Je ne pensais vraiment pas

Je ne pensais vraiment pas

Depuis que nous sommes rentrés de vacances, le monde entier ne cesse de me questionner sur ma reprise et l’adaptation de Pierre. A croire qu’il n’y a pas d’autres sujets de conversation et que l’ensemble de mon entourage s’est secrètement ligué pour m’obliger à y penser quotidiennement. Je réponds à peu près toujours la même chose : « oui oui mi-septembre oui super il est grand maintenant j’ai hâte de retrouver mon bureau ça va bien se passer bien sûr c’est la crèche de mon employeur un groupe de dix enfants et trois éducatrices des horaires de rêve oh oui quelle chance vraiment ». Je suis tellement convaincante quand je dis tout ça, vous n’imaginez pas, j’ai presque réussi à me convaincre moi-même. Sauf que… Il suffisait de pas grand chose pour que me faire trébucher.

Ma sœur dépitée par l’érythème fessier de ma nièce qui fréquente une crèche. Deux amies en cours d’adaptation avec leur fils et pour lesquelles tout ne se passe pas forcément très bien. Le fait que Pierre n’arrive toujours pas à manger des morceaux. La fatigue d’une nuit presque blanche par dessus – Pierre traîne un vilain rhume. Hier c’est en pleurs que je me suis effondrée dans mon lit. A base de « je veux pas qu’il y aille, je veux pas qu’il y aille ». Je me revoyais jeune écolière, chaque dimanche soir, pleurer « je veux pas y aller, je veux pas y aller » et le parallèle n’est sans doute pas totalement anodin.

Je me suis trouvée un peu ridicule, c’est vrai. J’ai eu honte que mon mari me voie dans cet état. Je lui ai dit : « c’est rien la fatigue un coup de cafard mon année de congé qui se termine ça va passer ne t’inquiète pas ». Et je me suis dit que je ne pensais vraiment pas, un jour, devenir cette maman là.

Mais bon ici je peux tout dire, c’est bien pour ça que j’écris d’ailleurs. Alors je vais vous confier, du fond du cœur, et même si ça peut sembler débile, et même presque impoli au regard des courageuses qui ont très vite repris : qu’est ce qui me fait donc si peur ?

J’ai peur qu’on s’occupe mal de lui. Qu’on ne lui change pas sa couche à temps justement. Qu’on ne sache pas lui donner à manger. Qu’il ne reçoive pas l’attention dont il a besoin. Que le rythme de la crèche ne lui convienne pas. Que le personnel ne soit pas suffisamment formé pour accueillir des enfants si petits – l’accueil des enfants de moins de deux ans en collectivité est encore nouveau ici.

J’ai peur qu’il ne s’intègre pas. J’ai de si mauvais souvenirs de ma vie d’écolière. J’ai peur que les autres enfants le malmènent, s’en moquent, le laissent de côté. J’ai peur qu’il soit le plus petit, le plus faible. J’ai peur qu’il ne sache pas se défendre, qu’on lui pique ses jouets. J’ai peur qu’on trouve ses cris insupportables. J’ai peur que personne ne le console.

J’ai peur de ne pas survivre sans lui. Sans ce rire qui me ravage, sans ces petites mains qui m’agrippent, sans ses pieds que j’adore. Sans son odeur, sans ses cheveux, sans ses cris… Sans son souffle, sans sa présence. Comment m’intéresser à autre chose ? Ce sera un trou au corps. Il va tellement tellement tellement tellement tellement me manquer.

Mais à côté de ces peurs, immenses, gigantesques, qui m’écrasent le cœur, il y a quand même aussi, ces toutes petites choses qui me réconfortent…

Il y a son autonomie nouvelle, ses déplacements à quatre pattes, sa capacité à se relever et qui me font penser que les premiers pas ne sont plus trop loin. Il y a sa manière très claire de se faire comprendre, d’exprimer ce qu’il veut et ne veut pas.

Il y a mes horaires, évidemment, le fait que nous passerons encore tous nos après-midis ensemble.

Il y a le fait que nous ne serons pas trop éloignés l’un de l’autre géographiquement.

Il y a ma belle-mère aussi (qui l’aurait cru ?) qui serait prête à prendre le relais au cas où.​​

Il y a ma conviction, rationnelle cette fois, que c’est bon pour tous les deux, que cette séparation doit se faire, que c’est le bon moment et que la retarder ne la rendrait pas forcément plus facile. Pourquoi ? Parce que mine de rien, j’ai construit depuis dix mois une relation très exclusive avec mon fils. Et que pour moi, il est temps, je crois, de redonner un peu d’espace au reste de ma vie. Et que pour Pierre, il me semble, il peut-être positif aussi, de découvrir le monde auprès d’autres.

L’adaptation commence le 14 septembre. Je suis désolée si vous trouvez que j’exagère. Vous penserez à moi, dîtes ?

Aujourd’hui, hasard du calendrier ou pas, je fête mes un an sans travail. J’avais si peur de l’ennui, de la solitude, de la dépression. Finalement c’est passé tellement vite. Toutes les belles choses ont une fin. Et je vais m’y faire, promis.

19 réactions au sujet de « Je ne pensais vraiment pas »

  1. C’est marrant j’aurai rajouté à la liste des peurs qu’elle s’occupe mal de mon bébé et qu’elle s’en occupe trop bien et que je passe au second plan.
    On est pas forcément rationnel, on est humain. Je critiquerai rien car j’ai enfin trouvé une solution pour mon boulot pour garder Lucie plus longtemps tout en gardant un semblant de boulot. Je vais sûrement galérer à gérer les deux, mais elle me semble si petite pour aller à la crèche elle qui ne marche pas, s’assoit pas, a tellement besoin d’attention encore.
    Il faut un jour couper le cordon, mais c’est très difficile pour eux comme pour nous. C’est pour le mieux, on ne peux pas garder ce cordon à vie. Mais c’est difficile. J’espère que ton mari pourra te soutenir et t’aider moralement 🙂

    1. La peur que tu nommes, je l’ai aussi, c’est pour ça (secrètement) que je préfère la crèche à la nounou 😉 .
      Je suis contente que de ton côté tu aies trouvé une solution pour garder ta puce encore un peu ! En plus ça veut dire qu’on aura encore plein de photos sur IG !

  2. Tu vas peut-être trouver ça bizarre, mais hier encore je disais à mon mari que j’étais rassurée, moi, qu’Hazel aille chez sa nounou. Pas pour nous, ni pour son éventuel sociabilité (quoique aussi, bien sûr), mais parce que la nounou, je suis à peu près sûre qu’elle s’en occupe bien. Qu’elle sait lui donner à manger pour qu’elle finisse son assiette, qu’elle pense à lui changer la couche souvent (oui c’est la honte, mais souvent on oublie pendant longtemps) (néanmoins, elle a souvent des fesses plus jolies après un weekend avec nous qu’après deux jours avec sa nounou -je sais pas si c’est le changement de méthode, de produit…-, alors ça va), qu’elle la fait dormir ailleurs que dans son transat et que là-bas, elle joue, s’amuse, et n’est pas toujours sur moi à vouloir sucer mes doigts. Oui, j’ai l’impression que la nounou, elle s’en occupe mieux que nous.

    Alors bon, c’est vrai, c’est une nounou, ce n’est pas la crèche. Donc théoriquement, elle est censée y être chouchoutée de façon plus individuelle. Mais ça ne change rien au fait que Pierre sera entre les mains de professionnel(le)s, qui ont une formation pour, et l’obligation de, s’occuper au mieux de nos enfants. (Alors que nous, parents débutants à la vie trépidante, ben on tâtonne sans cesse, et à certains moments de la journée, notre bébé n’est plus -dans les faits- notre priorité !) Et puis même si elles s’occupent de beaucoup d’enfants, ces dames (allez, disons que le féminin l’emporte, car il y a sûrement plus de dames que de messieurs, si par hasard il y en a), elles restent humaines et s’attachent aussi aux petits qu’elles ont à garder.

    Après, je comprends quand même. Si tu savais toutes les larmes que j’ai pleurées les deux premières fois que j’ai envisagé de faire garder Choupie. Et finalement, j’ai finalement dû la faire garder à peu près au même âge qu’à Pierre actuellement, et ça s’est bien passé. Il faut surmonter une première période potentiellement difficile d’adaptation, et après ça roulera 🙂

    (et je confirme que retarder la séparation, ça ne la rend pas plus facile : elle est éventuellement plus facile pour la maman, qui y est mieux préparée, mais pour les enfants, il n’y a pas d’âge où c’est plus simple -enfin, peut-être vers 5-6 ans, mais pas avant)(ma belle-sœur, jeune mère de quatre enfants, n’a jamais travaillé et a dû faire une formation avec Pôle Emploi il y a quelques mois… sa dernière de 3 ans pleurait tellement avec sa nounou que celle-ci a demandé à ma belle-sœur de la licencier…)

    Et bon courage pour la reprise… Car à force de penser aux bébés (qui finalement feront toujours leur vie de bébé, mais ailleurs), on en oublierait que ce n’est pas évident non plus de reprendre le chemin du travail pour les mamans 🙂

    1. J’ai un peu le même argument en tête que tu cites au début. Je n’en suis pas à penser que les éducatrices s’en occuperont mieux que moi (bouh la prétentieuse 😉 ) mais je pense quand même que ça peut être positif, pour Pierre, de voir « autre chose ». Par exemple parce que j’ai une peur bleue des insectes et que je suis bien partie pour lui transmettre. Je me dis que ça peut lui faire du bien de voir un autre adulte dans la même situation réagir différemment par exemple.
      Retarder la séparation, j’ai vu avec mon propre exemple la catastrophe que ça a été. Ça n’a peut-être pas été le seul facteur de ma non intégration scolaire mais je pense que de découvrir la collectivité à presque 4 ans pour la première fois ne m’a pas aidée.
      Et sinon merci de penser à moi ! Mais en fait ma reprise ne sera que le 19 octobre. On commence l’adaptation très tôt car le processus prévu est long en Allemagne et la crèche ferme une semaine début octobre.

    1. Merci 🙂 . Dans les témoignages que j’ai lus sur internet ça semble toujours plus facile en vrai que dans la tête des mamans. Donc j’espère que ce sera mon cas aussi.

  3. Bien sûr que tu exagères. … comme toute les mamans dès qu’il sagit de leurs enfants. Moi j’ai les larmes aux yeux des que mon bébé a un rhume. C’est comme ça, tout est plus fort quand on est maman, l’inquiétude mais aussi l’amour.
    Tu verras, tout va bien se passer. Je suis sure que tu le sais déjà. Le personnel de crèche est compétent, ce sont des gens qui aiment les enfants (sinon ils ne tiennent pas longtemps ).Et en plus ils rentrent chez eux sans les enfants, ca aide aussi XD Ils soccuperont bie’ de ton fils. Mais clairement pas aussi bien que ti, c’est normal, tu es sa maman, sa seule maman.
    Si cest pas un peu difficile de se séparer ces qu’on s’aime pas tant que ça.
    Mais tu verras aussi que tu sauras en profiter différemment que d’être tout le temps avec lui, tu profiteras à fond.

  4. Je retiens mes larmes en lisant ton article…
    J’ai envie de pleurer à chaque fois qu’on me parle de la reprise (soit très souvent, comme toi) et du fait de laisser ma fille.
    Et je n’ai pas le droit de me plaindre car j’ai pris mon congés parental de 6 mois et qu’en plus ce sont les grands mères qui vont garder ma fille. Oui mais ça ne me convient toujours pas pour ma fille… Ma belle-mère est archi trop stressée, a pratiqué une éducation autoritaire, s’angoisse vite et son bras fatigué n’est pas pour me rassurer non plus…
    Bref, je te comprends. Pleure et explique à ton mari ce que tu ressens, tu as le droit et il doit savoir pour te soutenir.
    Je penserai à toi, ça c’est sûr !!
    Mais n’oublie pas une chose : ton histoire ne sera pas la sienne 😉

    1. Oh ben non je ne voulais pas te faire pleurer !! Les mots me manquent pour te réconforter évidemment, mais j’ai envie de te dire que, quelque soit le genre de ta belle-mère et le temps passé avec elle, ta boulette sait qui est sa maman et tu resteras la plus importante – et donc la référence – en matière d’éducation. C’est une psy qui m’avait dit ça !

  5. Pour nous l’adaptation à la crèche commence demain… Et ton article vient d’ouvrir plein de questions que je ne me posais pas vraiment (adieu, naïveté !). J’espère que je pourrai te rapporter, avec une semaine d’avance sur toi, un témoignage rassurant. En tout cas, je suis vraiment convaincue que c’est le bon moment, pour elle comme pour moi, et j’espère que cette conviction-là va nous aider à traverser la semaine mouvementée qui nous attend.

    1. Oups mais quelles questions ? J’espère en tout cas ne pas t’avoir inquiétée inutilement et j’ai vraiment trop hâte de lire ton expérience !!

  6. Hum … la mère indigne que je suis …
    Pour moi, la séparation a été facile ou presque, mais surtout nécessaire … j’avais l’impression de ne pas savoir m’occuper de mon fils, qu’à 5 mois, ce n’était pas intéressant, ect. Pis bon, pour le coup, j’ai laisser mon mari gérer : il avait plusieurs assistante maternelle dans sa patientelle dont une qui lui semblait bien et pas très loin de notre future maison, alors banco.
    Le déposer le premier jour, sans soucis … bon par contre, gros spleen à midi et impatience le soir ^^. Et c’est toujours le cas 5 mois après, pas de problème pour le déposer le matin, mais toujours hâte de le récupérer le soir.

    Et franchement, je l’admire ma nounou <3. Elle n'est peut-être pas hyper dans les clous coté régulation-quasi -militaire-en-France-de-ce-que-peut-faire-une-ass-mat, mais elle s'occupe vachement bien de FeuFolet : elle l'a beaucoup porté les premiers mois quand il ne voulait pas être posé, elle s'est cassé le dos pour le suivre quand il voulait marché, ect. Bref, elle n'est pas parfaite, mais on a de la chance elle nous convient parfaitement.
    Et ça c'est confirmé cet été quand on a du confier FeuFolet a une nounou de remplacement pendant les vacances.
    Mais bon, FeuFolet est aussi un bébé de bonne composition sur ce point là, très sociable et qui s'adapte très rapidement.

    1. Oh non je ne voulais pas que tu culpabilises en me lisant ! On est toutes différentes c’est tout. Et je pense que Feu Folet a de la chance aussi, sentir sa maman confiante et détendue doit forcément le rassurer. Après je pense que si vous avez trouvé la perle rare, c’est aussi très important. Peut-être qu’après avoir passé un peu de temps à la crêche avec les éducatrices je serai plus détendue aussi.

      1. Je te le souhaite ^^
        T’inquiète, je dit mère indigne, mais je ne culpabilise pas, au contraire : oui, moi, j’en avais besoins donc, c’est mieux aussi pour mon fils. Je suis beaucoup plus calme et détendue avec lui depuis qu’il est chez la nounou que les 5 premiers mois où je ne pouvais pas le poser sans qu’il pleure et donc j’étais super stressée tout le temps …

  7. Comme je te comprends !!! Je suis super encourageante vis-à-vis de mes amies qui ont repris/vont reprendre le travail. Je les motive à coups de « tu vas voir, il/elle va se faire des copains », « tu vas avoir un peu de temps pour toi » mais dans le fond, je suis bien contente de garder mon grand bébé avec moi à la maison ! La semaine dernière, j’ai déjà commencé à angoisser concernant son entrée en maternelle … qui aura lieu dans un an ! Par ailleurs, je suis également consciente que la crèche lui aurait fait du bien, surtout à son âge ! Il a besoin de voir d’autres enfants, de faire d’autres activités que celles que nous lui proposons, etc. Finalement, c’est égoïste de ma part de vouloir le garder « pour moi ». Mais comme toi, j’ai peur qu’on s’occupe mal de lui, qu’il se fasse mal (il faut le surveiller constamment car il ne se rend absolument pas compte des dangers et personne ne le fait mieux que moi, évidement ^^), etc. Rien que d’écrire ces mots et de penser à une hypothétique séparation, ma gorge se noue 🙁 C’est complètement exagéré mais également incontrôlable ! Même s’il grandit, il reste toujours mon tout petit bébé … Toutefois, j’essaie de me raisonner et de trouver des alternatives à notre fusion. Cette année, il va faire quelques activités en dehors de la maison ! (j’annonce ça comme si c’était une révolution … Pour moi, c’en est une !!)
    Bon courage pour cette rentrée, Kopf hoch ! 🙂

    1. Merci de ta compréhension, c’est vrai que l’entourage ne comprend pas toujours ! Et tu as de la chance de pouvoir en profiter si longtemps, je t’envie presque 🙂 .

  8. Je suis très en retard dans mes lectures et mes commentaires, alors je ne lis cet article qu’aujourd’hui. Et c’est le premier jour d’adaptation de ton petit.
    Je comprends toutes tes peurs. Même si je ne travaille pas, ma Colombe va en crèche (deux jours par semaine) depuis ses 8 mois (oui parce que j’aurais dû retravailler… mais c’est une longue histoire). Personnellement je n’avais pas trop de crainte, mais le premier jour d’adaptation s’est mal passé… et là je suis tombée de très haut !
    Mais finalement nous avons beaucoup discuté avec l’équipe de la crèche, nous avons beaucoup parlé à Colombe et très vite elle a pris ses marques. Aujourd’hui elle est folle de joie quand elle y va et même si je ne travaille pas, cette séparation nous a fait du bien ! De mon côté j’ai pu « redonner un peu d’espace au reste de ma vie. » comme tu le dis si bien.

    Petit O’ commencera la crèche en octobre (2 jours par semaine aussi- je ne compte pas reprendre le travail, mais c’est bon de lâcher un peu sa maman !). Il montre beaucoup de signes qui me laissent penser que cela se passera mieux que pour sa soeur (il est plus vieux, plus mobile, il s’intéresse beaucoup aux autres enfants, on va faire coucou à l’auxiliaire qui l’aura en charge quand on va chercher Colombe…)
    Et pourtant je ressens toutes ces peurs, ces appréhensions que je ne ressentais pas pour Colombe….
    Bref, on est humaine, on est des mamans et confier ces enfants qu’on a porter en nous peut être difficile. Je pense que c’est naturel quel que soit l’âge de notre bébé ^^
    J’espère que tout s’est bien passé. Je vous envoie plein d’ondes positives ^^

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire et tes encouragements. Tout s’est bien passé, je vous écrirai un article aussi sur ce grand sujet du moment. Ca reste quand même pas facile comme tu le décris, on est des mamans 🙂 .

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