L’accueil des tout petits en Allemagne

L’accueil des tout petits en Allemagne

C’est toujours difficile de vous écrire des articles sur l’Allemagne. J’y vis, c’est vrai, mais je n’y fais pas d’étude sociologique poussée. J’habite dans une ville particulière, dans une région particulière – dans un pays où les spécificités régionales sont très marquées. Du coup j’ai toujours peur de tomber dans le cliché, le jugement à l’emporte pièce, et j’ai peur de blesser les allemands ou autres expatriés qui passeraient par ici et auraient une expérience différente à raconter. Alors je le dis ou plutôt je le répète en introduction : il se peut que je ne connaisse pas tout de l’accueil des tout petits en Allemagne – comme en France d’ailleurs. Je vous livre ici mon vécu personnel. Et si vous avez d’autres informations, je me ferai un plaisir de les lire en commentaires !

En Allemagne, les enfants font leur grande rentrée à l’école à six ans. C’est un événement, ils reçoivent toujours des cadeaux à cette occasion. La fameuse première rentrée française qui a généralement lieu vers trois ans n’existe pas. A la place de la maternelle, il existe des Kindergarten jardins d’enfants, qui sont aujourd’hui appelés plus officiellement Ü3 établissement pour enfants de plus de trois ans. Comme leur nom l’indique, ces établissements accueillent les enfants de trois à six ans. Ils sont assez anciens je crois, puisque tous mes amis allemands ainsi que mon mari, que leur mère ait travaillé ou pas, en ont fréquenté un.

Depuis quelques années, le grand thème politique ici, c’est le développement de l’accueil des enfants de moins de trois ans et donc des structures dites U3 – sans le tréma 😉 . Traditionnellement, ce type d’accueil n’est pas aussi répandu qu’en France – qui est d’ailleurs souvent citée en exemple ici. Aujourd’hui encore, en Allemagne, reprendre le travail avant les trois ans de son enfant n’est pas une évidence. J’en sais quelque chose puisque j’ai déjà dû essuyer quelques reproches dont cette insulte tristement connue : Rabenmutter mère corbeau (les corbeaux sont réputés pour abandonner leurs petits au sol). Dans l’ensemble cependant, la société allemande a bien compris que, pour faire remonter son taux de natalité incroyablement bas, il fallait qu’elle permette aux jeunes mères, notamment les plus diplômées, de travailler. Les mentalités sont donc en train d’évoluer et les structures d’accueil pour les plus petits se développent.

Dans ma ville, ces structures restent organisées de façon assez scolaire – calquée sur le modèle des jardins d’enfants je suppose. Il n’existe qu’une seule date de rentrée possible, en août, lors de laquelle sont accueillis tous les enfants nés avant le mois d’octobre précédent. Ainsi, les enfants pris en charge ont 10 mois minimum. Si vous n’avez pas eu de chance et que votre enfant est né en février, il ne pourra rentrer en crèche qu’à partir de 18 mois : au mois d’août suivant. En attendant vous pouvez essayer de trouver une assistante maternelle agréée. Mais ce n’est pas si facile, puisque celles-ci sont aussi généralement organisées sur ce modèle, avec des places se libérant au mois d’août – date de la rentrée en Kindergarten. Vous allez me dire : « Mais euh, et toi alors, ton bébé est né en novembre et il fait sa rentrée maintenant ? ». Oui mais moi, je n’ai pas eu de place dans une crèche publique justement. Il s’agit d’une structure financée par mon employeur. Par ailleurs, nous avons quand même du payer cette place à taux plein depuis le 1er août – une somme non négligeable de plus de 500 € par mois – pour réserver la place de notre bébé…

Les dix premiers mois il n’existe donc ici presque aucune possibilité de faire garder son enfant. Il faut dire qu’en contrepartie, les parents touchent des aides très généreuses pour prendre un congé parental la première année. Il est donc acquis qu’un des deux parents, ou les deux en alternance, reste pendant tout ce temps à la maison.

Jusqu’aux trois ans révolus de l’enfant, les deux parents peuvent par ailleurs prétendre à un aménagement de temps de travail sans que cela ne remettre en cause leur contrat et leur poste initial. En clair, je peux rester trois ans à la maison si je veux et retrouver mon CDI ensuite. Je peux aussi dire à mon chef : je ne reviens qu’à mi-temps jusqu’en 2017, et il n’a pas d’autre choix que de l’accepter. C’est ainsi que j’ai pu sans aucun problème demander – ou plutôt imposer – un 75% à mon retour. Les horaires d’ouverture et le mode d’organisation des crèches montrent bien qu’elles comptent sur ces aménagements – et sur le fait que les mères ne travaillent jamais à temps plein. Ainsi dans beaucoup de structures, il faut venir chercher son petit à 14h45 dernier délai. Après, c’est fermé !

Voilà je crois vous avoir dressé un portrait assez fidèle de la situation… Qu’est ce que j’en pense finalement ? Eh bien pour tout vous dire, je ne sais pas trop. Dans le domaine de l’accueil de la petite enfance – comme dans beaucoup de domaines d’ailleurs, je n’ai pas d’avis vraiment tranché.

D’un côté je regrette le manque de flexibilité des crèches allemandes. Je ne comprends pas pourquoi la rentrée ne peut se faire qu’au mois d’août alors que des bébés naissent toute l’année. Dans mon entourage, tout le monde calcule désormais pour éviter d’avoir un bébé en hiver ! Je trouve aussi que ces établissements doivent encore progresser sur l’accueil des plus petits comme Pierre en ce moment. Je ressens trop qu’elles fonctionnent encore en mode Kindergarten avec des horaires fixes pour tous les enfants – pour les siestes, les repas, par exemple. Plus généralement, au vu des règles du congé parental que je vous ai expliquées, les entreprises allemandes rechignent énormément à l’embauche de jeunes femmes, le plafond de verre est en béton, et c’est une terrible discrimination.

D’un autre côté, j’ai adoré l’année que je viens de passer auprès de mon fils. J’en ai profité à fond et je suis très heureuse de ne pas avoir dû le confier plus tôt. Je suis également ravie de pouvoir reprendre à 75% seulement, et d’avoir ainsi encore de belles après-midi devant moi pour m’occuper de lui. J’ai même tendance à penser que c’est bon pour tous les deux. Et je me demande si c’est vraiment l’idéal, de devoir confier son bébé dix heures par jour dès la fin du congé maternité.

Bref, n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce modèle allemand 🙂 !

26 réactions au sujet de « L’accueil des tout petits en Allemagne »

  1. Je suis d’accord avec ton bilan : c’est top qu’il y ai autant de possibilité pour inciter les parents à rester avec leur enfant … mais pourquoi un tel modèle quasi-militaire pour la « crèche », ça fait presque un peu peur vu de France …

    Après, si la France est citer en modèle par les allemands pour la crèche, il faut rappeler qu’obtenir ce Graal est plutôt … hum … compliqué. Et les places se libérant aussi en septembre, certain calcul pour maximiser leur chance d’avoir une place …
    Par contre, effectivement, l’offre d’assistante maternelle est beaucoup plus diversifiée, j’ai l’impression … je n’ai eu aucun problème pour trouver une nounou à mon fils en avril.

    1. Je ne savais pas qu’en France les places de crèche se libéraient aussi en septembre finalement ce n’est donc pas aussi idéal 😉 . Mais en effet, je pense quand même que l’offre est plus importante et plus diversifiée.

      1. Dans la théorie, tu es censé pouvoir en avoir tout le temps, dans la pratique, les enfants de 3 ans la quitte en septembre, laissant la place à de joyeux petits camarades nés 6 à 2 mois avant 😉

  2. Je suis comme toi, assez partagée.

    D’un côté je trouve ça top que les mères puissent vraiment rester avec leurs enfants, jusqu’à un âge où ils sont assez indépendants pour pouvoir intellectualiser la séparation et vraiment profiter de cette indépendance. Avant, ils y sont habitués, et s’amusent incontestablement sans nous aussi (et ça leur est profitable de voir du monde, surtout quand les parents sont assez isolés) (oui, je parle pour moi :p), mais je suis pas sûre que s’ils avaient le choix, ils préféreraient quitter leurs parents.

    De l’autre, effectivement, au niveau de l’emploi, ça doit être encore plus dur qu’en France de se résigner à embaucher une jeune femme pour les employeurs. Et puis (forcément), je pense à la personne qui a été embauchée pour remplacer, qui est restée trois ans, et doit partir quand la maman revient… Bon, après, y’a des congés parentaux de trois ans aussi en France, mais ils sont moins répandus, car moins bien rémunérés !

    Mais effectivement, reprendre quand son bébé a moins de 3 mois, je trouve ça barbare. Et je sais pas comment je le vivrais quand ça arrivera (même dans un an, je crois que j’aurai toujours pas assez validé de semestres pour pouvoir bénéficier du congé parental…). A mon avis, pas très bien.

    1. Concernant les remplacements, je ne vois pas ça de façon si négative. Ca permet au remplaçant de se forger une vraie expérience (parfois la première) et finalement ça dynamise le marché de l’emploi. D’ailleurs certains soutiennent la thèse qu’il y a moins de chômage en Allemagne entre autres parce que les femmes n’y travaillent pas beaucoup !
      Sinon je voulais re-préciser que seule la première année du congé parental est rémunérée. Les deux autres, non, faut pas exagérer hein 😉 .
      Et pour finir je sais que nous partageons le même avis sur le bonheur de rester à la maison au moins au début. J’espère que tu auras cette chance pour BB2 aussi, ne serait-ce qu’un peu et que si ce n’est pas le cas, tu parviendras quand même à ne pas trop mal le vivre.

  3. En tant que spécialiste des Kitas, je ne peux m’empêcher de commenter 🙂 Je remarque une grande différence dans ta ville ou région, c’est l’accueil des enfant seulement en août. Chez nous, l’accueil se fait tout au long de l’année, dès qu’il y a une place de libre dans un groupe 🙂 C’est toujours très intéressant pour les Kitas puisque c’est une mensualité en plus 🙂

    Concernant les horaires fixes, je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est important pour les enfants d’avoir un rythme et les Kitas ne sont pas des groupes de jeux mais une structure « pré-scolaire » avec des horaires fixes comme à l’école. Franchement, il n’y a que les parents qui s’en plaignent, les enfants ont besoin de cette structure dans leur quotidien ;). Dès que tu la change un jour, c’est la panique à bord pour eux!

    1. Merci pour ton commentaire ! Pour la rentrée en aout, c´est du au fait que les enfants quittent toujours le groupe en aout pour aller dans une autre structure (U3) en fait… A part ca il y a peu de places qui se liberent sauf en cas de demenagement des parents par exemple mais c´est tres rare. Mais c´est peut etre parce que j´habite dans une petite ville qui bouge moins que Cologne ?
      Et sinon mille mercis pour ton avis sur les horaires. Ca me rassure ! Car c est ce qui m´occasionne le plus de souci pour mon petit, qui était plutot habitue a imposer son rythme a la maison… Du coup ca me fait du bien que tu me dises que c´est bien pour lui 🙂 .

  4. Je suis assez d’accord avec toi. Mon fils est né en décembre dernier et on m’avait aussi dit que les places en kinder garten c’était de Aout à Aout. Mais on m’a récemment dit que c’était aussi possible en cours d’année, j’ai une amie qui fait l’intégration de son fils en ce moment et une autre qui le fera en janvier. Je ne sais ni comment, ni pourquoi mais je vais me renseigner, j’aimerai le socialiser cet enfant 😉 C’est vrai qu’en général, c’est pas franchement facile de retourner au boulot tôt et c’est mal vu…bien dommage.

    1. Oui je me suis encore prise une remarque d´un collegue hier et franchement j´en ai marre. Le prochain qui m´en fait une je ne me laisserai plus faire ! Sinon dans ma ville les rentrées en cours d´année sont possibles aussi mais extremement rares en fait car pour cela il faut qu´un enfant déménage par exemple…

  5. Le Ü3 m’a fait penser aux soirées Ü30 😉 Trève de plaisanterie, je n’y connais pas grand chose ni aux crèches et ni aux jardins d’enfants (que ce soit en Allemagne ou en France), juste ce que mes copines me racontent. Dans mon village, il n’y a pas de crèche, juste un Kindergarten (catholique, je ne sais pas si c’est particulier à la Sarre mais ici, j’ai l’impression que c’est très courant) donc comme ça, c’est réglé P. et M. reste à la maison pendant 3 ans. Une de mes amies a eu une place en crèche, elle ne reprend le travail quand février mais elle devait accepter la place dès septembre sinon elle la perdait. Du coup, elle a commencé à payer dès septembre et débuté l’adaptation en octobre.
    Pour nous, la question se pose entre Kindergarten et école maternelle en France. J’ai très envie qu’ils aillent à l’école maternelle car le Kindergarten me semble un peu trop « cool ». Et puis, on a des établissements bilingues dans la ville frontalière 🙂 Mais pour être accepté, il faut faire une demande de dérogation et qu’il reste des places de libre … Tout cela se fait en mars donc on est quand même obligé de trouver une place en Kindergarten pour Pierre au cas où …
    Par rapport aux commentaires « Rabenmutter », effectivement c’est monnaie courante … Et il y a aussi ceux dans le sens inverse concernant les collègues qui « ne travaillent qu’à mi-temps » : c’est comme si elles étaient en vacances vu qu’elles partent plus tôt, ne travaillent pas tous les jours … Dans mon bureau, j’avais 2 collègues qui se partageaient le poste et c’était vraiment stressant pour les deux. Entre les collègues et les chefs qui les poussaient à rester plus longtemps, leur donnaient toujours des choses à faire à 14h45 quand elles devaient partir à 15h00 … Et de l’autre côté, l’obligation d’être ponctuelle au Kindergarten, elles étaient toujours en train de courir. Plusieurs fois, celle qui est la plus directe à proposé aux Abteilungleiter de ne gagner que la moitié de leur salaire pour profiter de ses soit-disant « vacances ». En général, ça les calme pour quelques temps 🙂
    Et pour terminer, je suis arrivée dans mon ancienne entreprise à presque 25 ans et j’ai eu mon cdi à 28 ans soit 2 ans après tous les hommes qui sont rentrés la même année … Et je ne connais que 3 hommes qui sont partis en congé parental (1 d’entre eux est mon mari).

    1. Bon donc finalement les choses ne sont pas très différentes chez toi à ce que je vois. En revanche j’ai de la chance pour le moment mon temps partiel est assez respecté par mes collègues on verra à la longue… Et sinon ici aussi j’ai oublié d’en parler (mon article était déjà assez long) mais 50% des crèches sont financées par l’Eglise.
      L’école maternelle bilingue, ouah ça a l’air super !? Et sinon oui je suis assez convaincue aussi que tout le système scolaire allemand jusqu’à l’université est plus « cool » 😉 . Mais je ne sais pas si ça me gène au final… Tu en penses quoi, toi ? Tu as peur que tes enfants ne soient pas assez « stimulés » ?
      Et pour finir les soirées Ü30 hi hi hi hi hi 😀

      1. On est super enthousiastes pour l’école bilingue 🙂 Dans notre cas, ça serait vraiment l’idéal mais il faut avoir une place et ce n’est pas évident … On verra au printemps 2016 ! En attendant, on croise les doigts 🙂
        Pour le système allemand, ce n’est pas forcément une question d’être stimulé. A mon goût, c’est un peu trop laxiste. J’ai passé une année scolaire dans un Gymnasium en tant qu’assistante de français et j’ai trouvé que les élèves avaient un peu trop de liberté. Par exemple, lorsque le prof a donné les notes pour le semestre, ils pouvaient donner leur avis et éventuellement faire évoluer la note (et c’était également valable pour les notes des autres). Je ne crois pas qu’on verrait ça en France (ou du moins ce n’était pas le cas de mon temps {je parle comme une mamie}). C’est peut-être différent dans les Realschule ? J’ai également l’impression qu’ils apprennent à raconter du blabla genre grands orateurs mais que derrière c’est du vide. Je ne parle pas des matières scientifiques car je n’y connais rien. À l’université, ça m’exaspérait de passer 2 heures à les écouter blablater. Pour moi, ça fait très Wichtigmacher … Tout comme le fait que le monde s’arrête de tourner car un tel passe le bac ou un partiel. Nous, on avait une dizaine d’examens dans la semaine et eux se noient dans un verre d’eau parce qu’ils ont une Klausur dans le mois … J’ai peut-être rencontré des cas spéciaux ^^
        Je suis peut-être également trop imprégnée du système français car ma mère est prof ?
        Bref, il y a un lycée franco-allemand dans notre ville et j’espère que les petits pourront y aller plus tard, ça serait un bon compromis 🙂

        1. J´ai constaté la meme chose autour de moi et je partage donc ton avis sur le systeme allemand (on y apprend pas grand chose et surtout pas a etre productif, c´est ce que je pense…). D´un autre cote j´ai l´impression que les écoliers ont l´air plus épanouis, moins stressés. Et du coup je me demande si ce n´est pas un mal pour un bien… Pour le moment je ne me suis pas trop posée la question, on verra le moment venu, j´imagine que chaque etablissement est un peu différent.

  6. Comme à chaque fois que tu parles de l’Allemagne, je suis partagée.
    Je trouve ça chouette d’un côté car tu sens qu’ils accordent une vraie place au rôle de mère et au maternage en permettant de rester auprès de son jeune bébé. Le congé maternité post partum en France est de 10 semaines, c’est totalement aberrant!
    Mais de l’uatre côté je déplore la façon dont on pousse les jeunes mères à rester chez elle.
    Et puis le jugement des autres, pff, tout de façons soit tu es une mère indigne qui abandonne son tout petit soit tu es une femme sans autre ambition qui fait des gamins pour rester à la maison. Je caricature mais je trouve ça terrible la façon dont on est jugé en tant que femme sur un bon nombre de nos choix (alors que nos hommes….).

    1. Oui en effet je suis d’accord avec toi. Je crois que l’idéal serait que tout le monde ait le choix… Et surtout que personne ne soit jugé en conséquence !

  7. Concernant la rentrée qui ne peut être faite qu’en août, cela doit dépendre de la ville parce qu’ici (Hambourg), on rentre toute l’année. C’était déjà le cas quand mon fils y était et d’après collègues et amies qui ont des enfants plus petits, ça n’a pas changé. Pour le système scolaire allemand, on est en plein dedans (mon fils est en 4. Klasse, la décision de passage au Gymnasium ou à la Stadtteilschule a lieu cette année) et oui, c’est différent du système français mais pas forcément moins bien.

    1. Hambourg est une grande ville qui, j’imagine, offre plus de choses dans ce domaine ! Tu ne voudrais pas nous raconter plus de choses sur le système scolaire allemand ? Je réclame un article sur DMT !

        1. Pas de problème, c´était juste une idée 🙂 . Et merci pour ta proposition de te contacter par mail, je le ferai volontiers le moment venu. Pour le moment mon bébé va tout juste avoir un an alors ce n´est pas trop actuel. Mais je sais que ca passe vite !!

  8. Je trouve ton article très intéressant et je pense, assez proche de la réalité. Moi, je dois t’avouer que j’envie ces mamans allemandes qui peuvent rester toute une année avec leur bébé, alors que nous, en France, on doit le laisser à deux mois et demi! une aberration , quand on y pense, et je ne parle même pas des femmes qui veulent allaiter leur enfant et qui se trouvent stoppées nettes dans leur projet.
    Je trouve donc que le « modèle » allemand pour le coup en est vraiment un! En plus, les papas également peuvent prendre deux mois de congé pat’, payés à 80% il me semble. Le pied quoi!

    1. C’est vrai que c’est top et que j’ai aimé en profiter. Pour les indemnités, c’est 60% du salaire plafonné à 1 800 € par mois non imposables.

  9. Encore une fois j’ai le même vécu et ressenti, c’est dommage qu’il y ai autant de jugements dans un pays comme dans l’autre et finalement peu de choix! On peut difficilement reprendre le travaille vite ici, on est jugées, les crèches et garderies ne sont pas adaptées à des horaires longs… En France, les femmes au foyer sont mal vues, c’est l’inverse.
    Pareil chez nous, pas de place avant août ou septembre chaque année, ma fille est rentrée à 1 an 1/2. Moi j’ai adoré ceci dit mais c’était un non choix.

    1. Oui cette histoire de calendrier et de rentrée à la fin de l’été est quand même un peu bizarre. Pour tout te dire, ce n’est pas totalement un hasard que notre deuxième soit né en été, je voulais éviter de me retrouver à nouveau dans ce creux de l’hiver !

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