Comme un soupir de soulagement

Comme un soupir de soulagement

Ce mois-ci Pierre a passé sa visite officielle des deux ans chez le pédiatre. Je ne sais pas comment cette visite se passe en France mais chez nous elle dure une bonne demie-heure pendant laquelle le docteur vérifie par lui-même les acquis de langage ou moteurs. Tout s’est très bien passé, j’ai presqu’envie de rajouter évidemment puisque vous vous en doutiez certainement. Le médecin m’a même fait beaucoup de compliments sur le bilinguisme de Pierre. Il a noté sur son carnet : « Très bon développement en tout point » – j’ai presque eu l’impression que mon fils venait d’obtenir une mention très bien. Alors, en sortant de ce rendez-vous, pour la première fois peut-être, j’ai poussé comme un soupir de soulagement.

Je me suis toujours beaucoup, beaucoup, beaucoup inquiétée pour le développement de Pierre. Avoir un enfant en bonne santé, « normal » – pour dire les choses telles qu’elles sont, était pour moi tout sauf une évidence. Depuis que j’ai su être enceinte, je me suis inquiétée, rongée les sangs pour celui que je couvais. Je suis allée à chaque échographie la boule au ventre, inquiète de ce qu’on pourrait y découvrir. Mes angoisses n’ont pas disparu à la naissance, au contraire. La maladie orpheline de mon neveu s’étant déclarée à trois semaines, le fait que mon fils soit né sans symptômes ne suffisait pas à me rassurer. Et les premiers mois de Pierre ont été très compliqués pour moi à gérer.

Dès la maternité, je me souviens avoir redouté une crise d’épilepsie à chaque sursaut ou regard dans le vide – deux symptômes très fréquents chez les nouveaux-nés. Je harcelais mon mari-médecin : « Viens-voir, regarde, et ça, ce n’est pas de l’épilepsie ? T’es sûr ? ». Plus tard, j’ai passé un nombre d’heures invraisemblables sur les sites en tout genre qui expliquaient les grandes étapes de développement. Je notais appliquée que mon enfant devait : se tourner à cinq mois, s’asseoir à huit mois, marcher à un an. Et s’il ne le faisait pas ? J’ai aussi eu un mal fou à ne pas comparer frénétiquement Pierre aux petits de son âge. Tournons la phrase différemment : je n’ai pas cessé de le comparer à ceux que je fréquentais.

Il faut dire que, né légèrement prématurément, Pierre n’a pas toujours fait les choses exactement au moment où elles étaient doctement indiquées justement. Avec un peu de recul et en fréquentant beaucoup d’enfants depuis je me suis rendue compte que cela était normal dans 99% des cas. Mais j’étais toujours persuadée de faire partie des 1% restants. Ainsi le fait qu’il ne tienne pas sa tête à trois mois m’a littéralement obsédée. Je savais que cela pouvait être le signe d’une maladie neurologique grave comme celle de mon neveu et ne pensais qu’à ça. Je me souviens en avoir pleuré un soir avec mon pauvre bébé dans les bras.

Les étapes qui ont suivi ont été moins difficiles heureusement. Mais j’ai continué à m’inquiéter, doucement, régulièrement. Je n’ai ainsi pas du tout accueilli sereinement le fait qu’il ne marche toujours pas à 15 mois. J’ai également un souvenir mitigé des rendez-vous que j’avais la première année, tous les 15 jours, avec les autres mamans de mon groupe de préparation à la naissance. Tous leurs enfants étaient nés à terme et je guettais toujours fébrilement leurs progrès. Un d’entre eux faisait tout « en avance » à un rythme incroyable, pour finalement commencer à marcher vers 10 mois. Je me souviens de la fierté de sa mère, elle nous demandait à chaque fois maladroitement : « Et les vôtres, alors, ils en sont où ? ». Pierre faisait systématiquement partie des trois derniers en tout. J’admirais les mamans dont les enfants étaient comme lui mais qui restaient détendues et sereines – souvent des mamans de plusieurs enfants : « Oh le mien ça ne l’intéresse pas, c’est un contemplatif ». Moi je me répétais dans ma tête : « Pourvu qu’il soit normal bon sang ».

Sur les blogs que j’ai découvert peu après, le phénomène m’a beaucoup moins touchée. Au contraire, j’ai souvent trouvé plein d’exemples pour me rassurer, des bébés qui eux non plus ne faisaient pas forcément tout au bon moment et qui allaient pourtant bien, des mamans plus expérimentées et donc plus rassurantes. Et puis sur internet c’est facile : j’ai simplement évité de lire ce qui m’angoissait trop.

Alors voilà, c’est à tout cela que je pensais récemment en revenant de chez le pédiatre. Je ne sais pas si les choses auraient été différentes si je n’avais pas un neveu polyhandicapé, un peu sans doute mais pas totalement, je suis clairement d’un naturel angoissé. En tout cas je peux vous le dire maintenant : s’il y a une chose que je regrette dans mon parcours de jeune maman, une chose pour laquelle je m’en veux, c’est bien celle-là : ne jamais avoir fait confiance à mon fils dans son développement. Avoir toujours douté, comparé. Depuis ses 18 mois heureusement, depuis que Pierre parle et marche, je crois pouvoir dire que ça va mieux, je me sens enfin presque vraiment rassurée. Cette visite des deux ans a donc comme clos un processus chez moi, et je crois qu’il était temps.

Récemment, j’ai retrouvé les mamans du groupe dont je parlais dans un café avec leurs enfants. Nous ne nous étions pas revues depuis longtemps et cette fois, les rôles avaient changé. Pierre était de loin celui qui s’exprimait le mieux, il a épaté tout le monde, en français, en allemand. Alors dans mon coeur il y avait à la fois beaucoup de fierté, bien sûr, mais  aussi une petite pointe de regret. Je regrette de ne pas avoir été une main rassurante pour le guider dans son évolution, mais une main tremblante de peur pour sa santé. J’espère sincèrement qu’il n’en gardera rien.

Et vous, vous avez déjà angoissé pour l’évolution de vos bébés ? Ca vous est arrivé, de comparer ?

64 réactions au sujet de « Comme un soupir de soulagement »

  1. Angoissée par l’évolution de mon bébé pas tellement. Je m’étais forcée à ne pas regarder les âges et les étapes, ne me connaissant que trop bien…
    Angoissée qu’il ait une maladie, énormément. J’ai passé de longues heures lorsqu’il était malade à imaginer le pire…
    J’envie certaine personnes qui voient les choses avec légèreté, je ne suis pas comme cela.
    Très joli billet et bravo pour ce beau bilan des 2 ans !

    1. Tu as eu beaucoup de sagesse de ne pas t’imposer ce type de lecture sur le développement des bébés. Pour les maladies je n’en ai pas parlé car sur ce point je ne suis malheureusement pas encore guérie. La semaine dernière encore alors qu’il avait une gastro virale (très étonnant en cette saison) je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer autre chose ! Moi aussi parfois j’aimerais être plus naïve ou optimiste.

  2. Comme tu le sais peut-être, j’ai aussi beaucoup angoissé pour Alphonse. Comme tu le dis, quand c’est notre premier et qu’il fait les choses un peu différement, on imagine vite des scénarios catastrophes. La plupart du temps à tort (heureusement !) Ce n’est pas important. Dommage, oui mais important, non. Je suis convaincue que Pierre s’en est à peine rendu compte. Il avait par ailleurs ce qui est fondamental à son bon développement : l’amour de ses parents 🙂

    1. Oui tu as raison on peut aussi voir les choses de cette façon : cette inquiétude vient surtout de mon très grand amour finalement… Je suis rassurée de lire en tout cas que pour les prochains a priori on s’inquiète moins.

  3. Je pense que la comparaison et normale et plus ou moins accentuée selon les angoisses de chacune. Personne, j’ai plus eu tendance à lire les « bilans mensuels » de développement théorique de sites en tout genre, rassurée de voir FeuFolet plutôt en avance … jusqu’à l’acquisition de la parole plus longue …
    Maintenant, le plus dur, c’est de ne pas comparer mes deux garçons, surtout avec un deuxième « plus fragile » (déjà 2 hospitalisations, 1 reflux, …). Après m’être beaucoup inquiétée du fait qu’il ne tenait pas sa tête, maintenant ça va. Je m’interroge plus sur le lien prénom / caractère : FeuFolet a un prénom de feu (surprenant n’est ce pas) et bouge partout comme une petite flamme; LutinCoquin à un prénom en rapport avec la paix et semble plus contemplatif (en ce moment, il découvre ses mains et ça le fascine)

    1. Tous les enfants sont différents et ce qui vaut pour les camarades vaut aussi pour les frères… Mais je comprends ton désarroi. Ainsi j’étais prête à accepter que Pierre ne parle pas vite car je savais que son père avait parlé très tard (premier mot à deux ans), du coup je pouvais mieux rationaliser le fait que ce soit normal. Mais manque de bol chez nous c’est plutôt la marche qui a tardé 😉 .

  4. Je pense que l’expérience que tu as eu avec ton neveu polyhandicapé a clairement été un traumatisme pour toi. Et c’est tellement compréhensible.
    Je t’avoue ne pas du tout m’être inquiétée pour Chucky, peut-être parce qu’il a été très éveillé assez tôt , mais ça ne m’est jamais venu à l’idée de m’inquiéter.
    C’est maintenant que je m’inquiète pour lui. J’ai peur qu’il ne s’adapte pas à l’école, peur qu’il continue d’être turbulent et pénible (à l’école toujours ). C’est idiot mais j’ai du mal à l’imaginer bon élève. Tu vois, moi aussi je devrais rougir du peu de confiance que j’ai en mon fils, mais il a été tellement dur jusqu’à ses trois ans..

    1. Au fond je crois qu’on s’inquiètera toujours et il ne faut pas trop en rougir, car c’est aussi une belle preuve d’amour. De ce que je sais (ma soeur est institutrice en CP) les enfants peuvent être totalement différents en classe et à la maison. J’espère que ce sera le cas de Chucky !

  5. Oh que oui j’ai comparé! Tu n’es pas seule! (Et il n’y a pas de handicap dans ma famille)
    Ma fille étant née aussi un peu en avance (même si très peu et en bonne santé ) elle dormait beaucoup été était beaucoup moins éveillée que sa cousine née après terme! Je me souviens je notais sur un carnet ses moments d’éveil que je ne trouvais pas assez long. Je te dis pas la tête du médecin quand je lui ai montré mes petites frises éveil /sommeil il a du me prendre pour une folle!
    Cette inquiétude est passée puis revenue parcequ’elle n’a rampé que 9 mois et s’est assise seule à 11 ! Pourtant je travaille en crèche et je savais que c’était encore normal mais justement à mon travail je voyais les enfants du même âge qui se mettaient déjà debout et je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter . J’ai failli aller voir une psychomot!
    Et mon dernier et plus récent sujet d’inquiétude au delà de la propreté qui ne l’intéresse pas du tout, c’est le langage car même si à 2 ans elle a beaucoup de vocabulaire elle prononce assez mal et je me dis : autait elle besoin d’orthophonie ?
    Je connais la réponse à ma question et je sais ce que je dirai si des parents me demandaient conseil mais avec ma fille je n’arrive pas à me sécuriser , je suis toujours inquiète pour quelque chose ! J’espère que je ne lui fait pas porter ce poids trop lourdement sur les épaules.

    1. Le coup de la frise m’a faite bien rigoler c’est exactement le genre de choses dont je suis capable 🙂 . Pour le reste je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule éternelle inquiète. J’espère que pour toi aussi les choses finiront bientôt par s’apaiser.

  6. J’ai comparé mes deux enfants. Mon aîné avait franchi toutes les étapes plutôt facilement, je m’attendais à la même chose pour sa sœur. Or, elle a été beaucoup plus lente, a marché plus tard, a parlé plus tard. Il a fallu aussi accepter les remarques du personnel de la crèche qui la comparait à son frère. Tout ça pour pas grand chose… Je pense que tu aurais réagi quand même différemment si ton neveu n’avait pas eu tous ces soucis.
    Continue à mener ton fils à ces contrôles : un de ceux-ci nous a permis d’identifier et de soigner dans les temps un petit problème chez mon fils (pardon si je t’angoisse)

    1. Je continuerai de toute façon à l’emmener à tous les contrôles je suis même très souvent chez le pédiatre pour la moindre bricole, ça fait évidemment partie de mes « manies ». J’espère que si un jour j’ai un deuxième enfant je n’aurais pas trop tendance à les comparer mais cela semble assez difficile à éviter.

  7. Je crois que la peur était un peu plus sourde, chez moi, et je ne me retrouve pas dans tes angoisses des tout-débuts : ma pauvre, que ces premiers mois ont dû être durs ! Je pense qu’ils le sont pour tout le monde, et surtout les primipares. Il y a tellement d’incertitudes, d’incompréhensions et d’inquiétudes avec ce bébé tout neuf !
    Par contre, j’ai moi aussi eu la nette sensation que j’étais beaucoup moins stressée quant à l’évolution de ma fille à partir du moment où elle a commencé à s’exprimer de mieux en mieux, vers 18 mois. Et du coup, je n’ai plus eu besoin de la comparer sans cesse aux autres enfants de son entourage. Et qu’est-ce que ça fait du bien !
    Je ne dis pas que je ne le fais plus du tout, ou que je n’ai plus du tout d’angoisses, mais tout comme toi, le début du langage marque clairement une étape rassurante, pour moi.

    1. C’est vrai que l’apparition du langage est vraiment un cap important qui change tout. Déjà les premiers sourires m’avaient fait cette impression. Les pires mois ont clairement été les trois premiers pour moi, heureusement que mes parents étaient venus nous rendre longuement visite, ils m’avaient beaucoup rassurée (bizarrement ils ont gardé confiance en la vie).

  8. Ô ma belle, ça me fait mal au cœur pour toi de lire ça, que de moments d’angoisse tu as du te créer… Pas évident évident de se raisonner sur ce genre de sujets, surtout avec ce que tu as pu vivre dans ta famille. Je suis contente pour toi de voir que cette visite t’a permis de dépasser ça !
    Je ne sais pas comment j’aurais réagi si mon fils n’avait pas eu tous ses soucis, mais j’ai souvent le sentiment que je n’aurais pas été « trop » stressée pour le sujet. Et puis la vie, et donc de toute façon j’ai arrêté les comparaisons. Le pincement au cœur est là, je ne vais pas te mentir, mais pour l’instant ça se gère… Même si parfois, j’ai envie de demander « mais c’est bien en général ou c’est bien « pour lui » « , des fois je manque de repères. Comme toi, j’ai été contente à la visite des 2 ans de voir qu’il y avait quand même pas mal de choses qui roulaient ! Je n’occulte pas les difficultés bien entendu, mais j’arrive quand même à apprécier les progrès de mon fils et ceux bien plus avancés de ses copains. Mon rêve secret étant bien entendu que l’écart ne se creuse pas, mais ça… Je prends au jour le jour. Par contre, j’ai un peu peur pour l’arrivée des jumeaux, peur de vraiment stresser à chaque « étape »…

    1. J’ai un peu pensé à toi en écrivant cet article, et j’espère du fonds du coeur que tu ne t’inquièteras pas inutilement pour tes bébés à venir. Finalement je regrette de m’être ainsi gachée les premiers mois avec mon fils. Sans plonger dans une espèce d’optimisme béat, je pense qu’il faut faire confiance aux professionnels et s’ils nous disent que tout va bien, savoir juste en profiter. De toute facon (et c’est une hypocondriaque angoissée de la vie qui le dit) la peur n’éloigne pas le danger, il n’y a rien de plus vrai, elle a juste l’art de gacher les moments présents. Ton petit bout me semble vraiment sur un bon chemin, tu peux être très fière de lui après tout ce que vous avez traversé ! J’espère qu’il te surprendra toujours plus en ce sens.

  9. Ha ha, c’est fou comme ton article fait (effectivement) écho à mes préoccupations du jour 😉 Moi aussi j’ai été trèèès rassurée par cette visite chez le pédiatre aujourd’hui qui, s’il n’a pas vu son otite, m’a tout de même dit que Choupie était parfaite en tout point, même avec ses phrases bordéliques, ses mots déformés, sa phobie du docteur, son refus de se faire coiffer (les cheveux) ou brosser (les dents), et son appétit sélectif.

    Ça se voit peut-être pas vu la (petite) fixation que je fais sur son langage (qui est complètement ridicule, en plus, puisque moi aussi j’ai parlé tard, et qu’aujourd’hui c’est mon métier), mais je suis aussi beaucoup plus zen maintenant qu’au début de la petite vie de Choupie, et je la compare moins. Je sais aussi que ça peut paraître bizarre vu l’âge précoce auquel ma fille a marché, mais j’ai toujours eu l’impression qu’elle faisait tout après les autres : se retourner, se mettre assise seule… pour tout ça elle a pris son temps… Et je crois que j’ai enfin (un peu) appris à lâcher du lest avec ça.

    Et pour tout te dire, moi ce qui me faisait (fait, en fait, je ne suis toujours pas complètement rassurée) flipper, ce n’était pas la maladie génétique latente (dans ma famille, pour le coup, on est vraiment épargnés, donc un peu bêtement, je n’ai jamais trop envisagé ça), ce sont les séquelles dues à ses parents pas doués. Comme tu le sais (je crois), Choupie est maladroite et elle est énormément tombée durant sa courte vie (dès qu’elle a commencé à se hisser un peu plus haut que la surface du sol, en fait), et à chaque fois je m’en suis voulu de ne pas avoir réussi à l’empêcher, et j’ai imaginé des tas de traumatismes crâniens invisibles. Sans compter toutes les fois où on a dû la bercer de façon énergique et continue pour qu’elle dorme (vive le syndrome du bébé secoué). Et les coups qu’on lui a mis sans le faire exprès (bon, ça c’était pas souvent, mais quand même) (famille de boulets). Bref, je sais que c’est complètement ridicule, mais j’ai toujours eu peur que ça influence son développement. Voilà pour mon aveu honteux du jour :p

    1. J’adore quand mes articles te poussent à me faire des révélations et je dois dire que celle là m’a vraimente fait rire !! Handicapée pour cause de parents maladroits c’est un sacré diagnostic 😉 . Plus sérieusement je me rends compte que nous sommes nombreuses à avoir des peurs, des angoisses plus ou moins inexpliquées. C’est sans doute inhérent au métier de maman. Ce que je trouve fascinant aussi c’est de voir que le regard que les autres portent sur nos enfants est souvent très différent du notre : ton médecin a trouvé ta choupie trés dégourdie et moi aussi quand je l’ai rencontrée ! Quand je me faisais du souci pour Pierre il y a un an je n’osais l’avouer à personne tellement je sentais au fond de moi que c’était idiot…

  10. Que cela fait du bien de lire ce genre de témoignage ! Je croyais être la seule mère à angoisser de la sorte.
    J’ai toujours pensé que c’était un miracle d’avoir un enfant en bonne santé, normal, sans gros problème. Alors quand on a détecté un RCIU, j’ai passé la fin de ma grossesse à passer en revue toutes les malformations et tares génétiques qui pouvaient expliquer ce retard. Et il m’a bien fallu une semaine après l’accouchement pour intégrer que mon petit était simplement un poids plume, mais que cela n’était pas le signe de quelque chose de plus grave.
    Depuis, j’ai la chance d’avoir un tout petit très vif et très éveillé. Je lui fais confiance mais reste au fond de moi cette inquiétude sourde : avec toutes les horreurs qu’il pourrait se choper, ce serait un miracle qu’il passe à travers les mailles du filet.
    Das wird sich mit der Zeit zeigen ;).

    1. Je pense que cela vient d’un certain pessimisme ou d’une certaine angoisse que nous avons à la base et que notre amour de maman exacerbe. Par ailleurs nous avons peut-être aujourd’hui trop d’informations justement et cela peut vite nous angoisser (ce sont les dangers d’internet). Je suis sûre que tout ira bien avec ton petit, et j’espère que tes craintes s’apaiseront comme les miennes avec le temps.

  11. Je crois qu’il est tout à fait naturel de comparer, sans doute encore plus pour un premier enfant. Après tout, on lit des livres, on voit les autres enfants, on entend des conseils et des avis, et on s’attend à ce que notre enfant corresponde à tout ceci. Mais de la même manière (attention, comparaison triviale !) qu’on nous explique comment fonctionne une voiture, avant d’en avoir une. La différence, c’est l’humanité : chaque enfant trace sa propre route, suivant son caractère, ses facilités, ses envies, son environnement. Et puis, mince alors !, je suis profondément persuadée qu’on ne devient pas parent à l’instant où son enfant nait, mais qu’un processus, plus ou moins long, plus ou moins facile, plus ou moins douloureux, nous permet de nous sentir parent.
    Evidemment, la maladie de ton neveu t’a marquée, et tu admets être angoissée de nature. Bon, ben voilà c’est pas grave ! Pierre apprend à te connaitre autant que toi tu apprends à le connaitre lui, et vous vous aimez, et c’est tout ce qui compte. Et que tu sois fière de lui, et rassurée parce qu’il accomplit un certain nombre de choses « normales » prouve qu’en plus de l’amour que tu lui portes, tu es consciente au plus profond de toi même que la vie est un miracle et qu’il faut en savourer toutes les facettes.
    Enfin, je crois hein. Mais j’ai 40 de fièvre et je suis clouée au lit depuis hier, donc peut-être que je raconte n’importe quoi je me rends plus trop compte >.< !!

    1. Oh la la ma pauvre, tu as la grippe ? En tout cas merci pour tes gentils mots, je me suis souvent sentie « mauvaise mère » à cause de cela, et j’ai eu peur de lui avoir transmis ces angoisses. Mais on peut aussi voir cela comme une belle preuve d’amour avant tout en effet 🙂 .

  12. Je pense que tu as fait comme tu pouvais avec ta personnalité et tes angoisses. D’autres paraissent plus relax sur des tas de sujets qui t’angoissent mais peut être qu’elles/ils sont moins détendus sur d’autres. Je trouve qu’on a une pression énorme en tant que maman. On doit pas angoisser, on doit être zen et ne pas s’énerver, être en permanence à l’écoute de bébé mais ne pas paniquer, être bienveillante et douce en tout circonstance, mais ne pas trop les couver ! C’est impossible à faire, je commence tout juste à m’en rendre compte et j’ai aussi tendance à me mettre la pression et à être stressée. Pour mon fils je ne me suis pas trop fait de souci niveau développement même s’il fait certaines choses pas vraiment dans l’ordre. Je vois qu’il avance et qu’il est joyeux et ça me suffit. En revanche je panique et je me fais des films horribles à chaque fois qu’il ne va pas bien et j’ai énormément de mal à me raisonner !

    1. Oui tu as raison j’ai fait ce que je pouvais et je me suis rendue compte de mes excès, c’est déjà pas mal 🙂 . J’angoisse aussi assez rapidement quand il est malade, je suis rassurée de ne pas être la seule, heureusement j’ai un pédiatre trés rassurant.

  13. Je suis comme toi, assez angoissée par l’évolution de mon fils. Mon mari me dit que j’ai des peurs infondées mais je comme ça, je m’inquiète pour mon petit. Pour le moment il se développe bien mais j’ai toujours un petit stress et je guette l’évolution de mon petit bonhomme.

    1. Je te comprends évidemment, quand ils sont vraiment petits on n’est jamais pleinement rassuré. J’espère alors que mon article va te donner envie de respirer un bon coup et de lui faire confiance 🙂 .

  14. Oh la la !! Cela n’a pas du être facile pour toi. Moi j’ai refusé de lire tout ce qui concernait la grossesse, et le développement d’un enfant. Etant stressée de nature et aimant tout controler, je sais que cela m’aurait angoissé que Miss E ne fasse pas telle ou telle chose à un moment précis. Je pense que cela m’a aidé à relativiser, et heureusement. Car combien de fois je me suis posée la question est-ce bien normal ? Est-ce que je fais bien, pas trop, pas assez ? Je suis toujours soulagée lorsque je sors de chez le pédiatre et qu’elle me dit, tout va bien, Miss E est en pleine forme. Je me répète que chaque enfant va à son rythme et que temps que je lui donne tout mon amour, ça ne peut qu’aller bien.

    1. C’est une très très grande sagesse de ne rien avoir lu, de mon coté au contraire ça a tourné à l’obsession je connaissais tous les sites sur le sujet… Mais c’était une erreur et si je pouvais remonter le temps je ferais exactement comme toi ! Dans nos pays il faut faire confiance aux professionnels quand ils disent que tout va bien.

      1. Ce n’est pas une grande sagesse de ma part de n’avoir rien lu. C’est juste que j’en connais beaucoup sur la grossesse par avance de part mon métier, et que cela m’a déjà beaucoup angoissé (pour être clair ça m’a pourri ma grossesse). Je ne voulais pas me provoquer des peurs supplémentaires en allant sur internet. Comme tu le dis si bien il faut faire confiance aux professionnels médicaux.

        1. Je ne suis plus sûre de savoir quel est ton métier mais j’imagine que, lorsqu’on est confronté à des choses graves au quotidien, c’est difficile aussi d’être optimiste…

          1. Ah Ah, métier, je prends soin des femmes, et plus particulièrement de celles qui sont enceintes ou jeunes accouchées 🙂

          2. Oh la la c’est difficile je vais devoir réfléchir longtemps 😉 . Très beau métier je trouve (en tout cas pour ce que j’en ai perçu pendant mon accouchement 🙂 ).

  15. Ma pauvre comme ces mois ont dû être difficile à vivre !
    J’ai eu la chance de ne pas vivre autant d’angoisses, en grande partie grâce à mon frère. C’était un petit garçon au développement moteur tout à fait normal, mais il n’a parlé correctement qu’à six ans !! Aujourd’hui c’est un jeune homme de 18 ans bien dans ses baskets.
    Alors forcément, ça permet de relativiser.
    Bon, je n’ai pas non plus été une incarnation de la sérénité toute cette année : je me suis inquiétée quand ma fille ne se retournait pas à 8 mois ou qu’elle n’avait aucune dent à 10 mois….
    Je pense que, si comme toi, j’avais eu un proche handicapé, je me serais moi aussi beaucoup angoissée. Ne t’en veux pas de l’avoir été.

    1. Merci de me réconforter, je m’en veux un peu mais je sais aussi que personne n’est parfait et puis finalement j’ai pêché un peu par excès d’amour. En tout cas ton frère est un exemple qui en rassurera beaucoup !

  16. Les comparaisons sont inévitables (surtout qu’en dans la famille tu as un autre bébé avec 3 mois d’écart). Personnellement j’ai mal vécu les comparaisons mais pas parce que je trouvais le choupi en retard (il y allait à son rythme et cela ne m’inquiétait pas plus que ça) plus parce que cela me renvoyait à des comparaisons dans mon enfance (avec les cousins/cousines) alors que déjà avec une soeur jumelle tu as forcément des comparaisons (encore maintenant).
    Et je pense que j’aurais une histoire familiale comme la tienne, je serais également angoissée.

    1. J’ai eu de la chance car nos familles n’ont en revanche pas trop eu tendance à comparer Pierre. La seule chose sur laquelle j’ai été parfois un peu agacée c’est son poids, sa stature un peu frêle mais finalement maintenant je m’en fiche je trouve ça joli en plus !

  17. Ton inquiétude du début est assez compréhensible, je trouve, quand on prend en compte votre historique familial. Tu étais une jeune maman primipare, avec un exemple assez traumatisant « en face » de toi. Tous ces éléments amènent naturellement plus d’angoisse.
    J’ai également tendance à tout comparer mais je le fais tellement (en le gardant pour moi) que ça ne me choque même plus, ni ne me fait sentir coupable. Ma fille m’a donné assez peu de raisons de m’inquiéter concernant son développement, elle a toujours tout fait en avance ou dans les temps et on n’a pas vraiment de cas proche de handicap. Tout ça aide à relativiser donc mais ça ne m’empêche pas de comparer.
    Cela dit, comme toi, j’ai lâché du lest récemment, notamment en arrêtant d’aller lire le « développement théorique de l’enfant ». Je lui fais confiance, comme tu dis 😉

    1. Je suis rassurée de lire que je n’ai pas été la seule à me perdre avec les théories sur le développement de l’enfant. Je crois que spontanément au bout d’un moment on arrête et je suis presque sûre que pour un second enfant on ne les lit plus non plus (on a sans doute plutôt tendance à le comparer à l’ainé, ce n’est pas forcément vraiment mieux cependant…).

      1. Oui, c’est une des mes inquiétudes pour le deuxième : qu’il soit comparé constamment à son aîné(e), d’autant que je suis la première à le faire même si je ne l’exprime pas tout haut…

  18. C’est toujours difficile d’imaginer comment on va réagir tant qu’on n’est pas confronté à la situation, donc je ne peux pas parler de mon cas. Je pense en effet que les difficultés de ton neveu ont joué, tout comme j’imagine que je serai un peu psycho sur les accidents domestiques (mon neveu s’est brulé les mains sur un poêle à 1 an (il en a 7 aujourd’hui) et devra suivre des cures et porter des attelles tous les hivers jusqu’à la fin de sa croissance).
    L’inquiétude que tu as vécue me semble douloureuse mais en même temps normale au vu de ton expérience, et signe de l’amour que tu portes à ton fils. Cette inquiétude-là, elle peut être exagérée mais elle a une base saine. Ce que je crains beaucoup pour moi, c’est plutôt une autre dimension qui transparait un peu dans ton article : la comparaison avec les autres pour savoir si l’enfant est dans la norme, en avance ou en retard, avec cette dimension de fierté qu’on retire d’un enfant « en avance » alors qu’en effet, chacun a son rythme. Je déteste cette sorte de compétition qui s’instaure plus ou moins explicitement dès les premiers mois… les enfants ne sont pas des bêtes à concours, ils ont leurs parcours propres, et surtout, ils auront bien trop à subir la compétition dans leur futur pour ne pas jouer le jeu maintenant quand tout est encore si volatile dans leur développement. Mais j’ai l’impression que je vais être terriblement sensible à cet aspect, de manière irrationnelle et contre mon gré, et en cela je rejoins cette inquiétude de ne pas assez faire confiance à l’enfant. Mais en lisant ton article, ceux de Louna ou de Claire, j’ai l’impression d’avoir enclenché un cheminement pour travailler sur cette confiance à leur accorder, et j’espère que ça portera ses fruits.
    Je te souhaite d’être plus apaisée pour la suite avec Pierre, et aussi que les choses se passent plus sereinement avec le petit deuz’ quand il pointera le bout de son +. Après, à en croire mon père (3 enfants de 36, 31 et 30 ans), les soucis changent mais l’inquiétude reste – parce que l’amour reste !

    1. C’est drôle je ne te connais pas vraiment mais a priori je ne t’imagine pas du tout en maman comparant son enfant par arrogance ! J’ai une assez mauvaise image de ce type de compétitions. Et je dois dire que si de mon côté je me suis rongée les sangs par peur pour sa santé je ne pense pas cependant faire partie de cette catégorie. L’avenir me le dira mais je ne crois pas que je serai particulièrement fière ou honteuse de ses résultats scolaires par exemple. Et quand je dis que je suis fière de son langage ce n’est pas tout à fait ça (puisque je n’y suis pour rien là dedans) c’est plutôt que je suis heureuse de le voir si épanoui et à l’aise dans ce domaine. Ca se joue à un autre niveau… J’ai toujours dit à Pierre : la seule chose que je veux pour toi c’est d’être heureux et je le pense sincèrement.

  19. Comme toi j’ai été très angoissée que ma fille soit normale. J’ai attendu le dépistage de la trisomie fébrilement et guetté le moindre signe de problème à la naissance. Puis elle a serré ma main, ma regardé dans les yeux et j’y ais vu un je-ne-sais-quoi d’intelligence, une sorte de pétillement qui me disait « ça cogite là-dedans » et je n’ai plus jamais douté. Pour cette grossesse c’est pareil, je flippe un peu, surtout que je ne peux m’empêcher de me demander si la congélation de l’embryon n’aurait pas pu altérer un peu sa qualité (même si je sais pertinemment que non…), alors j’espère vraiment voir, dans le regard de ce deuxième enfant, la même étincelle que dans celle de ma première fille.

    1. Je te le souhaite sincèrement et n’en doute pas une seconde 🙂 . J’espère que la deuxième fois on est un peu moins angoissé, tu me diras !

  20. Petit Lapin n’est clairement pas en avance dans son développement moteur, mais ça ne m’a jamais inquiété. A la suite de l’annonce de sa malformation et une fois que les médecins nous ont tous dit qu’il marcherait, finalement le reste avait peu d’importance ! A bientôt un an, il ne se met pas encore debout, mais je vois bien qu’il progresse (il tient à genoux). Et puis autant le développement moteur se compare facilement, autant pour le développement cognitif c’est moins facile à évaluer et à comparer. Si ça se trouve il fait des choses que d’autres bébés de son âge ne font pas encore et je ne m’en rends pas compte.
    J’ai certes quelques jeunes enfants dans mon entourage, mais que je vois rarement. Mon filleul qui a deux mois de moins que Petit Lapin se tient debout depuis 3 mois et paraît bien plus âgé que mon petit garçon. Ça ne m’inquiète pas pour autant, chacun son rythme, ce n’est pas une course ! Et comme les médecins et la nounou (15 ans d’expérience !) trouvent son développement normal, je profite de le voir grandir tout doucement sans m’inquiéter 🙂

    1. C’est vraiment super que tu sois dans cet état d’esprit car je suis persuadée que c’est le bon !! Profite bien de ces moments avec ton grand bébé le reste vient finalement toujours trop vite 🙂 .

  21. Ton article me fait dire que finalement je ne suis pas la seule maman méga angoissée !
    La grossesse a été horrible de ce point de vue là, les 3 premiers mois, ayant fait 2 fausses couches, je n’osais pas y croire, au 2nd trimestre on a détecté une micro anomalie sur un rein, je n’en ai pas dormi pendant 3 semaines en attendant l’écho de contrôle et finalement c’était très vraisemblablement une erreur de mesure car il n’y avait absolument rien aux échos suivantes !
    A partir du 6ème mois j’ai redouté la prématurité car j’avais des contractions non stop (heureusement non efficaces, mais comment savoir quand on en a plus de 100 par jour et qu’on lit partout qu’il faut consulter si on en a plus de 10 par jour !! ) pour finalement être angoissée le dernier mois car ma fille refusait de sortir et que l’on m’annonçait un gros bébé ^^
    Elle est finalement née le jour de son terme, en pleine forme, pas si grosse que ça, mais par césarienne car Mlle a mis sa tête en travers.
    Et à partir de là, devine quoi, j’ai fais une fixette sur la mort subite du nourrisson : j’ai donc scrupuleusement (maladivement ?) respecté les consignes pour le sommeil des tout-petits à ce sujet et ouf, à 3 mois 1/2 elle a su se retourner seule dans les 2 sens et mon médecin m’a rassurée en me disant que si elle savait se retourner seule il n’y avait plus a s’inquiéter. C’est idiot mais ça m’a libéré et depuis je suis beaucoup, beaucoup plus zen !
    C’est vrai que j’ai la chance que coté motricité, à 8 mois 1/2 elle soit plutôt en avance, donc pour l’instant la comparaison avec les autres est plutôt flatteuse mais de toute façon chacun son rythme, et certains sont doués pour courir et grimper partout, alors que d’autres préfèrent les livres et ont un vocabulaire beaucoup plus riche que la moyenne !
    J’espère que maintenant que ce cas des 2 ans est passé avec succès, tu vas réussir a être plus sereine 🙂

    1. Moi aussi j’ai connu les 100 contractions par jour alors ce que tu en dis m’as fait sourire 😉 . Je me sens définitivement plus sereine, depuis ses un an et demi déjà et c’est pour ça que je suis enfin capable de parler de tout ça. Profite bien de ta puce, elle est à un âge à croquer si je comprends bien 😉 .

  22. Mon premier commentaire sur ton blog ! 🙂
    On compare toujours malgré nous, je pense… Après, tout dépend du degré « d’angoisse » du parent ! 😉
    Je te confirme que pour la 2ème, je guette beaucoup moins ses progrès, je me dis qu’elle progressera à son rythme, quand elle sera prête.
    Mon aînée a toujours eu de « l’avance » en terme d’autonomie, elle fait vraiment beaucoup, beaucoup de choses toute seule, depuis longtemps. En contrepartie, elle commence seulement à se débloquer niveau langage alors qu’elle aura bientôt 3 ans ! Avec son papa, on a décidé de ne pas s’inquiéter et de la laisser évoluer à son rythme, même si parfois j’aimerai qu’elle parle comme certains enfants de la crèche… Mais bon c’est ainsi…

    1. Je pense sincèrement que tout finit par arriver, sauf dans des cas pathologiques mais finalement ceux-là sont toujours repérés lors des examens de contrôle qui sont fait pour ça alors pourquoi s’ajouter une couche d’inquiétude en plus ? Je suis sûre que ta grande vous saoulera très bientôt avec un flot de paroles 🙂 . Ce que tu dis sur ton BB2 me rassure, il se fait attendre ici mais si un jour il arrive, être plus détendue est un de mes objectifs premiers.

  23. Je suis pourtant quelqu’un de très angoissé mais j’avoue ne pas m’être inquiétée plus que ça concernant le développement de ma fille mais c’est vrai qu’elle a toujours eu un petit peu d’avance sauf pour la propreté car elle fait toujours pipi la nuit mais je me dit que ça viendra quand ça viendra ! Chacun son rythme ! C’est d’ailleurs ce que je lui expliquais dernièrement quand elle m’a dit en rentrant de l’école qu’un petit garçon de sa classe était un bébé car il faisait toujours dans sa culotte.

    1. Mon fils n’a pas encore ce réflex de se comparer mais tu as bien fait de lui dire à elle aussi que chacun progressait à son rythme. J’aimerais ne pas inculquer à mon fils une vision compétitive de la société justement et j’espère que ce n’est pas ce qu’il retiendra de mes inquiétudes. Chacun son chemin et son allure 🙂 .

  24. Oh que oui je me suis posée un tas de questions quant à l’évolution de mon fils ! Il était plutôt du genre « pépère » qui prend son temps. À présent je ne me souviens plus précisément des âges mais je sais qu’il s’est retourné « tard », puis relevé « tard » pour finir par marcher à 16 mois. Je me souviens que j’essayais de lui apprendre à se retourner du dos sur le ventre…nan mais la honte ! Tout comme toi la visite des 2 ans m’a rassurée. Et pour te dire, le pédiatre que j’allais voir habituellement ne lui a pas fait passer une « vraie » visite, du coup j’en suis allée voir un autre. Moi angoissée ? Nonnn 😉 Mais bon je suis lucide et je vois bien que petit G n’a aucun retard et qu’il est même très débrouillard 🙂

    1. Hi hi hi ne t’en fais pas moi aussi j’ai tout essayé pour le motiver à marcher en vain bien sûr 😉 . Je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule je me sens moins « nulle » et un peu plus normale du coup. Et puis finalement je me rends compte que nous réagissons comme ça avant tout par amour !

  25. Quand on a une histoire comme la tienne, avec ce contexte bien particulier, il est difficile de ne pas d’angoisse aux moindres signes.
    Néanmoins, je n’ai pas ce contexte et je ne peux m’empêcher de réagir comme toi alors, je suis rassurée de lire que cela finit par s’arranger.

    1. Oui je sais que tu traverses beaucoup d’angoisses aussi je trouve que tu en parles peu est-ce que tu arrives à mieux les contrôler ou tu préfères les garder pour toi ? En tout cas si je reste une maman angoissée (pour tout te dire quand il avait une gastro virale la semaine dernière je pensais déjà à des choses beaucoup plus graves) oui, il est possible de progresser et de se détendre. Je pense que les premiers mois sont les plus difficiles car un bébé est parfois un mystère ! Mais tu vas t’en sortir comme une reine 🙂 .

  26. C’est drôle, j’ai un peu le même article en tête, qui commence par la visite des deux ans et qui s’étend sur toutes mes angoisses de maman à chaque fois qu’une étape de développement n’arrive pas ‘assez vite’. Par contre chez moi, y a pas le soupir de soulagement à la fin puisque côté langage (l’étape du moment) ça coince.
    Bref, je ne peux que compatir à tes angoisses.

    1. Tu te fais du souci toute seule ou ton docteur t’a vraiment alertée là dessus ? Parce que des enfants de deux ans qui parlent peu ou mal j’en connais beaucoup et comme pour tout ça finit généralement par venir ! J’espère que tu seras vite rassurée en tout cas car je sais à quel point ce genre de peurs sont obsédantes et désagréables…

      1. Pour une fois, je me disais qu’il était encore ‘en retard’ comme d’habitude (ou qu’il prend son temps ou je ne sais pas comment le formuler en version ‘mère bienveillante’) mais là c’est la pédiatre qui nous envoie faire un bilan auditif. Enfin vu les délais de rdv, il parlera peut-être d’ici là!

        1. Bon j’espère que tu n’es pas trop inquiète quand même ça peut vraiment se débloquer tardivement sans raison parfois… J’espère que tu nous tiendras au courant.

  27. Contente que cette étape ait été franchie avec brio ! Je pense qu’on stresse pour nos enfants à la lumière de nos propres angoisses, qui sont donc différentes pour chacune. Au vu de ton vécu, ton angoisse par rapport à une possible maladie neurologique ne semble pas exagérée, même si sans doute difficile à vivre . Pour ma part, le développement de mon grand ne me faisait pas peur, et puis il a plutôt été en avance pour le langage/la marche/la propreté, et ce n’était donc pas là dessus que je le comparais (je ne dis pas non plus que je n’étais pas fière quand je voyais qu’il était plutôt en avance, faut pas déconner, mais sans plus). Par contre j’étais (je suis..) beaucoup plus angoissée pour d’autres choses, genre sa capacité à être en société, sa sociabilité.. et ai tendance à le comparer là dessus, parce que c’est quelque chose d’important pour moi au vu de mes propres difficultés sociales/relationnelles.
    Il ne faut pas non plus s’interdire d’écouter toutes ses peurs, on peut aussi avoir raison (ça fait des mois que je harcèle les médecins pour une toux que je trouve anormale chez mon deuxième, que je vais de rendez vous en rendez vous où on me dit à chaque fois que non, non, tout va bien, je suis trop stressée, pour qu’au final il s’avère qu’il y a bien de l’asthme du nourrisson et j’ai enfin un traitement qui a amélioré les choses en quelques jours.. Bref…).
    Tout ça pour dire que je pense qu’on fait ce qu’on peut, avec notre histoire, que ce n’est pas si grave (mais qu’on peut facilement se pourrir la vie avec), et que tu as raison, il faut surtout arriver à leur faire confiance !

    1. En effet on projette beaucoup nos peurs et nos angoisses sans être très impartiales finalement… Je me souviens aussi d’un ami très timide terrorisé à l’idée que ses enfants le soient alors que personnellement je ne me pose même pas vraiment la question 🙂 .
      Après tu as raison aussi parfois ça vaut le coup d’insister et je connais beaucoup de cas où des parents avaient une intime conviction qui s’est vérifiée. De mon côté je suis quand même facilement irrationnelle / hypocondriaque pour mon fils heureusement mon mari-médecin est toujours là pour me canaliser 😉 .

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