De l’excellence à la routine : ma non-carrière (2)

De l’excellence à la routine : ma non-carrière (2)

J’ai 23 ans à ce moment de l’histoire et me voilà donc, pas encore diplômée de mon master universitaire, à  envoyer des lettres de motivation et des CV un peu partout. Je commence à passer quelques entretiens, je suis optimiste, j’ai beaucoup de réponses et sens que ça accroche bien. Pendant l’été, j’obtiens une première proposition de CDI, très bien payée, à Paris. C’est tout ce que je demande, j’accepte, et c’est parti. Vous voyez, je ne vais quand même pas vous raconter que les études ne servent à rien. J’ai obtenu mon premier CDI avant d’avoir fini les miennes.

Ce CDI il était un peu particulier. J’avais postulé pour un métier… que je ne connaissais pas ! Comme beaucoup de jeunes diplômés, j’avais été recrutée par un cabinet de conseil. Appelées – et chèrement payées – par leurs clients, en général de grandes entreprises ou administrations, leurs équipes travaillent sur des projets de réorganisation ou de modernisation. La fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC par exemple, ça vous dit quelque chose ? C’est typiquement le genre de projets auxquels ils contribuent.

Les cabinets de conseil, il y en a de toutes les sortes et de toutes les tailles, spécialisés par domaine ou par branche. Le mien, installé dans une tour de la Défense, faisait partie des plus grands. Il prenait en charge notre formation et nous permettait de participer à de très grands projets. Ma vie de l’époque s’organisa progressivement autour de ce travail, qui exigeait beaucoup de déplacements et une grande disponibilité. Il n’était pas rare que mon portable professionnel sonne le week-end ou en soirée.

Je garde un excellent souvenir de ces années. Les voyages professionnels, les soirées au bureau, ça rapproche. Dans mon équipe, nous étions collègues et amis – au moins. Ce travail que je découvrais me correspondait par ailleurs parfaitement : j’aime organiser et conseiller, changer de mission régulièrement. Avec des augmentations annuelles proches de 10% je découvrais enfin la vraie vie parisienne, en tout cas celle que j’imaginais. Des sorties, un appartement avec balcon près de la tour Eiffel, un sac Gérard Darel…

Et puis à la suite d’une rupture amoureuse douloureuse, je me suis posée beaucoup de questions. Je me suis dit que je ne voulais pas que ma vie se résume à ça : « jeune cadre dynamique parisienne », que ça allait bien un temps mais pas toujours, que j’avais besoin d’autre chose, de temps pour moi, pour une famille peut-être un jour, et de sens. Je me suis renseignée rapidement sur ce que je pouvais faire. Et je suis tombée presque par hasard sur une offre d’emploi.

Une grande ONG internationale cherchait un chef de projet en interne pour accompagner la restructuration de ses services administratifs. Ce poste me permettait de rester à Paris tout en continuant à voyager, de garder ce métier que j’avais appris à aimer. Il m’offrait en revanche des horaires plus stables et de généreux RTT en échange d’une légère limitation salariale. J’ai foncé.

Ce travail et cette équipe, je les ai aimés tout autant. J’y serais sans doute restée pour y grimper quelques échelons si je n’avais pas connu mon mari. Mais je l’ai rencontré et j’ai – encore – décidé de changer, de chercher autre chose, pour venir en Allemagne.

Pourquoi ai-je fait ce choix ?

  • Parce que j’avais 28 ans, que j’étais amoureuse et que j’avais envie de fonder une famille avec lui,
  • Parce que j’en avais marre de Paris, que je ne souhaitais pas retrouver ma région d’origine et que l’Allemagne me semblait accueillante,
  • Parce que je savais que, avec plus de 5 ans d’expérience et un allemand courant, j’y trouverai un poste,
  • Parce mon travail en ONG, tout aussi agréable qu’il soit, n’avait pas comblé ma quête de sens.

J’aimerais revenir sur ce dernier point. Quand je travaillais pour cette grande association, beaucoup m’enviaient. Je lisais dans le regard des gens, lorsqu’ils l’apprenaient, une forme de respect. Comme si je contribuais moi aussi à changer le monde. Mais je n’étais pas bénévole, je n’étais pas sur le terrain. Je m’occupais de définir des processus de facturation, d’accompagner la centralisation de la comptabilité… Rien de très admirable là dedans. Je faisais bien mon travail, soit, et je le faisais pour une organisation respectable, d’accord. Mais ça n’a finalement jamais contribué à donner du sens à ma vie. En la matière, ce poste a été riche d’enseignements.

En 2010, j’ai donc commencé à chercher un poste en Allemagne. Et comme j’ai beaucoup de chance, j’en ai trouvé un rapidement. L’Allemagne n’est pas un pays centralisé et je travaille pour l’administration de mon Land – de ma région si vous préférez. C’est d’ailleurs une expérience intéressante de travailler pour la fonction publique d’un autre pays. Mon poste ? Toujours le même ! Je gère de gros projets de modernisation, par exemple la mise en place d’une solution de traitement électronique des factures. Je suis responsable du budget – ça fait tout drôle de compter des millions !, je négocie avec les fournisseurs, j’encadre une équipe, je conseille le directeur général, voilà c’est à peu près ça. Depuis le temps je suis devenue chef et j’ai deux « collaboratrices » comme on dit.

J’ai un poste de cadre, je gagne assez bien ma vie, très bien même sans doute au regard de la moyenne, pas assez bien peut-être si on considère mes études et mon premier emploi. J’ai des horaires très agréables, une cinquantaine de jours de congés par an. Je peux prendre un temps partiel à mon retour sans que ça gène personne. J’ai plus ou moins une garantie d’emploi à vie. Alors oui ça ne fait pas rêver grand monde quand j’annonce mon métier. Ça laisse même perplexe la grande majorité de mes interlocuteurs qui ne comprennent jamais vraiment ce que je fais. Parfois je me dis que ce n’est pas très poétique non plus, que ça manque de mots, de beauté, d’artistique. Et que ça n’a pas franchement de sens.

Peut-être qu’un jour tout ça me pèsera tellement que je déciderai encore de changer de voie. Peut-être que ce jour là je me retrouverai bloquée – trop vieille, trop endettée – et je regretterai les choix que j’ai faits jusque là. Mais pour le moment je suis heureuse, heureuse d’avoir du temps pour moi et ceux que j’aime, heureuse aussi de retrouver bientôt mon équipe, mes projets, mon bureau.

Finalement, c’est ce petit quotidien de rien du tout qui fait sens dans ma vie aujourd’hui. Alors, hein, je ne vais pas me plaindre. Que voulez-vous, j’aime ma routine 😉 .

22 réactions au sujet de « De l’excellence à la routine : ma non-carrière (2) »

  1. Je viens de lire tes messages sur ta non-carrière. Je m’y retrouve tout à fait dans l’état d’esprit avec un parcours un peu différent. Mais j’ai du mal à comprendre cet élitisme dans l’éducation et les débuts de carrière ; qui faussent les choix que l’on peut prendre par rapport à nos réelles aspirations.
    Aujourd’hui maman d’un loulou de 7 ans qui comprend vite mais a plus de difficultés socialement ; je repasse mon parcours et essaie de savoir quoi faire pour l’aider dans ses choix. Pas facile !
    Et si là-dessus j’ajoute mes propres doutes sur ma non-carrière, je regrette par moment de ne pas avoir été « banale ».
    En tout cas, bravo pour ton témoignage qui pose des mots très justes sur l’évolution de nos aspirations.

    1. Merci d’être passée ici ! C’est vrai que le système français est très élitiste. Mais il m’a aussi beaucoup donné alors je ne sais pas toujours ce que j’en pense…

  2. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis.
    Je trouve que c’est bien d’être ambitieux, malheureusement cela ne fait pas tout et surtout cela ne rend pas forcément plus heureux.
    J’ai fais des études longues et si je ne regrette aucun de mes choix, j’aspire aujourd’hui à plus de stabilité afin de construire une famille.
    Je trouve ton choix de vie très logique, si cela te correspond aujourd’hui, c’est bien le principal.

    1. C’est vrai que l’ambition, le travail, m’ont rendue heureuse un temps seulement. Je te souhaite de trouver la stabilité que tu recherches pour construire ta petite famille !

  3. Moi je trouve ça déjà vachement bien ^^.
    Et rassure toi, ma soeur a fait une grande école de commerce et est « jeune cadre dynamique parisienne » … je suis incapable d’en dire plus sur son boulot XD
    Et ne parlons pas de mon non-boulot … ‘-_-

    1. Si tu trouves ça vachement bien je suis rassurée 🙂 . De ton côté je suis désolée mais je ne me souviens plus, tu ne travailles pas ? Mais dans ton dernier article tu parles de nounou je suis perdue…

      1. J’ai un master en gestion des ressources naturelles, dit comme ça, ça pète, mais en concret, c’est dur à expliquer et y’a peu de boulot …
        Pour l’instant, j’ai trouvé un petit CDD dans l’office de tourisme de la ville où j’habite qui se termine à la fin du mois …

  4. Je pense que tu as peut-être tendance à dévaloriser ton métier par rapport à ce que tu aurais pu avoir, ou ce qu’a ton mari. Mais dans la vie, on fait toujours des choix et tu as l’air d’avoir bien réfléchi avant de faire celui-ci. Comment tu l’expliques, il a l’air super, ton métier !

    De toute façon, un métier valorisant, c’est quoi ? C’est un métier qui nous plaît, qui est relativement bien payé et qui est bien vu par l’extérieur. C’est peut-être ça qui t’embête, le regard extérieur, mais je t’assure que c’est aussi une façon de le présenter. Quand tu dis « Je travaille dans l’administration », on a l’impression que tu colles des timbres pour envoyer les relances d’impôts (ce qui est pas un mal, en soi, moi ça ne me dérangerait pas de faire ce genre de boulots). Là comme tu l’expliques, ça a l’air passionnant. Si tu dis par exemple que tu es chef (= j’ai des responsabilités) de projet (= je réfléchis) pour la modernisation (= en plus je fais des choses complexes) de ta région (= et mon travail est vraiment important), tout de suite les gens se disent « Wahou » 🙂

    Et les métiers « de rêve », souvent, c’est plutôt décevant. Je ne parle même pas des trucs type chanteuse ou écrivain, où à moins de t’appeler Shakira ou Marc Levy, tu arpentes les salles de fête de village, et cours après les droits d’auteur… Mais même des trucs plus communs comme maîtresse (avec les petits démons qu’on nomme enfants) ou libraire. Tiens, pour parler d’un truc que je connais bien, les libraires. On s’imagine que c’est super cool d’évoluer dans les livres, de parler de sa passion toute la journée et de lire tout le temps. Mais en fait, tu passes ton temps ni à parler ni à lire, mais à courir d’un bout à l’autre du magasin, tu portes des charges super lourdes, en rentrant tu as mal au dos et aux pattes, et les gens que tu croises, pour 75%, c’est tout sauf des passionnés comme toi, ce sont souvent des gens qui viennent chercher des livres scolaires (et qui les veulent toujours pour avant-hier) ou acheter le dernier best-seller à la mode. Et je te parle pas de la rémunération ! Si tu es à ton compte, grosse galère en perspective, tu vas ramer pour te dégager un salaire. Et si tu es employé, ben au SMIC, comme si tu n’avais pas de qualification et qu’on t’engageait pour l’amour de l’humanité.

    Bref, tout ça pour dire que tu n’as pas absolument pas à rougir de ton métier ! Ton salaire n’est pas aussi élevé qu’il pourrait l’être, et l’intitulé ne ferait pas bien dans un roman de Guillaume Musso ? C’est pas grave. C’est pas ta vie professionnelle qui est censée être passionnante, c’est ta vie personnelle. Et si ton métier est assez bien pour ne pas (trop) empiéter sur ta vie de famille et tes loisirs, et te permettre de les financer convenablement, moi perso, je dis banco 🙂

    (mais en fait c’est ta conclusion, donc tout ce que je dis ne sert à rien, on est sur la même longueur d’onde :p)

    1. Tu es vraiment au top, tu as tout compris et tu me fais même encore avancer sur le sujet !
      C’est vrai que finalement, ce qui me gêne, c’est avant tout le regard extérieur. Alors oui je devrais peut-être essayer de mieux vendre mon poste quand on me demande ce que je fais (à propos j’ai explosé de rire mais tu as tout à fait raison, ma façon de présenter les choses doit faire penser à beaucoup que je colle des timbres 🙂 !). Mais je devrais aussi surtout me détacher de ce que pensent les gens.
      C’est vrai aussi que ça me gêne d’autant plus que mon mari, lui, quand il prononce le nom de son métier, ne recueille que des regards ébahis. Pour autant comme tu le décris si bien pour les libraires, il exerce un métier dans des conditions très difficiles qui lui sont presque insupportables et le font souvent douter de son choix. De son point de vue c’est tout sauf un métier de rêve !
      Bon et sinon oui je me doutais qu’on était sur la même longueur d’onde sur le sujet alors pour la rentrée je te souhaite un super CDI dans une administration tranquille avec une équipe sympa de tout coeur 😉 !

  5. Et il n’y a pas de honte à ça! C’est bien aussi la routine, le confort que cela apporte. Mine de rien tu as un joli parcours professionnel, et la famille c’est important. Certains font le choix de la carrière (et je ne leur reproche pas), c’est sûr qu’il est difficile d’allier les deux, on ne peut pas être à fond partout.
    Je me corrige, en fait, mine de rien tu as un joli parcours…tout court 😉

    1. Merci 🙂 . Mais tu as raison, je crois qu’on ne peut pas être à fond partout. En tout cas moi je ne pouvais pas alors j’ai choisi et pour le moment je suis satisfaite de mon choix.

  6. Ça vaut ce que ça vaut, mais j’admire ton parcours ! Tu as fait des choix courageux, tu as manifestement été excellente sur chacun de tes postes, tu as obtenu un travail à l’étranger… Même si elle n’est pas en ligne droite, même si elle ne ressemble probablement pas à celle de tes copains de promo, ça ressemble quand même beaucoup plus à une carrière qu’à une non-carrière, non ?

    1. Merci c’est gentil 🙂 . Oui ben c’est une carrière de toute façon après ça dépend ce qu’on met derrière ce mot. Disons que ce n’est pas forcément la carrière qu’on attendait de moi 😉 .

  7. 50 jours de congé par an !!! Mon Dieu, je veux ton job !! 🙂 Non, sans rigoler, je ne trouve pas qu’on puisse résumer ton parcours à une « non-carrière ». Au début, tu as fait ce qui correspondait à ton âge, tes envies, tes études (même si tu n’étais pas formée pour ce métier) et puis les choses et surtout toi ont évolué. Evidement, c’est bien d’avoir un super poste et un super salaire mais je crois qu’il y a un moment où on se rend compte qu’il y aussi d’autres choses qui nous rendent heureux. Tu as l’air d’avoir trouvé un bon équilibre entre ta vie professionnelle et de famille. Peut-être que les gens ne te regardent pas avec admiration quand tu leur explique ton métier mais si toi, il te plaît et te permet de t’épanouir, c’est le plus important ! Et puis, en restant à Paris avec un « super » job, aurais-tu eu une famille semblable à la tienne ? Aurais-tu pu profiter de ton congé parental pour accompagner ton fils lors de sa première année ? Serais-tu toujours heureuse de travailler autant ? C’est peut-être la routine mais une jolie routine ! 🙂

  8. Mais c’est vrai que tu as l’air de faire un super métier! Je’ suis d’accord, la façon dont tu le présentes joue pour beaucoup. Et vraiment, vraiment, rien ne sert de s’acharner à demeurer sur un poste prestigieux mais qui nous rend malheureux!
    C’est drôle, moi aussi je m’apprête à « régresser » professionnellement si l’on peut dire, et j’ai très hâte. A vrai dire, j’aurai sûrement besoin, plus tard, malgré tout, d’autres défis qu’il faudra trouver… mais ils devront correspondre à qui je suis. Là je suis trop malheureuse, et lorsque je considère les préoccupations de mes collègues, celles qui leur font plisser le front d’un air préoccupé, j’ai envie de rire et de dire: « mais, mais… on s’en fiche de ça non???? » 🙂

  9. Bah dis donc, pour une non-carrière c’est plutôt pas mal! Ce poste te paraît peut-être fade par rapport à ce que tu aurais pu envisagé mais il n’est pas sans intérêt pour le commun des mortels.
    Ton billet me fait repenser aux working boys et girls que j’ai croisé ces derniers jours à Londres. Tous en costard/tailleur, tous en train de courir…des zombies en cravate dans le métro. Au début je m’imaginais comme eux et elles, cadre, dynamique, stressée, rémunérée, pressée…ça me faisait envie. Puis le soir, j’en croisais à leur départ du bureau. Ceux qui ne se ruaient pas vers le métro ou qui ne partaient faire leur jogging aller s’acheter leur repas du soir. Repas individuel. Et là, je les imaginais rentrant seul, dans leur studio, sushis sous le bras, regarder la tv, seul, se coucher, seul et repartir pour 24h nouvelles heures identiques. Avec pour seul projet de toujours gagner plus en sachant pertinemment que ça ne serait jamais suffisant pour s’acheter un bien immobiler.
    Tout ça pour te dire que quand j’imagine ta vie « tranquille » avec un boulot sympa (si si!) bien rémunéré qui te laisse du temps pour toi et ta famille, tu me fais plus rêver que cette « jeune cadre dynamique parisienne ».

  10. Je viens de laisser un commentaire sur votre page d’accueil mais je ne peux résister à l’envie de commenter à nouveau: je me retrouve tellement dans ce que vous dîtes!
    Mes parents n’ont pas fait d’études supérieures mais j’ai toujours eu des facilités à l’école. Au lycée, contre l’avis de mes professeurs qui me voyaient nécessairement passer un bac S, j’ai opté pour un bac littéraire, ce qui m’a permis de me consacrer à des matières que j’aime: les langues étrangères et la littérature. Je n’ai pas passé le concours de Sciences-Po Paris car je ne pensais pas y avoir ma place mais ai intégré un « IEP de province » à la sortie du bac où j’ai passé de très belles années, en particulier lors de mon année à l’étranger où j’ai rencontré mon compagnon actuel, qui est autrichien.
    Aujourd’hui cadre dans un service du premier ministre, je m’interroge beaucoup sur d’éventuelles perspectives professionnelles en Autriche. J’ai toujours aimé voyager et Vienne est une ville dans laquelle je me projette facilement, si verte et si calme! Pour autant, j’ai peur que mon niveau d’allemand (que je situerais actuellement à un bon B2) ne me limite sur le plan professionnel, c’est pourquoi je travaille à l’améliorer. Sur le plan juridique et institutionnel, l’Autriche et la France fonctionnent très différemment et je me demande s’il me faudrait reprendre un master bien que la perspective de ne plus gagner ma vie pendant un an ou deux m’inquiète un peu. Malgré tout, l’enthousiasme est bel et bien là à l’idée de m’installer dans un nouveau pays et de pouvoir faire de nouveaux projets avec mon compagnon! Merci pour votre témoignage.

    1. Nous avons en effet beaucoup de points communs 🙂 . De mon point de vue votre niveau d’allemand est suffisant pour commencer à chercher du travail ! J’avais également un niveau B2 et j’ai ensuite énormément et très rapidement progressé sur place. Si votre équipe vous fait confiance au moment du recrutement tout ira bien. Concernant la reprise des études, je ne suis pas sûre non plus que cela soit nécessaire. J’ai tout simplement appris « sur le tas » et je m’en sors très bien. Evidemment j’ai un peu perdu de connaissances et j’ai parfois besoin de mettre à niveau mais une petite recherche Google m’aide généralement rapidement à tout comprendre 🙂 .

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