A mes lectrices d’Allemagne

A mes lectrices d’Allemagne

Je reçois régulièrement des messages de mamans expatriées en Allemagne. Beaucoup me posent des questions, me demandent mon avis ou des informations. Je les lis toujours avec plaisir et essaie d’y répondre rapidement. Et puis à force de répondre un peu toujours aux mêmes questions, je me suis dit que le plus simple serait d’écrire un article sur ce thème ! Aujourd’hui je laisse donc la parole à ces lectrices un peu particulières. Maman ou simple expatriée en Allemagne, ce qui suit est pour toi !

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Comment as-tu appris l’allemand ? Quel niveau avais-tu au moment de ta recherche d’emploi ?

J’ai commencé à apprendre l’allemand tardivement, à 25 ans. Je travaillais déjà et ai donc appris grâce à la méthode Assimil (que je recommande vraiment) et des cours du soir (deux à quatre heures par semaine). J’ai d’abord suivi les cours de la mairie de Paris (peu coûteux mais pas toujours excellents) puis ceux du Goethe Institut (qui m’ont semblé plus professionnels).

Dès que possible nous avons essayé avec mon mari de parler allemand entre nous pour m’aider à progresser. Il ne m’a cependant jamais systématiquement corrigée (je suis un peu trop fière pour l’accepter 😉 ).

A mon arrivée en Allemagne, trois ans plus tard, j’avais un niveau B2 et c’est à mon sens le niveau parfait pour une expatriation : il permet de se faire comprendre dans presque toutes les situations. Il m’a par ailleurs permis de me faire recruter pour un poste 100% en allemand sans grosses difficultés. Je ne peux pas dire en revanche que maîtriser l’anglais soit suffisant pour vivre en Allemagne, en tout cas ce n’est pas le cas dans ma ville (qui compte quand même plus de 400 000 habitants).

Dans ce domaine je n’ai à vrai dire qu’un seul conseil : ose ! Les allemands sont presque toujours bienveillants sur ce sujet. Ils sont généralement touchés que nous essayions de parler leur langue, sont rarement avares de compliments, ne se moquent généralement pas des fautes et… ils adorent notre accent ! Alors même si cela peut être un poil agaçant (« Oh ! Une petite française qui parle allemand ! C’est troooop mignon ! »), profites-en surtout !

Concernant la recherche d’emploi, fais attention : les règles de présentation pour le CV par exemple sont très différentes de celles de la France. Le mieux serait de mettre la main sur le CV de quelqu’un de ta branche, pour l’utiliser comme modèle et avoir une idée des termes employés.

Comment as-tu fait pour communiquer avec le personnel médical pendant ta grossesse ?

Mon gynécologue et tout le personnel médical qui m’a suivi pendant ma grossesse ne parlaient qu’allemand et il est vrai que parfois, c’est délicat. Accoucher dans une langue étrangère est une expérience unique ! J’ai répété à peu près mille fois : « Ich schaffe es nicht » (je ne vais pas y arriver) 😉 .

Si le fait de ne pas tout comprendre t’angoisse lors des rendez-vous médicaux, je peux te proposer quelques petites solutions pratiques :

  1. Lis un maximum d’informations sur la grossesse en allemand, par exemple ici. Tu verras, ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent et tu vas vite être incollable ! D’ailleurs les mots allemands me viennent toujours spontanément désormais quand je repense à ma grossesse.
  2. Si pendant les rendez-vous, il t’arrive de ne  pas comprendre un mot, demande à ton interlocuteur de l’écrire sur un bout de papier. Tu pourras faire des recherches chez toi une fois rentrée.
  3. Enfin, je te conseille de toujours préparer tes questions à l’avance et à l’écrit ! Ainsi, j’étais toujours plus sûre de moi au moment de les poser.

Une solution peut aussi être de te faire accompagner. Personnellement, je l’ai fait quelques fois et cela m’a déplu : le médecin ne parlait plus qu’à mon accompagnant et je me retrouvais spectatrice de ma consultation. Mais si cela te convient, pourquoi pas !

Comment se passe le congé parental en Allemagne ? Que faut-il déclarer à l’employeur ? Quand et comment ?

Comprendre les règles du congés parental allemand n’est pas donné à tout le monde et je te rassure de suite : la plupart des allemands eux-mêmes ne les comprennent pas ! Je ne peux par ailleurs pas te conseiller de façon trop détaillée car les règles ont changé pour les naissances à partir du 1er janvier 2015 (je n’étais alors plus concernée). Pour ne pas faire de bêtises, je te conseille de prendre rendez-vous avec ton service du personnel ou (encore mieux si ton entreprise le permet) avec un délégué du personnel (membre du Personalrat). Normalement ces personnes devraient te conseiller dans ton intérêt et de façon confidentielle. Le ministère pour la famille met par ailleurs à disposition des brochures assez bien faites sur son site internet. Je leur ai posé une fois une question par mail et ils m’ont rapidement répondu.

Est-il possible d’accoucher en Allemagne avec péridurale ? Et de ne pas allaiter ?

Oui… mais ce n’est pas évident. L’Allemagne est un pays résolument pro-allaitement et accouchement naturel. Si tu ne sens pas tentée par une de ces expériences (ou les deux !), essaie d’en parler en amont. L’hôpital dans lequel j’ai accouché offrait un rendez-vous d’inscription pendant lequel j’aurais pu aborder ces sujets. Il est aussi possible de le faire au moment de l’arrivée le grand jour. J’imagine que dans les grandes villes, les hôpitaux sont davantage tolérants sur ces sujets. De mon expérience, il faut se montrer ferme et déterminée pour obtenir une péridurale ou un biberon. C’est donc possible, en insistant un peu (beaucoup).

Que faire quand on est une maman au foyer en Allemagne ?

Il y a beaucoup de femmes au foyer en Allemagne, il y a donc plein d’activités possibles !

Pour commencer je te conseillerais de prendre rendez-vous avec le « Jugendamt » de ta ville. Ce service gère généralement tout ce qui est relié à l’enfance. Ils pourront te donner des informations sur les différentes activités offertes dans la ville : bébés nageurs, médiathèque, etc. C’est par ailleurs ce même service qui gère les modes de garde. Et sur le sujet il va falloir t’informer bien à l’avance si tu souhaites en bénéficier. En Allemagne les places sont plutôt rares.

Il existe aussi des maisons de la famille : « Haus der Familie ». Je les recommande vraiment pour rencontrer d’autres mamans et sortir de l’isolement. C’est là que j’ai pu participer à un groupe « bébés / mamans » pendant mon congé parental. Ces lieux sont en général gérés par l’Eglise (l’Allemagne n’est pas un pays laïque) mais les activités proposées ne sont pas orientées en ce sens (en tout cas je n’en ai jamais fait l’expérience).

Est-ce que la France te manque ? Comment tenir le coup ?

Oui, elle me manque, très souvent. Et j’ai l’intime conviction qu’on ne peut comprendre ce que c’est qu’une fois qu’on l’a vraiment vécu. Cela dit, j’ai plein de petites astuces pour surmonter le mal du pays, par exemple :

  1. Ecouter la radio en français (via des applications sur ton smartphone), regarder la télé française (sur You Tube et TV5), recevoir des magazines français grâce à un abonnement
  2. Trouver des français près de soi (je suis devenue experte pour aborder tous les français que je croise dans la rue et leur refiler mes coordonnées 🙂 )
  3. Partager avec d’autres françaises sur internet via un blog ou un forum

Voilà mes réponses à tes questions, très chère maman perdue en terre germanique ! J’espère t’avoir un peu aidée ou au moins rassurée. Si tu as d’autres questions, j’y répondrai bien sûr volontiers. Tu trouveras aussi dans mes articles des informations complémentaires sur les crèches ou le bilinguisme par exemple.

Chaque expérience de vie à l’étranger est bien sûr différente. Cela est d’autant plus vrai en Allemagne, qui est un pays très décentralisé. Si d’autres expatriées ont des réponses complémentaires aux miennes, n’hésitez pas non plus à m’en faire part en commentaire !

Quant à toutes mes lectrices habituelles qui ne sont pas du tout concernées, j’espère ne pas vous avoir perdues en cours de route. Vous avez ainsi un aperçu complémentaire de ma réalité 🙂 .

32 réactions au sujet de « A mes lectrices d’Allemagne »

  1. Ah ah, que je suis bien « expatriée » en Bretagne …
    À te lire, je me rends encore plus compte à quel point j’aurais du mal à m’expatrier … mais ça tombe bien, le Breton est encore plus bernique que moi

  2. Merci pour cet article! Il est finalement tres interessant de lire que nos problematiques ne sont finalement pas si eloignees, quel que soit le pays d’expatriation!… (Le fait d’etre Mamans de jeunes enfants fait aussi que nos centre d’interets se rejoignent necessairement).
    Le plus grosse difference, c’est que si une expat en Asie te parle de son quotidien, a un moment ou l’autre, elle ne manquera pas de glisser combien le fromage et la charcuterie lui maaaquent 😀

    1. Ah oui bien sûr les différences culinaires sont sans doute plus marquées chez vous ! Et puis ici la France est suffisamment près pour que nous recevions de la visite et donc des petits colis régulièrement (je me fais livrer de la Ricoré, c’est ma drogue 😉 ).

  3. Ahhh super cet article ! Comme je le disais lors d’un 1er commentaire il y a quelque mois, nous sommes expatriés en Suisse allemande et lors de mon accouchement il y a de ça 6 semaines, je n’ai cessé de répéter ‘ich kann nicht mehr’ (je n’en peux plus, oui cela a été long et difficile…).
    Je te rejoins sur tes conseils / réponses du niveau de langue et le fait qu’il faille oser ! Parler une langue est le meilleur moyen de s’améliorer !
    Pour l’allaitement et la péridurale, c’est à peu près la même chose en Suisse, mais dans l’hôpital de notre canton ils étaient très ouvert et au vu de l’accouchement difficile que nous avions m’ont même recommandé la péridurale pour souffler un peu… pour les biberons je ne sais pas mais ils m’ont demandé avant l’accouchement et je n’ai pas l’impression que j’aurais été considérée comme une traitre si j’avais opté pour cette option…

    Bonne continuation et encore plein de super article !

  4. l’expatriation c’est un truc qui m’attire et m’effraie à la fois. Si je crois qu’au fond j’arriverais à me faire à la vie d’une culture et langue différente, ce qui me retient aujourd’hui c’est l’éloignement d’avec nos familles et nos amis et donc pour ça je ne suis pas prête à sauter le pas (alors que je rêverais, professionnellement parlant, d’aller m’expatrier au Québec)

    1. Pour être honnête moi je trouve ça vraiment dur, de s’expatrier. Et j’ai parfois du mal à comprendre qu’on puisse le faire « pour le plaisir ». Mais d’un autre côté c’est une expérience ultra enrichissante sur beaucoup de plans.

  5. Je ne suis pas expatriée, mais je trouve cet article très intéressant, notamment en ce qui concerne la maternité. Cela n’a pas du être facile pour toi durant cette période. Dans mon métier, j’ai rencontré plusieurs fois des femmes expatriées, et c’est vrai que la barrière de la langue n’est pas toujours facile pour s’exprimer sur des sujets bien précis. Je parle un peu anglais et on a toujours réussi à se faire comprendre d’un côté comme de l’autre, mais dans certaines situations c’est assez frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer clairement.

    1. Oui c’est vrai que cette frustration reste… Mais je maîtrise désormais suffisamment bien l’allemand pour ne presque plus la ressentir (en fait le seul blocage que j’ai encore c’est avec l’humour, je ne suis jamais sûre de bien comprendre les blagues 🙂 ).

  6. Coucou!
    Ma belle-sœur est expatriée depuis plus de 20 ans à Munich, j’ai donc lu aussi avec intérêt cet article 😉
    Je suis étonnée de ce que tu dis au sujet de la péridurale; il me semble qu’elle en a bénéficié lors de son accouchement sans problème mais comme tu dis: grande ville Munich donc….

  7. Ton article est très intéressant bien que je ne soit pas une expatriée (j’habite juste une autre région de France qui n’est pas celle où je suis née et vécue une bonne partie de ma vie !). On a un couple d’amis qui habite à Munich (Monsieur est français et Madame canadienne! ) et ton article me permets de voir ce que mes amis doivent ressentir en tant qu’expatriés même si pour le moment ils n’ont pas encore d’enfants.

    1. J’ai l’impression que Munich est la première ville d’expatriation française (mais je dis ça sans aucune preuve hein, c’est juste mon sentiment 😉 ). Malheureusement c’est très loin de chez nous !

  8. Dès mon arrivée en Allemagne, j’ai été ravie de « tomber » sur ton blog et d’avoir pu obtenir quelques infos. Grâce à toi, la Haus der Familie est devenue mon refuge, mon « bistrot » du coin (d’ailleurs je te rejoins totalement sur le fait que les activités ne soient pas du tout religieusement orientées, et c’est très bien comme ça 🙂 ). Pour ce qui est de la maternité, je t’avoue que je n’envisage pour l’instant pas d’autres grossesses ayant trop peur des différences culturelles. Pour l’instant, je privilégie mon intégration et celle de ma fille! Pour le reste on verra plus tard 😉 Merci pour ton article clair et rassurant. Bis bald!

  9. Je trouve ton article super (oui, je l’ai déjà dit ^^). C’est vrai qu’on se pose beaucoup de questions quand on est enceinte et expatriées ! Pour ma première grossesse, j’avais trouvé rassurant d’avoir mon Allemand avec moi aux « gros » RDV chez le gynéco. Même si mon médecin était vraiment parfait !!! S’il y a des expatriées à Köln, je recommande le Dr. Sondermann de Rodenkirchen, il est top et son équipe aussi (tu ne m’en veux pas de faire de la pub ?!). Pour ma 2ème grossesse, mon suivi à SB a été parfait aussi … Heureusement vu ma grossesse un peu plus compliquée ! J’ai l’impression qu’on est mieux suivies en Allemagne qu’en France. Par contre, il me semble que le dépistage de la toxo n’est obligatoire en Allemagne et qu’il faut le payer. J’ai aussi payé le tri-test mais ma Krankenkasse me l’a remboursé à 80 % (ce que je ne savais pas la 1ère fois). J’ai aussi appris par hasard que lorsqu’on était enceinte pendant notre congé parental, on pouvait l’interrompre et passer en congé maternité 6 semaines avant la DPA, c’est plus intéressant financièrement 🙂 Il suffit d’informer l’employeur, il n’a pas le droit de refuser. C’est peut-être pareil en France ?
    Concernant l’Elterngeld, effectivement, la brochure est très intéressante ! Il faut savoir que l’Elternzeit et l’Elterngeld sont 2 choses complètement distinctes. Et ils sont assez arrangeants 🙂 Par 2 fois, nous étions dans des situations assez complexes et ils ont pris le temps de tout examiner avec nous pour que l’on touche le maximum possible !
    Je dirais aussi que tous les parents ont le droit au Kindergeld indépendamment des revenus, il faut juste faire la demande. Et il paraît que tout le monde peut également bénéficier d’une subvention pour la crèche/le Kita (en Sarre du moins).
    Pour la question de l’accouchement et l’allaitement, je crois que comme tu l’as dit, cela dépend de l’endroit où tu vis/accouches. Effectivement, l’allaitement est vraiment la « normalité » mais dans notre maternité, il y avait beaucoup plus de biberons que de mamans allaitantes. Cependant, j’ai accouché dans une maternité de niveau 1 et où il y a beaucoup d’étrangers donc cela change un peu les choses je crois. La Sarre est également un des Länder où il y a le plus de césariennes. Pour la péridurale, ma sage-femme m’a expliqué que lors de ses études, on leur avait enseigné la péridurale comme un « échec » de l’accouchement et que c’est la raison pour laquelle beaucoup de sages-femmes essayaient de dissuader les mamans. Toutefois, les choses évoluent … Personnellement, j’ai accouché 2 fois avec la même sage-femme. Pour Pierre, j’ai eu la péridurale dès que je l’ai demandée. Pour Marceau, elle n’a pas voulu (je te dis pas ma tête quand elle a refusé ! Mais maintenant, je suis très contente d’avoir fait sans ! Elle avait raison finalement !).
    Et pour l’anecdote, je n’ai pas dit « ich schaffe es nicht » mais « ich weiss es nicht » « vous voulez accoucher sur le dos ou sur le côté ? Ich weiss es nicht!!!!!!!!! »
    Finalement, je trouve que c’est une super expérience d’être enceinte, puis maman en étant expatriée. Hormis le suivi médical qui est fixé, cela nous permet de piocher dans les 2 cultures pour vivre au mieux ces moments.
    PS : je ne commente pas souvent mais quand je m’y mets, c’est un roman !

    1. Merci pour toutes ces informations complémentaires, tu as raison de les rappeler ! Et je suis totalement d’accord avec ta conclusion, mon bilan de cette expérience est aussi largement positif 🙂 !

  10. Très bon article pour toutes les informations pratiques. Je rajouterai que la perspective est différente (et ce quel que soit le pays) si on part avec son conjoint français , ou la perspective de retour en France est plus que probable ou si, comme toi et moi on va rejoindre son conjoint dans son pays. L’éloignement de sa famille, le fait qu’ en grandissant les enfants ne verront de la France de plus en plus que le pays des vacances, les efforts pour maintenir le biculturalisme, l’idealisation de la France aussi… on part souvent sans assez se projeter.

    1. Je suis d’accord avec toi sur le fait que les choses sont totalement différentes selon qu’on parte avec un français ou qu’on rejoigne un conjoint allemand. En revanche de mon côté j’avais assez bien anticipé les difficultés, pour le moment je ne peux pas dire que je ne m’étais pas assez projetée. Ca ne rend cependant pas forcément toujours les choses plus faciles 😉 .

  11. Ton article ne me concerne pas trop , en tant que frontalière, seules les couches moins chères m’intéressent en Allemagne XD
    Cependant ton passage sur la maternité me fait réagir. Je crois que ça avait déjà un peu titiller mon féminisme quand tu avais parlé de la première année presque imposée de congé parental. Mais là, l’allaitement et la non-péridurale, franchement ça me dépasse. Surtout que je trouve que quand t’es enceinte et pleine d’hormone, c’est bien difficile d’imposer tes choix (voire de savoir ce que tu veux). Encore, l’allaitement, je peux comprendre (un peu) rapport aux bénéfices sur la santé. Mais alors la péridurale je vois pas. Ça ne me parait qu’une connerie héritée d’une culture judéo chrétienne archaïque (tu enfanteras dans la douleur). Je respecte les femmes qui ne veulent pas d’anesthésie cela dit, même si j’ai du mal à comprendre. Mais à mon sens, on ne devrait pas insister pour l’avoir, c’est méprisant.
    J’ai demandé son avis à une connaissance qui est anesthésiste en maternité et je n’ai eu qu’un bout de réponse me disant que c’était plus culturel, que les allemands étaient écolos (bon c’est un peu stéréotypés). Que les péridurales c’est chiant parce que ça implique que l’hôpital aient des anesthésistes sous le coude pour les poser et qu’ils restent dans le coin en cas de complication. Mais qu’il n’y avait aucun problème par rapport au déroulement de l’accouchement (parfois cela accélère le travail, d’autre fois c’est le contraire).
    Moi je trouve ça grave aujourd’hui de ne pas avoir le choix (oui parce que batailler pour pouvoir donner un biberon et être regardée de travers, ce n’est pas vraiment avoir le choix)
    Voilà mon commentaire révolté du soir 😉
    (Mais du coup t’as accouché sans péri?)

    1. Oui j’ai accouché sans péridurale et tout s’est bien passé dans mon cas. Mais j’ai déjà entendu des histoires terribles de refus et de femmes ayant beaucoup souffert et dans ce cas en effet je trouve qu’on frôle la maltraitance. J’espère que ça reste exceptionnel.
      Concernant l’allaitement ils ont attendu que Pierre ait une perte de poids supérieure à 13% pour m’alerter et nous donner un biberon, cela m’a totalement traumatisée (il a mis ensuite plusieurs semaines à remonter sa courbe).

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