Le sommeil de mon bébé

Le sommeil de mon bébé

Si vous lisez ce blog depuis le début, ou que vous en avez parcouru toutes les archives avec avidité – et j’espère bien que c’est le cas 😉 – vous devez savoir que Pierre n’a pas toujours été un bébé au sommeil facile. Il y a sans doute pire, mais quand même ! Pourtant, à force de patience et de persévérance, nous sommes arrivés depuis un mois à une situation qui me semble « pas mal ».

Au cours des étapes qui ont précédé, j’ai souvent douté. Je cherchais un peu partout des conseils, mais j’ai eu du mal, souvent, à trouver des réponses pratiques et adaptées aux questions que je me posais. Aujourd’hui je vous propose de revenir sur cette longue épopée vers un sommeil apaisé. Je ne vais pas vous proposer de recettes magiques, bien sûr, et je suis bien consciente que ce qui a fonctionné pour lui ne fonctionnerait pas forcément pour un autre. Mais je vais essayer de vous décrire concrètement comment je m’y suis prise et qui sait, cela pourra peut-être vous inspirer ?

I / Dormir, juste dormir

Les premières semaines qui ont suivi la naissance de Pierre ont été très difficiles. Pierre pleurait, hurlait des heures sans raison apparente. Il ne s’endormait que dans l’écharpe ou bercé dans nos bras. A peine essayions-nous de le reposer dans son berceau que les pleurs reprenaient de plus belle. Heureusement, j’ai eu la chance d’être bien entourée. Ma sœur comme ma mère m’ont dit ces mots réconfortants qui m’ont beaucoup aidée : « tu n’y es pour rien, chaque enfant est différent » et « ça finira forcément par passer ».

Ce qui a marché :

Mettre en place un cododo sécurisé

Je dormais sur un matelas par terre, dans un sac de couchage, un coussin de canapé dans le dos pour m’incliner, bébé coincé entre moi et le coussin d’allaitement. Les périodes d’endormissement restaient très longues – une heure de bercement aux bras en moyenne – mais étaient suivies par d’assez longues périodes de sommeil à deux.

Différencier le jour de la nuit

Dès la tombée de la nuit et jusqu’à 6h30, nous tamisions toutes les lumières de l’appartement et chuchotions, quelque soit son degré d’éveil. Au bout de quelques semaines, les réveils nocturnes sont devenus négligeables : Pierre ne se réveillait que pour boire et se rendormait aussitôt dans mes bras.

II / Dormir, sans moi

Assez rapidement, le cododo a commencé à me peser. J’avais envie de retrouver mon lit, ma chambre et mon mari. Et je ne souhaitais plus me coucher aussi tôt que bébé.

Ce qui a marché :

Lui faire prendre une sucette

Pierre avait jusque là toujours refusé les sucettes de la marque Nuk. Sur les conseils de ma sœur j’ai insisté et essayé celles de la marque Avent. Il les a de suite adoptées. Grâce à elles, le temps d’endormissement aux bras s’est progressivement raccourci.

Le déposer une fois endormi

Nous avons d’abord essayé de lui apprendre à s’endormir seul avec son mobile mais ce fut un échec. En revanche, une fois profondément endormi dans nos bras et sa sucette en bouche, nous arrivions désormais à le déposer sur son coussin d’allaitement sans qu’il se réveille. Après quelques semaines, nous avons retiré le coussin de son lit : il nous faisait peur à cause du risque d’étouffement.

III / Dormir, un peu plus longtemps

La situation s’était déjà nettement améliorée mais à six mois Pierre continuait de se réveiller une à deux fois par nuit pour boire un biberon et se réveillait régulièrement dès 5h – 5h30.

Ce qui a marché :

Doper le biberon du soir

Pierre n’a jamais été un gros amateur de lait : il ne dépassait pas les 200 ml par prise. Pas étonnant que cela ne lui ait jamais suffi pour tenir une nuit. Finalement sur les conseils de ma sœur j’ai investi dans des biberons à soupe (biberons de 330 ml avec tétine à trou XL de MAM) et je les ai remplis de 240 ml d’eau, 8 doses de lait, 4 doses de millet et 60g de purée de légumes. Il a adoré ce mélange dès le premier soir où je l’ai essayé et ne se réveille plus de la nuit depuis (sauf pour des pertes de sucettes ou autres malchances).

Le coucher plus tard

C’est bête et/donc mathématique : couché à 19h, Pierre se levait à 5h30. Couché à 20h il se lève désormais à 6h30.

IV / S’endormir, seul !

L’endormissement aux bras, j’avais fini par m’y habituer voire même le savourer. J’aimais bien ces moments de câlins. Pour autant, petit à petit, cela a commencé à me peser au sens propre comme au figuré. Je n’arrivais plus à tenir de longues minutes avec ce grand bébé de plus de huit kilos dans les bras, même en utilisant son porte bébé. L’entrée en crèche approchait et je voulais le rendre autonome sur ce point. Et puis je ne sais pas, j’ai senti que le moment était venu pour tous les deux d’arrêter.

Ce qui a marché :

Dissocier le repas du dodo

J’ai commencé par arrêter de lui donner son biberon du soir dans sa chambre. Cela contribuait souvent, à la fin du biberon, à ce qu’il s’endorme dans mes bras. Il le prend désormais pendant notre dîner dans la cuisine. Cela lui permet aussi d’avoir un petit temps de digestion avant d’aller au lit. Je ne sais pas si c’est utile, mais personnellement j’aurais du mal à aller me coucher directement après avoir ingurgité 350 ml de soupe ! Et puis cela nous laisse le temps de…

Guetter le marchand de sable

Le soir comme le midi, j’attends qu’il montre des signes de fatigue pour le mettre au lit (frottement des yeux, impatience). Si ce n’est pas le cas directement après le repas, je le mets un peu au calme dans son parc ou son transat le temps qu’ils apparaissent. Ensuite, je respecte scrupuleusement un petit rituel (lumière tamisée, gigoteuse, chuchotements), je le dépose dans son lit avec un bisou, je mets en marche sa petite peluche lapin boîte à musique, et je m’en vais ! S’il pleure je reviens immédiatement, et je recommence : je le calme dans mes bras (sans qu’il s’endorme), je lui donne un bisou, je relance la musique et je m’en vais. Ça finit toujours par marcher et dans 90% des cas du premier coup !

Voilà… Résumé comme ça, ça donne peut-être l’impression que tout a été fluide, que j’ai vachement bien géré. Mais au risque de vous décevoir, en vrai, ça n’a pas toujours été aussi simple. Il y a eu beaucoup d’essais qui n’ont pas marché – et dont je vous épargne le récit détaillé. Il y a eu des moments d’agacement plus ou moins prononcé. Il y a eu des retours inexpliqués à la case départ, des nuits de cododo, ponctuellement.

Il m’est arrivé de perdre mon sang froid, trois fois, et Dieu sait combien je l’ai regretté. Des fois où, après de vaines heures de tentative d’endormissement aux bras j’ai fini par le déposer sans ménagement dans son lit en lui disant des choses aussi bienveillantes que : « J’en ai marre / Tu dois dormir / Tu me saoules ». Ces crises, je pense qu’il faut les prendre comme des signaux d’alarme. La privation de sommeil, ce fut ma torture de ces premiers mois de parentalité. Alors si vous commencez à en être là, parlez-en, et n’hésitez pas à vous faire aider, le temps d’une pause, d’une vraie nuit de sommeil. On est de suite plus calme après.

Ah et puis… Dormez-bien 😉 !

23 réactions au sujet de « Le sommeil de mon bébé »

  1. Oh génial ! Je viens juste de soumettre un article qui porte exactement le même titre sur DMT !! Comme quoi, on est vraiment sur la même longueur d’ondes ! 🙂
    Et pourtant nous ne traitons pas du tout le sujet de la même manière. J’aime beaucoup tes petits paragraphes « Ce qui a marché ». On voit que tu as analysé la situation et mis toutes les chances de votre côté pour réussir à atteindre cette situation stable, idéale pour les débuts en crèche.
    J’aime aussi beaucoup le ton positif qui ressort de ton article, alors que le mien est plus angoissé, du genre « Au secours, à l’aide, SOS ! »

    Comme tu pourras le lire, notre parcours est moins linéaire que le vôtre, même si tu nous expliques bien en fin d’article que vous avez aussi expérimenté les retours en arrière si difficiles à vivre quand on croit ces mauvais moments derrière soi…. Et pour être honnête, en ce qui nous concerne, je ne sais pas vraiment « ce qui a marché ». Cela dit, hormis le cododo que nous n’avons pratiqué 2-3 semaines, je me retrouve sur tous les points que tu évoques !

    J’ai aussi l’impression qu’il y a parfois des étapes à passer, et que quoi que fasse les parents, le sommeil de l’enfant est perturbé sur une période plus ou moins longue, sans explication et parfois sans solution. C’est ce qui est le plus dur à accepter, pour moi. Ça, et le fait de ne pas avoir de date de fin : si on me disait : « Ne t’en fais pas, à telle date, elle dormira bien », je le vivrai beaucoup mieux ! 😉

    En tous cas, merci bien pour cet article qui fait vraiment du bien : on est vraiment tous dans la même galère, n’est-ce pas ?!

    1. J’ai hâte de lire ton article sur ce thème ! Tu as raison, je crois aussi qu’on ne peut pas toujours forcément faire grand chose, à part « attendre que ça passe ». Parfois, tenter des choses, je crois que c’est surtout à moi que ça faisait du bien. J’avais du coup l’impression d’être active, de reprendre un peu le contrôle (même si en vrai bien sûr je ne l’avais pas).

    1. C’est fou ça ils sont jumeaux sans le savoir 🙂 . D’ailleurs j’ai hâte de lire ce que tu vas organiser pour ses un an mais je ne sais plus lequel va les fêter en premier !

      1. Le mien est du 13 et il me semble le tien du 16, mais je ne suis pas sûre …
        Ah, les un an, j’y réfléchit, mais j’ai peur que se soit très simple puisque nous seront dans les gros travaux du 15 octobre au 7 novembre …

        1. Ah oui alors le tien est un tout petit peu plus vieux 🙂 . Nous il n’y aura pas beaucoup de participants (les grands parents seulement) mais pour compenser j’ai bien envie de me lâcher sur la déco et les gâteaux 🙂 . On va voir si avec la reprise j’y parviens.

          1. Pareil pour nous grands-parents et peut-être parrain/marraine …
            Hum avec le stravaux, j’ai pas de budget déco, je préfère faire sa chambre, mais j’aimerais me lâcher sur gâteau, genre rainbow cake (enfin la version simple en marbré, pas celle où tu cuit 6 gâteaux au yaourt !)

  2. Vous me faites halluciner à être aussi dure avec vous même. Tu as compté le nombre de fois où tu as craqué ?! Mais que trois fois c’est extra parce qu’il a pas été facile ton loulou !!! C’est normal de craquer, la privation de sommeil, le doute sur quand enfin il va dormir et je pourrais y aller aussi, c’est le piiire supplice possible ! C’était utilisé en méthode de torture quand même…
    C’est fou comme chaque enfant est différent, il faut vraiment le marteler quoi ^^ Lucie a été vachement facile pour ses nuits, peut-être le fait d’avoir passer ses premiers jours seule dans une boîte en plastique peut-être, je sais pas. Et le cododo elle s’en fouuut totalement, elle s’endort pas dans nos bras depuis des mois !!! Elle est plus du genre à te mettre le doigt dans le nez pendant que tu fais semblant de dormir à côté !
    Par contre il y a maintenant un rituel du soir à ne pas sauter autrement ce n’est plus possible ! Donc bain avec Papa, bib avec Maman et gros dodo. Mais faut pas rater une étape !
    Ici aussi elle est aux tututes avent, j’étais contre ça au départ et ce fut le seul truc qui soulageait les coliques donc bon j’ai laissé mes principes aux oubliettes pour la soulager !

    Et euh moi quand tu parles des 200mL c’est pour quelle taille ? (tu la vois venir la mère angoissée dont le bébé boit au max 250mL et dans ce cas on se dit qu’elle a suuuupeeer bien bu !)
    Ah et dans le genre chaque bébé est différent, ici la coucher plus tard ne change rien à l’heure du réveil, voir après elle est si fatiguée qu’elle n’arrive plus à s’endormir !

    En tout cas pour conclure (mes commentaires sont interminables), je suis super heureuse pour toi que tu en vois enfin le bout !

    1. Oui j’ai vraiment compté et c’est vrai que je place peut-être la barre un peu haut. Mais je n’ai pas aimé cette sensation de perdre mon sang froid alors que lui n’y pouvait rien…
      J’ai moi-même passé les deux premières semaines de ma vie en couveuse à 30 km de mes parents et j’ai toujours entendu que j’étais un bébé très facile qui faisait ses nuits seul très vite. Alors il y a peut-être un lien, oui ? Mais ça n’a pas pour autant nuit à mon développement affectif je te rassure et l’expérience semble avoir été bien plus traumatisante pour ma maman que pour moi !
      Pour la sucette, idem, j’ai oublié de dire qu’avant j’étais contre – parce qu’avant ça me semble trèèèèès loin 😉 .
      Pour le biberon euh à six mois Pierre faisait 7,6 kg et 67cm et quand je dis 200 ml maximum c’était déjà exceptionnel (et il n’avait déjà plus que 4 repas par jour). Mais ne t’inquiète pas là dessus ! Niveau appétit aussi ils sont différents.
      Merci pour tout le reste !!

  3. C’est rassurant de voir qu’on est pas seule à vivre cette situation ! Je me suis longtemps sentie responsable des troubles du sommeil de mon fils avant de comprendre qu’effectivement chaque bébé est différent, ils ont leur propre angoisse, leur propre histoire…
    En ce moment je suis en plein dans la phase apprendre à bébé a s’endormir seul et j’utilise à peu près la même méthode que toi. Parfois ça marche et parfois on bataille des heures pour 15 minutes de sommeil …
    Bref, il est vrai que ce manque de sommeil gâche un peu ces premiers mois de maternité mais on s’accroche, tôt ou tard ils dormiront !
    J’espère que tout comme toi j’en verrai bientôt le bout !

    1. Je viens de parcourir rapidement ton blog que je découvre et ouah, ça en fait des points communs ! Le même chien (ou presque 😉 ), une MAP, un accouchement un peu prématuré (moi j’ai eu la chance de tenir jusque 36 SA) et bien sûr un bébé au sommeil très difficile… Le tien n’a que 5 mois si j’ai bien compris, c’est encore difficile et j’ai envie de te dire que c’est normal. Le mien a déjà 10 mois… Je suis sûre que tu en verras le bout. J’espère que tu peux te faire aider parfois, au moins pas le papa, ou que tu peux en parler autour de toi.
      En tout cas tu n’es pas seule ! Mais c’est vrai que ceux qui ont des difficultés n’en parlent pas forcément. Moi même quand on me demandait, avant, si Pierre faisait ses nuits j’avais tendance à toujours répondre « oui » parce que je n’avais pas envie d’entendre les commentaires ou les conseils de tous. Mais en fait c’était faux 😉 .

  4. Le sommeil de bébé … Voilà le thème qui me fait froid dans le dos !!! Pierre a réellement fait ses nuits en janvier dernier … Alors qu’il savait s’endormir seul depuis ses 6 mois ! Je ne te raconte pas le nombre de nuits blanches qu’on a derrière nous ^^ On a essayé beaucoup de choses aussi. Parfois ça marchait une fois ou quelques jours et puis on repartait dans un cycle de nuits horribles !! Je suis d’accord pour dire que le manque de sommeil est une véritable torture ! Et le pire, c’est que tu ne sais jamais vraiment quand cela prendre fin … C’est peut-être ça le pire !
    Le rituel est très important chez nous aussi ! Il est hors de question de louper l’histoire du soir sinon c’est fichu ! (j’ai lu la même histoire pendant des semaines de peur qu’il ne dorme si je changeais de livre ^^) J’ai également remarqué qu’il ait mangé au plus tard à 19h20 (c’est précis, n’est-ce pas ?) sinon c’était l’horreur pour le repas et tout ce qui suit …
    En tout cas, c’est super que tu aies réussi à le préparer pour la crèche ! Une de mes amies a une place depuis début septembre mais sa fille n’y va pas car elle ne sait pas s’endormir seule. Heureusement, mon amie ne reprend le travail qu’en janvier 2016 …

    1. Oui c’est ça on sait que ça finira par passer mais on ne sait pas quand et c’est ça le pire !! J’espère que Marceau ne suivra pas l’exemple de son grand frère sur ce point 😉 .

      1. Je prie tous les jours pour cela ! C’est vraiment le point qui m’a fait le plus douter par rapport à un 2ème bébé. Courrir le risque de repartir dans des mois de nuits pourries alors qu’on ne s’était pas encore remis de celles de Pierre !

  5. Merci pour ce billet (que je n’ai pas du tout réclamé :p). Je vais essayer de m’en inspirer, même si je crains que Choupie soit hors catégorie. J’ai bien reçu ton mail aussi. Comme tu l’as peut-être compris, j’ai eu des derniers jours un peu compliqués, mais je vais y répondre dès que je peux 🙂

  6. Waouw! Je ne me souviens plus très bien de notre historique à nous…je me souviens en avoir chié les 3 premiers mois, modifié plusieurs fois le rituel du coucher, on a endormi Junior dans nos bras tant que cela a été nécessaire…
    Comme tu le dis, chaque bébé est différent, il faut donc tout tenter pour que bébé fasse ses nuits car la privation de sommeil c’est juste horrible. Mon pire souvenir de ma maternité!

  7. Je mets l’article en favori je risque d’en avoir besoin d’en pas longtemps… Bien qu’ici le co-dodo sécurisé ne pourra pas être mis en place (ou alors mon mari devrai dormir sur le canapé et ça m’embêterai beaucoup)…du coup j’espère ne pas en avoir besoin…

  8. Jeune maman expatriée d’une petite fille de 7 mois, je découvre avec bonheur votre blog! J’ai une petite question sur le millet que vous utilisez pour caler bébé le soir, je ne trouve en supermarché que de la « Hirsebrei  » qui fait une bouillie que ma fille refuse de manger. Les livres francais parlent de céréales dans le biberon, j’imagine donc qu’il s’agit de quelque chose de plus léger. Ou achetez vous votre millet et sous quelle forme? le biberon « dopé » du soir est il encore très liquide?
    J’espère que vous trouverez le temps de me répondre, meme si votre post est assez vieux…

    1. Bonsoir Sophie ! Je prends la « feine Hirse » de Hipp. J’en mets trois bonnes cuillères à café dans un biberon de 240 ml. Et j’utilise des tétines XL de Nuk ou de MAM. Voilà mon secret 🙂 .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *