grossesse sans aller le voir alors que mon dos crie SOS. Je sais que ce n’est pas recommandé et lui-même m’avait prévenu qu’il ne me verrait pas avant le 8ème mois.

    Je résumerai en disant d’une part qu’il faut vraiment vraiment bien choisir le praticien, par exemple mon ostéo ne sort pas de nulle part, il est aussi kiné, d’autre part, être à l’aise avec la pratique elle-même.

    1. Je me rends compte par les commentaires que je mélange les choses, cela montre bien à quel point je regarde ça de loin. Je ne fais pas tellement de différence entre homéopathie et soin par les plantes séchées genre tisane, peut-être est-ce une erreur ? Ce qui me gêne avec l’homéopathique, c’est que c’est encore des pilules à ingurgiter, du coup j’ai encore la sensation de prendre des médicaments. je préfère l’idée de faire pousser un petit jardin de plantes à faire sécher pour les tisanes, je ne sais pas pourquoi mais ça me semble plus réel.

      1. J’ai aussi tendance à privilégier les plantes mais finalement à l’inverse de ce qu’on pourrait penser et comme tu l’as toi même rappelé il faut se méfier un peu quand même : elles ont vraiment des effets et peuvent donc aussi parfois être contre indiquées (par exemple pendant la grossesse). A l’inverse l’homéopathie à ma connaissance est toujours autorisée c’est ce qui me fait parfois douter de son efficacité 😉 .

        1. Après, il ne faut pas non plus sous-estimer l’effet placebo des médecines douces. J’ai vu ma mère se rendre chez son herboriste pour soigner les maux causés par la chimio. Elle avait ainsi vraiment la sensation d’agir sur sa maladie, tu vois l’idée ? Préparer sa tisane spéciale au top du top à toute épreuve lui faisait du bien. Si en plus les quelque plantes séchées qu’elle mélangeait et infusait lui apportaient quelque bienfaits, pourquoi pas ? Tout en ne négligeant pas, encore une fois, que les plantes ont plusieurs effets.

    2. Pour info tu peux aller voir un osteo pdt ta grossesse si ce dernier est formé/calé en maternité. La mienne est très bien formée sur l’accompagnement de la maternité et il n’y a aucun risque alors même que je suis en map, elle m’a été conseillée par mon généraliste. Certaines manipulation ne sont plus possible mais l’ostéo crânienne, du bassin. . font des miracles sur les bonos de la grossesse (miraculeux sur ma sciatique ! )

      1. J’avoue que je n’ai pas osé. J’ai suivi quelques conseils de posture pour arranger un peu les choses mais j’ai hâte d’y être, rendez-vous le 1er mars ! 🙂

  34. Convaincue ici par les médecines douces mais en présence de bons praticiens…
    Mon généraliste est d’ailleurs très médecines douces et le 1er à prescrire une tisane de thym et de miel en cas d’angine virale. Il n’a soigné les angines de ma fille que avec de l’homéopathie quand je voyais mes connaissances donner des antibiotiques à tour de bras.
    L’ostéo je suis convaincue si on trouve la bonne personne idem pour l’acupuncture que j’ai testé avec succès pendant mes deux grossesses ma sage femme étant acupuntrice.
    Même les colliers d’ambre je suis pour (car déjà c’est joli et sans aucun risque si pas porté pour dormir … car ne peux pas se casser sous la force d’un enfant ). Ma mère a en effet réduit largement ses allergies grâce au port de l’ambre.
    En fait j’ai envie de dire si ça marche tant mieux ça ne peut pas faire de mal. Je préfère ça à une surmedimencation, en fait je préfère essayer la médecine douce avant les gros moyens de la medecine traditionnelle. (Je connais aussi un cas d’une petite fille qui devait se faire enlever les amygdales et qui finalement va beaucoup mieux grâce à osteo+ changements alimentaires.)
    Par contre je ne suis pas pour réfuter la nécessité de la médecine traditionnelle en cas de gros bobo, il ne faut pas être dans l’excès inverse , tout n’est pas traitable avec des plantes comme tout n’est pas psychosomatique (je pense notemment à l’infertilité où l’on renvoie parfois violemment à des couples que le blocage est psychologique alors qu’il y a un vrai problème mécanique qui demande un peu plus d’exploration. ..)

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi et Merci pour les explications concernant le collier d’ambre. Tu as raison de rappeler aussi que parfois le « psychosomatique » présumé peut faire beaucoup souffrir…

  35. C’est intéressant de voir comment ton approche à évoluer !
    Mes parents (travaillant tous les deux dans le monde médical) ont toujours fait appel et à la médecine traditionnelle et aux médecines douces… Donc, j’ai eu l’habitude de fréquenter les 2 !
    Depuis que je suis en mesure de faire mes propres choix, j’ai gardé cette habitude de faire appel à l’une ou l’autre. Toujours en ayant raison gardée ! Pour les rhumes ou autres petits maux, je me tourne facilement vers l’homéopathie ou vers les plantes.
    Pour la gestion de mes problèmes de peaux, j’ai plutôt opté pour un changement dans mes produits cosmétiques et mon alimentation (donc l’environnement a un effet, n’en déplaise à mon ancien dermato ! :D)
    Pour la gestion de mes douleurs chroniques, j’ai un traitement et un suivi en médecine traditionnelle, mais je n’hésite pas à compléter avec des séances d’ostéopathie qui permettent de vraiment limiter l’ampleur d’une crise ou de permettre de regagner en mobilité…
    Pour le Petit Haricot, l’Amoureux est d’accord avec moi, nous alternerons les deux. En fonction de ces besoins et des avis des médecins ! 😀
    Le seul hic des médecines douces : leur coût ! Effectivement, il est nécessaire d’avoir une bonne mutuelle, sinon aïe aïe aïe ! La facture peut très vite monter…

    1. Oui c’est quelque chose que je trouve dommage, et qui bien sûr nuit un peu à leur crédibilité, le fait que ces médecines ne soient presque jamais remboursées de façon standard.

  36. Mon chéri (qui comme tu le sais est pharmacien) dit que l’homéopathie ce n’est que des petites granules de sucre et que ça ne sert à rien.
    Pour ma part, je suis un peu plus mesurée, je crois aux effets de certaines médecines douces, que ce soit l’homéopathie ou autre chose.
    Je me dis que si des médecins et des pharmaciens sont convaincus de leur efficacité, ce n’est pas pour rien. Et si l’effet placebo existe et bien j’ai envie de dire tant mieux 🙂
    Bon bien sûr, je trouve que c’est complètement insensé et dangereux de s’imaginer qu’on puisse guérir un cancer ou autre maladie grave avec ce type de traitement, mais lorsqu’ils sont là en accompagnement d’un traitement classique pourquoi pas.

    Et sinon, ce qui, je trouve, fonctionne bien pour les petites choses, ce sont les huiles essentielles, notamment pour les problèmes de peau. En ce moment j’utilise du tea tree pour mon acné persistant (depuis que j’ai arrêté la pilule c’est une catastrophe…) et je trouve que ça donne des résultats concluants (mais difficile de savoir s’ils sont dus à mon gel nettoyant, au tea tree ou à ma crème anti-boutons)
    Sinon ce qui me fascine, ce sont les coupeurs de feu, les rebouteux, les hypnotiseurs… on ne peut nier que ces pratiques donnent des résultats hyper impressionnants 🙂 elles débarquent d’ailleurs dans les hôpitaux !

    1. Les huiles essentielles je n’ai jamais essayé encore mais pourquoi pas ! Je me permets juste de te donner une petit info : fais attention dans quelques mois, certaines sont contre-indiquées pendant la grossesse (preuve que justement elles ont bien un effet !). Concernant les interventions plus « magiques » je n’ai pas d’avis… Mais je comprends que dans les cas graves on soit prêt à tout essayer…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *