De l’angoisse de séparation

De l’angoisse de séparation

On lit beaucoup de choses sur l’angoisse de séparation. On lit notamment qu’elle apparaît généralement vers l’âge de huit mois. Et qu’elle disparaît quand ? Ça dépend des articles et des auteurs, il est souvent dit au bout de quelques mois… Mouahahaha. D’aussi loin que je m’en souvienne ou qu’on me le raconte, j’ai pleuré tous les matins quand ma mère me déposait a l’école. Mon fils a 18 mois et si j’espère vraiment qu’il ne suivra pas mon exemple, l’angoisse de séparation, il en souffre encore, en tout cas je crois. Des exemples concrets ?

Si son père ou moi avons l’idée saugrenue d’aller aux toilettes et de fermer la porte il hurle et tambourine devant. Dès que son père ou moi quittons la maison : pour aller faire des courses ou seulement sortir la poubelle, il pleure aussi. Plus surprenant : lorsque nous recevons la visite d’amis ou de famille, pour peu que cette visite soit agréable à mon fils, il pleure lors du départ (c’est limite vexant dans le genre : « non pitié ne me laissez pas seul avec mes parents »). Enfin, et c’est la raison principale pour laquelle cela me pèse et je vous en parle : tous les matins, lorsque je le dépose a la crèche, je dois refermer la porte sur un visage plein de larmes et deux petits bras tendus vers moi.

Il faut que je précise une chose : dans tous les cas que j’ai cités, absolument tous, mon fils se calme très rapidement, en moins d’une minute. Pour les éducatrices de la crèche c’est le signe que « tout va bien » et que ce n’est pas grave. Je veux bien les croire. N’empêche que moi je pars tous les matins travailler la boule au ventre.

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Lorsque Pierre a commencé la crèche, vers 10-11 mois, il ne pleurait pas de la sorte. Ces pleurs sont apparus progressivement et se sont désormais installés depuis trois mois (depuis qu’il marche, bizarrement). Je vous disais dans mon dernier article que je pensais avoir déjà TOUT essayé. J’ai en effet beaucoup lu sur le sujet et tenté différentes approches dont je vais vous parler aujourd’hui…

1. Ne pas arriver en même temps que les autres

Ça je le fais depuis le début sur les conseils des éducatrices. Pierre n’appréciant pas le bruit ni l’agitation, le faire arriver au moment du rush n’est pas une bonne idée. Je le dépose donc toujours un bon quart d’heure avant, pour qu’il ait le temps de s’habituer dans le calme à son environnement. Cela ne l’empêche pas de pleurer au moment de la séparation, mais l’aide a se calmer très vite.

2. Utiliser un objet de séparation

Avant, je laissais toujours un double de son doudou à la crèche pour la sieste mais déposais mon fils sans rien dans les mains. J’ai lu que l’instauration d’un objet dédié à la séparation pouvait aider. Je prends donc un petit chien en peluche chaque jour de crèche avec nous sur le trajet, puis lui mets dans les mains au moment de nous séparer. Problème : le plus souvent, il jette la peluche par terre dans la minute qui suit pour s’accrocher à moi. Je suis donc plus ou moins en train de laisser tomber…

3. Instaurer un rituel précédant la séparation

Je dois reconnaître que le matin, le départ pour la crèche ou le travail se fait toujours dans la précipitation. C’est d’ailleurs le moment de ma journée que j’aime le moins. Pierre se réveille presque toujours trop tôt et de mauvaise humeur, je n’ai généralement jamais le temps de me doucher ou de petit déjeuner tranquillement… Enfin, tout ça c’était avant de lire que cela pouvait influencer son comportement. Depuis quelques semaines donc je tente de mettre en place un rituel adapté avant de partir. J’ai notamment instauré un petit changement : je réserve mes dix dernières minutes pour faire un câlin ou lire un livre avec lui. On n’évite pas les pleurs à tous les coups mais depuis, je nous sens en effet plus apaisés au moment de nous séparer. Je crois que ce petit programme matinal est bénéfique pour tous les deux, pour mieux commencer notre journée !

4. Ne pas faire durer la séparation

On y vient, je crois, à l’élément clé qui est peut-être (touchez du bois je vous en supplie) en train de nous tirer d’affaire. Je dois vous expliquer pour commencer la géographie des lieux. La crèche de mon fils est composée de cinq groupes d’enfants. On commence par entrer dans un grand couloir, dans lequel se trouvent les casiers, le tableau d’affichage, les bureaux, etc. Puis on pénètre dans la salle réservée à son groupe. Jusqu’à maintenant, je rentrais avec lui dans le couloir puis la salle, donnais son goûter à l’éducatrice, échangeais un peu avec elle et repartais. Or, si au moment d’entrer dans la salle, Pierre est presque impatient, naturellement attiré par les jeux et les autres enfants, les pleurs se produisaient toujours au moment ou j’en ressortais. J’essaie donc depuis peu de ne plus entrer dans la salle avec lui mais de rester dans le couloir et de l’embrasser sur le pas de la porte. Je ne peux plus parler avec l’éducatrice mais ce n’est pas trop grave (je me rattrape pour cela l’après-midi), et je dépose son goûter simplement dans son casier. Et c’est incroyable mais pour le moment depuis une petite semaine d’essai cela semble marcher ! Il ne pleure plus ! Hourra !

5. Lui dire la vérité

Un dernier point quand même… Au cours de mes lectures, je suis tombée sur cette affirmation : un enfant qui n’arrive pas a se séparer est souvent révélateur d’une maman qui, inconsciemment peut-être, aurait aussi du mal à confier son bébé. Très bien. Merci pour la petite dose de culpabilité en prime. C’est vrai je n’aime pas me séparer de lui chaque matin. Mais je n’ai pas le choix : je travaille et mon mari ne peut pas l’emmener à la crèche. Alors bon, ça ne m’aide pas beaucoup de me dire que c’est de ma faute. J’ai quand même essayé du coup de verbaliser en toute transparence mes pensées auprès de Pierre : de lui expliquer pourquoi je travaillais, pourquoi il allait a la crèche et pourquoi cela était pour tous les deux nécessaire.

Voilà où nous en sommes… Il y a du mieux en tout cas et j’espère que cela va durer. je vous tiendrai au courant de l’évolution, promis. Mais peut-être avez-vous des conseils, des idées, des témoignages similaires ? J’aime piocher dans les expériences des autres et puis ça me rassurera de voir que chez d’autres aussi l’angoisse de séparation… Ce n’est pas qu’à huit mois !

34 réactions au sujet de « De l’angoisse de séparation »

  1. Tu as l’air de gérer tout ça très bien ! 🙂
    Que ça recommence au moment des premiers pas ne m’étonne pas trop. Marcher c’est prendre énormément d’indépendance vis à vis de ses parents, et ça peut réactiver l’angoisse de séparation.

    Et les éducatrices ont raison, tu sais les enfants « donnent tout », ton Pierre hurle pour exprimer qu’il n’est pas content de te quitter, ce qui ne veut pas forcément dire que ça l’angoisse d’ailleurs. S’il se calme vite c’est qu’il se sent bien et en sécurité à la crèche.

    Chez nous, la séparation du matin se passe nickel, en revanche quand je la laisse à une baby sitter j’ai droit aux hurlements et aux roulades au sol devant la porte. En général j’attends devant l’ascenseur et je vois qu’elle se calme en deux secondes !

    Bref, tout ça pour dire, ne t’en fais pas. Et on arrête avec les « c’est la faute des mères ». Surtout que je ne vois pas ce qu’il y a de grave à avoir une petite réticence à confier son enfant.

    Et encore une fois, tu entoures Pierre, tu lui parles, c’est l’idéal !

    1. Merci de tes encouragements et de ton avis, ça me touche et me rassure beaucoup ! Surtout ce que tu dis sur la marche, et expliquerait donc un peu cette « rechute » qui dure. Souvent j’attends dans le hall de la crèche et je constate aussi par moi même qu’il se calme extrêmement rapidement. Et quand je reviens le chercher, il n’est jamais pressé de partir ! Donc je crois vraiment qu’il se sent bien à la crèche. Mais c’est difficile quand même de se quitter « comme ça » alors j’espère que ça finira par s’arrêter. Ces derniers jours, il y a un vrai mieux, je croise les doigts !

  2. Je compatis … Si ça peut te rassurer, FeuFolet est exactement pareil pour ce qui est des toilettes et des sorties rapides (genre pour jeter les poubelles) que Pierre …
    Pour la séparation le matin, je triche, sa nénène passe le prendre, c’est donc lui qui part !!! (Avec joie et un très joli signe de la main … fils indigne). Par contre, effectivement, pendant les vacances, c’est moi qui le dépose et c’est toujours la crise … qui est moindre si je ne rentre pas et ne m’attarde pas …
    J’espère que tu vas vite trouver un moyen pour rendre la séparation plus supportable à Pierre et à toi. ^^

    1. PS : Et c’est particulièrement marqué avec moi, plus que son père …
      Samedi, on a eu une première victoire, il est resté regarder la musique de son père et donc ne m’a pas vu partir au marché … et zéro crise !!!!

    2. J’avais lu dans ton article sur ton quotidien que sa nounou passait le prendre et c’est vrai que ça m’avait fait envie ! Ca se passerait sûrement mieux dans ce sens là… En tout cas ça me rassure de lire que Feu Folet non plus n’aime pas les séparations, même pour les toilettes 😉 .

  3. C’est positif d’être honnête aussi avec toi même et personnellement je ne cherche pas à te culpabiliser. Il y a de nombreuses choses qui une fois dites ou exprimées finalement soulagent le problème.
    Je suis certaines que ton bonhomme ne sera pas triste éternellement. Tu reporte peut être un peu tes sentiments négatifs liés à la séparation. L’important c’est que sachant comme cela a été difficile pour toi, tu sauras comment rectifier le tir avec lui

    1. Je ne sais pas justement si en tant que parent on arrive nécessairement à protéger ses enfants de ce que soi-même on a mal vécu, c’est une grande question… En tout cas j’essaie vraiment de faire mon maximum et d’explorer toutes les pistes possibles !

  4. Coucou!
    De mon côté j’ai eu moins de soucis avec mes petits je dois dire. Cependant ma fille lors de sa première année de maternelle s’est mise à pleurer alors que tout allait bien.. La maîtresse m’a dit que je ne rentrai jamais dans la classe, et d’un coup je suis rentrée… Pas bon.. Je n’aurai pas du en fait. C’était son espace.. Je pense que tu fais bien de le laisser à la porte. Il doit aussi sentir que tu n’as pas envie de le laisser mais tu ne peux pas y faire grand chose.. Bon courage en tout cas, tu te donnes du mal j’espère que tu vas y arriver ! A bientôt !

    1. Merci pour tes encouragements 🙂 . Pour le moment après des semaines de tâtonnement le fait de ne plus entrer dans la salle semble vraiment miraculeux. Pourvu que ça dure !

  5. Courage, ça va bien finir par passer ! Sur le chemin, tu peux aussi lui parler: « où est-ce que Pierre va aujourd’hui ? » « à la crèche. » « et maman ? »… Faire les questions et les réponses tant qu’il ne peut pas te répondre. Ça l’aidera peut-être à anticiper la séparation. Sinon, je suis admirative de tout ce que tu as déjà mis en place ! Et même si tu as l’impression que l’objet de transition ne sert à rien, je te conseillerai de le garder. Ou au moins d’en discuter avec Pierre, s’il est déjà capable de répondre par oui ou non ?

    1. C’est une bonne idée les questions et réponses sur le trajet, merci ! Et pour le petit chien tu as raison je vais essayer aussi, ce que je peux faire sinon c’est que je le laisse dans son casier au cas où pour plus tard…

  6. L’angoisse de la séparation c’est vrai que c’est une expression passe partout comme les coliques un peu. On met tout dedans, on sait pas trop comment l’apaiser, et chacun y va de son explication différente.
    Lucie a eu une période où le soir fatiguait je devais la porter sinon elle pleurait. C’était sa façon à elle de gérer la fatigue en restant dans mes bras. Autant te dire que son père détestait et ne voulait plus s’occuper d’elle.
    J’ai aucun conseil, t’as l’air d’avoir quelques bonnes pistes, juste bon courage !

    PS: moi non plus je supporte pas quand on se sépare sur des larmes, par exemple avant le dodo…

    1. Oui la séparation en larmes c’est vraiment un crève-cœur pour les mamans. Et comme tu dis cette expression « angoisse de séparation » dit un peu tout et n’importe quoi. Merci pour ton courage, il vaut mieux toujours en avoir en réserve avec nos petits 😉 .

  7. Pour moi aussi, ce fut difficile de laisser mon fils à la crèche. Il avait un an lorsqu’il y est allé, et il a bien fallu trois mois pour que les pleurs cessent enfin. Il avait beaucoup de chagrin lorsque je le laissais, et moi aussi. La boule au ventre, comme tu dis. Effectivement, le fait de lui dire la vérité sur mes sentiments, mon travail, a aidé je pense.
    En revanche, l’adaptation à l’école maternelle n’a posé aucun problème.
    Maintenant, c’est ma fille de 9 mois qui se met à hurler dès que je la pose par terre. Depuis que j’ai repris le travail, elle hurle pour un rien, devient irascible… Pas évident.
    Gros bisous <3

    1. Ca me rassure de lire que d’autres sont passées par là aussi… Et que ça a fini par s’arranger, notamment à la maternelle. C’est vrai que de verbaliser les choses, même si on n’est jamais sûr qu’ils comprennent est toujours mieux. Je ne lui fais pas croire que je vais « m’amuser » (si seulement c’était le cas 😉 ).

  8. Ce que tu racontes me parle beaucoup ! Nous avons mis Poupette à la crèche à ses huit mois et elle qui était super sociable avant, que nous pouvions laisser plusieurs heures / jours sans aucun souci a commencé à hurler et pleurer dès que nous quittions la pièce, et je l’ai laissée tous les matins hurlante à la crèche. Cela s’est apaisé de lui-même au bout de quelques mois. Elle a maintenant 17 mois et gère parfaitement la séparation (enfin, à la crèche ! et même en dehors de ça c’est rare qu’elle pleure quand on quitte la pièce). Je ne sais pas ce qui a fait que finalement ça se passe bien. On lui a toujours expliqué pourquoi on partait, ce qu’elle allait faire, en mettant toujours les bons côtés en évidence du type « ouah tu vas pouvoir jouer toute la journée avec tous tes copains ! ». Et le doudou avec lequel elle dort est celui avec lequel elle passe ses journées à la crèche… On le trimballe partout et avons, à la maison, un doudou de rechange… Je ne sais pas si ça peut t’aider, mais en tout cas je te souhaite beaucoup de courage ! Je sais que ce n’est pas facile mais Pierre va s’en sortir (et toi aussi…!).
    Bonne soirée!
    Marine

    1. Merci Marine ! Ca me rassure de voir que d’autres ont connu des expériences similaires. Au tout début Pierre aussi allait à la crèche volontiers ! Et puis il y a eu un changement au moment où il a commencé à marcher… Pour le doudou j’y songe aussi d’un autre côté il aime quand même bien ce petit chien… Bref on tâtonne mais j’espère aussi que nous allons nous en sortir (en ce moment on y est presque !).

  9. Je ne peux pas trop t’aider… Je n’ai pas eu de mal à laisser ma fille… En revanche j’ai culpabilisé de ne pas avoir de mal à laisser ma fille… C’est un peu tordu mais c’est vrai. Ma mère est directrice de crèche et j’ai, du coup, une confiance aveugle dans le travail des éducatrices en générale. Je pense que Bébou a du sentir cette confiance et n’a jamais manifesté de peur au moment du bisous d’au revoir… Ce qui, je dois dire m’a parfois un peu chiffonné… Comment ça je ne vais pas lui manquer?!… Non mais! Tordue la fille j’te dis!… Enfin… Tout ça pour dire qu’on culpabilise toujours un peu alors qu’on ne devrait pas. On est comme on est, c’est tout. (J’suis vraiment une philosophe de ouf!)

    1. C’est drôle alors tu as eu l’expérience opposée (bébé et maman ravis) mais tu as culpabilisé quand même 😀 . Comme quoi vraiment nous sommes toutes un peu tordues 😉 . A part ça moi aussi j’ai une grande confiance en la crèche heureusement d’ailleurs et j’avais d’ailleurs lu ton article sur le sujet qui avait confirmé ce que je pensais 🙂 .

  10. Super toutes ces pistes de réflexion ! Je garde ça de côté… Et compatis de tout coeur car il ne m’est arrivé qu’une fois de laisser l’Oursonne en pleurs à la crèche et ça m’avait fichu un coup… J’espère que ça ne va pas durer trop longtemps, courage !

  11. Je vais pas être rassurante, mais à 2 ans, on en est pas encore sortis, de l’angoisse de séparation 😉 Après, j’ai pas de souvenir de moment où elle ait été ne serait-ce qu’indifférente à l’idée de me quitter, même quand elle était toute minuscule. Donc est-ce une vraie angoisse de séparation ou est-ce qu’elle est juste comme ça ?

    Comme je te disais, récemment elle nous a fait une rechute de pleurs au moment d’aller chez sa nounou. Elle ne supportait pas que je la pose pour m’en aller, elle s’accrochait à moi en hurlant. Finalement, elle a trouvé un truc : comme le matin effectivement, il lui faut un petit moment pour s’habituer à l’agitation (il n’y a qu’un autre bébé de son âge chez la nounou, mais dès qu’elle arrive, il hurle son prénom en boucle et va direct inspecter comment elle est habillée, coiffée, etc. ce qui contrarie beaucoup Choupie, qui le repousse pas très gentiment), elle passe directement de mes bras (elle refuse de marcher passée la porte, je pense par crainte justement d’être « agressée » de bon matin) à ceux de la nounou. Ça la rassure au moment de la séparation (et après, pas de souci, elle va jouer avec le petit casse-noisettes sans problèmes, c’est juste que je pense que ça lui fait trop à gérer en arrivant).

    Et effectivement, moi je ne m’attarde pas. Je lui fais même pas de câlin avant de partir (déjà, ce serait compliqué parce qu’elle est dans les bras de la nounou, mais aussi) parce qu’elle ne voudrait plus me lâcher après et ça finirait dans les pleurs et les cris, encore. Une caresse et à tout à l’heure. C’est un peu brutal, mais c’est ce qui marche le mieux :/

    Et puis moi je n’ai pas de mal à confier mon enfant à sa nounou. Peut-être au tout début, oui, mais plus du tout maintenant. Je sais qu’elle y est bien, qu’elle est câlinée, qu’elle s’amuse, qu’elle voit d’autres enfants… Alors la psychologie de comptoir, hein…

    Je crois qu’il faut juste se rendre à l’évidence : nos enfants nous aiment trop 😀

    (Au cas où le second degré ne soit pas évident : JE SAIS que c’est faux, mais c’est ma petite vengeance face à toutes les mamans en dépassement de terme qui disent : « Mon bébé y est trop bien, il veut plus sortir… » Ouais ouais, genre nos utérus à nous ils sentent le pâté… Eh ben au moins on sent pas le pâté de l’extérieur, na !)

    (Oui, bon, je crois qu’il est temps que j’aille dormir, je commence à écrire n’importe quoi…)

    1. Pour commencer je pense qu’en effet c’est plus dur pour certains… Personnellement j’ai eu beaucoup de mal à vivre les séparations jusqu’à plus de 20 ans : je ne sais pas si dans ces cas là il est justifié de parler encore d’angoisse de séparation au sens d’étape classique du développement…
      Je suis presque rassurée de lire que Choupie aussi subit les assaux d’un « copain », Pierre a le meme problème avec une petite de la crèche et nous n’en pouvons plus heureusement elle change d’établissement cet été ! En revanche les bras de l’éducatrice n’ont pas aidé ici…
      Ne pas s’attarder ca semble miraculeux ici, depuis que je ne rentre plus dans la salle il a arreté de pleurer c’est meme déconcertant je me dis : « Alors c’était juste ca la clé après des semaines de tatonnement ? ».
      Enfin tu as raison et j’irais meme plus loin : c’est bien évidemment parce que nous sommes des mamans au top qu’ils ne veulent pas nous quitter 🙂 .

  12. Une idée : as-t il des livres qui parle de la crèche? Je pense par exemple à « A ce soir » de Jeanne Ashbé que ma fille a beaucoup aimé. Elle a passé beaucoup beaucoup de temps à l’observer, ça lui a vraiment parlé. Avec Mia les livres sont vraiment magiques et permettent de désamorcer pas mal de situations compliquées, ça vaut le coup d’essayer!

      1. Je confirme les bébé/enfants aime beaucoup les dessins de Jeanne Ashbé, j’ai pris ses livres sur l’attente et l’arrivé du bébé et FeuFolet me les amène souvent à lire le soir 😉

  13. Alors nous aussi l’angoisse de la séparation a été très tardive (genre 13 ou 14 mois). Le Choupi a eu des phases où il pleurait quand son père partait de la crèche. Cela a fini par passer comme c’était venu. Son père était assez bouleversé à chaque fois donc je comprend que tu sois pas bien.
    Par contre, il pleure très souvent quand on s’absente de la pièce, je crois qu’il a peur qu’on s’en aille sans lui. Je lui explique à chaque fois que l’on revient mais il a toujours des pleurs pendant 30 secondes et après cela va mieux.

    1. Je suis rassurée de lire que le Choupi n’aime pas non plus les courtes absences ! Pour le coup j’ai hate qu’il comprenne parce que c’est « un peu » agacant…

  14. Je trouve que tu gères ça plutôt bien en fait ! A ta place, je ne sais pas si j’arriverais à prendre suffisamment de recul pour améliorer la situation et diminuer cette anxiété… :s Puis en plus, j’avoue qu’instaurer des rituels, c’est quelque chose qu’on est un peu trop fainéant pour faire, mon mari et moi (oups)…
    Pas d’angoisse chez Mlle Croquette (qui est plutôt du genre « allez merci pour le trajet, ciao Maman ») mais ça fait quelques semaines que je sens comme une hésitation quand je la laisse. Elle ne dit/fait rien de particulier, à part parfois un câlin un peu plus prononcé, mais je vois que ça la chipote, quoi. Si ça empire, je devrai peut-être m’inspirer de tes rituels quand même ! :p

    1. Les rituels ici c’est vraiment ce qui nous a sauvés pour les nuits par exemple… Pierre y est très attaché. Mais si ce n’est pas le cas de Croquette tant mieux car c’est aussi contraignant ! En tout cas n’hésite pas à t’inspirer de toutes ces techniques si un jour tu en as besoin. Une d’entre elles finira bien par marcher 🙂 .

  15. Je n’ai malheureusement pas de conseils à te donner, mais je note les tiens pour quand ça m’arrivera.
    Moi Bubus m’a fait l’inverse. Il pleurait quand je venais le chercher, il a même refusé une fois ou deux de quitter les bras de la nounou pour venir me voir…
    C’était dur (pour lui ET pour moi)
    J’ai lu que parfois il pleuraient le soir parce qu’on leur avait manqué et qu’ils ne savaient pas l’exprimer autrement…
    Courage en tout cas ça à l’air d’être en bonne voie.

    1. Je me souviens tu en avais parlé sur ton blog, j’espère que ça s’est arrangé. Ici c’est en bonne voie ! J’aimerais bien un jour avoir ton regard d’institutrice sur ces pleurs du matin, j’imagine que tu y es confrontée aussi parfois avec des enfants un peu plus grands ?

    1. C’est vrai que c’était difficile… Mais depuis tout s’est arrangé ! Depuis que je ne rentre plus dans la salle et que j’ai institué notre rituel du matin comme je le raconte dans l’article il ne pleure plus. Pourvu que ça dure !

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