Troisième étape : la côte d’Azur

Troisième étape : la côte d’Azur

IMG_0221Le samedi 8 août, nous avons quitté à regret notre refuge isérois et pris la route pour la côte d’Azur – dont je suis originaire et où réside encore presque toute ma famille. Bison futé s’était trompé cette année : il avait annoncé une journée rouge sur les routes, elle s’est avérée noire. Nous avons été pris dans d’interminables bouchons. Le thermomètre de notre voiture affichait 40° à l’extérieur, le soleil tapait à l’intérieur, Pierre était d’humeur exécrable… Bref, un véritable cauchemar ! Depuis, Pierre chouine dès qu’on l’installe dans son siège auto, je crois que le pauvre a été traumatisé par cette expérience.

Chez moi, comme souvent, je me suis sentie un peu tiraillée : entre ma famille avec laquelle j’aimerais passer tout mon temps et mon mari qui réclame un peu d’attention et d’intimité. Pour vous donner une idée, Ulrich surnomme ma famille « la mafia » parce que c’est vrai que cela ressemble à un clan très uni, mais un peu fermé. Dans l’ensemble les choses se sont cependant très bien passées cette fois. Ulrich et moi avions pris la peine de discuter du planning de la semaine avant notre arrivée – avec des plages horaires réservées famille ou temps pour nous – et cela a bien aidé.

J’ai eu l’impression que mes parents profitaient bien de Pierre. Ils l’ont même gardé toute une après-midi ! C’était une grande première et tout s’est merveilleusement bien passé. A la fin du séjour, Pierre tendait les bras vers mes parents très spontanément, il s’était visiblement vraiment attaché à eux. Cela m’a fait bien plaisir. Mes parents viendront nous voir une semaine en novembre pour les un an de Pierre et je ne doute plus désormais de la capacité de ces trois là à nouer une belle relation.

Pierre a également passé du temps avec mes grands parents et rencontrés ses cousins et cousines pour la première fois ! C’était très émouvant et cela m’a beaucoup touchée. Je suis tellement attachée à mes neveux ! J’ai revu ma sœur aussi, et même si nos dizaines de messages quotidiens échangés sur Whatsapp me donnent l’impression de ne jamais vraiment la quitter, ça m’a fait du bien d’autant plus qu’elle m’a semblé particulièrement heureuse et épanouie (juste pour préciser, ma sœur est la seule autre personne de ma famille – hasard ? – a avoir quitté la côte d’Azur, elle habite désormais dans le sud-ouest, c’est pour cela que nous nous voyons très rarement).

La chaleur a commencé à nous peser après plus d’une semaine de canicule. Si en Isère, le thermomètre grimpait jusqu’à 36 en journée, il pouvait la nuit redescendre jusqu’à 20. Sur la côte, la mer maintenait la température jour et nuit à plus de 30°. Le trop petit appartement où nous logions s’est vite révélé très étouffant. Nous étions par ailleurs contraints de dormir les fenêtres grandes ouvertes et avons donc subi le bruit environnant. A cause de Pierre mais aussi par manque de temps, nous n’avons pas du tout profité de la mer. Je dois dire que je le regrette un peu à posteriori !

IMG_0236Pour compenser, mon père nous a ramené les meilleurs produits du marché, ma mère a passé des heures en cuisine pour élaborer des recettes locales, et nous nous sommes régalés ! Pour la première fois, j’ai donné de petits morceaux de fruits crus à Pierre : du melon, de la pêche, de la pastèque, mais il n’a pas eu l’air tout à fait convaincu.

A la fin de la semaine, nous avons repris la route vers un peu de fraîcheur : nous sommes désormais en Savoie pour quelques jours et nous terminerons notre grand voyage en Champagne à la fin de la semaine. Je dois vous confier – en espérant ne pas trop paraître enfant gâté, que je commence doucement à avoir hâte de voir la fin de notre itinéraire. Nous sommes un peu fatigués de devoir à chaque étape défaire et refaire notre chargement. Notre petite routine me manque. Loger dans de tous petits appartements commence à me peser. Mais d’un autre côté, je veux profiter à fond de ces derniers jours en France ! A moi encore les viennoiseries, les supermarchés pour faire le plein de bonnes choses, les beaux paysages, la détente avec mon mari ! L’Allemagne et la rentrée peuvent bien attendre 😉 .

11 réactions au sujet de « Troisième étape : la côte d’Azur »

  1. Waaah il est top ton programme !!! Et ça doit être un peu tendu pour toi les vacances effectivement si ton mari dit que c’est la mafia, il doit un peu traîné les pieds quand il y va ^^’ Mais c’est génial de pouvoir présenter son bébé à la famille, qu’il rencontre les cousins etc. C’est sa famille à lui, c’est important 🙂
    Bison Futé entre rouge et noir je vois pas la différence, je prends pas la route ou je pars à 4h du matin (c’est ce qu’on a fait cette année), j’ai trop peur d’être coincée dans les bouchons avec le chat et la puce !

    1. Nous n’avions pas d’expérience des bouchons encore avant bébé nous voyagions presque seulement en train ou en avion. Mais l’année prochains c’est sur on ne nous y reprendra pas !

  2. Je pense que c’est normale sur la fin de vacances itinérantes d’avoir envies de rentrer ^^.
    C’est quand même fatiguant de bouger tout le temps, les conditions pour dormir ne sont pas toujours optimal … moi, j’ai eu le même sentiment à la fin d’un road trip au USA et de notre voyage de noce en transsibérien 😉

    Je vois que ton mari a du mal avec ta famille …
    Mon breton aussi, même s’il ne nous qualifie pas de mafia … il appellerait plutôt mon père « le despot » : avec mes parents tu peux avoir 1 à 2h de flottement puis subitement, ils décident quelques choses et il n’y a plus qu’à suivre le mouvement sans broncher … Je n’ai pas encore trouver de truc pour éviter les drames … il faudrait que je teste de faire un planning avec un temps où on fait ce que mes parents veulent et un où on se promène en amoureux ^^

    1. Oh le transsibérien en voyage de noces ça fait rêver ! Quand au rapport beau fils / famille ce n’est jamais simple je crois. Mais bien préparer le séjour a été payant pour nous !

      1. C’est marrant, je croyais que c’était le rapport belle-fille/belle-famille qui clashait, mais je suis plus coulante que mon homme : quand je suis avec mes beaux-parents, ce qui m’importe, c’est globalement leur faire plaisir et j’ai une belle-mère en or ^^.

  3. Tu m’as fait rire avec Ulrich et « la mafia » 🙂 Ca me fait penser à mon mari et ma famille, surtout que mes parents ont là en ce moment ! Je crois que je vais te piquer l’idée de faire un planning pour notre prochaine visite en France … Mon mari aura moins l’impression de devoir subir le séjour !
    J’espère que le retour se passera bien et que Pierre ne va pas trop râler dans la voiture !

    1. Alors c’est encore un point commun et oui je vous invite à faire un petit planning avant ça aide ! De mon côté j’ai aussi été claire avec mon mari sur mes attentes : je vis en Allemagne alors j’attends quand même de lui qu’il sacrifie deux semaines par an pour moi…

  4. Je reviens juste sur un détail qui m’intéresse grandement: vous ne séjournez pas dans ta famille quand vous descendez les voir? Tes parents peuvent pas t’accueillir ou (et c’est ça qui m’intéresse) tu as trouvé une parade infaillible pour éviter de dormir chez eux sans les froisser?

    1. Si, mes parents pourraient nous accueillir et le feraient avec plaisir… Mais depuis que je suis en couple nous prenons un appartement de location ou logeons dans l’appartement vide de mes grands parents. Je leur ai dit la vérité : quand nous venons une semaine nous aimons aussi conserver quelques moments d’intimité, c’est même important pour que tout se passe au mieux et que nous revenions régulièrement avec plaisir. J’ai l’impression qu’ils ont bien compris dans se vexer – d’un autre côté ils n’avaient pas vraiment le choix 😉 .

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