De mes journées « enfant-malade »

De mes journées « enfant-malade »

Ca commence toujours de la même façon : il se lève un peu grognon ou ne se lève pas du tout. Il a le nez bouché, la bouche pâteuse, souvent pas faim. Alors on découvre un joli 38,5 au réveil. Parfois les choses se passent un peu plus tard. Je le dépose à la crèche pas très confiante, me demandant déjà comment les choses vont évoluer en journée. Et puis mon téléphone sonne au bureau, je reconnais tout de suite le numéro. « Pierre ne va pas bien, il faudrait passer le chercher ».

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Les règles des crèches allemandes sont drastiques en ce qui concerne les enfants malades. Elles n’acceptent de leur donner aucun médicament. En cas de fièvre ou de diarrhée elles les excluent immediatement et les parents doivent alors respecter une petite période de quarantaine de 48h. En cas de maladie plus contagieuse identifiée comme la conjonctivite il faut carrrement repasser chez le pédiatre pour se voir délivrer un certificat d’aptitude à la collectivité.

Or, comme je l’ai decouvert l’an passé, les crèches sont aussi et surtout de merveilleux terrains de jeu pour les microbes affamés de l’hiver. Demander à des enfants de un ou deux ans de respecter des règles d’hygiène  élémentaires reste très difficile. Ainsi cette année encore mon fils enchaîne les petites maladies. L’an passé je m’étais sincèrement fait du souci pour lui : il avait subi trois otites puis une angine, qui avaient à chaque fois provoqué beaucoup de fièvre et necessité une antibiothérapie. Cette année il s’agit davantage de petites infections virales qui guérissent d’elles-mêmes en deux jours : pied-main-bouche, gastro, rhino…

Une chose ne change pas, elle : la plupart du temps c’est moi qu’on appelle ou qui doit m’absenter du travail, parce que mon mari est déjà loin lorsqu’on découvre la maladie ou parce que mon travail peut se rattraper plus facilement – reporter une réanimation, c’est compliqué. Et ces jours-là, à chaque fois, j’observe une drôle de valse des émotions chez moi.

Le plus souvent au début je suis un peu affolée, je découvre que ma journée ne va pas se passer comme prevue et je n’aime pas ça. Pendant que je prends la fièvre ou espère encore un miracle, je consulte frénétiquement sur mon téléphone mes rendez-vous de la journée, réfléchis déjà à qui pourra me remplacer où et comment, à ceux que je pourrais déplacer. S’en suit généralement un certain abattement et de longues plaintes intérieures, des variations infinies sur le thème : « Je ne serai plus jamais une employée fiable » ou « Ma carrière est définitivement fichue ».

Et puis je n’ai pas davantage le temps de m’apitoyer sur mon sort. Il faut bien s’y mettre : aller chercher rapidement le malade, lui nettoyer le nez ou les fesses, changer les draps, prendre la fièvre, mettre des suppos, donner du sirop, lui proposer à boire et à manger, l’emmener chez le pediatre, le faire jouer, le faire se reposer, lui re-proposer à boire et à manger. Et en faisant tout cela je me sens tellement… bien. Tellement bizarrement à ma place. Que très rapidement à l’abattement succède une forme de gratitude inavouée. Une toute petite voie qui me dit : « Chouette en fait, elle si douce cette journee ».

Alors ces jours-là je repense inévitablement à la prof de cathéchisme de mon enfance (j’ai fait beaucoup de catéchisme…). Je me souviens particulièrement d’une séance pendant laquelle elle nous avait dit que nous avions tous une vocation sur la terre, une espèce de rôle à jouer, et qu’on finirait tous par découvrir un jour cette incroyable sensation, de faire ce pour quoi on est fait. Je l’ai vraiment attendu longtemps ce jour là, si bien que je pensais qu’il ne viendrait jamais.

Ca va sans doute vous sembler incroyablement tarte à la crème mais quand je suis à la maison en jogging, une pince dans les cheveux, en train de tout faire pour rendre la journee de mon petit bonhomme un peu moins désagréable, je me dis que je pourrais me satisfaire de ça toute ma vie, que je n’ai pas besoin de plus. Que les objectifs à réaliser, les budgets à respecter, les groupes de travail à animer, c’est totalement surfait. Et que c’était donc peut-être ça, tout simplement, ma vocation : être femme au foyer.

Vous savez toutes à quel point il m’a été difficile de reprendre le travail il y a un an après mon congé parental. J’ai longtemps cru que cette crise ne serait que ponctuelle, que rapidement, je retrouverais mes ambitions professionnelles, que je m’y ferais. Eh bien en fait non. Un an après et malgré une petite évolution professionelle rien ne semble avoir changé. Je ne suis à ma place qu’aux côtés de mon fils. J’en viens donc à penser que, contre toute attente, je devais être faite pour ça, rester chez moi.

C’est juste un peu dommage de réaliser cela à 33 ans après six ans d’études brillantes, l’obtention d’un poste que beaucoup envient, et surtout après avoir crié à tous et surtout à mon mari que je resterais une femme qui travaille toute ma vie. C’est juste un peu dommage aussi de ne pas être payée pour garder mon enfant, puisque mon indépendance financière me tient toujours tellement à coeur. C’est dommage enfin de n’avoir qu’un enfant – pour le moment du moins. Si j’avais soupçonné cette révélation j’aurais peut-être au moins commencé à essayer d’en faire avant.

Mais puisqu’on ne refait pas le match pas plus qu’on ne peut recommencer sa vie je savoure au moins en cachette ces petits instants volés à ma semaine de travail. Ces journées « enfant-malade » qui sont pour moi aurant de petites étoiles sur mon calendrier. Jamais prévues ni prévisibles, parfois compliquées à gérer mais finalement toujours tellement appréciées.

Et vous, vous les vivez comment ?

68 réactions au sujet de « De mes journées « enfant-malade » »

  1. Vaut mieux tard que jamais non ? De mon point de vue tu n’as que 33 ans, la plus grande partie de ta vie est toujours devant toi ! Si tu penses vraiment que c’est ce que tu voudrais faire de ta vie (ce qui est légèrement différent de tu peux t’en satisfaire)je pense que tu devrais au moins étudier l’éventualité. On ne rigole pas avec les vocations 😉
    L’argument budget est compliqué à contourner mais il y a peut être des compromis acceptables non ? Peut être que tu pourrais trouver un deal avec Ulrich pour t’attribuer une partie de son salaire par exemple. Ce n’est certes pas l’indépendance au sens propre mais au moins tu aurais toujours ton budget à toi.
    Je trouve déjà difficile de se lever tout les matins pour aller travailler, si en plus tu te dis que ta place est ailleurs ça ne doit pas être évident. Je te souhaite bon courage <3

    1. Je ne voulais pas non plus vous faire de la peine, mon travail n’est pas désagréable, ce n’est juste pas ma vocation, ça s’est sûr 😉 .
      Etre femme au foyer, je ne pense sincèrement pas que ce soit envisageable pour plusieurs raisons. La première c’est qu’Ulrich est contre. La deuxième c’est que j’ai trop peur d’avoir des problèmes financiers si Ulrich me quittait un jour (ou vice versa) – ou encore plus probable : que la composante financière influence notre relation d’une façon ou d’une autre. La troisième c’est que les enfants grandissent et un jour ne voudront plus eux, passer leurs journées avec moi. Et retrouver un poste à mon niveau après une pause de plusieurs années serait vraiment très difficile pour ne pas dire impossible. Or si mon poste actuel n’est pas ma vocation, il a quand même aussi beaucoup d’avantages que j’aimerais conserver. Voilà, heureusement mon 75% m’offre quand même la possibilité de concilier tout ça.
      Et pour finir merci de ton point de vue positif sur mon âge, j’ai toujours un peu l’impression d’être une vieille sur la blogosphère alors ça me fait du bien 😉 .

  2. Etant prof, je ne peux pas m’absenter, comme ça, en cours de journée, c’est donc Chéri-chéri qui se charge de gérer le microbe en espérant qu’elle dorme beaucoup et que cela lui permette de continuer de bosser quand-même (parce qu’il travail à la maison)

    1. J’envie parfois les profs mais vous avez en fait beaucoup moins de flexibilité que nous concernant vos horaires ou jours de congés… C’est bien de se le rappeler !

  3. Je viens d’en vivre 3 d’affilee pour cause de scarlatine et contre toute attente j’ai ADORE. Je me suis sentie à ma place et nous en avons tous deux retiré un grand bonheur.

  4. Étant au chômage, je n’ai pas de jours « enfants-malade » (et j’ai une super nounou qui le prends tant qu’il n’y a pas de vomissements).
    J’avoue que j’ai savourer ce statut de mère au foyer la semaine dernière lors de l’hospitalisation de FeuFolet. Pas besoin de me poser de questions pour rester près de lui. Même chose, cette semaine où il est en « quarantaine »
    C’est là où je me demande si ça vaut le coup de chercher du travail, même si j’aimerais bien apporter un peu d’épinards au beurre du Breton
    Tu as un nombre illimité « enfants-malade »? Comment tu fais si tu es comme moi obligé de le garder une semaine hors collectivités? La famille de ton mari pourrait t’aider?

    1. Nous avons droit à huit jours « enfants-malades » pour l’année. C’est très peu mais on a quand même réussi à s’en sortir cette année. Pour compléter parfois j’ai pris un jour de congé ou de récupération (une espèce de RTT allemand), ou alors j’ai négocié avec mon chef de travailler de chez moi pendant la sieste et le soir pour rattraper ma matinée manquante (il est adorable d’accepter car il n’y est pas du tout obligé). Enfin la solution de dernier recours c’est de faire venir ma belle-mère qui habite à 1h30 de route et n’est pas très à l’aise au volant. Elle l’a fait une fois en janvier et une fois cette semaine.

      1. Euh, c’est pas dix?! Ou alors tu en as moins parce que tu es fonctionnaire? Parce que moi, j’en ai dix (et j’ai plusieurs fois changer d’employeur et c’était toujours dix.)

        1. C’est 10 pour les enfants assurés dans le public ! Pour les enfants assurés dans le privé c’est 4 par parents, il n’y a pas que des avantages…

          1. C’est intéressant, je ne le savais pas. L’info est surprenante, je n’aurais pas Cru qu’il y avait une différence public/privé.

            Mon mari est fonctionnaire (assuré via la Beihilfe) et aurait 10 jours (mais comme il n’est pas le papa, il n’y a pas droit) donc c’est seulement 10 jours ici, les miens (car le papa a un contrat bizarre et donc pas de jours enfant malade). Et clairement, c’est pas beaucoup, je m’arrange généralement en prenant un RTT parce que les jours enfant malade ne sont pas payés et c’est toujours galère quand la KiTa m’appelait même si je savourais ensuite le temps passé à le dorloter. Par contre, comme mon fils est grand, il peut rester un peu tout seul (selon ce qu’il a) et on s’arrange pour aller au travail plus tard ou en partir plus tôt.
            Quand j’étais maman solo, c’était vraiment l’angoisse chaque fois que cela arrivait, j’avais peur que cela finisse par me pénaliser au boulot et comme je n’avais que mon salaire pour vivre, cela me stressait beaucoup de manquer le travail. J’ai toujours « mauvaise conscience » vis à vis de mes collègues par contre.
            Soigne-bien ton petit bonhomme!

          2. Je comprends totalement en tant que maman solo à quel point cela a du te stresser… J’ai beaucoup de chance car je suis assez libre de mon organisation au travail alors quand je manque je m’en sors toujours en travaillant un peu plus les semaines suivantes. En revanche ici les 4 jours sont payés, je ne savais pas que dans l’assurance publique ils ne le sont pas !

  5. Merci pour ce partage. Pas d’expérience de mon côté de journée enfant malade car… mon bout de chou n’a jamais été malade jusque là ! Je touche du bois et peut être que la première journée sera sous peu, mais pour l’instant on n’a jamais été au-delà du nez un peu bouché ou qui coule. Il va chez une assistante maternelle depuis ses trois mois et demi, et même si en ce moment les autres enfants qu’elle garde sont tous plus ou moins malades, PetitLapin a l’air de résister ! Ça finira bien par arriver et je sais que moi aussi ça me stressera de ne pas savoir qui me remplacera, comment mes collègues se débrouilleront avec ce changement de programme etc.
    J’aime bien la vision de ta prof de catéchisme. Je comprends que ce ne soit pas facile à admettre qu’on aime être femme au foyer vu comme c’est peu valorisé, et c’est dommage. Pour ma part, je pense ne pas encore avoir totalement trouvé ma place. J’ai fait des études par passion, travaillé trois ans dans le domaine convoité et ça s’est mal fini. Résultat de quoi chômage, bébé et j’ai changé de voie pour avoir plus de temps pour bébé. Ça reste dans le domaine de mes études, mais ce n’est plus ce que je rêvais de faire étant petite. Pour autant je ne me vois pas y retourner. Me rapprocher de ma passion oui, mais pour les loisirs. Mais avec un enfant en bas âge et un mari qui travaille beaucoup, les loisirs c’est pas pour tout de suite…

    1. Je suis dans le même cas de figure : je garde mon travail sans vraie passion mais il n’est pas désagréable au contraire ! Et je garde mes vraies passions : mon fils, mes livres, etc. pour les loisirs. Et sinon tu as drôlement de la chance que ton petit lapin soit si résistant !!

      1. Il est encore allaité, et du coup j’aimerais continuer comme ça pour passer l’hiver. On verra si j’y arrive. Après peut-être que même sans lait maternel il ne tomberait pas trop malade…?

  6. Eh bien, en voyant le titre et le début de l’article, n’ayant pas d’enfant, je ne m’imaginais pas trouver un propos qui me toucherait comme ça, mais ton questionnement sur ta « vocation » m’interpelle vraiment. Bien sûr, je ne sais pas comment ce sera pour moi, mais je suis très sensible à l’idée de trouver sa place presque par surprise et de se demander qu’en penser.
    (Désolée, ça va encore être long, mais tu me connais maintenant)
    Ma mère a eu au moins 3 carrières, d’abord médecin (=plus de 8 ans d’études), puis instit’ (=2 ans d’IUFM en plus) puis bibliothécaire puis directrice d’établissement puis un passage sans emploi à 100% dans la spiritualité, et maintenant, à quelques années de la retraite, elle cherche un poste de type secrétariat à temps partiel… Tout ça pour dire qu’elle a fait beaucoup d’études, décroché plusieurs concours, et n’a pas hésité à changer de voie pour des postes moins bien rémunérés et moins valorisés socialement. Bien sûr, on peut regarder ce parcours avec un regard critique et constater qu’il témoigne d’une insatisfaction constante qu’on ne souhaite à personne, mais j’ai aussi envie de voir le courage d’une femme qui a osé quitter la sécurité et la reconnaissance sociale pour suivre ses envies/besoins.
    J’ai lu ton article sur l’argent dans le couple, j’ai bien compris l’importance de ton indépendance financière, j’inclus aussi dans mes réserves préalables le fait que je suis une quasi inconnue sur internet avec aucune légitimité pour me mêler de ça, mais je me permets quand même de glisser :
    – qu’entre femme au foyer à temps plein et chef de projet à 75% il y a probablement d’autres équilibres possibles qui pourrait vous convenir,
    – que tu peux aussi faire ce choix de manière « temporaire » tant que ton fils et sa fratrie (on croise les doigts pour le petit suivant) sont en bas âge et que le renoncement financier que ça pourrait représenter ne sera pas forcément définitif (parce que même après une interruption, on n’est pas condamné au chômage – j’en sais quelque chose)
    – et surtout, j’en profite pour te renvoyer à ce biais cognitif dont je parlais sur les coûts irrécupérables : entre « avoir fait 6 ans d’étude et se forcer à garder son poste parce qu’on a fait les études » et « avoir fait 6 ans d’études et être épanouie dans son choix de vie », les coûts irrécupérables disent que de toute façon, les 6 ans d’études sont fait et qu’il faut juste regarder les « coûts » futurs — argent, mais aussi épanouissement pour toi et ton(tes) enfant(s), mais aussi tout le reste évidemment (statut social, possibilité de revenir sur son choix, faisabilité pratique, avis du conjoint, risque d’ennui, que sais-je d’autre… ce qui compte, c’est de ne juste pas mettre dans la balance ce qui ne pourra jamais être « récupéré »).
    Il ne s’agit en rien d’une volonté de t’influencer, parce que ce que jene suis personne pour prétendre le faire, et que je ne sais pas quel est le bon choix pour toi et ta famille, simplement en te lisant j’ai eu envie de te dire que le choix est réel et les options plus nombreuses et fluides que ce que nous renvoie souvent la société, où il faut rentrer dans la case (maman au foyer ou maman qui bosse).
    N’hésite pas à modérer ce pavé un peu intrusif (je ne t’en voudrai pas de ne pas le publier), ne m’en veuilles pas toi-même de l’avoir écrit, et surtout profite bien de tes moments avec ton petit garçon, parce qu’indubitablement pour moi, nos enfants, c’est la trace la plus importante qui restera de notre vie à la fin (sauf pour ceux qui découvriront le vaccin combiné contre la faim-et-le-cancer-et-la-guerre, malheureusement ce ne sera pas moi…)

    1. Merci de ton pavé ne t’en excuse pas tu m’aides toujours à réfléchir ! J’ai répondu un peu plus haut à Flora concernant les raisons pour lesquelles je ne pense pas devenir femme au foyer. Après tu as raison il y a encore d’autres modalités. Le fait d’habiter à l’étranger rend malheureusement mes chances de reconversion encore plus difficile mais c’est une idée que je garde – plutôt pour l’après phase « bébés ». En attendant j’aimerais si un jour j’ai un deuxième enfant passer carrément à mi-temps pour un certain temps.

  7. Je trouve ça très paradoxal que la crèche veuille à tout prix éloigner au plus vite les enfants malades, alors qu’il est quand même évident que c’est déjà la microbes-party là-bas (comme dans tout endroit où il y a des enfants rassemblés, le repas de Noël chez mes beaux-parents tout autant ;)) et que de toute façon ce n’est pas forcément quand une maladie est visible qu’elle est la plus contagieuse. Je t’avoue que pour ça, je suis contente d’avoir une nounou avec peu d’enfants chez elle et qui me la prend même quand elle est franchement patraque. Même si la crèche a aussi des tonnes d’avantages (je remarque que les enfants qui vont en crèche sont quand même souvent plus précoces pour plein de choses, ça vaut peut-être le bain de microbes une fois par an ;)) !

    Quant à être femme au foyer… effectivement, on ne peut pas revenir en arrière. Je suis souvent pleine de regrets quant à mon parcours (sept ans d’études cumulés… qui servent, euh, disons-le franchement : à rien) mais ce sont aussi mes choix qui m’ont construite telle que je suis aujourd’hui. Et puis, rien n’est gravé dans le marbre, je ne suis pas arrivée au bout de ma vie (toi non plus, même si tu as quelques années de plus :p) et je peux encore continuer à évoluer, changer, continuer à faire des choix bons ou mauvais… Le vrai bilan, on pourra le faire quand on aura 90 ans (et tout plein d’arrières-petits-enfants) 😉

    1. Concernant la crèche je pense surtout qu’ils n’ont pas envie de gérer des enfants-malades… mais bon c’est culturel aussi en règle général les allemands ont tendance à prendre des arrêts maladie beaucoup plus facilement que les français (je ne sais pas si c’est prouvé statistiquement mais dans mon entourage c’est le cas). Pour le reste je ne voulais pas donner une image trop négative de ma vie elle est quand même fort agréable au quotidien. Je trouve juste cela fou de remarquer à quel point cela me plaît toujours de rester à la maison avec mon fils.

  8. Je comprend tout à fait ce que tu vis. Après mon congé parental , j’étais contente de reprendre le travail, non pas pour retourner au travail mais pour souffler un peu car ma fille était (et est toujours) très demandeuse. Seulement, depuis septembre, nous avons déménagé et je suis en disponibilité. Je me suis pas encore bougé les fesses pour trouver du travail. Et depuis que ma fille va 3 matinées par semaine à la halte et que j’ai un peu de temps pour moi et bah je kiffe ! Pour moi, l’idéal serait de trouver un poste à mi temps (pour garder un pied dans le milieu du travail et avoir une petite indépendance financière) mais c’est tout.
    Les enfants grandissent tellement vite que ce que l’on ne prend pas maintenant on ne pourras pas le prendre plus tard.
    J’espère que tu trouvera un compromis qui te convient.

    1. Le fait de travailler à 75% en ce moment (tous les jours jusque 14h30) avec quasiment aucun temps de transport (crèche et travail à deux pas de chez moi) est déjà un bon compromis et une vraie chance… Je pense que si un jour un BB2 vient ou que nous déménageons dans un autre quartier, je passerai peut-être carrément à mi-temps. Mais je partage ton avis : il ne faut pas attendre pour en profiter au maximum !

      1. Non mais ça dépend au travail je me sens jeune car mes collègues sont globalement plus âgés mais sur la blogosphère que je fréquente je crois bien faire partie des plus vieilles !

  9. Etant instit, je peux difficilement partir en cours de journée, du coup, lorsque je vois que le matin un de mes loulous a eu de la fièvre, ou est vraiment patraque, c’est la guerre intérieure dans ma tête… Est-ce que je le garde, est-ce que je tente le coup? Je culpabilise en me disant que je vais mettre mes collègues dans la merde si je ne suis pas remplacée, que mes élèves vont perdre une journée de cours… Pour ma fille, qui est chez la nounou, je sais que même malade, je peux lui confier (mais dans ce cas, je culpabilise toute la journée et je harcèle sa nounou de sms…).
    Mais quand je décide de rester à la maison, une fois l’appel à la chef passé, comme toi, je commence à savourer ces instants cocooning à 2, se cajoler, prendre soin de lui (ou d’elle hein, je la garde quand même quand elle est trop malade!)…

  10. Eh bien moi je les ai toujours deteste, ces jours enfant-malade… Louper une journee de travail pour s’occuper d’un enfant qui de toute facon ne sera pas en forme, pendant que l’autre a cote fait des bonds de cabris pour qu’on s’occupe de lui. Et poser un jour de conges (pas de jour enfant malade en Thailande, c’est des conges), pour ne pas en profiter… Bon en fait je deteste devoir rester a la maison avec les enfants, meme si ca va un peu mieux a mesure qu’ils grandissent… C’est quoi ta recette miracle pour te sentir bien et a ta place, toi?

    1. Je n’ai pas de recette miracle je pense que c’est comme pour le reste tous les goûts sont dans la nature 🙂 ! J’espère en tout cas que sous vos latitudes les virus sont moins virulents qu’ici !

  11. En ce qui me concerne, je suis toujours contente lorsque j’ai une journée off, sans élèves et avec mes petits à la maison. Comme toi, j’ai la sensation que je suis exactement à ma place, que nulle autre que moi n’est mieux adaptée pour s’occuper de mes enfants 😉

    1. Oh tu es pareil que moi alors ! Bon voyons les choses positivement dans ce cas il semblerait que cet hiver nous apporte amplement satisfaction 😉 .

  12. J’ai un point de vue à l’exact opposé du tien ! Passer du temps avec mes enfants, j’aime, évidemment. Mais c’est pour faire des choses avec eux, même si ce n’est que la sortie toboggan ! Alors devoir ne pas aller au travail pour le garder parce qu’ils sont malades, je n’aime pas du tout !!! Surtout parce que je déteste les voir malade, les voir trembler de fièvre ou vomir partout… Après, ils ont tous les deux commencé en nounou, donc j’ai rarement du aller les récupérer en catastrophe.

    1. C’est vrai que les garder au calme est parfois compliqué ! Mais j’aurais du préciser que généralement quand Pierre est malade il dort beaucoup, ça aide !

  13. La période des maladies semble une partie difficile !
    Je vais rejoindre le commentaire de Flora : si passer du temps avec ton fils te semble important, y aurait-il un moyen/une solution que vous puissiez mettre en place afin que cela te pèse moins ?
    Devoir s’arranger au pied levé pour trouver une solution quand bébé est malade ne doit pas toujours être évident… Ta belle-famille ou des amis peuvent prendre le relai ponctuellement ?
    Bon courage pour lutter contre ces virus !

    1. Ma belle-famille très exceptionnellement peut faire le trajet (plus d’1h30 quand même) mais sinon il n’y a que nous… heureusement ma hiérarchie est très conciliante. Grace à mon temps partiel mon quotidien ne me pèse pas du tout en fait je me suis peut-être mal exprimée mais c’est vrai que je savoure toujours particulièrement mon temps à la maison.

  14. J’ai bien lu ton commentaire réponse à Flora et c’est vrai qu’il fait prendre en considération le fait que dans la vie rien n’est acquis et que les enfants grandissent un jour.
    J’avoue je ne sais pas encore (je te dirais ça le moment venu) si je serais contente d’être à la maison à garder mon enfant ou si j’apprecierai de retourner au travail. J’avoue mon travail me plaît globalement beaucoup, mais j’apprécie mes vacances et jours de congés aussi ! Mais avec un enfant c’est plus les mêmes vacances et jours de congé donc à voir.

    1. Tu découvriras tout cela très bientôt et j’ai hâte que tu nous racontes ! Je pense que dans mon ressenti rentre aussi en compte le fait que mon travail me lasse un peu, si tu adores le tien ce sera sans doute différent !

  15. Etant au chomage pour le moment la question ne se pose pas chez nous. C’est moi qui m’occupe de l’organisation à la maison. Mais quand je trouverais du travail, je ne pourrais pas m’absenter du travail, c’est mon mari qui prendra le relais. Pour le moment Miss E a eu une seule gastro, et j’ai été à ses petits soins pendant 48h00 non stop. J’ai aimé pouvoir la cocooner, ne pas me poser la question des jours de congé en allant chez le médecin. J’en ai profité, ma fille étant assez indépendante et pas très caline, j’ai eu mon côta de calins pour un moment durant ces deux jours. Je trouve que c’est un vrai luxe. Mais financièrement ce n’est pas toujours facile. Donc oui j’aime m’occuper de ma fille à temps plein, mais trouver un petit boulot ce serait bien aussi. Et comme tu le dis si bien, un jour les enfants grandissent et n’ont pas forcément l’envie qu’on soit toujours là à côté d’eux.
    Bon courage, profites de ces moments !

    1. Merci ! Je sais que j’ai une chance énorme avec mon travail à temps partiel qui me permet quand même de profiter largement de mon fils… j’espère que tu trouveras vite un poste qui te convient !

  16. Ta décision concernant le fait de ne pas devenir femme au foyer est-elle définitive ? J’ai lu ta réponse à Flora et je la comprends (et la partage) tout à fait. Mais serait-il possible par exemple de diminuer encore ton temps de travail ? Passer par exemple en mi-temps et garder Pierre l’autre moitié ? Ca n’impacte pas trop fort ton indépendance financière mais ce n’est pas forcément parfaitement compatible avec ton boulot… D’autant qu’il est clair qu’il te tient à coeur d’avoir un job intéressant, même s’il n’est pas le centre de ton monde 😉
    Je ne me sens pas l’âme d’une mère au foyer mais ce n’était pas anodin non plus d’avoir choisi un mi-temps combiné à une activité d’indépendante. Ca me laisse une grande flexibilité dont je peux profiter pour Croquette typiquement en bougeant mes jours de travail ou en prenant des congés « pour raisons impérieuses » (en Belgique, c’est 10 jours par an qui sont sans solde). J’ai aussi la chance d’avoir un mari avec un travail relativement flexible et beaucoup de jours de congé, ça permet de s’organiser bien plus facilement.
    Je comprends ce que tu veux dire quant à l’atmosphère particulièrement de ces jours de maladie 😉 C’est un peu une bulle qu’on construit autour de nous et qui est entièrement dédiée à notre petit bout !

    1. C’est exactement ça, une petite bulle ! Sinon concernant mes horaires de boulot si un jour un deuxième bébé veut bien s’installer je pense en effet les réduire encore un peu, faire un mi-temps quelques temps par exemple.

  17. Oh comme je me retrouve dans ton discours ! Moi aussi j’adore ces petites journées de parenthèse où on a finalement enfin le temps de profiter des bonnes choses (bon, même si ça veut dire cohabiter avec les copains microbes aussi ! 😉 ).

    Par contre, contrairement à toi, je sais que je ne serais pas épanouie de vivre comme cela à 100% de mon temps, et que mon travail, même quand il me stresse, me fait râler, me donne envie de me reconvertir ou de rester au chaud sous ma couette, fait pleinement partie de mon équilibre. Je sais aussi que je profiterais moins de le joie douce de ces petites parenthèses si elles étaient mon quotidien.

    Mais comme toi, je dois dire que mon poste actuel me laisse une énorme liberté, et une grande adaptabilité qui me permet de concilier sans trop de problèmes ni de scrupules mon rôle de maman et mon rôle de femme active.

    Bref, profite bien de ces jolies parenthèses enrhumées ! 😉

    1. Merci !! Finalement je n’ai jamais été vraiment femme au foyer alors je ne sais pas comment ce serait. Je pense sincèrement que la dépendance financière me poserait problème. Mais de petites parenthèses comme ça ponctuelles (et rémunérées !) c’est chouette 🙂 .

  18. 8 jours enfants malades ? c’est déjà pas mal, moi j’en ai 2 par an et par enfant… et j’en connais qui n’en ont tout simplement pas… de mon coté, j’ai aimé resté avec eux lorsqu’ils étaient petits. mais la raison n° 1 pour reprendre le travail pour moi c’est que les enfants finissent tous par devenir autonomes et partir de la maison.. donc mère au foyer certes, mais à partir de 14/15 ans, il vaut mieux trouver autre chose à faire que de s’occuper de ses enfants.. et puis il faut aussi s’accomplir en tant que femme, pour soi, être un peu égoïste… il me semblait que tu aimais bien ton travail pourtant ? Et si tu t’arrêtes quelques temps à l’arrivée du 2eme, pour reprendre après, ne serait-ce pas un bon compromis ? tu ne perdrais ton indépendance financière qu’un temps… maintenant que les miens ont 10 et 8 ans, je ne me vois plus passer mes journées a la maison… ( je pars un peu dans tous les sens dans ce com désolée !)
    c’est vrai qu’on culpabilise un peu quand on doit rester à la maison lorsqu’il sont malades alors qu’on va soit même très bien, c’est ce qui me déstabilisait le plus au début…

    1. Deux par an c’est vraiment rien ! Clairement le fait que les enfants grandissent fait partie de mes arguments phares contre le choix d’être femme au foyer. Mais comme tu le dis si un jour nous avons la chance d’avoir un deuxième bébé Je pense que je prendrai à nouveau un congé parental d’un an et peut être un mi-temps les premières années après la reprise pour en profiter au maximum. Mon article part aussi un peu dans tous les sens en mélangeant les thèmes alors tu es toute pardonnée 🙂 .

  19. C’est souvent moi qui prend des jours enfants-malades. Mon mari y a droit mais en gros c’est du congé sans solde. Dans ma boîte c’est à la discrétion de ton chef pour le nombre (donc on peut dire illimité ou presque parce que j’ai des gentils chefs) mais comme on a beaucoup de congés et RTT, jusqu’à maintenant je n’ai pas pioché dedans.

    1. C’est super ce système dans ton travail. Je trouve que si on arrive à se mettre d’accord avec sa hiérarchie sans souci, c’est vraiment super et j’ai aussi cette chance.

  20. Bonjour Die Franzoesin,
    On ne se connait pas, je suis la maman d’un petit garçon de 16 mois, installée en Allemagne depuis 6 mois et je ne travaille, notamment car je ne parle pas la langue!
    Être mère au foyer n’est pas tous les jours facile et peut-être ressens tu cette satisfaction et ce bien être lorsque tu prends soin de ton fils et que tu es chez toi, car justement ce n’est pas ton quotidien! C’est peut-être ce léger décalage qui fait du bien, qui permet de casser la routine et de se laisser un peu aller.
    Personnellement j’aimerais bien aller bosser, mais je galère à apprendre l’allemand avec mon fils à côté! Le mi-temps comme tu dis est un chouette compromis. Bon week-end!

    1. Bien sûr tu as raison peut-être que sur le long terme ce serait différent… Tu habites où exactement ? Fais toi confiance pour apprendre l’allemand rapidement, les allemands ne sont pas très exigeants et toujours ravis quand on essaie de parler leur langue !

      1. Près d’Aschaffenbourg, pas loin de Francfort. D’ailleurs s’il y a des mamans dans ce coin, faîtes-moi signe!! Ok je vais m’y accrocher, tu me donnes espoir! Bon courage avec les essais, je croise les doigts pour que ça prenne vite!

  21. Je crois que tu es un ange en fait ! 🙂 J’avoue que je n’ai pas la même patience pour m’occuper de mes petits malades … Je déteste quand les gens sont malades (surtout mon mari qui a le don de m’exaspérer quand il est souffrant …). Heureusement, j’ai quand même plus d’empathie pour P et M. Et évidemment, je suis aux petits soins. Mais par exemple, la dernière fois qu’on a dû aller aux urgences pédiatriques, j’aurais bien laissé mon tour à mon mari …
    J’imagine que quand bb2 sera là, tu profiteras à fond de ton congé parental 🙂 Tu as déjà pensé à « splitter » l’Eterngeld pour pouvoir rester un peu plus longtemps à la maison ? Cela assurerait un minimum financier tout étant avec tes enfants 😉

    1. Oh la la non je ne suis pas un ange ! Mais je ne suis pas avec lui tout le temps donc ça reste exceptionnel c’est sans doute pour ça 🙂 . Pour BB2 je ne sais pas encore mais en effet j’aurais aimé rester un peu plus longtemps à la maison puis reprendre avec seulement un mi-temps. Les règles de l’elterngeld ont changé je crois depuis 2015 et tout ça est encore plus flexible qu’avant.

  22. Quand je travaillais (en crèche ) je culpabilisais énormément de laisser ma fille malade chez sa nounou pour aller m’occuper des autres enfants. Pourtant j’ai une nounou qui accepte sans problème les enfants malades (dressée par l’autre famille qui l’emploie et lui met ses enfants en garde quoiqu’il arrive?) Pourtant je l’ai peu laissée malade car franchement oui en crèche on aime pas ça les petits bouts patraques car on voit bien que le rythme de la collectivité ne respecte pas leurs besoins de sommeil, de calins… ( et pourtant on les accepte quand même car il n’y a plus d éviction dans les crèches françaises sauf quelques maladies très rares style scarlatine- et aussi parce qu’on sait que c’est pas facile pour tous les parents de prendre des jours quand leur enfant est malade ).
    Quand je travaillais j’appréciais ces moments à chouchouter ma fille quand elle était malade et ils étaient même nécessaires à mon bien être de mère pour ne pas culpabiliser.
    Oui mais ça c’était avant. Depuis que je suis en arrêt pour une 2e grossesse, laisser ma fille est devenue une obligation pour me reposer et prendre soin de ce 2e enfant qui arrive. Alors la garder plusieurs jours à la maison c’est avoir des contractions à gogo et prendre le chemin tant redouté de la menace d’accouchement prématuré vécu pour ma 1ère grossesse … et je déteste ce dilemme que je vis. Donc aujourd’hui à j+2 de varicelle elle est retournée 4h chez sa nounou pour que j’ai quelques heures de repos. Et je culpabilise énormément!! J’ai l’impression d’être une mère affreuse de laisser mon enfant malade en garde alors qu’en plus je suis a la maison !
    Bref je n’ai jamais autant détesté qu’elle soit malade!
    Bon je raconte un peu ma vie mais sinon sur le fait d’être mère au foyer ou non : j’adore l’idée mais par expérience je finis par « craquer » et avoir besoin d’une vie à moi. Je ne profite plus autant et ne suis plus la « bonne »mère que je voudrais être. Du coup il me faudrait un compromis style un 50% ou alors être auprès de mes enfants par petits moments dans leur vie. Par exemple pour le second je vais prendre un congé parental mais je sais que c’est pour un temps donné (1 à 2 ans) et que après il faudra que je me repenche sur ma carrière et que cela me fera du bien. Je voudrais aussi profiter de cette parenthèse pour réfléchir à ce que je veux vraiment faire professionnellement parlant.

    1. C’est super de m’expliquer l’autre côté des choses de ton point de vue d’éducatrice en crèche ! Concernant ta grossesse si je suis enceinte un jour je redoute aussi ces moments où je devrais peut-être me ménager aux dépens de mon fils. Mais dis toi aussi que pour ta fille ce ne serait pas top une MAP ou un accouchement prématuré… Je comprends ce que tu dis sur l’envie de reprendre le travail un jour, finalement je n’ai jamais vraiment été femme au foyer alors peut-être que moi aussi, sur le long terme, ça me pèserait.

  23. Etant à la maison, ce que j’aime par dessus tout, c’est quand il est malade-fatigué, parce qu’il est câlin (ce qu’il n’est jamais d’habitude), et que du coup, toute la maison ralentit à son rythme! On flâne dans le salon, on s’autorise des extras avec mon mari parce que « vue la nuit pourrie qu’on a eu, on bien prendre ceci ou cela »… Je comprends tout à fait ce que tu veux dire quand tu dis aimer ces petites parenthèses: quand bébé est malade, on ralentit le rythme, même à la maison, et ça fait du bien!

  24. Ces journées « enfant malade », je les appréhende tellement… Je ne supporte pas le regard au boulot quand j’annonce « c’est la crèche, il faut que j’aille le chercher », je n’aime pas quand je me rends compte que moi on m’a laissé un message mais pas au papa, je n’aime pas me pointer et récupérer un gosse en pleine forme parce que oui scoop le Doliprane qu’ils ont donné a été efficace, je déteste me remettre au travail tard le soir pour quand même avancer tout en sachant qu’au boulot personne ne s’en rendra compte… Bref, ces journées là, je m’en passerais bien ! C’est moi qui les gère 90% du temps, mais pour autant j’aimerais que mon mec ait la même flexibilité que mon job pour les gérer aussi ! Mais pas facile… Bon, par contre, les gros gros câlins d’enfant malade, ça je prends, mon petit moment de calme égoïste 😉

    1. Je comprends bien tout ce que tu dis, je vous ai livré la partie douce de l’histoire mais la phase d’affollement qui précède est bien réelle aussi ! J’ai une chance aussi que je n’ai pas mentionnée : en cas de gros souci (genre cette semaine où j’ai été absente 4 jours sur 5) je peux faire venir ma belle-mère exceptionnellement (elle habite à plus d’1h30 de route et n’est pas très à l’aise au volant mais elle le fait quand meme de bon coeur). Vous n’avez personne pour vous seconder, vous ? Et dans votre futur lieu de résidence, vous vous rapprochez de la famille ?

  25. Merci pour ton article ! Toujours aussi bien écrit et agréable à lire.
    Ici c’est généralement mon homme, au chômage, qui s’occupe de notre fille malade. Mais du coup, même si je suis physiquement au bureau, je suis quand même ailleurs et passe mon temps à envoyer des sms à mon homme pour savoir comment elle va… C’est super dur d’être loin de son enfant malade.
    Mais c’est également super dur de devoir quitter son travail de manière imprévue, je comprends ton ressenti, j’aurais super peur d’annoncer à mon employeur un départ précipité pour une durée indéterminée. Comment l’annonces-tu à ton chef, comment le prend-il ?…

    1. Oh oui j’imagine que ça doit être difficile pour toi même si je suis sûre qu’elle est entre de bonnes mains avec son papa. Mon chef est très compréhensif j’ai de la chance (et ça fait d’ailleurs partie des raisons principales pour lesquelles je n’envisage pas de le quitter). Il faut dire que jusqu’à maintenant j’ai aussi toujours réussi à rattraper mon travail les jours suivants sans dommages.

  26. Moi je n’aime pas du tout les jours enfants malades, heureusement qu’ils le sont très peu (et que la nounou les prends aussi quand ils sont un peu malades). Parce que généralement les nuits sont pourries aussi, ce qui me rend fatiguée et peu patiente pour la journée qui suit, et quand il s’agit par malchance de gastro, je passe autant de temps à faire tourner des machines qu’à faire des câlins… Ceci dit, ce que je déteste encore plus, c’est quand ils sont un peu malades, mais pas assez pour rester à la maison (et donc qu’il faut malgré tout se préparer le matin, après avoir passé des nuits pas très reposantes..). Les matins ressemblent alors à des séances de catchs entre celui qui ne veut pas avoir des gouttes dans les yeux et se roule en boule, et celui qui ne veut pas se moucher et se mets à hurler à la mort… Qu’est ce que je savoure mon café au calme au bureau…

    1. Je pense que j’ai de la chance car Pierre dort énormément quand il est malade (j’aurais peut-être dû le préciser 😉 ). Cela influe sans doute sur mon humeur ces jours-là 😉 .

  27. Je me retrouve tout a fait dans tes propos 🙂 Et c’est bien de circonstance comme article, je viens de passer 2 jours à la maison avec ma puce malade (enfin c’est surtout que la crèche ne la prenait pas car bronchiolite, mais depuis dimanche elle avait retrouvé une forme olympique !).
    C’est vrai que quand j’ai repris le boulot aux 5 mois de ma pépette, j’étais plutôt contente (et je le suis toujours) d’avoir retrouvé une vie sociale riche et d’avoir d’autres projets. Mais finalement quand ma puce est malade je suis comme toi j’adore la bichonner ! Par contre ce sont de fausses journées enfant-malade pour moi car, bien qu’ayant droit à 1 journée enfant malade payée par an, la plupart du temps je demande simplement à mon chef la permission de faire du télétravail. Évidement, je ne bosse peut être pas mes 8h dans la journée mais en général entre les siestes (qui sont plus longues quand elle est malade) et les moments où elle joue tranquillement dans son parc ou sur le tapis du salon je dois bien avoir 5 ou 6h pour bien avancer sur mon boulot tout en aillant la certitude que ma puce à tout ce qu’il lui faut !
    Et j’apprécie de faire une pause pour lui donner sa compote ou parce qu’elle vient me chercher a grand renfort de « dadada tatata » 🙂 Comme toi je me sens tout à fait à ma place, même si moi non plus je ne renoncerais pas à mon indépendance financière ou a un job qui me plait. Mais j’envisage sérieusement de me mettre à 80% ou à mi temps 1 an ou 2 quand un petit deuxième arrivera. Tu crois que je peux te souhaiter plein d’autres petits rhumes pour Pierre ? 😉

    1. Hi hi hi souhaitons-nous toutes beaucoup de rhumes et virus en tout genre 😉 . De mon côté j’ai finalement été absente presque une semaine la semaine dernière alors ça serait super si on faisait une petite pause d’ici janvier maintenant sinon je ne sais pas comment je vais finir l’année 😉 . En tout cas je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à savourer ces jours particuliers. Le fait que notre hiérarchie soit compréhensive aide aussi évidemment beaucoup.

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