Une rupture

Une rupture

Lorsque j’ai rédigé mon premier article de l’année, vous avez noté que pour moi 2017 ne rimait pas avec super chouette. J’ai alors fait allusion à l’année 2007 et vous avez été plusieurs à me demander pourquoi – petites curieuses 😉 . Alors devant tant d’insistance je vais vous raconter ce qu il s’est passé pour moi cette drôle d’année.

Au rang des grands évènements qui ont marqué ma vie, il y a celui là, une rupture amoureuse. Cela vous semblera sans doute d’une banalité affligeante mais c’est comme ça, que je le veuille ou non cette étape a influencé et influence encore un peu de ma façon d’être.

De mes 14 à mes 22 ans, j’avais enchaîné des relations plus ou moins longues, plus ou moins importantes. Des relations qui s’étaient toutes terminées, il n’est pas anodin de le noter, à mon intitiative – cette volonté étant parfois partagée, parfois pas, cela ne m’empêchait pas de dormir en tout cas. Et puis à 22 ans, alors que j’approchais de la fin de mes études, des couples plus stables ont commencé à s’établir autour de moi, et c’est à ce moment-là que je l’ai rencontré. Physiquement il ne m’a jamais vraiment plu, bizarrement, et si je compare avec mon mari, j’ai très largement gagné au change (ceci est une petite pique maléfique et gratuite, j’en ai conscience et espère que vous me le pardonnerez). Mais tout le reste semblait parfait : sa sensibilité, ses goûts musicaux, son attrait pour les arts, son métier, ses ressemblances avec mon père. Son origine sociale aussi : je vous ai confié que, pendant mes études parisiennes, c’est quelque chose que j’avais un peu mal vécu, de ne pas faire partie du même monde que la majorité. Lui venait de là, d’une famille nombreuse, catholique, bourgeoise, traditionnelle (une famille type « Le Quesnoy » si vous préférez) et la sensation pour moi de rentrer enfin dans ce monde était grisante.

Très vite, notre amour est devenu intense, fusionnel. Je crois qu’un temps au moins, nous avons été tous les deux dépassés par les sentiments qui nous liaient. Nous avions l’impression de nous être trouvés. Alors les choses sont allées très vite, après un an de relation à distance et de voyages passionnants à cause d’une année d’échange qu’il effectuait en Tunisie, nous nous sommes retrouvés à Paris. Nous y avons tous les deux décrochés notre premier CDI et pris notre premier appartement à deux, ce qui devait devenir notre premier nid. Nous l’avons aménagé avec soin, semblions lancés dans la grande vie. Nous recevions nos familles et amis regulièrement, discutions mariage et enfant très souvent, avions même dejà choisi le prénom de notre premier fils. Je n’ai alors pas imaginé une seconde que cela pouvait capoter, s’arrêter. J’étais persuadée d’avoir enfin rencontré la bonne personne, cela me donnait des ailes. Et puis disons-le, j’étais trop orgueilleuse pour imaginer ce qu’il allait se passer.

Les choses ont donc mal tourné, en 2007, et d’une façon qui m’a terriblement, irrémédiablement blessée. Il m’a quittée, comme ça, du jour au lendemain, sans préavis. Je n’avais tellement rien vu venir, je n’ai pas voulu y croire, l’ai supplié de rester, appelé ses amis pour le convaincre de ne pas faire ça. Alors il est resté un peu, pour me faire des reproches sans arrêt tout en me laissant y croire. Jusqu’à ce qu’un matin, je trouve sur notre table du salon la lettre de résilition de bail de notre appartement, et ses mots : « Merci pour ta signature ». Alors je me suis retrouvée toute seule avec une petite valise et ma chienne dans les couloirs du métro à la recherche d’un abri pour atterrir chez ma meilleure amie. Partager cet appartement avec lui jusqu’à la fin du bail était au delà de mes forces. J’étais sincèrement dévastée, avec cette sensation étrange que je n’ai plus connue depuis, que le sol venait soudainement de s’affaisser sous mes pieds.

J’ai quitté suffisamment de personnes avant – et après – pour savoir que mettre fin à une relation est toujours compliqué. Alors je ne voudrais pas le faire passer pour un bourreau, ou bien je l’ai aussi été. Mais disons qu’il n’a pas fait ça dans les règles de l’art, au regard de ce que nous avions partagé. J’ai eu la chance de retrouver rapidement un logement, d’être soutenue et entourée. Mais il m’a alors longtemps poursuivie au téléphone, venant me voir, et ainsi empêchée de me reconstruire pendant une bonne année. Je crois que c’est pour ça que je lui en veux le plus encore aujourd’hui. Car je n’ai toujours pas enterré ma hache de guerre. Je ne lui souhaite toujours pas d’être heureux.

Ce qu’il en reste au delà, dix ans après ? Un peu de jalousie envers les couples qui nous ressemblent, je vous l’avais déjà avoué. La plupart d’entre vous, je crois, ont connu leur moitié pendant leurs études et eu leur premier enfant avant 30 ans. Ca aurait pu être ça aussi, ma vie. Encore aujourd’hui j’ai un peu de mal à accepter que ce ne fut pas le cas, que de tous mes amis j’ai été une des dernières à me marier et à faire des enfants, parce que cette histoire fut comme un trou de plusieurs années dans mon parcours personnel. L’espèce de fascination que j’éprouvais pour ces grandes familles parisiennes, cette classe sociale qui n’est pas la mienne, en revanche, a disparu, vraiment. Malgrè la gentillesse de la plupart de ces gens, je n’aurais sans doute jamais vraiment trouvé ma place parmi eux.

Ce que j’ai réussi après plusieurs années à accepter malgré tout, c’est le bonheur de notre amour des débuts, la joie sincère de l’avoir vécu. Contrairement à ce que j’ai pensé au moment de notre rupture, qui l’a d’ailleurs rendue si dure, ce n’est pas parce que cette histoire s’est mal finie qu’elle fut totalement moche. Elle a juste totalement dérapé à un moment, c’est différent. Alors dix ans après je retrouve du plaisir à regarder nos photos de Tunisie, nos regards amoureux et notre peau bronzée. Je me dis que, quoiqu’il se soit passé après, ce fut quand même bien, je suis contente que ces instants fassent partie de ma vie. De la même façon j’admets désormais ce que ce garcon m’a appris ou fait découvrir. Son influence positive dans ma vie, je ne souhaite plus désespérément la renier.

Et puis le plus important finalement, c’est que j’ai tiré des lecons de cette expérience. Souvent d’ailleurs j’ai la sensation de vivre mon mariage avec Ulrich comme une sorte de « deuxième mariage ». Vider un appartement et classer les affaires en deux camps, j’ai déjà donné. C’est une expérience qui marque, forcément.

Pour commencer elle m’a fait prendre conscience de l’importance de mon travail, eh oui. Parce que c’est grâce à lui que j’étais restée indépendante financièrement et ai pu me reloger sans souci. Et puis parce que c’est lui qui m’a fourni les premiers temps un rythme de vie et des contacts sociaux auxquels me raccrocher.
Grâce à elle, j’ai définitivement integré le fait que la vie était imprévisible, dans toutes ces dimensions. Cela peut sembler un peu triste, un peu négatif. Il est vrai que ça l’est en partie, mais pas seulement. Parce que cette rupture finalement elle m’a aussi apporté des choses géniales, des amitiés, de grands moments, jusqu’à ma belle vie en Allemagne.
Cette expérience m’a enfin paradoxalement énormément donné confiance en moi. La blessure narcissique est restée, évidemment. Mais je sais que j’ai réussi à me relever, toute seule, comme une grande. J’ai cru au tout début que je n’y arriverais jamais, que je sombrerais. Pas du tout. En quelques mois seulement j’avais reconstruit un joli quotidien. Je sais de quoi je suis capable dans l’adversité desormais.

Voilà, vous savez enfin ce qu’il s’est passé en 2007 dans ma vie. Et vous, vous avez vécu des ruptures amoureuses compliquées ?

87 réactions au sujet de « Une rupture »

  1. Je n’ai pas vraiment eu de rupture amoureuse compliquée vu qu’on était pas vraiment ensemble. Mais moi aussi pendant des années je me suis imaginée une vie qui n’a jamais vu le jour. C’est peut être plus facile finalement. Tout était plus ou moins dans ma tête. Pour autant je ne l’ai pas mieux vécu. Ça a duré 6 ans, bien trop si tu veux mon avis et j’ai eu beaucoup de mal à remonter la pente. Mais je l’ai remonté seule moi aussi. Un jour j’ai compris ce n’était pas l’homme de ma vie, il ne l’avait jamais été. Et finalement, je me dis que comme toi, j’y ai gagné au change. Je suis beaucoup plus heureuse avec mon mari et finalement, je le remercie de m’avoir laissé tombé, je n’aurais pas cet homme merveilleux dans ma vie aujourd’hui.

    1. Il y a en effet beaucoup de similitudes entre ton histoire et la mienne et finalement quand on voit nos perles de mari actuels on peut quand même se dire qu’on a eu beaucoup de chance (et de force aussi, ne soyons pas trop modestes) 🙂 .

  2. Une rupture n’est jamais facile à vivre. Et même s’il t’a fallu du temps, le recul que tu as su prendre est bénéfique. Une histoire, même ratée, nous aide à nous construire. Si ma 1ère histoire d’amour a été un complet désastre, elle m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui. Et c’est vrai que ce serait dommage de renier les beaux instants 🙂

    1. Oui finalement une vie est faite de tout ça, les réussites et les échecs et parfois les échecs nous en apprennent encore davantage sur nous-mêmes !

  3. J’ai connu mon mari à 26 ans, nous ne sommes mariés deux ans après et j’attends donc notre enfant pour mes 29 ans … Je ne me destinais ni à l’un ni à l’autre puis avec l’une de mes plus longues histoires d’amour j’ai eu ses deux désirs mais ce n’était pas possible vu qu’il était plus jeune que moi (de 5 ans). Je suis partie, cela a été très pénible car nous avions parcouru le monde ensemble et je regarde souvent nos photos aussi …

    Comme toi, c’est une histoire qui m’a beaucoup appris sur moi-même jusqu’à faire naître mon désir d’enfant mais pas avec la bonne personne. Je me suis retrouvée aussi sur le pallier avec mes nombreux sacs et 90 paires de chaussures car il a souhaité garder notre appartement. C’était ma dernière rupture, une dernière épreuve sentimentale avant de rencontrer mon mari j’ai été contente d’avoir conservé le bon côté des choses. Merci, tu m’as rappelé cette douce histoire, cette parenthèse enchantée qui n’a pas eu une belle fin mais qui valait la peine d’être vécue …

    1. J’aime beaucoup ta dernière expression : « une parenthèse enchantée qui n’a pas eu une belle fin mais valait la peine d’être vécue », c’est tout à fait ça 🙂 .

  4. C’est un très joli article.
    J’ai vécu une rupture amoureuse difficile, qui m’a brisé le coeur. Nous étions très jeunes et sans doute ces premiers amours-là sont voués à ne pas continuer dans le temps mais ça n’enlève rien à la force de cette histoire. Chacune nous apprend des choses sur nous et sur ce que l’on veut, c’est ce que je veux garder en tête.

    1. Ces échecs sont aussi souvent de grandes sources d’enrichissement personnel, peut-être que c’est même mieux de les avoir vécus finalement 🙂 .

  5. Merci de nous partager ton témoignage! J’imagine que ça n’a pas été très facile de se replonger dans cette période de ta vie… Pour ma part, c’est amusant, mon mari et moi nous sommes connus très jeunes, et nous faisons (un peu) partie de cette catégorie de famille: grande, bourgeoise, catholique! Mais nous sommes provinciaux, je pense que ça change aussi.
    Pour moi, pas de rupture donc, puisque je l’ai connu à 16 ans et que j’en ai 21!
    Dans cet article, je retrouve encore une fois ta vision des choses, ta manière de penser très positive que j’apprécie beaucoup, et qui m’impressionne! Au delà du fait que c’est toujours agréable de te lire, je trouve que tu as vraiment réussi à faire la part des choses par rapport à cette rupture. J’avoue quand même que le passage « merci de signer ces documents » et hop, à la rue (ou presque) m’a vraiment offusquée!

    1. Oh c’est drôle que tu te sois reconnue dans ma description de famille 🙂 . Et du coup ils ont pris comment ta grossesse très jeune ? L’avantage de l’âge (et de la maternité aussi ?) c’est qu’on prend du recul sur beaucoup de choses même si je ne peux pas encore dire que je lui ai pardonné…

  6. Et ben, que répondre à ça !
    Je dois faire partie de ses couples que tu envies un peu : un Breton rencontrer à 18 ans tout juste, aucune histoire sérieuse avant (une amourette à sens unique, ça ne compte pas), deux enfants avant 30 ans …
    Mais j’admire ta force et ta capacité à rebondir . J’ai bien conscience qu’en l’état, je serai bien dans la mouise si le Breton me faisait un coup pareil.
    C’est pour ça que je ne serai pas contre un peu d’indépendance financière, même si je savoure mon temps avec les garçons

    1. C’est vrai qu’une fois on a vécu ça on est un peu « échaudé » mais il ne faut pas non plus être toujours trop pessimiste alors tu as aussi raison de savourer ta vie avec tes garçons 🙂 . Et sinon pour l’envie ça va j’ai appris à vivre avec depuis le temps 😉 .

  7. C’est un très bel article. .. on y voit bien toute la souffrance que tu as vécu face à cette rupture incompréhensible. Comment la personne avec qui on vit peut elle nous décevoir ainsi du jour au lendemain ? Comment as tu vaincu cette crainte par la suite avec ton mari? Je suis persuadée que les « grandes » ruptures comme celle la influencent nos vie futures et nos relations futures. C’est a dire que l’on sait mieux ce que l’on veut par la suite.
    J’ai vécu 2 « grandes ruptures « . Une à 20 ans j’étais en couple depuis 2 ans avec celui qui avait été mon meilleur ami. Mon âme soeur je le croyais car on avait tout en commun : amis, études, convictions. .. on allait faire la même carrière … et puis finalement on était trop jeune pour planifier notre vie ainsi, il avait besoin de liberté et je ne pouvais pas lui offrir. Il m’a quitté mais de façon très correcte. Il reste quelqu’un que j’apprécie énormément même si nous ne sommes plus amis nous avons des amis en commun. Je me suis toujours réjouis de son bonheur et il aura toujours une place particulière dans mon coeur.
    Après lui j’ai quand même rencontré son opposé : le bas boy , fils gâté de riches, avec qui j’ai fait un peu n’importe quoi, une histoire passionnelle toujours entre fusion et déchirement. Vouée à l’échec mais jai mis du temps à m’en rendre compte car jétais éblouie par son statut social et financier (moi aussi!). On a aussi eu le temps de prendre un appartement ensemble de parler mariage et bébé. La rupture est venue d’un commun accord mais j’ai en effet très mal vécu de devoir partager « la table ou les chaises « , trouver un logement à la hâte, batailler pour récupèrer des choses qui mappartenaient…
    Mais cela m’a fait mûrire. J’ai compris que ce que jattendais de quelqu’un c’était son sérieux et sa volonté d’engagement, sa stabilité bien plus que sa richesse.
    Cette personne m’a fait beaucoup de mal et parfois je m’imagine encore la croiser dans la rue et lui raconter mon mariage heureux alors que lui n’aurait que des histoires minables (puérile hein ? ) et je n’aime toujours pas me balader dans son (notre ancien ) quartier.

    1. En effet avec mon mari j’ai mis du coup énormément de temps à m’engager et encore aujourd’hui je suis restée très indépendante. Je vois que tu as aussi eu ton lot de déceptions… ce que tu racontes à la fin m’a fait sourire je rêve aussi souvent qu’il est malheureux et que j’ai l’occasion de lui présenter ma jolie petite famille gniark gniark gniark 😉 .

  8. J’imagine le choc que ça a dû être. Je me suis imaginée plusieurs fois quitter celui qui est mon mari (ben oui en huit ans de relation, tout n’a pas toujours été rose) et la violence de tout ça, de quitter tout ce qu’on a construit à deux, m’a toujours beaucoup effrayée.

    Et sinon j’ai toujours quitté (bon après toujours des petites histoires, et même si certains ont eu plus de mal à l’accepter que d’autres, je pensent qu’ils s’en sont remis), jamais été quittée. Si je pouvais me passer de cette expérience jusqu’au bout, ça m’arrangerait 😉

    En tout cas je comprends mieux à présent, en effet, ton fort besoin d’indépendance. Et c’est vrai que c’est une grosse sécurité. Après moi j’aime vivre dangereusement… et je suis aussi une incorrigible optimiste (même si des fois, je sais, ça ne se voit pas) 😉 Pas spécialement optimiste pour mon couple (avoir toute une famille de divorcés, parents, oncles et tantes compris, n’aide pas), mais optimiste sur mes capacités à rebondir en situation de crise. (Mais une fois encore, si je pouvais ne jamais tester, ce serait mieux :D)

    1. Tu as raison d’être optimiste toujours penser au pire n’est pas une solution. De mon côté effectivement après cette expérience je n’ai de toute façon jamais réussi à refaire vraiment confiance (d’où le contrat de mariage tout ça tout ça). J’espère aussi que tu resteras épargnée de cette vilaine expérience in-humaine c’est encore le mieux je crois 😉 .

  9. Ton article me touche beaucoup. En 2007, j’étais en couple avec mon « premier amour ». J’avais déjà eu des histoires avant mais rien comme celle-ci. C’était évident que j’y tenais à ce garçon. Mais il n’était pas droit dans ses bottes et il m’a fait beaucoup de tord. J’ai souffert, je le reconnais mais j’ai aussi grandi. Grâce à cette histoire, je suis tombée amoureuse de mon mari. J’ai compris que le plus important pour construire sa vie, ce n’est pas forcément la passion, les rires complices… C’est plutôt être avec quelqu’un de profondément gentil, quelqu’un qui vous soutient, quelqu’un de fiable qui est suffisamment fort pour construire une vraie relation. J’ai gagné au change car j’ai épousé quelqu’un d’une grande gentillesse, de sensible et il est mignon en plus. Et enfin c’est un papa extraordinaire 🙂 bref je comprends ce que tu peux ressentir et j’ai aussi vécu le fait que mon premier amour à tout fait pour que je ne l’oublie pas (trois ans de ma vie mise entre parenthèses quand même…). Désolée pour mon pavé …

    1. Ne t’excuse pas c’est un témoignage très intéressant ! Mes attentes au regard de mon compagnon ont aussi évolué suite à cette histoire je me rends compte. Notamment comme tu le dis j’avais besoin de quelqu’un de « droit dans ses bottes ».

  10. Un très bel article, très touchant ! Comme Annia, j’ai rencontré mon copain à 16 ans et j’ai 21 ans, mais nous sommes de deux milieux très très différents, ça n’a pas toujours été facile ! Je nous reconnais beaucoup dans ta description de l’amour fusionnel avec ton « ex ».
    Je trouve que tu as énormément de courage et de force, surtout qu’il ne t’as vraiment pas quitté dans les règles de l’art ça, c’est sûr ! et comme ton article est très bien écrit je me suis fait le film de ce que tu racontais et ça m’a beaucoup touché. Je te souhaite tout le meilleur avec Ulrich 🙂

    1. Merci beaucoup 🙂 je te souhaite aussi beaucoup de bonheur avec ton compagnon rencontré tôt, ma mère a connu mon père a 17 ans, ce sont aussi parfois de magnifiques histoires 🙂 .

  11. C’est marrant mais je me reconnais bien dans ce que tu racontes ! Mon premier grand amour a duré trois ans, commencé l’année du bac, vécu à distance de par la différence d’âge (6 ans d’écart, lui en fin d’étude, moi en tout début) Je devais le rejoindre à Paris pour qu’on s’installe ensemble pour son premier CDI et finir ma licence.
    Les valises étaient prêtes, le billet de train acheté, les dossiers de transfert pour les fans prêts à être postés et puis pouf ! « On peut pas continuer »
    Le noir. Le néant. Le gouffre.
    C’est fou comme ça a fait mal au bout du téléphone, deux heures avant de monter dans le train.

    1. Oui je me souviens encore de ce sentiment, de cet événement complément imprévu qui tout d’un coup à cassé tous mes plans. Mais tu as su rebondir aussi, c’est le principal 🙂 .

  12. Tu te doutes bien que non dans mon cas ! Mais dans le genre histoire qui marque et donne une leçon il y a le décès de la mère de mon frère et du fiancé de ma maman. Savoir que je suis née car deux personnes sont mortes, ça relativise la mort et la vie et ça fait réaliser combie mn tout peut s’arrêter vite… pour repartir ailleurs.
    Par contre ton ex a été salement peu couillu dans sa façon de te larguer, comme si tu étais un meuble…
    C’est marrant ton attorance pour les familles parisiennes, j’y ai plutôt été allergique vite de mon côté !

    1. C’est sans doute parce que tu les as fréquentées plus tôt, elles font peut-être un peu partie de ton paysage. De la même façon que pour moi la Côte d’Azur n’a rien d’extraordinaire 😉 .

  13. Et bien! Ça n’a pas du être facile à vivre… Surtout le coup des papiers du bail, c’est un peu (beaucoup) goujat quand même…
    Pour ma part, je n’ai pas connu de rupture, puisque j’ai rencontré mon chéri lorsque j’avais 15 ans et lui 16.
    Même si encore aujourd’hui, on s’aime comme des dingues, tout n’a pas toujours été rose en 17 ans, mais rien de semblable à de telles désillusions.

    1. Oh c’est une super jolie histoire avec ton mari alors !! Félicitations ! Et oui pour le goujat, ça explique encore un peu ma colère, 10 ans après…

  14. Relation de 5 ans de 2o à 25 ans. C’est moi qui y ai mis un terme mais ça n’a pas été évident pour autant. Justement parce qu’en 5 ans on a le temps de se projeter à fond, de vivre ensemble, de vouloir se marier, avoir des enfants et de choisir un prénom de fille un prénom de garçon, de se promettre de jamais se quitter. Ça a été dur aussi parce que c’était fusionnel, parce que c’était le premier amour et qu’on ne revit jamais un amour de cette manière la (un peu naïve au final). Il m’a beaucoup fait souffrir même si c’est moi qui l’ai quitté et j’ai mis bien 3 ans à passer au dessus, alors que j’avais déjà refait ma vie. Je n’arrivais finalement pas à accepter qu’il ai eu autant d’impact (et pas forcément positif) sur ma vie. Finalement on s’est revu et à la suite de cela je lui ai envoyé des mails pour dire ce que j’avais à dire (et que je n’avais pas pu lui dire en le quittant car c’était déjà très dur pour lui) et le fait qu’il accepte et comprenne m’a fait du bien. Aujourd’hui je suis totalement libre de cette relation.

    1. J’ai déjà pensé aussi à régler mes comptes comme ça, avec un mail, à froid. Finalement c’est un peu ce que j’ai aussi essayé de faire avec cet article… J’espère qu’un jour j’atteindrai le stade où je ne ressentirai même plus de colère.

  15. Comme c’est étrange. J’aurais pu écrire les mêmes mots.
    Une longue histoire d’amour avec qq’un de ce milieu qui n’était pas le mien mais l’envie de s’ y fondre. La vie à deux, les projets, le premier travail, le premier achat immobilier puis la rupture après 7 ans. Tenir par le travail, réaliser que tout ce qui brille n’est pas d’or, regarder derrière les apparences de ce milieu aristocratique, se retrouver petit à petit. Voir s’ éloigner mes projets de famille la trentaine passée pour mieux les savourer maintenant avec mon mari que je considère aussi comme une seconde chance que m’offre la vie. Car on apprend l’essentiel de ces années. On tire le meilleur de ces épreuves pour se reconstruire après et être vigilant à ne pas se perdre.
    Je comprends maintenant pourquoi je suis particulièrement sensible à tes écrits depuis que j’ai découvert ton blog. Nous semblons avoir construit nos vies actuelles et nous les savourons à la lueur des épreuves passées.

  16. Et bah dit donc, pas simple cette rupture. Comme quoi, du négatif il arrive souvent que du positif finisse pas en sortir 😉
    Le principal c’est que tu soit heureusement maintenant avec un super mari et ton fils.
    J’ai rencontré mon mari j’avais à peine 18 ans. Je n’ai pas eu d’histoire sérieuse avant. Mais on a vécu une relation à distance pendant 6 ans. On a habité 6 mois ensemble puis de nouveau à distance pendant presque 3 ans! On se voyait tous les week ends et pendant les vacances mais on ne vivait pas le quotidien ensemble. Notre relation à évoluer au fur et à mesure. Je n’aurais jamais pensé qu’il serait un jour mon mari quand on s’est rencontré 🙂

    1. Finalement chaque histoire est unique. J’aurais bien aimé savoir ce que cela fait de vraiment « grandir » avec quelqu’un. Mais bon ce sera pour une deuxième vie 😉 .

  17. J’ai été très amoureuse de mes 20 ans à mes 24 ans. J’étais jeune et complètement aveuglée. C’était un pervers narcissique, qui pouvait avoir des accès de violence. Bref, quelqu’un de très nocif. À la fin, je pleurais tous les jours, mais je ne me disais pas qu’il y avait un problème. Il a tout fait pour que je le quitte. Et heureusement j’ai réussi à le faire. Comme toi j’ai mis du temps à voir le positif dans toute cette histoire. Et pourtant il y en a eu. Sans lui je ne serais peut-être pas partie étudier, loin de mes proches, dans mon école de com. J’ai tellement adoré cette période que cela aurait été dommage. Cette histoire m’a fait avancer et je ne regrette pas de l’avoir vécue. Un mois après ma rupture je rencontrai mon futur mari. Et je suis retombée amoureuse. Un amour vrai, sain et joyeux. Je me suis mariée à 29 ans, j’ai eu ma fille à 30 et je ne trouve pas ça tard, je me dis que l’on a bien profité de notre vie à deux. Je comprends que tu lui en veuilles encore mais sans cette rupture tu n’aurais pas la vie que tu as aujourd’hui. Tu en es sortie plus forte et tu as réussi à reconstruire autre chose, d’encore plus beau. Tu peux être fière de toi!

    1. J’ai l’impression que tu vois le positif dans tout, j’adore ton état d’esprit et en plus il est communicatif quand je te lis 🙂 .

      1. C’est un super compliment! Merci!!! En fait, je suis plutôt pessimiste de nature, mais surtout avec moi-même! Et j’ai un mari très optimiste, il doit m’influencer depuis tout ce temps! 😉

  18. Que te répondre !! Tu as été très courageuse. Tu as su rebondir, te reconstruire et en resortir plus forte. Je t’admire de pouvoir faire le bilan comme cela . C’est un très bel article.
    Pour moi pas de grosse rupture comme toi. J’ai rencontré mon mari je travaillais déjà. Toutes les personnes de mon entourage étaient déjà en couple et installées. J’avoue avoir été très envieuse à ce moment la, mais finalement pas déçue d’avoir attendu un peu plus longtemps que les autres car mon mari est parfait.
    Mais j’ai tout de même toujours une peur qui vient de je ne sais où, qui est la peur d’être laissée, abandonnée. Le fait de ne pas être indépendante financièrement, me gène beaucoup dans ce sens là. Mais j’avoue que ne pas travailler me permet aussi de profiter pleinement de ma fille et je ne m’en plains pas.

    1. Il y a aussi beaucoup d’histoires qui ne se terminent pas si mal et tu fais sans doute bien d’avoir confiance et d’en profiter 🙂 . Et finalement je considère aussi que rencontrer son mari un peu plus « tard » a beaucoup d’aspects positifs !

  19. Mais du coup il t ‘a expliqué pourquoi au moins ? (oui les curieuses ne sont jamais satisfaite ! )
    Malgré la violence de la fin, je trouve que c’est quand même une belle histoire. Je me suis surprise à penser que je suis peut être passée à côté de belles histoires en jouant trop longtemps les célibataires endurcies !
    Et comme dit Fleur, c’est un mal pour un bien 😉
    Je te souhaite évidement de ne plus jamais vivre ça. 2017 n’est pas 2007 bien heureusement 🙂

    1. Ce qui est ressorti de nos discussions de l’époque c’est que d’un coup tout ça (notre vie commune, nos projets) lui a fait peur et il a eu besoin de faire machine arrière (retrouver un peu sa vie d’étudiant pour un temps). De mon coté je pense aussi que nous avions poussé la fusion trop loin, nous ne faisions plus rien l’un sans l’autre. C’est une erreur que je n’ai pas reproduite, même si je sais que ce mode de relation convient à certains.

  20. J’ai une histoire un peu similaire. Le lendemain de cette rupture, je partais à l’autre bout du monde (ce n’est pas un hasard si les choses ont explosé à ce moment-là)et j’avais l’impression d’être… un nouveau-né. Tout avait une saveur neuve mais terriblement angoissante. J’avais tout à ré-apprendre. Aujourd’hui, comme tu l’exprime j’ai aussi l’impression d’un second mariage, ce qui me laisse, peut-être à tord, l’impression d’être plus forte, plus ouverte à des compromis, plus vigilante à la cohésion à deux. Mais peut-être à tord, l’avenir nous le dira!

    1. Je vois que comme moi, tu gardes au fond de toi un peu de cette incertitude… Mais je pense aussi cependant que, fortes de cette mésaventure, nous en avons quand même appris sur la gestion d‘un couple 🙂 .

  21. J’ai également vécu une rupture plus ou moins similaire. Notre couple s’était formé au début de nos études, nous avions emménagés quelques années plus tard ensemble. Nous étions fiancés, nous parlions mariage… J’avais imaginé ma vie avec cet homme. Puis au moment où nous aurions dû nous lancer dans les préparatifs du mariage, lui a commencé à douter, il ne se sentait pas prêt, de mon côté, je l’ai assez mal pris, cela faisait 5 ans que l’on était ensemble, pour moi ses doutes c’était comme si il ne m’aimait pas suffisamment. On s’est éloigné peu à peu, nous avions des horaires décalés, on se voyait peu. Le manque de communication a fait que le fossé s’est creusé petit à petit. Un jour, je lui ai fait part de tout ce qui me dérangeait, je pensais le secouer, le faire réagir. Cela n’a pas eu l’effet escompté, quelques temps plus tard, il m’a annoncé qu’il allait déménager. C’était sa décision mais on était plus ou moins d’accord sur notre séparation. Pendant l’année qui a suivie, je suis restée sa confidente, puis quelques années après il m’a envoyé un mail ambigu, ne sachant toujours pas ce qu’il voulait. C’est ça qui m’énervait le plus et que je n’arrivais pas à comprendre : son indécision. On s’entendait super bien, on avait beaucoup de point commun, je me suis rendu compte à quel point tout était fragile et ne tenait qu’à un fil, c’est ça le plus perturbant je trouve. Pour moi la communication est vraiment primordiale. Avec le recul, je me suis rendu compte que je n’aurais pas été complètement épanouie à ses côtés. Lorsque j’ai rencontré mon mari, c’était une évidence, c’était lui et maintenant je suis une heureuse jeune maman. Contrairement à toi, j’ai supprimé tous les souvenirs de notre relation, photos, lettres… il me reste encore la bague. Ce qui est compliqué aussi, c’est que l’on avait beaucoup d’amis en commun, et il arrive que beaucoup prenne parti pour l’un ou l’autre. Lorsque j’ai rencontré mon mari, j’ai décidé de ne plus avoir de contact, j’en avais besoin pour refaire ma vie. Cela ne m’empêche pas d’avoir des nouvelles par certains amis. Je lui souhaite d’être heureux. Je pense que c’était un mal pour un bien. Je regrette parfois cette relation, j’admire ces couples qui durent depuis toujours. J’aurais aimé avoir connu uniquement mon mari, me marier plus jeune et avoir des enfants avant 30 ans. La vie en a voulu autrement, je me suis mariée à 29, eu mon fils à 31 et j’aurais 32 pour la naissance du 2e. Je suis sortie grandie de cette histoire, j’ai pris le temps de me connaître vraiment et de savoir ce que je voulais. Tout ça pour dire, que je me retrouve dans ton parcours et je comprends tes ressentis.

    1. Je retrouve en effet beaucoup de similitude entre ton histoire et la mienne : l’envie de secouer qui tombe à plat, l’indécision qui suit… Je suis ravie de lire que tu as fait la paix avec tout cela, j’espère devenir aussi sereine que toi un jour au regard de cette histoire 🙂 .

  22. Bonjour,

    C’est la première fois que je te laisse un petit mot malgré mes lectures assidues, mais cet article est … Très sincère, et je suis touchée par la confiance que tu nous accordes, à nous, lecteurs anonymes. Vraiment, ça me fait quelque chose.

    Ton histoire me fait grandement penser à un témoignage que j’ai lu sur Slate. C’était un homme qui éprouvait des remords parce qu’il avait quitté sa compagne du jour au lendemain, alors que la veille, il l’aimait encore d’un amour fusionnel. Le lendemain, il ne l’aimait plus …
    http://www.slate.fr/story/124622/-rapprocha-perfection-jour-lendemain

    Malgré la difficulté certaine de cette épreuve, tu as surmonté tout ça, tu as construit une nouvelle vie, et tu as appris de nombreuses choses essentielles. En me mettant à ta place, j’imagine difficilement la déferlante des sentiments.

    Merci pour ce partage sincère.

    1. Merci pour ton très gentil commentaire 🙂 . Je suis étonnée que cet article ait touché autant de lectrices mais tant mieux 🙂 . J’ai lu l’article que tu mentionnes, peut-être que mon ex regrette aussi son comportement mais je crois que cela me serait égal de le savoir aujourd’hui.

  23. sacrée histoire…. tout ce qu’on vit nous influence d’une façon ou d’une autre . moi même j’ai été en couple de 16 a 23 ans, avec la même personne… nous étions déjà sur des rails, bébé mariage.. je ne me voyais pas avec quelqu’un d’autre. nous habitions encore chez nos parents ( il faisait de longues études de droit..) et 2 mois avant nos fiançailles, il me plaque.. pour une autre. l’amour présent au début n’était tout simplement plus là, mais je préférais me voiler la face depuis un moment. j’avais peur de ne jamais retrouver quelqu’un ( lol a 23 ans !!!) j’ai mis 3 semaines a m’en remettre, après, je me suis envolée. nous vivions déjà comme des petits vieux aigris, et je ne m’en rendais pas compte. toujours les mêmes horaires, toujours les mêmes sorties. j’ai donc commencé ma vie d’ado à 23 ans. j’ai pris un appart, je suis sortie en boite.. j’ai fait des rencontres… et un peu plus d’un an plus tard, j’ai rencontré mon mari… son opposé sur la plupart des points !! Je crois que lui est devenu avocat, mais coté vite perso, je ne suis pas sure qu’il ait des enfants… c’était sa carrière avant tout… (d’ailleurs c’était lui avant tout !! ) bref : il m’a rendu service en me plaquant !!

    1. J’adore ta conclusion et je crois au fond que je pourrais écrire la même c’est juste la manière dont les choses se sont déroulées qui me rend encore un peu « aigre ». Finalement je découvre que beaucoup de lectrices ont vécu des histoires comparables ça me rassure presque sur ma normalité 😉 .

  24. Coucou Franny (si tu permets…)
    alors, les très nombreuses histoires (oui, au moins 3) qui présente le meme schéma de relation/rupture, à chaque fois (c’est mon analyse perso mais je suis CERTAINE d’avoir raison), la fin s’explique par le complexe d’infériorité du mec. La fille est trop brillante, trop belle, trop rayonnante…et ils ne sentent pas à la hauteur. Et comme tu es super jolie, intelligente, ect…bah c’est sure que c’est ça. Et ne me dit pas « lui aussi était très beau gosse, brillant ect…. » Peut etre, qu’il l’était, mais ce n’est pas ce qu’il ressentait. ou peut être que se maintenir à ton niveau était trop épuisant. D’ailleurs c’est facile à vérifier, leur conquête suivante est une potiche…
    Bisous !!!!

    1. Franny c’est un surnom original d’autres lectrices ont opté pour « Franfran » c’est comme tu préfères 🙂 . J’aime beaucoup ton schéma explicatif je dois dire 🙂 . Mais très sincèrement je pense en effet qu’un des problèmes tenait à mon fort caractère. Mon mari fait davantage contrepoids à ma personnalité et je me rends compte que ça me correspond mieux.

      1. je ne sais pas…(façon polie de dire : Mais siiiii j’ai raison !!!!) C’est juste que ton mari est hyper intelligent et donc être avec une nana aussi brillante le comble de bonheur et de fierté. Ton caractère (surtout si il est fort), l’autre abruti était au courant depuis le début, ce n’était pas un « vis caché ». Mais comme il était un peu lent (le pauvre), il a mis du temps à réaliser qu’il était avec une fille exceptionnelle (en tous les cas exceptionnelle à ce point). Et quand il a enfin compris, il a fui.
        et sinon je me demandais si tu arrivais à en parler à ton mari de tout cela ?

        1. Il y a sans doute du vrai dans ce que tu dis ! D’ailleurs cet ex n’aimait pas que j’aie fait des études plus prestigieuses que lui, tu mets le doigt sur quelque chose 😉 . Et sinon j’en ai beaucoup parlé à mon mari au début de notre relation pour lui expliquer mes difficultés à m’engager, etc. Mais un jour il en a eu marre et il me l’a dit (ça c’est l’énorme avantage mon mari : il dit quand quelque chose ne lui convient pas !) et depuis ben on en parle plus trop d’un autre côté au quotidien je n’y pense plus trop non plus 🙂 .

        1. Décidément Stella nous sommes faites pour nous entendre 🙂 (et au fait je pense encore souvent à tes petits bouts j’espère qu’ils vont bien tous les deux ! Je serais super contente d’avoir des nouvelles par mail si tu veux 🙂 )

  25. Je suis resté 4 ans et demi avec un gars.. J’avais 16 ans quand on s’est mis ensemble. 2 ans après, on se fiançait. Avant ça il y a eu une rupture car on me téléphonait pour me dire qu’il me trompait.. Puis il m’a quitté, au bout de 4 ans et demi et j’ai appris que la tromperie était vrai. Directement après notre rupture, il était avec la fille. Coup dur mais je me suis vite relevé! Grâce à lui, j’ai profité une année seule et après je rencontrais celui qui est mon mari actuellement.. <3

    1. Tu as réussi à te reconstruire avec succès, bravo ! Je ne sais pas ce qu’il en aurait été pour moi en cas de tromperie, ça doit être quand même très dur…

  26. Je n’ai pas vraiment eu de déception amoureuse (ce qui est normal vu le peu de relations, 1 en l’occurrence, que j’ai eu avant de connaître mon mari) et je pense que si cela devait m’arriver maintenant, je serais au 36e dessous parce que même si on se dispute et que des fois j’ai l’impression qu’on ne se comprend pas, il reste mon mari chéri et que j’ai envie de passer ma vie avec lui et que tous mes enfants (on s’arrêtera à 2 hein) soient de lui.
    Et sinon (même si je crois te l’avoir déjà dit), j’ai rencontré mon mari à 23 ans (presque 24) et je pense que si je l’avais rencontré avant, je ne serais peut être plus avec lui aujourd’hui !

    1. C’est trop mignon ce que tu dis sur ton mari tu devrais lui faire lire 😉 . Les rencontres très jeunes au fond je les idéalise un peu mais je ne sais pas si ça aurait été vraiment pour moi…

  27. Coucou ma belle,

    Merci pour cet article très personnel et touchant. Je me rends compte qu’on a de plus en plus de points communs toi et moi.
    J’ai vécu une rupture compliquée avant de connaître mon mari. Comme toi, c’est lui qui est parti (pour revenir après, pour repartir), bref, je m’étais projeté dans un avenir avec lui et on était très amoureux, même si on ne s’entendait pas.
    Bref, c’est la seule fois de ma vie où l’on ma quittée, et effectivement, l’égo en prend un coup.
    En revanche, je suis restée en bons termes avec lui, je prends de ses nouvelles de temps en temps, une fois par an, et il est toujours content quand je fais un pas vers lui.
    Je comprends aussi ce que tu dis lorsque tu parles de ces grandes familles parisiennes qui t’on mis des papillons dans les yeux. C’est ce que je ressens pour Paris en général, alors ton histoire de famille, c’est presque une allégorie pour moi, ça me parle, forcément.
    Les ruptures rendent plus fragiles et plus forts à la fois, tu en es la preuve vivante. J’espère que la pointe d’amertume qui reste encore au fond de toi (et c’est tellement compréhensible) partira définitivement. Tu le mérites!

    1. Merci pour ton message et ton expérience 🙂 . Je t’admire de savoir encore faire un pas vers ton ex de temps en temps, j’ai encore trop de colère en moi pour ça. Peut être qu’un jour elle disparaîtra vraiment… Et j’aime ce que tu dis sur Paris et mon allégorie 🙂 .

  28. Bon, j’arrive après la bagarre et en coup de vent, donc je n’ai pas lu les autres commentaires…
    Je voulais juste te dire (parce que c’est bien connu que ça remonte le moral de penser au malheur des autres) que j’ai connu mon mari au lycée, qu’on est ensemble depuis la 2ème année post bac, mais qu’on n’aura pas d’enfants avant nos 32 voire 33 ans, grâce à mon amie la dépression…
    Bref, la vie met des épreuves sur notre chemin, et comme tu le fais, c’est à nous d’en garder le bon, en se disant que si le chemin avait été différent, la destination n’aurait pas été la même… Sans cette histoire, tu ne serais pas la femme d’Ulrich et tu n’aurais pas rencontré ce petit Pierre que tu aimes à la folie. C’est ce que je me dis pour mon espoir de bébé, celui qui viendra et qu’on aimera, il n’aurait pu arriver que ce mois-là, dans ces circonstances-là, alors acceptons les détours !

    1. C’est une belle façon de voir la vie. Je pense que de mon côté j’ai grandi un peu trop éloignée de ces détours et longtemps cru que ma vie se déroulerait selon mes plans. Attendre 25 ans pour se rendre compte que ce ne sera pas le cas fait un peu mal mais mieux vaut tard que jamais 😉 .

  29. Je comprends maintenant pourquoi tu as mal vécu ton année 2007…
    Le plus dur je crois, c’est de perdre à la fois son amoureux, ses projets, ses illusions et une partie de sa confiance en soi.
    Je sais à quel point une rupture est difficile, surtout quand elle nous tombe dessus et qu’on ne s’y attendait pas.
    Cela m’est arrivé à moi aussi en 2007, après deux ans de relation. J’avais 19 ans à l’époque et j’étais folle amoureuse. Mon premier amour, celui que j’aimais inconditionnellement. Je crois qu’on n’aime jamais de la même manière les suivants, et finalement tant mieux, car c’est une manière d’aimer très naïve. Une sorte de parenthèse de deux ans assez magique. Mais la rupture, que je n’ai pas vu arriver, m’est tombée dessus et moi aussi j’ai littéralement senti le sol s’écrouler sous mes pieds…
    Je crois que je suis passée par toutes les étapes du deuil : le choc « ça ne peut pas être vrai », le déni « il va forcément revenir », la colère « mais comment peut-il me faire ça? » la tristesse, qui m’a fait pleurer et perdre l’appétit pendant plusieurs semaines, puis la résignation, quand j’ai compris que nous ne nous remettrions jamais ensemble…
    Ce qui m’a énormément aidé, c’est de partir faire mes études à Toulouse cet été là. J’ai rencontré de nouvelles personnes, j’en ai profité pour beaucoup sortir et vivre plusieurs petites histoires amoureuses.
    Deux ans plus tard, je rencontrais mon amoureux et pour rien au monde je ne changerais le passé et la manière dont les choses se sont déroulées, même si à l’époque, j’ai morflé.
    Quant à ce que je ressens aujourd’hui pour mon ex et bien, que dire ? Je crois qu’une partie de moi l’aimera toujours, on a vécu des choses tellement fortes. C’était un amour intense, fusionnel et sans filtres.
    Et même si je suis sûre de ne plus être amoureuse de lui, je sais qu’il occupera toujours une place particulière dans mon cœur. Je l’ai longtemps détesté et il m’a bien fallu deux ans (soit la durée de notre relation) pour passer à autre chose.
    Et puis on se parle de temps en temps mais comme on ne se voit jamais on n’a plus grand chose à se dire. D’ailleurs, je préfère éviter de lui parler ou de le revoir pour préserver le beau souvenir que j’ai de lui et de notre histoire.

    Quant à toi, je suis sûre qu’avec le temps, tu finiras par digérer cette histoire. Parfois, quelque chose nous reste en travers pendant longtemps et un jour, sans qu’on sache vraiment pourquoi, on voit les choses autrement. Il suffit parfois d’une discussion philosophique avec quelqu’un, d’un film ou d’un bouquin, et les choses prennent enfin sens. Peut-être même le fait d’écrire cet article ?
    En tout cas, je te le souhaite ! 🙂

    1. Bizarrement cet article a plutôt ravivé ma colère mais je sais comme tu le dis qu’elle disparaîtra peut être un jour sans prévenir. Je trouve ce que tu dis sur ton ex et tes sentiments actuels très intéressants, ça me fait réfléchir… peut être que je resterai toute ma vie en fait nostalgique de cette histoire « parfaite » 🙂 .

  30. quelle histoire, ça a du être très dur à l’époque, mais je pense, comme tu le dis à la fin, que les épreuves nous font grandir et nous apprennent quelque chose (même si je reconnais que quand on est dedans, ce genre de discours est difficile à entendre).
    Je n’ai pas connu de rupture douloureuse, ne m’étant jamais engagée dans une relation vraiment sérieuse avant de rencontrer mon mari.
    Malgré cela, je tiens aussi énormément à mon indépendance financière, sans doute en réaction par rapport à ma mère qui est mère au foyer et qui selon moi s’est privée de beaucoup de liberté à cause de ce manque d’autonomie financière.
    Alors même si ce n’est pas facile tous les jours de concilier vie de famille et travail (oui parfois j’aimerai pouvoir aller chercher mon fils tous les jours à l’école par exemple), c’est quelque chose que je ne lâcherai pas car c’est vraiment important pour moi et pour mes enfants aussi je trouve.

    1. Je tiens aussi à mon indépendance financière plus généralement et pour d’autres raisons, peut-être qu’un jour j’écrirai un article le sur le thème : « pourquoi je ne suis pas femme au foyer » 🙂 .

  31. Je suis touchée par ton article et il me parle!
    J’ai eu UNE relation et rupture vraiment très marquante dans ma vie. Ce n’était pas mon premier amour, notre histoire n’a duré « que » quelques mois, mais comment dire… Cet homme a fait valser ma tête, mon coeur et tout le bazar.
    C’est étrange, mais j’étais amoureuse avant même notre premier rendez-vous. Y a des gars, comme ça, on sait pas pourquoi, on est dingue avant même de les rencontrer.
    Il m’a pas mal malmené: nous étions ensemble mais pas vraiment, il ne souhaitait pas le montrer à l’extérieur et il n’avait pour moi que très peu d’attentions. Je crois qu’il n’était pas « fier » que je sois sa nana. J’étais donc refermée sur moi même et le cercle vicieux m’a fait me sentir invisible et inutile à ses yeux. Je crois que je n’étais pas assez bien, assez jolie pour lui.
    Je l’ai quitté pour mon Homme. Je pense souvent à notre histoire, à des « si », aux regrets, à ma rancune aussi, je m’en suis beaucoup voulu et à lui aussi.
    Il a marqué ma vie, parfois je me demande si je le reverrai un jour!

    1. Je trouve ton histoire en effet très difficile heureusement que tu as réussi à garder ta confiance en toi malgré tout ! Je préférerais de mon côté ne jamais revoir mon ex je crois car je me demande bien ce que je lui dirais… Je ne peux pas exprimer ma colère 10 ans après sans prévenir 🙂 .

  32. Pour ma part, c’était en 2010, à la fin de mes études. Après 4 ans de relations, il m’a annoncé un jour qu’il ne m’aimait plus et qu’il n’était pas sur de m’avoir aimé un jour. Je ne l’avais pas vu venir non plus. La rupture n’a pas été propre, loin de là, elle a trainé en longueur jusqu’à ce que à bout, ce soit moi qui mette un point final. Et pourtant, je l’ai revu pendant presque 2 ans, « comme ça ».
    Retourner chez mes parents à 25 ans, alors que je débutais dans la vie active a été très dur. Mes copines s’installaient, s’envolaient et moi j’avais l’impression d’être bloqué au statut d’enfant. Mais d’un autre côté, j’ai eu le sentiment de profiter à fond de mes années de 20aines. Je n’ai pas eu peur de bouger, je n’avais que moi à prendre en compte pour faire des choix.
    Aujourd’hui j’en garde une méfiance pour les mots « Je t’aime » qui ne signifie plus grand chose pour moi s’ils ne sont pas accompagné d’actes. J’en garde une petite rancune aussi, je suis bien contente d’avoir refait ma vie avant lui. Mais j’en apprécie d’autant plus mon couple aujourd’hui. J’ai moi aussi l’impression d’avoir gagner au change.

    Il ne reste que ce sentiment d’avoir louper un train quand je regarde mes amies autour de moi qui sont mariées et/ou maman. Parce que nous, on ne s’est rencontré qu’à 30 ans. Néanmoins, notre tour viendra.

    1. Oui bien sûr votre tour viendra ! Et puis parfois je trouve que cette première histoire m’a rendue tellement plus mature avec mon mari actuellement que vraiment c’est un avantage y compris pour notre enfant !

  33. En te lisant, j’ai été replongé dans ma propre rupture avec mon mec que j’ai rencontré aussi à 21/22 ans … même si pour le coup, ce fut différent dans tous les sens du terme !
    je pense que toutes ces épreuves que l’on vit, au final, construisent ce que nous devenons même si on a l’impression au départ, qu’elles détruisent qui nous sommes.
    Moi non plus, encore aujourd’hui, je ne lui souhaite pas d’être heureux et je rêve secrètement que la vie lui fasse payer (il m’a volé plus de 3000€ … la justice l’a condamné à me rembourser … 283€ … par exemple …)
    Mais très vite, je l’oublie et je pense à mon immense bonheur actuel avec mon mari … en me disant que sans cette histoire et cette rupture, je n’aurai jamais rencontré mon mari et construit tout ce que nous sommes en train de construire 🙂
    Be happy !

    1. Oh la la je suis choquée de voir le nombre de personnes qui se conduisent aussi malhonnêtement 🙁 . Mais tu as la bonne façon de voir les choses, sans ce détour notre vie ne serait pas ce qu’elle est 🙂 .

  34. Ça n’a pas du être facile de se replonger dans tout ça pour écrire cet article, mais à te lire on a l’impression que tu as su prendre le recul nécessaire, sans amertume, et je trouve ça beau et courageux.
    De mon côté je dois faire partie des couples que tu envies un peu : je n’ai jamais eu de relation de plus de quelques mois avant mon mari, et jamais avec des sentiments très forts, les ruptures ont toujours été à mon initiative.
    Et puis j’ai rencontré mon mari pendant mes études, nous avions 19 et 20 ans. Et la Biscotte est née quelques mois avant mes 30 ans (c’est drôle pour moi aussi c’était un objectif sur lequel je faisais un peu une fixette le premier enfant avant 30 ans 😉 )

    1. Bravo alors tu as rempli tes objectifs perso 🙂 . Finalement j’ai accepté que ce ne fut pas mon cas et j’essaie d’en voir le positif de toute façon je n’ai pas trop le choix 😉 .

  35. Chez moi, toutes les ruptures difficiles ont plus été des blessures narcissiques que des blessures amoureuses.
    Le plus dure a probablement été celle avec mon chéri de lycée/fac qui a été très dévastatrice mais nous nous sommes remis ensemble rapidement et sommes restés plusieurs années ensemble après ça. Jusqu’à ce que moi je parte parce que j’avais le sentiment d’être arrivé au bout de l’histoire.
    Aujourd’hui, dans mon histoire d’amour actuelle, dans la famille que nous construisons, j’ai l’impression d’être entièrement à ma place et ça fait un bien terrible. Et du coup je pense tellement plus à l’avenir qu’au passé.

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