Une semaine en Périgord

Une semaine en Périgord

La semaine dernière nous étions tous les trois en vacances dans le Périgord. « Encore en vacances ? » me direz-vous. Oui mais la dernière fois la crèche était fermée et cette fois c’était pour célébrer un grand événement : le baptême de la petite cousine de Pierre – dont mon mari est désormais le parrain !

Nous avons profité de cette semaine pour nous promener un peu dans les environs. Nous avons beaucoup aimé découvrir les vignobles de Saint Emilion et de Bergerac et nous avons même pu rendre visite au fournisseur de vin de notre mariage ! J’ai appris beaucoup de choses sur le processus de fabrication du vin dans le petit musée de la coopérative des vins de Bordeaux « Planète Bordeaux » où je vous recommande vivement de faire un tour si vous passez dans le coin. A mon grand étonnement tout le personnel y parle parfaitement allemand. Ils nous ont expliqué que le salon professionnel viticole de Düsseldorf « Pro Wein » était devenu le plus grand d’Europe.

Bergerac est une très charmante petite ville, nous avons fait une balade en gabarre et pu admirer les oiseaux de la réserve ornithologique.

Bordeaux reste pour le moment ma ville de province préférée en termes d’esthétisme. On dirait vraiment un petit Paris.

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Voilà, ça c’était la version officielle et jolie de mes vacances. Mais j’ai pour habitude de ne presque jamais rien vous cacher… J’en viens donc aux aspects un peu moins positifs de ce voyage qui m’a, il faut le dire, littéralement épuisée.

J’ai été malade toute la semaine. Enfin, malade, j’ai souffert de mes allergies quoi. J’ai du mal à considérer mes allergies comme une maladie. D’une part parce que ce n’est pas « grave », et d’autre part parce que je vis avec depuis toujours. Elles font un peu partie de moi alors ce serait bizarre de me considérer malade depuis ma naissance. Il n’empêche qu’en cas de grosse crise, comme ce fut le cas cette semaine, elles me rendent malade oui. Donc pour résumer, j’ai commencé la semaine avec la sensation d’avoir l’ensemble de mes voies respiratoires brûlées, je l’ai poursuivie sous anti-histaminiques le nez entièrement bouché et la voix rauque, et je l’ai terminée sous Ventoline pour cause de sifflement intempestif de mes poumons. Une crise de ce type ne m’avait pas touchée depuis trois ans. Et j’avais oublié à quel point c’est pénible, à quel point ça me rend irritable et m’empêche de profiter de presque tous les bons moments (et je ne vous parle même pas du goût des choses).

Ayant eu une dernière semaine un peu chargée au boulot, je ne me suis pas non plus assez organisée avant ce départ. Il faut dire que la dernière fois, j’étais partie pour me rendre chez mes parents, c’était facile, tout ce qui me manquait était sur place. Cette fois chaque petit oubli m’a beaucoup contrariée : l’absence de mon produit lentilles par exemple m’a obligée à porter mes lunettes toute la semaine (horreur).

Il faisait très froid là-bas et après une semaine printanière en Allemagne je ne l’avais pas du tout anticipé. Je suis donc partie sans manteau, sans écharpe, sans pull et mal chaussée. Et je me suis évidemment littéralement gelée toute la semaine.

Enfin pour couronner le tout mon petit Pierre a été malade aussi. Rien de grave, peut-être les dents, peut-être un rhume, peut-être les deux. La fièvre est tout de même montée à 39,5° un soir. Et mon bébé malade, c’est tout ce qui manquait pour m’achever. Je ne supporte pas. J’ai envie de le protéger, de le soigner, de le cajoler. Tout ce qu’il est presque impossible de faire dans un gîte touristique humide et mal chauffé. Et je ne vous parle pas des couches qui débordent en plein centre-ville et que j’ai dû changer de toute urgence (ainsi que le bébé dans son ensemble) dans des toilettes trop exigus. Euh, non je crois qu’il ne vaut mieux pas !

Voilà…

Heureusement, la France reste la France avec mes compatriotes et ma langue que j’aime, mes proches dont j’ai pu savourer la présence, ses supermarchés qui me font rêver (et que Pierre semble aussi apprécier 😉 ).

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Et puis au passage j’ai assisté à mon premier baptême républicain et ce fut une vraie réussite ! Je n’ai pas été totalement conquise par les cérémonies laïques auxquelles j’ai assistées jusqu’à présent (gros aveu) mais dans ce cas ce fut très différent, vraiment ! A la sortie de la mairie, tout le public était conquis.

Finalement, je crois que cette petite expérience me servira de leçon. Pour nos prochaines vacances cet été je jure de redevenir une fille super-organisée avec des listes de folie pour ne rien oublier ! Je nous félicite déjà d’avoir réservé dans un endroit connu – je sais qu’à priori je n’y souffrirai donc d’aucune allergie. Quant aux jours à venir, je n’y prévois rien d’autre que de me reposer et de me soigner – si tant est que mon fils chéri et mon travail adoré me le permettent 🙂 .

12 réactions au sujet de « Une semaine en Périgord »

  1. Eh beh effectivement, des vacances pas super reposantes ^^’ Dur dur même…
    Vous avez peur de rien en lui mettant le caddie, ici elle vide les rayons si je la pose ! 😛
    Pour tes lunettes, vraiment coquette ?! Elles te vont très bien !!! 😉

    Bon courage en tout cas pour le repos…

    1. Le caddie a été la révélation de nos passages au supermarché. Il a adoré ! Et justement ça l’a un peu détourné des rayons… Lu’ reste sagement assise dans le caddy pendant toutes les courses ? Ici c’est mission impossible et ça l’a toujours été !

      Pour les lunettes oui je sais je fais ma coquette 🙂 . Mais je ne suis quand même pas habituée à les porter en permanence, ça me gêne aussi un peu (la buée, tout ça…).

    1. ici aussi ça s’est beaucoup amélioré depuis que je suis « grande » 😉 . Mais ça reste précaire et tu vois ça a quand même réussi à presque me gâcher cette semaine 🙁 .

  2. Repose toi et soignez-vous bien !
    C’est difficile quand il nous manque des choses en vacances et quand en plus les allergies s’invitent, ça peut devenir épuisant !
    Ta mention des supermarchés français me rappelle à quel point les supermarchés sont petits en Allemagne. Je me souviens qu’avec mes amis quand nous avions besoin de produits spécifiques nous allions dans un « gros » supermarché (qui serait juste de taille normal en France) en bus, avec 2 changements !

    1. Ah enfin quelqu’un qui me comprend concernant les supermarchés allemands ! Je sais qu’on y trouve quand même l’essentiel mais cette avalanche de choix en France… Je n’y peux rien ça me manque trop !

  3. Ah ben je comprends beaucoup mieux.
    Les allergies cela peut vraiment être handicapant.
    Cela m’intéresse beaucoup cette histoire de baptême républicain.
    Je ne connais pas du tout et franchement j’aimerai vraiment me renseigner là dessus !
    Et quel honneur pour ton mari !
    J’adorerai que mon mari soit le parrain d’un enfant mais comme il est pas porté sur la religion, c’est compliqué.

  4. Aïe les maladies chroniques… Parce que oui oui, tu peux appeler ça une maladie, les allergies, hein ! 😉 Faut pas minimiser comme ça, leur impact sur le bien-être est phénoménal. Je n’ai pas d’allergie mais j’ai (eu) une maladie chronique et c’est usant (pour la santé, pour le moral, etc.) Et une de mes cousines est une vraie réaction allergique sur pattes et c’est bien pire…
    Je suis curieuse par rapport à cette histoire de supermarchés allemands, tu pourrais nous en dire plus ? 🙂

    1. En fait en Allemagne il n’y a que de petits supermarchés avec l’essentiel mais très peu de choix. Genre tout juste une rangée de biscuits et encore. Ces petits supermarchés ne contiennent même pas de produits de beauté ou d’entretien, qui sont eux vendus dans des drogueries dédiées. Donc les grands hypermarchés type Leclerc où tu trouves tout même des habits ou des chaussures, ça n’est même pas imaginable ici. Alors bien sûr je sais que la société de consommation c’est mal, tout ça tout ça, mais il n’empêche que quand je suis en France je passe ma vie dans les hypermarchés et je suis juste fascinée par tout ce choix ! Un double rayon entier de biscuits !!!
      Sinon pour les allergies c’est gentil de reconnaître à quel point ça peut être handicapant. J’ai un peu intériorisé le fait que ça soit minimisé par la plus grande partie de mon entourage (sauf ma famille et à juste titre : du côté paternel nous en souffrons tous !).

      1. Ah quell déprime… J’adore faire les courses, je ne supporterais pas d’avoir des petits supermarchés sans choix 😮
        Ah oui… à moins d’y être confrontés, les gens ne se rendent pas toujours compte des conséquences que cela peut avoir ces soucis de santé.

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