Avoir un an en Allemagne

Avoir un an en Allemagne

IMG_2103Il y a de cela un peu plus de six mois, je vous avais présenté – ici – les principales différences entre la France et l’Allemagne au moment d’accueillir un enfant. Depuis, mon bébé a grandi et des différences, j’en ai notées d’autres bien sûr ! Alors je me permets de vous les présenter. Comme la dernière fois je préfère préciser en introduction que je n’ai pas fait de grandes études sociologiques sur le sujet. Il s’agit souvent juste de mon expérience. Vous pouvez la compléter en commentaires si vous le souhaitez !

C’est désormais au niveau de l’alimentation que je note les plus grandes différences.

Ici, les morceaux sont introduits incroyablement tôt. Ainsi dès quatre mois, les allemandes n’hésitent pas à donner un morceau de pain à mâchouiller à leur bébé. Je n’ai jamais osé en faire de même, j’avais trop peur d’un étouffement. Il parait pourtant qu’ils sont rares, car un bébé peut écraser beaucoup de choses avec sa mâchoire, et son reflex de régurgitation est très aiguisé. J’ai finalement commencé avec mon fils à partir de neuf mois, dès qu’il a su s’asseoir. Indépendamment de son très petit nombre de dents, rapidement, je ne l’ai plus limité aux boudoirs. Depuis, je le laisse croquer dans presque tout ce qu’il veut, et c’est vrai qu’il s’en sort très bien ! Les seuls aliments que je continue d’interdire par sécurité sont les grains de raisin, les tomates cerises, les amandes et les choses de ce genre.

Dans les plans de nutrition officiels pour bébés allemands, la part du lait est beaucoup moins importante que dans les documents français. En revanche la part du pain est très grande – et dès un an, l’introduction de la charcuterie est tolérée. Il faut dire qu’il s’agit là des deux aliments (pain et charcuterie) composant le traditionnel dîner allemand, dit « Abendbrot ». Sur ce point, j’ai choisi un entre deux : la quantité de lait que je propose à Pierre quotidiennement est un peu en dessous de celle qui est recommandée en France. Le soir je lui propose toujours une tartine de fromage frais en plus de son biberon. En revanche il n’a encore jamais mangé de charcuterie et j’ai même demandé à la crèche de ne pas lui en donner. C’est un des fondements de la cuisine allemande mais je ne souhaite pas que mon fils en hérite. D’un point de vue nutritionnel comme écologique, ça me dérange.

En Allemagne, les biberons sont pour ainsi dire bannis et je ne connais aucun petit allemand de l’âge de Pierre qui, comme lui, en boit encore deux gros par jour. Très tôt, les bébés ici sont entraînés à boire à la tasse – avec un certain succès je dois le reconnaître puisqu’à force d’entraînement à la crèche, Pierre se débrouille déjà incroyablement bien avec un simple verre. Je ne sais pas très bien pourquoi c’est comme ça ici, mon pédiatre m’a même conseillé d’arrêter. J’ai cru comprendre qu’un biberon le soir pouvait abîmer les dents ? D’un autre côté je lui donne toujours le sien en premier. Il a ensuite toujours l’occasion de mastiquer un morceau comme je vous le disais. Et puis je lui lave les dents… Alors ça doit aller, non ? De toute façons, les enfants français boivent souvent le biberon jusque tard, Pierre adore ça, alors je ne trouve pas de raison suffisante pour arrêter.

Tiens puisque je parle de dents venons-en à ce deuxième point ! Les allemands sont passionnés par leur hygiène buccale. Sans rire, il suffit pour s’en convaincre de se promener dans le rayon dédié d’une grande droguerie du coin. On y trouve un choix impressionnant de fils, lotions, et brosses en tout genre ! Et ce soin minutieux – pour ne pas dire cette obsession, commence très tôt. Dès l’apparition de sa première dent notre pédiatre nous a donc conseillé d’en prendre bien soin. Nous avons suivi ses conseils et acheté une petite brosse spéciale en caoutchouc, que bébé pouvait alors mâchouiller. Désormais, Pierre a même sa mini brosse à dents et son dentifrice adapté sans fluor. Il se brosse les dents deux fois par jour déjà : le midi à la crèche et le soir chez nous. Mon mari me surveille et m’a déjà fait remarquer que je le faisais trop vite ! Je lui ai rétorqué que brosser sept dents pendant trois minutes me semblait légèrement exagéré… Bref, cela fait partie désormais de son rituel du coucher, juste avant de prendre sa sucette. Il semble beaucoup l’apprécier, alors pourquoi pas !

Concernant le sommeil, les allemands persistent généralement à cet âge dans le cododo. D’un côté je trouve ça pratique souvent d’habiter dans un pays qui ne diabolise pas le cododo. Ça laisse un peu de liberté et quand j’explique que mon fils à cause d’une otite douloureuse a fini la nuit dans notre lit je reçois de la compassion en retour – et pas des regards horrifiés du genre : « Bouh la mauvaise habitude… ». D’un autre côté je n’ai pas aimé être jugée quand à six mois, j’ai laissé mon fils dormir seul dans sa chambre. J’ai vraiment entendu de mes pauvres oreilles : « Ah oui c’est l’éducation française, à la dure ». Cette réflexion m’a laissée bête car je ne l’ai jamais vu comme une punition, il dort très bien comme ça toute la nuit, se réveille avec le sourire… Tout ça c’est fait dans la douceur et je vous jure, je ne l’ai pas traumatisé !

En termes d’éducation un certain fossé continue justement de se creuser. Avant d’avoir un enfant ici – et de m’intéresser aux théories éducatives modernes, je trouvais les enfants allemands insupportables et leurs parents beaucoup trop laxistes. Mon mari de son côté n’en revenait pas de voir en France des fessées et des gifles distribuées en public. Il faut savoir qu’ici tous les châtiments corporels – y compris la fessée, y compris les petites tapes – sont interdits. Au delà, c’est vrai, les parents sont clairement plus « cool » et déjà à cet âge oui, ça se voit. Il suffit pour cela d’observer le calme sidérant d’un père devant la colère incroyable de sa fille à la caisse du supermarché. Elle n’a pas eu ses bonbons, mais il a su la contenir sans colère, il m’a impressionnée. Il suffit de voir avec quelle bienveillance les passager de mon train pour Düsseldorf ont accueilli les cris suraigus de mon fils fatigué : une dame s’est approchée de nous, je redoutais une réflexion. Elle lui a dit avec un grand sourire : « Allez, vas-y, chante plus fort ! ». Aujourd’hui je sais en tout cas que je me retrouve complètement dans cette façon de faire, qu’elle me convient et semble aussi convenir à mon fils.

Concernant les journée de bébé, à partir d’un an – et pour le coup je me suis renseignée auprès de sources fiables – 40% des enfants fréquentent une crèche ou sont accueillis chez une nounou. Les mamans des 60% restants ne travaillent pas. Je précise que ces chiffres ne valent pas pour toute l’Allemagne mais pour ma région – pourtant pas la plus conservatrice. Je vous en ai déjà pas mal parlé au moment de l’adaptation de mon bébé. Les horaires de prise en charge standard sont généralement de 9h00 à 15h. L’organisation est peu flexible : le contenu et les horaires des repas et ses siestes sont fixes. Cela est sans doute dû à l’âge des enfants accueillis : un an minimum. Au début Pierre a eu du mal avec ça. Aujourd’hui je dois reconnaître que son rythme est établi et lui convient parfaitement. Les couchers du coup se font toujours très facilement, et c’est très appréciable.

Finalement à un an mon fils mange français. Pour le reste : ses dents, son emploi du temps et l’éducation qu’il reçoit, il est déjà un petit allemand. Quand j’y pense, je trouve que nous avons de la chance, de vivre ainsi à cheval sur deux cultures. Cela nous permet d’y faire notre marché, de sélectionner ce qui nous convient le mieux, et de relativiser toutes les autres théories.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Ca vous dirait, que votre petit ait un an en Allemagne ?

43 réactions au sujet de « Avoir un an en Allemagne »

    1. Oui finalement l’éducation à l’allemande c’est aussi un peu l’éducation « moderne » type DME, bienveillance etc. Pour les dents ne t’en fais pas, je pense quand même que les allemands exagèrent un tout petit peu sur ce point 😉 .

  1. C’est amusant, ces différences, certaines sont chouettes, d’autres parfois destabilisantes ^^.
    Même en France, par intérêt pour la diversification menée par l’enfant, j’ai introduit les morceaux assez tôt, 5/6 mois. Le quignon de pain reste un produit phare.
    Ici, impossible de supprimé le biberon du soir – donné après le repas, à la française – FeuFolet est trop mince pour craché sur son aliment principal qui reste quand même le lait !
    Depuis peu, il se brosse les dents midi et soir. Face à son intérêt, je lui en ai acheté une, la nounou aussi. Pour le reste des liquides, il boit au verre et c’est lui qui s’est lancé ! Ça me sidère qu’ils boivent si bien à cet âge.
    Pour le co-dodo, nous on a jamais pu : on a tenu deux semaines avec lui dans la chambre, il faisait trop de bruit … Donc à part un mois d’allaitement où j’ai dormi dans sa chambre parce que trop fatiguée pour faire autrement, il a toujours dormi dans sa chambre … ça n’a pas l’air de le déranger non plus. (À coté de ça, j’ai des cousins allemand dont le deuxième fils de trois ne s’endort qu’avec un tour en voiture :-s)
    Par contre, c’est chouette la bienveillance … même si je ne suis pas aussi extrême que les Allemands, on en ai encore loin en France. Et c’est vrai que les enfants petits (et parfois moins petits) ne sont ps toujours très bien vu … ben, pui, ça fait du bruit … (et encore, on est des veinards, dans l’ensemble FeuFolet bouge beaucoup mais ne crie pas trop à l’extérieur)

    1. Oui c’est drôle hein de voir que ce pays pourtant pas si loin fait les choses parfois si différemment ! Mais sur beaucoup de choses comme le biberon ou les morceaux, je pense qu’il n’y a rien de bien ou mal, il faut choisir son chemin. Pour la bienveillance c’est vrai que j’ai un avis plus tranché même si je ne suis pas encore sûre de tenir le coup en toutes circonstances ! Parfois le calme des parents allemands m’épate, on verra sur la durée si je parviens à les égaler 😉 .

  2. Ouh là… Ca c’est une question de fond! Moi j’aime le côté plus libertaire que j’ai pu trouver en France, en tous cas dans ma région (la Savoie) où on nous dit que c’est les parents qui font leur sauce en fonction de leurs traditions familiales, de leurs convictions, de leurs caractères, de leur enfant, etc. Pas de jugement. Chacun fait ce qu’il veut. Ce qu’il peut. Et moi ça me convient bien. Je suis contre la maltraitance mais pour une punition adaptée à la bêtise et à l’âge de l’enfant. Je suis pas franchement pour le coco-dodo mais je pense que, si ton enfant a un gros chagrin, il faut savoir s’adapter. En fait je suis contre tout dogmatisme… Mais pour le bon sens.

    1. Je suis vraiment sur la même longueur d’ondes ! Et c’est justement pour ça que j’aime bien avoir le choix entre ces deux traditions culturelles. Ca me permet de relativiser le dogmatisme des deux côtés 🙂 .

  3. Hallo!
    Je rajouterai: as tu remarqué comme les pots de 12 mois sont remplis de gros morceaux et font 250gr alors qu’en France, même pour les assiettes ( ou grand pot) c’est 230gr…ça m’a frappé quand j’ai passé Noël en France, ma fille avait encore faim…
    Pour les boissons, je trouve que les allemands donnent aussi beaucoup plus facilement des tisanes à leurs enfants, alors qu’en France c’est assez rare.
    Pour le fait de boire à la tasse, ce sont les crèches qui imposent cela.

    1. Ah tiens je n’ai jamais essayé les repas préparés en France alors tu m’apprends quelque chose ! Je le constaterai sûrement lors de nos prochaines vacances 🙂 . Les tisanes oui c’est exact !! Mais en fait j’en avais déjà parlé dans un autre article au sujet des solutions anti-froid alors je ne voulais pas me répéter 😉 .

  4. C’est drôle de voir comment des choses qu’on pense aussi acquises et comme allant de soi sont bien différentes dans d’autres cultures ! Le jour où j’ai appris qu’au Danemark on faisait faire leur sieste aux bébés dehors, même par grand froid, et que certaines crèches avaient des sortes de petits lits construits à l’extérieur, j’y ai d’abord pas cru et j’en ai été sciée ! Comme quoi, …
    Je suis ravie en tout cas de cet article, qui permet de reconsidérer un peu notre façon de faire !
    Marine

    1. C’est vrai que c’est drôle de voir que ce qu’on pense évident ne l’est pas à seulement quelques kilomètres… Et je suis très contente que cet article t’ait plu !

  5. J’en ai profité pour lire ton premier article sur les différences France-Allemagne et je suis vraiment ravie d’avoir pu découvrir ces traditions somme toute très opposées ! C’était très intéressant !
    Ici en Belgique, les mentalités sont pratiquement en tout point sur la même longueur d’ondes que la France, je pense. Nous venons de la même ‘culture’ mon mari et moi mais nous avons quand même choisi d’appliquer ou non ce qui nous semblait pertinent pour notre fille 😉 Au-delà de cultures différentes, je vois surtout des enfants différents et donc une approche différente les concernant.
    Le système de garde allemand me laisse un peu rêveuse, ça doit être si chouette de pouvoir rester aussi longtemps avec son pitchou 🙂
    ah et je travaille avec un couple de Néerlandais et j’ai constaté que leur façon de faire ressemble plus au modèle allemand : pas de péri, accouchement à la maison, maman qui ne travaille plus ou peu, etc.

    1. Merci !! Je suis d’accord avec toi, au delà des cultures chaque enfant est différent. Et c’est pour ça que c’est bien parfois d’élargir son horizon et de relativiser les théories… Je ne connais pas très bien la façon de faire aux Pays bas alors que j’habite près de la frontière ! Mais il semblerait en effet que ça se ressemble.

  6. Ce qui est selon moi le plus gros avantages, c’est de pouvoir relativiser les principes de chaque culture. Tu sais que Pierre ne va pas mourrir s’il ne boit pas seq 500ml de lait par jour, que le cododo n’est pas forcément le mal et que la fessée n’est peut être pas une solution.
    Tu peux faire ton marché, trier et prendre le « meilleur » (ce qui vpus convient le mieux) de chaque côté.

    Pour les dents…j’ai remarqué ces derniers temps des tâches sur les dents du haut de Junior :-/ donc on s’est remis au brossage des dents avant de dormir mais je ne sais pas d’où ça vient ni si c’est définitif. Mais moi aussi j’ai lu des choses incriminant les biberons…affaire à suivre.

    Par contre j’aimerais bien plus de détail sur ce papa au supermaché….tu veux dire qu’il est resté calme alors que sa gamine hurlait…ou bien elle s’est calmée dans la foulée?

    1. Oui c´est exactement ce que tu dis au début de ton commentaire, un gros avantage ce biculturalisme ! Pour les dents du coup tu m´inquiètes… C´est quoi ces taches ? Pour le papa ben sa fille était vraiment en crise totale horrible elle hurlait, tapait par terre et accessoirement dérangeait toute la file d´attente. Et lui il restait hyper calme, répétait que non il n´achèterait pas cette boite de bonbons… Et en fait je trouvais son attitude hyper rassurante, tu vois ? Et du coup j´y ai un peu vu une illustration de la théorie comme quoi à cet age ils sont dépassés par leurs émotions et que si on reste calme c´est plus productif. A la fin quand ils sont sortis, la petite était calmée d´ailleurs.

  7. J’aime toujours autant lire tes impressions sur les différences qui existent et comment tu les adaptes à ton enfant.
    J’avoue avoir du mal à comprendre comme toi l’obsession pour l’hygiène buccale. Et 3 min ça me parait très long pour un enfant.

  8. En France, c’est plutôt 2 ans le brossage de dents en fait. Pas de dentifrice avant 2 ans, en tout cas, et la brosse (à ce que j’ai compris) c’est un peu pour le fun. Avec Choupie, on a une petite brosse à dents et elle la réclame toute seule, elle adore ça. Donc on lui brosse quand elle demande, assez régulièrement (mais si elle ne réclame pas, on ne le fait pas systématiquement), et elle se les brosse aussi un peu toute seule (bon, c’est plus du mâchouillage). Ça m’arrange quand même de le faire de temps en temps, car je stresse un peu, moi, sur les dents (c’est pas que son père a la moitié de la mâchoire de fausses dents… bon, j’exagère, mais pas tant que ça :p). J’ai hâte qu’on atteigne les 2 ans, que je puisse lui acheter du dentifrice et officialiser ça 🙂

    Sinon, je suis plutôt allemande, moi, pour le reste. On a longtemps cododoté la nuit et je cododote quasi tous les matins (quand mon mari n’est pas là et que je veux gagner une heure de sommeil). On a introduit les morceaux très tôt, sans (presque) jamais stresser. Et « évidemment », on ne pratique aucun châtiment corporel (voire aucun châtiment du tout, à part des gronderies… je me vois pas du tout l’envoyer au coin quand elle fait une bêtise, pourtant je sais que ça se fait dans d’autres familles à cet âge… faut que j’en fasse un article :p). Bon par contre, ma fille ne mange pas de charcuterie (nous non plus, tu me diras) (bon, par contre, elle mange bien d’autres trucs très peu plan nutrition santé) (c’est la nounou tout à l’heure qui disait : « Elle n’a pas voulu manger ses quenelles à la tomate, du coup je lui ai donné des frites et du pain ») (c’est pas que la nounou, hein, mais je me dis heureusement qu’on est cools sur ça, parce que sinon on ferait des tas de mini-attaques avec ce qu’elle nous dit :p).

    1. Moi en fait je ne stresse pas du tout pour les dents car j´ai pris le biberon tous les soirs jusque trois ans, je ne pense pas que mes parents aient commencé hyper tot à me les brosser et finalement je n´ai eu que deux caries dans toute ma vie… Mais bon après bien sur c´est mieux de mettre toutes les chances de son coté 🙂 .
      Je note que cet article t´en inspire un ouahou je vais peut etre te remotiver alors 🙂 . Ici non plus pas de punition meme si récemment j´ai eu un problème et j´ai du ressortir mon Filliozat pour m´aider ! Bébé a commencé à taper…
      POur la nourriture je trouve que c´est différent, si ton enfant refuse tout le reste, craquer pour ce qu´il aime me semble compréhensible. En revanche instaurer le pain et charcuterie volontairement comme nourriture de base, bof…

    2. je me permets de m’incruster mais si tu es impatiente de commencer le brossage des dents régulier, il y a du dentifrice sans fluor en magasin bio tout à fait adapté aux enfants de moins de deux ans (j’ai le Weleda mais il y en au d’autres). Ma fille voulait absolument se brosser les dents avec dentifrice (imitation imitation) mais ne sait pas recracher, alors ça m’a bien aidé.
      Merci pour ton article, c’est chouette de comparer!

  9. Bon je crois que le choupi a bien fait de naître en France et pas en Allemagne lol !!!
    Les morceaux, on est loin du compte (même s’il mange du pain et des boudoirs sans soucis) mais je le soupçonne de faire un peu ce qu’il a envie.
    Bon le lait, vu les soucis qu’on a eu au début, cela a été relégué en deuxième aliment fournisseur de calcium après le laitage mais finalement maintenant il le boit bien donc le matin c’est biberon et le soir ça arrive qu’il ait aussi un biberon s’il est trop fatigué (ou que maman à la flemme).
    Le brossage de dents j’ai encore oublié de demander au pédiatre mais en gros on ne le fait (mais peut être qu’on devrait maintenant).
    Le cododo n’a jamais fonctionné avec le choupi (mais peut être parce qu’on ne l’a jamais habitué non plus) du coup c’est hyper rare qu’il dorme avec nous et en général cela sert juste à le calmer et il repart dans sa chambre.
    Pour le laxisme, ben je ne pense pas l’être mais j’ai un bébé assez calme (et surtout en société) donc je n’ai pas besoin de m’énerver.

    1. Hi hi Choupi le vrai francais 🙂 . Le soir c´est clairement moi aussi qui n´ai pas la force de me lancer dans un repas à la cuillère. Mais bon j´assume je m´ocupe seule de lui toute la journée le soir je choisis la facilité pour le moment… J´essaierai de le passer au solide quand il saura mieux manger seul ou que nous serons en vacances.

  10. J’adore ces comparaisons entre les pays et les cultures, et d’autant plus quand c’est appliqué au cas concret de l’éducation, alors merci pour cet article passionnant ! 🙂

    Je suis étonnée par le retrait du biberon si tôt, même si, nous, on a plutôt eu du mal à le conserver (dès 4 mois, elle voulait tout manger à la cuillère, cette petite coquine !). Du coup, même s’il me semble te l’avoir déjà dit, je t’encourage à continuer puisque ça plaît à Pierre (et à toi également, non ?).
    Sinon, je ne suis pas choquée pour le quignon de pain : nous avons également commencé assez tôt à lui en proposer. Ça semblait l’apaiser de se frotter les gencives avec et ça nous a permis de partager nos premiers repas avec elle, occupée pendant 30 minutes avec son bout de pain sur sa chaise haute.

    C’est rigolo cette histoire d’hygiène bucco-dentaire : j’ai pas vraiment l’impression qu’on soit sur le même niveau, en France, et je n’imagine pas une seule seconde ma fille se brosser les dents à la crèche. Cela dit, comme pour Pierre, ça a l’air de beaucoup plaire à Poupette, alors on a nous aussi investi dans une petite brosse à dents en plastique à mâchouiller pour qu’elle puisse partager ce moment-là avec nous, le matin.

    Concernant le sommeil, c’est dommage que la grande tolérance envers le co-dodo que vous avez eu la chance de rencontrer se soit transformée en intolérance vis-à-vis du sommeil seul dans sa chambre. Je reste persuadée qu’un co-dodo réussi ne peut fonctionner que s’il convient aux parents ET aux enfants. Or, bien que ça semble difficile à croire pour certaines personnes, visiblement, il y a certains enfants à qui cela ne convient pas : je ne compte plus les nuits compliquées où nous nous étions résignés à accueillir notre fille dans notre lit et où on s’est vite rendu compte qu’elle n’appréciait pas du tout. Seuls les bercements debout et une fin de nuit seule au calme dans sa chambre lui conviennent. Comme quoi, c’est vraiment bête de juger ce qui se passe chez les autres ! Je comprends que tu aies été blessée par cette remarque : « l’éducation à la dure, à la française ». D’autant plus que tu as fais les choses extrêmement progressivement !

    Pour finir, sur le calme et l’éducation bienveillante, j’avoue que j’aimerais vivre dans un pays un peu plus comme l’Allemagne. J’ai récemment participé à une discussion sur la gestion de la frustration chez le jeune enfant avec d’autres parents de ma crèche : j’ai été littéralement choquée par le nombre de parents qui prônaient la petite tape sur la main ou la fessée en cas de grosse colère. Nous ne partageons absolument pas cette vision de l’éducation, Mister F. et moi, et même s’il n’est pas toujours facile de garder son calme, je suis sûre que si nous étions entourés de personnes moins dans le jugement et plus bienveillantes (comme ton anecdote sur la dame dans le train) ou de beaux exemples (comme le calme de ce papa au supermarché), ce genre de pratiques seraient plus répandues et plus faciles à tenir en public.

    Si je me base sur les exemples que tu nous as donné, je crois que j’aurais fait les mêmes choix que vous pour l’éducation : j’ai l’impression qu’il y a plein de bonnes idées pour s’inspirer, de l’autre côté de la frontière !

    1. Je suis contente que cet article t´ait plu ! C´est vrai que le fait d´etre entourée de praticiens de la bienveillance aide à tenir le cap. Pour le biberon oui ca plait à tous les deux. Comme je disais à Hermy ci-dessus, le soir je n´ai souvent pas le courage de me lancer dans un repas à la cuillère. Nous sommes trop fatigués tous les deux et je ne veux pas que ce soit un moment de stress. Je préfère largement le calin / biberon !

  11. Je n´ai jamais étudié aussi profondément que toi les différences entre les deux pays, j´ai fait comme je l´ai sneti. J´ai laissé mes enfants mangé de la charcuterie très tot, je n´ai jamais refusé la tranche de « Gelbe Wurst » que le boucher leur proposait. Ensuite en vacances en France ils l´ont réclamée et le boucher francais, étonné, a quand meme fini par leur offrir une tranche de jambon!!! Comme beaucoup de petits Allemands ils ont arrete la sucette tres tot, bien plus tot que les petits Francais. Ca m´horripile en France de voir des gamins de trois ans incapables de sortir sans sucette ni doudou. Ici on en voit beaucoup moins.
    Et pour les dents, à partir de deux ans, les enfants ont droit À deux controles annuels gratuits chez le dentiste, c´est super!
    En revanche, « la bienveillance à l´allemande » , non merci! Car quand ils grandissent, beaucoup de petits Allemands peuvent etre insupportables car ne connaissant pas les limites. Je suis très fière d´etre régulièrement félicitée par des inconnus pour mes enfants sages.

    1. Moi je les étudie pour mon blog en fait 😉 . C´est vrai qu´ici le doudou surtout est moins répandu. Je me suis dit que c´est aussi parce que les enfants sont moins gardés à l´extérieur peut etre ?
      C´est intéressant ton retour sur l´education à l´allemande avec des enfants plus grands… C´est vrai quand meme que parfois les petits voisins m´horripilent. Il doit sans doute falloir trouver un équilibre pour ne pas tomber dans le laxisme.

    2. Je suis très intéressée par ce que tu nous racontes, Laurence !
      Pour ce qui est des doudous, je pense qu’en effet, la différence vient surtout du fait que la plupart des bébés français quittent leur maman dès l’âge de 2 mois et demi, et que souvent, comme c’est le cas dans notre crèche, on nous réclame de fournir un doudou, même quand l’enfant n’en a pas montré l’envie.
      Pour la tétine, à quel âge les petits allemands s’en séparent ? Je n’ai personnellement jamais été choquée de voir de grands enfants français avec une tétine clouée au bec et, de notre côté, nous ne la donnons que dans le lit. Mais je suis toujours preneuse pour savoir comme se passe ce sevrage ailleurs (elle n’a que 18 mois, mais je m’angoisse déjà à ce sujet !).
      Merci pour tes réponses !

      1. Concernant le sevrage dans ma région en tout cas on raconte qu’une fée vient récupérer les sucettes 🙂 . De notre côté nous ne la donnons aussi généralement que pour la sieste et la nuit et pour le moment ça va. J’espère que nous réussirons à nous en séparer vers 3 ans.

  12. Merci pour cet article très interessant.
    Ici, je continue à lui donner un biberon de lait le matin et le soir. Le matin, elle a le droit à un petit morceau de pain en plus et le soir elle a une purée de légumes avant le biberon. D’ailleurs, j’ai une petite question, quel lait utilises-tu ? Moi, je continue à lui donner du lait de croissance (comme ça se fait en France il me semble) alors que j’ai l’impression qu’ici à partir de 12 mois, les allemands donnent du lait de vache classique (du supermarché) à leur enfants.
    Quand je suis arrivée en Allemagne, j’ai été très surprise en effet que les vendeurs sur le marché proposent de lui donner des choses à manger. Comme toi j’ai attendu avant d’introduire les morceaux car j’étais super stressée par une éventuelle fausse route. En plus, elle n’a eu sa première dent qu’à 9 mois et à 15 mois n’en a toujours que 4 (que je ne brosse pas encore, il va peut être falloir qu’on s’y mette) donc j’avoue que j’ai du mal à lui donner des choses trop difficiles à manger.
    Pas de cododo chez nous, Sha a dormi dans son lit dans sa chambre dès le retour de la maternité (j’aime autant te dire que quand je raconte ça ici, je passe vraiment pour une maman sans cœur pour ne pas dire « mauvaise mère française »). Mais bon j’assume car ma fille a fais ses nuits très tôt, a (presque) toujours réussi à s’endormir seule et ne semble pas du tout traumatisée !
    Tu dis dans un commentaire que Pierre se met à vous taper… ici Sha me mord et j’avoue que j’ai un peu de mal à savoir comment réagir. Je pense que c’est lié au fait qu’elle est « en retard » au niveau du langage. ça me préoccupe beaucoup. Sur le conseil de plusieurs personnes, j’ai commandé le livre de Filliozat donc j’espère qu’il m’apportera un peu d’aide.
    Encore merci pour ces articles de comparaison France // Allemagne, j’en suis fan !

    1. Ah oui tu as raison pour le lait ! Et bien alors figure toi que moi je lui donne encore du lait naissance (pre) ! Ma pédiatre m’a dit que les laits de croissance étaient plus pour le marketing et que si j’allaitais encore mon lait ne changerait pas non plus donc voilà… La dernière fois elle m’a dit que je pouvais maintenant carrément passer au lait normal entier mais je ne le sens pas, j’ai peur qu’il n’aime pas ou ne digère pas… Donc pour le moment je continue comme ça.
      Tu m’avais déjà dit que le langage te préoccupait mais pourquoi ? 15 mois c’est très jeune je connais beaucoup d’enfants qui n’ont pas dit un vrai mot avant deux ans ! Et puis en plus mine de rien elle évolue dans un contexte bilingue…
      Concernant les tapes finalement ce qui marche le mieux ici c’est de lui prendre la main et de lui faire faire un câlin… Il arrêt desuite du coup et transforme sa tape en câlin. Pour les morsures, ça lui arrive aussi mais très rarement. Dans ce cas je suis tellement surprise que je crie généralement « aïe » et ça suffit à le stopper 🙂 .

      1. Je me permets de vous répondre sur le lait en France à partir de 12 mois : il y a vraiment les deux écoles. Ceux qui conseillent de continuer au lait en poudre, et ceux qui, comme nous à la crèche ou chez le médecin, propose d’essayer de lait de vache (bio et entier, chez nous, en l’occurrence). J’étais un peu réticente, au début, moi aussi, mais on a tenté et quand on a vu à quelle vitesse notre petite goulue a enfilé le-dit biberon de lait de vache, j’ai même regretté de ne pas y être passé plus tôt : il fallait se battre pour qu’elle finisse ses biberons depuis l’âge de 4 mois (à peu près la fin de l’allaitement, en fait), mais depuis, c’est même elle qui réclame son lait de vache : un vrai changement !
        Conclusion, pourquoi pas tenter ?

      2. Merci pour ta réponse. J’ai les mêmes craintes au sujet du lait « peur qu’elle n’aime pas trop ou bien que ça lui dérégle un peu le bidou ». Vu que le lait qu’on utilise (N***** 12 mois) lui convient bien j’ai pas trop envie de changer pour l’instant. Je passerai peut être au lait entier avant cet été (ça sera plus facile pour les vacances en France sans avoir à prendre notre stock de lait d’ici).
        Au niveau du langage, je crois que je fais une vraie fixation, liée à un sentiment de culpabilité énorme. En effet, puisque ma fille passe toute sa journée avec moi et seulement avec moi (nous n’avons pas encore réussi à trouver de place en crèche…) bah du coup je me dis que c’est de ma (très grande) faute si elle ne parle pas encore. Je crois qu’il faut que je me calme un peu… Sur internet (oui je sais c’est pas bien de faire ce genre de recherche mais je suis faible…) il parle de « retard simple » quand l’enfant de 15 mois ne dit aucun mot (même pas maman ou papa) donc ça me stresse même si j’arrive à me dire que tout n’est pas perdu bien sûr et qu’elle parlera forcement un jour. En plus, la barrière de la langue (je ne parle pas encore vraiment allemand) fait que je ne trouve pas de personnel médical pour me rassurer, je n’ai pas la sensation d’être écoutée dans ma peur de maman.
        Enfin en ce qui concerne les cris, moi aussi je crie « aïe », elle s’arrête. Puis je me mets à sa hauteur et lui dis dans les yeux « non tu ne peux pas mordre comme ça, si quelque chose ne va pas , tu dois me le dire d’une autre façon » mais pour le moment ça ne l’empêche pas de recommencer quelques jours après.

        1. Tout ce que je peux te dire c’est que l’évolution d’un bébé est globale. De la même façon moi j’ai longtemps focalisé sur le fait qu’il ne marche pas mais il fait beaucoup d’autres choses ! Mais je comprends que sans personnel médical à ta disposition pour te rassurer tu sois tentée par internet…

  13. C’est la première fois que je commente sur ton blog, mais là j’avoue que tes deux articles (j’ai lu celui des 6 mois du coup) sont vraiment passionnants ! J’adore savoir comment ça se passe ailleurs ! J’avais même acheté un livre « comment les Eskimos gardent leurs bébés au chaud » qui fait le tour du monde des pratiques concernant les bébés et les enfants. Je trouve ça vraiment super de pouvoir piocher à droite à gauche ce qui nous convient, et de pouvoir remettre en cause des pratiques soit-disant « normales » mais qui ne le sont pas partout. Pour cela mon mari dit que je suis un peu anti-conformiste :p ! Bref, merci pour ton retour d’expérience, ça donne envie d’en savoir encore plus !

    1. Moi ça me fait toujours plaisir de lire des commentaires 🙂 . Et encore plus quand on me dit que mon article a plu ! Alors merci à toi 🙂 .

  14. Héhé, en tout cas, les jouets sont les mêmes en France qu’en Allemagne 🙂 Les Tut tut bolides sont en allemand ou en français ?!
    C’est étrange quand même cette obsession pour les dents ! Mon pédiatre m’avait dit de commencer avec l’apparition de la première molaire. Et c’est tellement la lutte tous les soirs qu’on a commencé (beaucoup) plus tard ! Après, cette histoire de biberon, je crois que certains le diabolisent parce qu’à une époque, ça se faisait beaucoup de laisser s’endormir bébé avec son bib ce qui entraînait de nombreuses carries. Maintenant, je ne suis pas convaincue qu’un repas pris en biberon soit différent d’un repas à la cuillère. Par contre, ça m’épate que ce soit suffisant pour Pierre dorme la nuit complète ! Ici, on a supprimé le bib du soir dès 6 mois pour qu’ils aient un vrai repas et gardé le bib du goûter plutôt longtemps : je préfère les voir manger des légumes le soir plutôt que des gâteaux l’après-midi.
    En tout cas, c’est toujours un plaisir de te lire 🙂

    1. Ses tut tut bolides sont en français 😉 mais ils existent aussi en allemand ! C’est intéressant ta technique du biberon au goûter ! Ici le soir le problème c’est notre niveau de fatigue cumulé qui rend un repas à la cuillère difficile… Mais pour « doper » le biberon je rajoute de la purée de légumes et des céréales dedans 😉 .

  15. C’est drôle, j’ai acheté sa première brosse à dents à Ninulf cette semaine, et il a (presque) 22 mois, ça fait 2 jours qu’il s’en « sert », du moins qu’il nous imite, mais je n’ai pas encore mis de dentifrice, j’attends qu’il dompte d’abord sa brosse ^^.
    Pindoulf lui, (bientôt 4 ans), se brosse les dents tous les matins en même temps que moi, avec dentifrice spécial enfants. Mais je crois avoir lu qu’en fait tant que ce ne sont que les dents de lait, le brossage ne sert qu’a leur donner de bonnes habitudes.
    Sinon ce que je réalise grâce à ton article, c’est que oui, en France il y a toujours cet sensation de jugement qui rends l’atmosphère lourde en cas de crise, ou même de petit écart de conduite. Les gens regardent vite de haut, et ne sont pas du tout compatissants, ou rarement. C’est vraiment quelque chose qui me dérange beaucoup, bien que je n’ai pas trop à me plaindre du comportement de mes enfants en société. J’apprécierais un changement de mentalités à ce niveau là, mais c’est pas pour demain !…
    C’est vrai que c’est une chance pour toi de baigner dans deux cultures, pour pouvoir faire des choix finalement plus éclairés, on ne s’imagine pas combien les choses peuvent être différentes d’un pays à l’autre. Il y a du bon et du mauvais partout, alors prenons notre bon partout! 🙂

    1. Oui finalement je ne sais pas non plus vraiment à quoi sert ce brossage de dents mais bon ça fait plaisir à mon mari et ça amuse mon bébé alors 😉 . Concernant la sensation de jugement je vois vraiment bien ce dont tu veux parler et oui c’est une libération de ne pas la subir ici ! Et pour finir oui c’est ça qui est bien, je pioche ce qui me plait des deux côtés 😉 .

  16. Ton billet me parle beaucoup (encore 😉
    Figure-toi que nous avons accueilli mon amie allemande, que je connais depuis 15 ans chez nous pendant les vacances. Elle est venue nous rendre visite avec son mari et sa fille de 11 mois (2 mois de plus-que la mienne).
    Je ne te cache pas mon étonnement (agacement) devant ses méthodes! Et pourtant, je suis prof d’allemand!
    Sa fille ne dort toujours pas toute seule, elle dort avec eux dans la chambre et ils sont restés tous les soirs, scotchés au Babyphone (alors qu’elle dormait dans la pièce juste à côté de la nôtre), à accourir au moindre toussotement. Je n’exagère même pas.. Résultat: mon amie et son mari étaient épuisés et un peu aigris, car le soir, ils ne profitaient de rien et passaient la soirée à stresser. Ils étaient même un peu choqués qu’on laisse notre fille dans sa chambre sans la surveiller toutes les deux minutes.. Oui, nous, on a pris le parti de la laisser pleurer deux ou trois nuits, vers cinq mois, pour qu’elle fasse enfin ses nuits, ce qui a marché. Ce fut dur, mais nous ne le regrettons pas. Elle dort à merveille et nous aussi.
    Bref, mon amie passe des nuits blanches avec sa fille qui se réveille toutes les heures.
    Elle lui brosse les dents 5 minutes le soir (elle a trois dents).
    Enfin, elle a banni le lait de son alimentation. Pour le coup, c’est moi qui suis choquée. Sa fille avait clairement faim. Surtout le midi. Nous, on donne deux petits suisses à notre fille après sa purée (enrichie au Kiri). Elle se contentait de lui donner la version Light de ma purée sans rien après… Si.. Un bout de pain… Mais la petite ne cessait de réclamer à manger par la suite..
    Bref.. Tu comprends mieux pourquoi je t’écris un roman (encore une fois).., ton billet résume vraiment mon expérience, qui m’a un peu refroidie.. Même si j’aime beaucoup cette amie.

    1. Ah tiens ça ne m’étonne pas du tout ce que tu as observé, enfin tu t’en doutes puisque j’ai raconté la même chose. Je comprends que le temps d’un week-end cela puisse agacer voire même devenir insupportable. Le fossé va encore se creuser je pense quand tes enfants entreront à l’école tandis que ceux de ton amie resteront au Kindergarten jusqu’à 6 ans ! J’essaie cela dit de prendre tout cela avec philosophie et de trouver, entre les deux pays, le chemin qui me convient 🙂 .

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