Et mon couple dans tout ça ?

Et mon couple dans tout ça ?

6Il y a des articles qui sont plus un peu plus difficiles à écrire que d’autres. Celui-là est dans ma liste depuis le début je crois. Et puis je repousse, je choisis un autre thème. J’ai lu pas mal de témoignages très beaux sur le bonheur ressenti par certaines mères de voir leur homme devenir père, sur des couples renforcés par l’arrivée d’un bébé. Beaucoup ont été publiés au moment de la fête des pères. Je n’en ai lu qu’un seul, chez la Cafouine, sur la violence que cela peut être aussi, pour un couple, l’entrée dans la parentalité. Dans mon entourage réel, les langues se délient plus facilement. Je ne crois pas que je sois la seule dans ce cas, et c’est déjà un soulagement. Mon bébé a un peu déstabilisé ma vie de couple, voilà.

Je ne voudrais pas que vous pensiez en lisant cet article : « Oh mon Dieu, la voilà déjà proche du divorce ! ». Ce n’est pas du tout le cas. Nous nous disputons assez peu avec mon mari et nous avons un quotidien très heureux. Nous sommes d’accord sur l’essentiel : notre projet de vie, l’éducation que nous souhaitons donner à notre enfant. Mais j’ai tellement changé en devenant mère, peut-être trop ? Je savais que cela pouvait arriver, j’ai tout fait pour l’éviter et en même temps je l’avais mal anticipé. J’ai l’impression qu’il y a encore plein de petites choses à caler, à accepter peut-être, pour que je puisse enfin devenir une mère et une épouse épanouie. Ce sont de ces choses que j’aimerais vous parler aujourd’hui.

Vous le savez déjà, j’ai très mal vécu ma grossesse et les deux premiers mois avec bébé. Ce furent des périodes difficiles, angoissantes pour moi. Je ne sais pas pourquoi, mais pendant ces périodes, mon mari m’a déçue. Pourtant quand j’y repense avec honnêteté, je me souviens aussi de tout ce qu’il a fait pour m’aider, de tous ses petits gestes adorables – un bouquet de fleurs, des chocolats. Mais je ne me suis pas sentie soutenue, je me suis sentie jugée. J’avais l’impression de l’agacer avec mes déprimes sans fin. J’ai du mal à faire la part des choses dans mes souvenirs, mes attentes étaient peut-être déraisonnables. Je lui fais probablement payer quelque chose pour lequel il ne peut rien : des mois d’angoisse. Il a sans doute bien fait, parfois, de mettre une limite à mes peurs délirantes. N’empêche que je n’ai pas totalement digéré cette période.

Je l’ai déjà expliqué ici, mon mari et moi faisons comptes séparés. Le problème, c’est que l’écart entre nous – qui a toujours existé – s’est désormais énormément creusé. Même si le congé parental est bien indemnisé en Allemagne, mes revenus ont baissé d’un tiers et mes dépenses ont augmenté. C’est mon entière responsabilité : j’aurais pu reprendre le travail plus tôt, je pourrais même chercher un poste mieux rémunéré. Mais je préfère mon petit boulot tranquille pour profiter de mon bébé. Je l’assume, et j’ai quand même de quoi bien vivre je crois. Sauf que partager le toit d’une personne qui dispose du triple, cela engendre rapidement une certaine frustration, pour ne pas dire de l’envie. Envie qu’il ressent sans doute en retour au sujet de mon temps libre – il travaille régulièrement nuits et week-ends en plus de ses journées. Je crois qu’il y a là un déséquilibre un peu trop grand désormais. J’espère que celui-ci se résoudra de lui-même : je vais reprendre le travail bientôt – même si ce n’est qu’à temps partiel et il se peut que mon mari puisse l’an prochain obtenir un poste moins prenant.

J’aime passer mes journées avec mon bébé, j’aime mon actuelle vie de femme au foyer. Mais toute la journée, il y a un petit être qui dépend entièrement de moi. J’ai l’impression de n’être jamais tranquille, de ne pas avoir une seule minute à me consacrer. Il fait des siestes c’est vrai, mais j’ai toujours l’oreille tendue, les yeux rivés sur le babyphone, prête à bondir en cas de réveil. Le seul vrai moment où je peux souffler, c’est quand je le mets au lit, le soir vers 20h. Je sais alors qu’il est parti pour la nuit, que rien ne peut plus le réveiller. Et à ce moment là, je ne suis pas forcément ravie de rejoindre mon mari. J’ai l’impression d’enchaîner avec un deuxième être qui a aussi besoin de moi. Je dois écouter sa journée, ses soucis, cuisiner le dîner, être jolie et souriante. Et je n’en ai pas toujours envie. J’ai envie d’enfiler un pyjama, d’avaler un bol de soupe et d’aller me coucher tôt avec un bon roman. So sexy.

Parfois j’en veux à Ulrich de ne pas assez s’impliquer dans l’éducation et les soins du bébé. J’ai l’impression de tout gérer, de tout décider seule : le contenu du repas, l’heure du coucher, la tenue qu’il va porter demain. Il ne l’a d’ailleurs presque jamais gardé sans moi. Sur ce point pourtant, je suis paradoxale. Car je ne lui ai pas laissé beaucoup d’espace non plus. Et ça m’arrange sans doute pas mal, qu’il me laisse toute la place. Je n’aurais pas aimé qu’il s’immisce de trop, j’aurais eu peur qu’il me vole mon rôle. Les papas poules, je ne trouve pas ça vraiment excitant. Alors je ne peux pas lui reprocher une situation qui par ailleurs me va très bien. Ce serait trop facile.

Au delà de tout ça, il y a le fait qu’en devenant mère, j’ai découvert un amour renversant, immense, déferlant. Et qu’à côté, l’amour marital, il fait bien pâle figure. Je sais que les choses vont changer. Mon fils deviendra grand, autonome. Je sais que je dois continuer à penser à moi, à ma vie et donc à mon mari. Mais quand même, je pense que le nœud du problème, ce qui fait tout chanceler depuis qu’il est né, c’est la nature de cet amour là.

Il m’arrive aussi de rêver de ma vie d’avant, bien sûr ! Je me revois jeune, belle, riche et insouciante nullipare. Je suis nostalgique parfois. Mais dans ces cas là, je ne suis pas nostalgique de ma vie maritale d’avant bébé en Allemagne. Elle était déjà trop bien rangée pour moi. Je repense à ma folle vie parisienne, aux hommes qui ne m’ont connue que femme, désirable et pétillante. J’ai du mal à réincarner ce rôle auprès de mon mari après qu’il m’a vu malade, déprimée et souffrante.

Ce que je crois, et que j’ai finalement toujours su, c’est que le couple est un combat. Ça ne va pas de soi, de rester toute sa vie avec la même personne. Il y a des hauts et des bas. L’entrée dans la parentalité, que voulez-vous, s’est chez nous plutôt traduite par un bas. Quand j’écoute mes amies, j’ai l’impression de ne pas être la seule. Ma meilleure amie m’ a même écrit : « C’est une thématique tellement courante ! ». Ça m’a rassurée. J’espère que les vacances, la reprise du travail, vont me remettre sur la bonne voie. Si vous avez l’impression en me lisant que vous gérez mieux tout ça, que vous avez encore une vie de couple heureuse et épanouie après bébé, vous pouvez toujours me donner des conseils, qui sait ! Ne m’accablez pas trop quand même 😉 . Et si vous vous reconnaissez, ne serait-ce qu’un peu, dans mon témoignage, vous pouvez me le dire aussi : on se soutiendra !

41 réactions au sujet de « Et mon couple dans tout ça ? »

  1. Ah vaste sujet …
    J’ai déjà pensé écrire dessus, et puis non, je n’ai pas osé 🙂

    Nous ne sommes pas non plus au bord du divorce, pas du tout même, mais c’est clair que passer de couple d’amoureux à couple parental nous a chamboulé. Comme toi, je me sens moins disponible pour lui, pour nous. Trop tournée vers ma fille. Il faut se réajuster, trouver un nouvel équilibre. Et puis être au foyer, alors que lui bosse, j’ai du mal. Et comme toi (encore) le soir j’ai surtout besoin d’un moment SEULE.

    Mais je pense que la plupart des couples traversent une période délicate, en tous cas tous les couples se transforment, ça c’est certain !

    1. Aaaah tu ne peux pas savoir comme ça me rassure de lire ça. J’ai longtemps cru que je n’étais pas « normale ». Surtout d’ailleurs avec ce besoin soudain de solitude / temps pour moi. Après avoir passé des années de relation à distance à compter les jours avant de le revoir… Mais finalement comme tu le dis, tous les couples subissent une transformation. Peut-être que c’est un peu plus facile pour certains, c’est tout !

  2. Par rapport à la question financière (j’ai découvert du coup ton article à ce propos donc je réagis par rapport à ce que j’y ai lu aussi), une solution possible peut être que vous m’étiez sur le compte commun le même pourcentage de votre salaire au lieu de mettre la même somme. Après tout, si tu gagnes moins c’est aussi pour s’occuper de votre fils (ok, tu es en congés mat mais une fois le congé fini, tu gardes ton travail aussi pour être plus dispo pour votre fils) donc vous n’êtes pas à 50/50 pour la partie « gestion de l’héritier », vous apportez dans cette tâche chacun suivant vos moyens donc faire de même avec le compte commun ne me parait pas aberrant. Mais bien sûr, chaque couple fonctionne différemment.
    C’est toujours compliqué de savoir ce qui est juste,. Bon, après, il faut savoir que légalement, si vous êtes mariés sous la communauté des biens, en cas de séparation, vous ne repartirez de toute façon pas chacun avec ce que vous avez gagné… Même si la gestion interne au coupe reste à la convenance bien sûr 🙂
    Ici, on a décidé de voir notre couple comme une mise en commun de nos chemins donc aussi nos économies (même si dans les faits, on n’a pas de compte commun parce qu’on n’a pas faire les démarches et on gère bien en payant un peu à tour de rôle les trucs importants mais aussi suivant nos moyens du moment – c’est avec mes revenues qu’on a payé le loyer pendant un an et demi de chômage de l’amoureux). Et quand j’ai décidé de quitter le salariat pour l’entrepreneuriat, il avait son mot à dire sur la question car ça changeait nos revenues mais aussi nos emplois du temps (il me voit moins, il m’aide pour l’administration). Mais ce n’est pas toujours facile de savoir faire la part des choses entre la liberté individuelle nécessaire et le fait qu’on est décidé de signer un partenariat sur l’avenir en se mariant et en construisant nos vies et notre avenir ensemble. Jusqu’où peut-on faire de compromis ou en demander à l’autre ?
    La question va donc bien sûr bien au delà des sous…
    (Mais je suis en train de me rendre compte que je suis en train de spoiler mon article sous notre toit de lundi donc j’arrête lol)

    Pour la question de l’arrivée d’un enfant dans le couple et tout ce que ça inclut, je peux pas dire grand chose vu que c’est pas encore notre cas. Mais je me pose beaucoup de question à ce sujet (notamment parce que je suis très fusionnelle avec l’amoureux) donc ce témoignage était intéressant et j’ai hâte de lire les autres commentaires 🙂

    1. Tu postules au concours du commentaire le plus long de la blogosphère ? Non je plaisante 🙂 .
      Sur la question financière, je trouve que c’est un très vaste sujet qui mériterait d’ailleurs plus d’articles et de débats en général. En ce moment notre solution je dois le dire me semble peut-être un peu trop inflexible et source d’insatisfaction. D’un autre côté je trouve qu’il n’y a pas de solution idéale, à part celle qui convient aux deux avec le moins de frustration possible…
      Bon alors les commentaires pour le moment ne vont pas vraiment te rassurer 🙂 . D’un autre côté c’est vraiment très difficile à prévoir à l’avance, comment on va réagir en tant que future mère. Et puis il faut se dire que tout passe, je suis sûre que, bébé devenant plus autonome, les parents aussi se retrouvent.

  3. J’ai pensé parfois écrire sur mon couple mais je trouve ça trop intime et gênant par rapport au papa (non pas que ça le soit quand tu écris), j’aurais peur de parler dans son dos.
    Parler de mes ressentis de mère reste tout aussi intime, peut-être qu’au fond c’est plus facile.
    Mais je ne pourrais guère t’apporter de soutien. De mon côté le papa est impliqué dans l’éducation du petit. Cela dit, au moment où je t’écris je suis en train de bouder dans la chambre car je trouve que c’est un gros con. Un enfant c’est un cataclysme pour le couple, et en même temps je pense que c’est aussi une force et ce qui peut l’unir plus que tout. a condition de s’en donner les moyens et d’y travailler, à deux …
    Parfois j’ai l’impression que c’est toujours aux femmes de faire le premiers pas. Nous remarquons des signaux d’alerte et après on nous taxe de chiante.
    Bon mon commentaire écrit dans un état d’esprit colérique ne t’aidera pas à grand chose …. alors euh, les trucs bateaux tu vois : se ménager du temps à deux, prendre soin de soi en tant que femme, blablabla 😉

    1. C’est vrai que j’ai eu peur de « parler dans son dos ». D’un autre côté je ne le critique presque pas dans cet article, je me remets en revanche pas mal en questions… Ca a d’ailleurs été l’effet très positif de l’écriture de ce texte : je me suis rendue compte que beaucoup de problèmes venaient en fait de moi.
      A part ça merci pour ton commentaire même si tu ne me donnes pas de conseils. Rien que de savoir que je ne suis pas la seule à m’interroger sur ce point, qu’est ce que ça fait du bien !!

  4. Je n’ai pas vraiment le même ressenti concernant mon couple. Ça me fait toujours un peu bizarre, d’ailleurs, quand on me parle d’un souci lié à la maternité que je n’ai pas eu (genre la rétention d’eau), moi qui ai l’impression d’avoir tout cumulé 😉 Evidemment notre relation a un peu changé, et ça me fait toujours un peu bizarre de me retrouver seule avec lui, quand Choupie est ailleurs, dans d’autres bras, ou couchée, ou que sais-je. J’ai vraiment l’impression qu’on est à nouveau deux jeunes étudiants insouciants et foufous, c’est très étrange. Comparativement, nous sommes tellement sérieux et distants, quand il y a Choupie entre nous…

    Je vois aussi ce que tu veux dire quand tu dis que tu te sens « gênée » vis à vis de cet homme qui t’a vue si mal, que tu aimerais revenir en arrière. Mon mari a plutôt été génial durant cette période (bon, maintenant, il se fout un peu de ma gueule de l’époque, mais au moins il ne le faisait pas sur le coup :p), mais il m’a fallu beaucoup de temps pour me retrouver moi et me sentir à nouveau féminine, amusante et désirable, ne plus être un peu honteuse de m’être montrée ainsi. Je crois qu’il faut accepter qu’en tant que femme, on vit une épreuve que les hommes ne connaîtront jamais. C’est super l’égalité homme-femme, mais quand on vit des choses différentes, forcément on réagit différemment.

    Et je comprends bien de quoi tu parles quand tu évoques un amour tellement plus fort… Je crois qu’il faut assumer le fait que même si notre mari a été le plus grand amour de notre vie à un moment, cet amour-là soit dépassé par l’amour parental qu’on ressent pour nos enfants. C’est normal, et c’est dans l’ordre des choses, c’est l’inverse qui serait bizarre (c’est sans doute parce que je l’ai vécu que ça me touche autant, mais un père ou une mère qui choisit de privilégier son nouvel amour à ses enfants, ça me semble juste honteux).

    Pour l’histoire du niveaux de vie différents, j’avoue que pour moi ce serait impensable. D’ailleurs, c’est impossible :p Faudrait qu’on règle nos dépenses communes avec 1000€ par mois, et que moi je n’aie aucun argent une fois mes factures (téléphone, voiture, frais bancaires) payées, tandis que mon mari aurait 500€ mensuels pour ses loisirs. On a visiblement le même fonctionnement que vous (deux comptes séparés où on reçoit nos salaires, et un compte commun pour les dépenses plus ou moins communes) mais on met de l’argent sur le compte commun proportionnellement à ce qu’on gagne. Pour tout te dire, je trouve que ton système n’est pas très juste, parce que ce congé, tu le prends pour votre enfant, à vous deux, être femme au foyer, c’est un vrai travail, qui t’occupe toute la journée (et toutes les heures sup de ton mari, ce sont des heures sup pour toi avec votre petit… que personne ne te paie !), et tu devrais être récompensée pour ça, pas en subir les conséquences financières. Enfin, moi je sais que ça ne pourrait pas fonctionner. Même si bon, pour moi c’est différent, puisqu’on parle de nécessité (nous nous sommes toujours mutuellement aidés quand l’un ou l’autre en avait besoin) alors que visiblement tu parles plus de confort. Je ne sais pas ce que je ferais dans ton cas. Mais je crois quand même que je serais frustrée de ne pas vivre à la hauteur des moyens de mon couple.

    Bref, je n’ai pas de conseil (à part peut-être souffler à ton mari que l’égalité, ce n’est pas quelque chose de mathématique, c’est considérer ce que chacun fait pour le couple et s’assurer que tout le monde ait bien tout ce qui lui est dû -c’est pas uniquement valable pour les sous, hein, ça peut aussi être du soutien lors d’une grosse baisse de moral). Mon couple à moi est loin d’être parfait, et s’il n’a pas trop souffert de l’arrivée de notre fille, c’est sans doute parce que ça ne roulait déjà pas comme sur des roulettes avant, que nous disputions déjà avant, que nous nous reprochions des tas de trucs à la base (en gros moi j’ai toujours été chiantos, et lui déconnecté de la réalité) 🙂 Un couple, ça ne va pas de soi, mais l’important, c’est de vouloir tous les deux que ça dure, et de faire ce qu’il faut pour. Je suis sûre que c’est votre cas 🙂

    Je suppose que tu avais lu le (génialissime) article de Nya sur le sujet. Je t’invite à lire demain celui de Claire, toujours SNT, qui le complète et amène encore un autre éclairage sur le sujet 🙂

    1. En effet, bravo 🙂 mais surtout continuez j’adoooore vous lire ! Surtout que ton commentaire me fait sérieusement avancer sur deux points :
      1. Je crois que tu as tout à fait raison quand tu écris que je dois accepter que mon mari m’ait vue comme j’ai été enceinte et au début de ma maternité. En fait je devrais peut-être même le voir comme une force / une fierté d’avoir traversé ça avec lui !
      2. De la même façon, je crois que je dois accepter que j’aime mon fils plus que tout et donc plus que lui. Ce n’est pas mal, ni anormal, et c’est peut-être même l’inverse. Merci de me l’avoir fait comprendre 🙂 .

      Pour les sous oui je comprends bien ton point de vue, il se défend ! Mais comme tu l’écris, il ne s’agit bien sûr pas de besoins essentiels non couverts. En cas de licenciement par exemple il est évident que nous nous aiderions. Mais en ce moment je touche plus que le SMIC (pour rester à la maison) donc ça va quand même… Et puis c’est ma responsabilité. J’aurais eu la possibilité d’avoir un poste très bien payé, je l’ai refusé pour intégrer la fonction publique et me la couler douce. Du coup j’estime que je dois assumer toutes les conséquences de ce choix. Idem l’an prochain avec mon temps partiel. La place en crèche que j’ai obtenue est pour un temps complet. C’est moi qui ai décidé de ne pas y aller… Même si bien sûr forcément mon mari en profite indirectement.

      A part ça merci de me rassurer et de me démontrer que ton couple n’est pas parfait j’ai eu un peu peur 🙂 . Et sinon oui j’avais lu le super article de Nya et je brûle d’impatience de découvrir demain celui de Claire !

      1. Contente d’avoir pu t’aider un peu. Même si je n’ai pas de mérite, hein, ce sont des questions que je me suis posées aussi, et ce sont juste les réponses que je suis auto-apportées (et peuvent être résumées très grossièrement ainsi : « Tant pis, c’est comme ça, c’est tout » :p).

        Pour le reste, oui, c’est clair qu’on n’est pas dans la même situation. Et je pense que le paramètre du « mérite », si moi je ne le prends pas en compte, c’est parce que dans mon couple, on a tous les deux fait des choix professionnels discutables (quoique dans un genre différent, puisque lui a choisi d’arrêter ses études et y a gagné un boulot stable mais très peu valorisant, tandis que j’ai choisi de faire un enfant à la fin de mes études, et y ai gagné un boulot génial mais précaire). Du coup, non seulement on ne peut pas se poser cette question, mais si on le faisait, on passerait des heures à se renvoyer des « si tu n’avais pas fait ça, on n’en serait pas là » 😉

        Tout cela est très personnel, l’important c’est que ça marche pour vous. Ce que je veux dire, c’est que le jour où tu en souffres vraiment, les arguments pour que ça change existent. Pas sûr qu’ils soient entendus, mais tu serais en droit de les formuler, et ça n’aurait rien d’honteux ou d' »abusé ». Ce que tu fais pour votre fils (même si tu l’as choisi et que tu aurais pu faire autrement), ça touche à votre famille en général.

        (mais sur ce coup-là, je ne m’érige pas non plus en donneuse de leçon, parce que nous ne sommes pas d’accord au sein de notre couple : si ça ne tenait qu’à moi, on n’aurait qu’un compte commun, tandis que Monsieur veut avoir un jardin secret financier… notre solution, c’est donc ni plus ni moins qu’un compromis qui nous laisse chacun un peu frustré… alors crois-moi, je sais que c’est compliqué !)

  5. Hello, j’ai découvert ton blog via Rose comme trois pommes, j’ai des petits jumeaux de 14mois que j’ai portés et que j’élève avec mon épouse.
    Je me permets de réagir sur deux points concernant ton article.
    D’abord sur la gestion des revenus, je sais bien que chacun fait bien comme il l’entend tout ça tout ça, mais ça me parle car je me retrouve dans la même situation que toi: je gagne ma vie « correctement, ni plus ni moins » je trouve (plutôt moins vu les études que je me suis fatiguée à faire…), et ma chérie gagne au bas mot 2fois, voire 2fois et demi plus que moi (ça varie en fonction des années, elle est profession libérale).
    Le fait de porter nos twins m’a obligée à m’arrêter presqu’un an, ce qui a mis un vrai coup d’arrêt à ma carrière qui était prometteuse lors de mon départ en congé mat (en gros, en mon absence, une autre nana a été promue à ma place au poste que je visais). Pendant ce temps là, ma chérie a continué à prendre du galon, donc l’écart s’est vraiment creusé à ce moment là, et n’est pas prêt de se résorber. Eh bien de notre côté on fais le compte de toutes nos dépenses, ce qui permet d’avoir la somme que nous devons prévoir sur le compte commun, et ensuite nous additionnant nos deux salaires. En gros, en ce moment, notre revenu global est généré à 65% par la rémunération de ma chérie, et à 35% par ma rémunération. Eh bien je mets sur une somme égale à 35% de notre dépense mensuelle, et ma chérie une somme de 65% de cette dépense. Ainsi, nous contribuons chacune à hauteur de nos moyens, et nous gardons chacune un peu de sous perso. Au début, ça me mettait mal à l’aise, met en fin de compte, je trouve cela justifié: je consacre plus de temps à nos enfants, j’ai mis ma carrière en stand by pour que nous puissions former une famille, et finalement, c’est aussi grâce à mon statut de salarié que nous avons pu emprunter à la banque il y a 4ans pour acheter notre premier appartement (à l’époque, ma chérie débutait dans son job, donc les banques n’avaient pas confiance), et si je gagne si « peu » comparativement à elle, c’est aussi parce que j’ai accepté de ne pas travailler en région parisienne (là où j’aurais vraiment pu trouver des jobs rémunérateurs dans mon secteur d’activité) parce que ma chérie ne supportait pas ce mode de vie. Du coup, nous vivons dans une ville de province, très très sympa, mais où je sais que je ne serai jamais payé des mille et des cent! De mon point de vue, (partagé avec ma chérie of course), je trouve notre systeme certes inégal, mais équitable.

    Ensuite (et je crois que moi aussi je cours pour le prix du plus long commentaire…), sur les besoins que tu attribues à ton mari te concernant, excuse moi si je te le dis sans trop d’embages, mais je trouve cela un peu « vieillot » et peut être un peu réducteur. Tu dis que tu dois préparer son dîner à ton mari le soir (ok, il bosse à l’extérieur et toi à la maison), en étant jolie, souriante, sexy… Ben je ne sais pas si ton « rôle » ou ton « devoir » c’est d’être une jolie et divertissante potiche (ne le prends pas mal, je ne te dis pas ça méchamment). J’imagine que ton mari t’aime, et il t’aime aussi pour ce que vous avez traversé ensemble, pour le courage dont tu as fait preuve lors de ta grossesse, dans ta maternité, pour la force que tu as eu de mettre votre enfant au monde, qu’il t’aime comme une personne à part entière, avec ses émotions, ses ressentis, et non pas seulement comme un bel objet ou une séduisante hôtesse. Personnellement, je pense que ce qui est fondamental pour un couple qui traverse le bouleversement de la parentalité (car oui c’est un bouleversement sans précédent pour le couple), c’est la complicité. Evidemment tu as changé, et lui aussi sans doute, mais ce qui importe c’est que vous sachiez retrouver cette complicité qui est le ciment du couple et la base de beaucoup de choses (le bonheur d’être ensemble, le désir, l’envie de continuer à faire des projets…).
    J’espère ne pas t’avoir blessée, ce n’est vraiment pas le but. Je te souhaite de vous retrouver sereinement en tant que couple, ton mari et toi. Bonne journée.

    1. Bonjour Augmar, bienvenue ici et merci pour ton commentaire ! Ne t’inquiète surtout pas, tant que les échanges sont bienveillants j’y suis toujours favorable car c’est comme ça qu’on progresse et finalement c’est aussi pour ça que j’écris un blog !
      Concernant la question financière, je trouve votre solution très bien, et même optimale dans notre situation. Je ne serais pas forcément opposée à l’appliquer chez nous… C’est vrai qu’à l’heure actuelle, je laisse de côté ma carrière pour notre famille. Mais d’un autre côté, j’ai l’impression d’en porter l’entière responsabilité. J’aurais pu reprendre le travail plus tôt et à temps plein, je crois que mon mari aurait été pour. C’est moi qui ai choisi de faire différemment car j’ai envie de profiter de mon bébé. Du coup je ne me sens pas légitime à demander un changement de système… Par ailleurs mon mari a un travail très pénible qu’il déteste, et moi en revanche j’adore ma vie, le temps que je consacre à mon enfant. Alors je me dis que l’argent compense un peu nos quotidiens, tu vois ?
      Concernant mon image très cliché de femme parfaite, tu as tout à fait raison et tu m’ouvres les yeux ! Je ne sais pas pourquoi je m’impose ça. Je ne crois même pas que c’est ce que mon mari attend. Je crois qu’il me préfère de bonne humeur en jogging que frustrée et maquillée. C’est sans doute un reste de mon éducation ou de pression sociale… J’ai tellement entendu qu’il ne fallait pas se négliger, prendre soin de son couple, etc. Je crois que sur ce domaine je dois m’affirmer d’avantage et sans honte.

  6. Hello!

    Nous n’avons pas d’enfants, et en plus, nous avons une situation financière spéciale (ces dernières années mon mari, puis moi, avons arrêté de travailler, supportés entièrement par le salaire de l’autre). Alors tout compte fait je n’ai pas grand chose à dire dans cette discussion, si ce n’est que la question de l’argent est vraiment problématique (quid des vacances? des loisirs à deux? du bien-être apporté par le salaire de l’autre quand l’autre salaire est bas?) ! Mais je trouve ça courageux d’avoir abordé le sujet, vraiment.
    Des petites idées qui me viennent comme ça (je suis plutôt bavarde…!!). C’est ton choix d’être à la maison et tu en assumes les conséquences certes. C’est aussi le choix de ton mari d’effectuer un travail hyper prenant et insatisfaisant apparemment. Lui aussi peut peut-être en assumer les conséquences et s’occuper un peu plus de bébé? Et toi pendant ce temps, tu peux t’étaler dans le lit en pyjama? Si tu lui demandes un peu à l’avance et qu’il sait que, par exemple, le dimanche soir, il gère tout tout tout…
    C’est probablement une bonne chose que tu retravailles bientôt et que lui prenne un congé parental à son tour. Je pense que les femmes ont souvent l’habitude de tout vouloir contrôler au niveau de la maison (le résultat d’un habitus social très très ancré!). Par conséquent, les hommes en font moins, moins bien, « pas comme il faut », et n’anticipent pas les besoins, l’organisation… ce qui pousse les femmes, qui réclament plus d’aide à la maison, à finalement continuer à prendre en charge le plus gros du travail. Par exemple, le mien effectue des tâches ménagères qui sont devenues sa routine. Mais il ne va jamais anticiper (sur le contenu du frigo, etc.). C’est un (très gentil) « exécutant »! C’est donc (aussi) une situation que les femmes continuent à entretenir. Il est difficile de sortir de ce schéma et cela inclut d’accepter, quand les hommes mettent la main à la pâte (ou la partenaire féminin en fait) que ça ne soit pas « comme il faut ». Et ça c’est très très très dur! Et c’est long aussi, d’inverser les processus: ça implique de demander les choses gentiment, de dire subtilement ce qui n’est pas bien fait, de bien demander à l’autre comment il voit les choses… (on peut aussi exploser des fois, mais à long terme c’est désagréable). Alors j’imagine qu’il y a des points communs avec un enfant?
    La vie de couple, cet éternel travail d’architecte!

    1. Tu as tout compris ! Ou alors tu vis avec la copie conforme de mon mari, c’est possible ? Mon mari aussi est un très bon exécutant et il ne rechigne jamais à m’aider pour les tâches ménagères. Le problème c’est qu’il n’anticipe pas souvent et que moi j’ai de sérieuses difficultés à demander de l’aide, surtout en ce qui concerne les soins du bébé… Mais comme tu l’écris ma reprise du travail et son congé parental vont sans doute nous pousser à faire changer un peu les choses. Je viendrai vous raconter !

  7. Ton article est très beau et très touchant ! Je m’en doutais et je me l’étais gardé à lire pour quand je serai vraiment disponible pour le lire.
    Je n’ai pas vécu comme toi ma grossesse (d’alitée assistée) ni ma toute fraîche maternité mais tes propos me touchent beaucoup parce que je vois bien qu’on se « dispute » plus qu’avant (bon en même temps vu que le chéri cherche du boulot on est TOUT LE TEMPS ensemble) et que des propos banals deviennent vexants. Je me souviens m’être souvent dit au début qu’il faut vraiment aimer quelqu’un pour continuer à bien s’entendre avec un bébé.
    Le manque de sommeil, la fusion maman-bébé, le nouvel rythme qui s’installe ainsi que le nouvel mode de vie sont un grand cap à passer et tu verras que vous le passerez très bien !
    Encore une fois, super article.

    1. Oh merci pour ton commentaire il me touche beaucoup ! Ça me réconforte de lire que d’autres mamans blogueuses se reconnaissent un peu dans ma situation. Et tu as raison, j’en suis sûre aussi ce ne sera qu’un cap à passer !

  8. Je ne vais pas t’accabler, loin de là ! Je me retrouve aussi dans ton article, la parentalité a énormément changé notre couple. Avant, j’avais l’impression d’être pour lui une jeune fille (je suis beaucoup plus jeune que mon mari) séduisante, rigolote, intelligente et intéressante. Même si ma première grossesse a été idéale au point de vue santé, je pense que nos rapports ont commencé à évoluer à ce moment-là. J’étais complètement accaparée par ce bébé que j’attendais plus que tout ! Pierre est arrivé et les 2 premières semaines ont été « rose bonbon », folle amoureuse de mon mari et de mon bébé ! Quand il a eu 3 semaines, mon mari est retourné travailler à Cologne et moi, je me suis retrouvée bloquée à la maison (ma voiture venait de me lâcher, pas le temps d’en acheter une nouvelle) avec un bébé en plein pic de croissance + coliques et un beau-fils qui m’insupportait. J’ai fait l’erreur de refuser tout aide (ménage, beaux-parents qui s’occupent de bébé, etc.), je me suis renfermée avec mon bébé et j’en voulais à mon mari d’être loin, de travailler, de pouvoir dormir la nuit …. Cette situation a duré jusqu’à Noël puis il a quitté son boulot et est revenu à SB. Pendant cette période, on s’est beaucoup disputé (ce qui n’arrivait jamais avant). Clairement, le manque de sommeil a des répercutions ultra négatives sur mon moral, ma patience. Avec son retour, les choses se sont améliorées mais ce n’est plus comme « avant ». Mon fils est ma priorité, il passe avant tout ! Pour mon mari également mais il arrive à mieux faire la part des choses. Par exemple, il n’a jamais mauvaise conscience à s’absenter pour aller jouer au tennis avec ses amis ou aller voir un match de foot … Moi si !!! Et puis, avec l’allaitement, c’était impossible de laisser mon fils plus de 3 heures et encore moins le soir.
    Et puis, il y a aussi cet amour dont tu parles ! Celui que je porte à mon fils est indescriptible et celui pour mon mari est complètement différent. Bien sûr, je l’aime (et nous non plus, on ne va pas divorcer ^^) mais ce n’est pas cet amour inconditionnel que l’on a pour nos enfants.
    Avec ma 2ème grossesse, mon mari s’est un peu plus investi dans le quotidien de notre fils. Je n’ai plus le droit de le porter donc c’est toujours mon homme qui le fait et qui du coup entreprend beaucoup plus de choses ! Il change même les couches de temps en temps, un miracle !!! Depuis mon séjour à la maternité en mai, il en fait encore plus. Il n’a pas eu le choix ! Et moi, j’ai appris à prendre de la distance, accepter que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de mon bébé aussi bien que moi, à sortir sans avoir mauvaise conscience … Cela a rétablit un équilibre dans notre couple ! J’espère que l’arrivée de bb2 ne va pas tout faire voler en éclats … Même si cette fois, je sais que la parentalité n’est pas le monde des bisounours !
    Les prochains mois avec Ulrich et ensuite ta reprise vont sûrement engendrer des changements dans votre couple ! La première année avec bébé est souvent chaotique, on découvre des nouvelles facettes chez l’autre, on a moins de temps, moins envie … Mais je suis convaincue que passés les moments difficiles, votre couple en ressortira plus grand et plus fort !

    1. Ton commentaire me rassure beaucoup, merci ! Comme quoi je ne suis pas la seule à vivre ça… Et ici c’est pareil : mon mari continue à s’accorder des sorties entre hommes, moi j’ai beaucoup plus de mal et je n’ai encore presque jamais laissé bébé. J’avais déjà entendu que le deuxième rétablissait un peu un équilibre, c’est super aussi ! Du coup je suis encore plus motivée à me lancer un de ces 4 😉 .

  9. J’avais plein de trucs à dire en lisant ton article, puis j’ai lu les commentaires…et du coup je me sens toute intimidée, et j’ai oublié la moitié de ce que je voulais dire. Tu as des commentatrices de grande qualité! ^^
    Bon du coup voilà, je crois que je voulais te dire tout d’abord que j’ai beaucoup aimé lire cet article, qui est si sincère, c’est vraiment agréable.
    Et puis que je me retrouve dans quelques traits que tu décris ici, des questions que je me suis posée ou que je me pose encore, notamment concernant l’amour maternel vs l’amour marital. C’est vrai que c’est très différent, et que l’Homme a eu un peu de mal à s’y faire, me voyant beaucoup plus affectueuse avec notre fils qu’avec lui. Notre premier enfant à changé les choses en effet, sans briser notre complicité, c’est vrai que nous nous étions un peu éloignés. Puis nous en avons parlé…enfin, lui m’en a parlé parce que moi je ne voyais pas vraiment le problème, j’étais plus focalisée sur mon fils, et je ne voyais pas que le papa en souffrait.
    Nous avons mis les choses à plat, et au final réalisé que oui, être parents ça change la vie, et le couple doit évoluer en fonction, c’est normal. On voit beaucoup de couple qui se séparent après leur premier enfant, c’est bien qu’il y a quelque chose, une épreuve à passer.
    Le couple n’en ressort que plus soudé, ou détruit. Je me rends compte que je suis un peu fataliste, et je ne veux pas faire peur, je ne fais qu’un constat.
    Accepter de passer du couple à la famille, sans pour autant oublier le couple ce n’est pas ce que je dis, mais il faut vraiment accepter le changement, qui est obligé, et ne pas faire comme si de rien était. On dirait que j’énonce des règles à suivre mais ce n’est pas le cas, j’essaie juste de retranscrire mon propre ressenti. Des choses que j’aurais comprendre plus rapidement, même s’il n’y a pas de catastrophe à déplorer ^^.
    En tous cas il faut parler parler parler, le dialogue c’est vital dans le couple.
    Concernant l’argent, ici nous faisons pareil que vous, mais en travaillant, nous touchons à peu près le même salaire…par contre cette année de congé parental à fortement diminué mes ressources (et donc nos ressources communes), et je comprends ta frustration. Je pense aussi comme dit plus haut, qu’une participation adaptée ce n’est pas idiot.

    1. Tu m’as faite rire, genre le niveau de mes commentatrices est trop élevé 🙂 .
      En tout cas ce que je retiens de ton commentaire et des autres aussi, c’est que je dois aussi accepter que les choses aient changé. Je crois que jusque là je pensais qu’un jour tout reviendrait comme avant. Mais en fait non parce que maintenant nous sommes parents ! Je vais bien retenir ta phrase : « accepter de passer du couple à la famille », c’est tout à fait ça ! Après ça ne veut pas forcément dire que c’est moins bien !
      Et sinon je suis rassurée aussi de voir que d’autres font pareil que nous pour les sousous 😉 .

  10. Ton article me touche car il fait référence a une de mes angoisses : le sentiment d’éloignement du couple dans la maternité …
    Mais finalement si les trois premiers mois ont été vraiment très dur, avec pas mal de dispute du à la fatigue (ah la fatigue), les choses vont beaucoup mieux ^^.

    Financièrement, je n’ai jamais eu de situation stable, donc on a toujours majoritairement vécu sur le salaire de mon mari. Grosso modo, sans avoir de compte commun (mais c’est en projet, un jour on va se bouger …), on essaye d’être au pro-rata, même si au final, ça me laisse peu de loisir comparé à lui. Mais bon, comme de toute façon, on ne fait rien l’un sans l’autre …

    Coté amour maternelle vs marital, je serais bien en peine de dire lequel des deux j’aime le plus … j’adore mon fils, je donnerais ma vie pour lui, mais je suis incapable de m’imaginer vivre sans mon mari <3
    Mais peut-être que ça vient aussi du fait que j'ai adoré ma grossesse, (pas taper : quasiment pas malade, j'ai pris un ventre énorme autour duquel je me suis épanouie ^^). A partir de là, je n'ai jamais eu l'impression que notre mode de vie avait changé, même si j'aimerais parfois que mon mari sorte un peu de son adolescence et m'aide plus dans les petites tâches ménagères ingrates du quotidien …
    Enfin, de part son emplois du temps, il s'en occupe une demi-journée par semaine seul et notre fils est toujours vivant, si si.

    par contre, c'est l'envie d'un deuxième qui me stress un peu : un, ça va, je gère dans les grandes lignes avec un peu d'aide de sa part, mais deux, va falloir qu'il se fasse un peu plus violence pour m'aider :-S
    J'espère en tout cas que vous réussirez à trouver un nouvel équilibre qui vous conviendra à tous les deux.

    1. Merci pour ton commentaire ! C’est drôle moi le deuxième ne m’angoisse pas trop en tout cas pas pour ça… Je me dis que je n’aurais pas d’autre choix que de lui demander davantage d’aide c’est vrai mais je crois que du coup ce sera positif ! C’est aussi ce que dit Violaine dans son commentaire. Je vous raconterai le moment venu 😉 .

      1. Oui, j’ai vu le comme, commentaire de Violaine ^^
        Comme quoi, j’angoissais sur l’éloignement du couple dans a maternité et finalement, ça ne se passe pas si mal que ça, donc peut-être qu’un deuxième d’ici quelques mois me permettra de laisser plus de place à mon mari et à ce dernier de s’obliger un peu plus à mettre la main à la pâte 😉

  11. Boudi! Y a plein de choses à dire…mais beaucoup ont déja été dites par les recordwomen du commentaire 😉
    Je rajouterais juste que je ne suis pas d’accord quand tu dis que le congé parental et le petit boulot peinard c’est TON problème. Si tu ne sacrifiais pas ta carrière c’est Ulrich qui devrait le faire (ou bien laisser le petit 12h par jour à la nounou).
    Pour nous, notre vision des choses c’est plutôt: Chéri ramène le (gros) salaire, moi j’élève les enfants. Je mets donc de côté ma carrière pour le bien de toute la famille. Ce choix est familial et non personnel. Il est donc normal que je « profite » de l’argent ramené par Cheri. On a un compte commun sur lequel on verse tous les deux des sous prortionnellement à nos revenus (je touche encore le chomage).
    De plus, en ne travaillant pas je fais économiser des frais de garde. Je rapporte quelque part moi aussi des billes.
    Je suis pas sûre d’être claire mais en gros celui qui travaille doit s’attendre à partager ses sous avec celui qui s’occupe des enfants. Géneralement c’est celui qui gagne le moins qui se « sacrifie » et généralement c’est donc la femme…mais une famille c’est un patrimoine commun pas deux patrimoines côte à côte.
    Je trouve finalement nos hommes redevables de mettre nos carrières en suspens pour eux car ils peuvent ainsi évoluer professionnellement sans entrave familiale.

    1. Alors là bravo c’est vrai que c’est un très bon argument, que si je ne restais pas à la maison mon mari aurait des frais de garde ! Je m’en souviendrai pour bébé n°2… Pour le moment je crois que je vais tout simplement attendre ma reprise du travail dans trois mois, je n’ai pas très envie de lancer cet épineux débat maintenant en fait, je préfère me concentrer sur de potentielles retrouvailles !

      1. Bah oui! Non mais des fois je me dis que j’aimerais que la situation s’inverse, que je gagne un gros salaire et que lui s’arrête pour nous épargner des frais de garde. Il verrait à quel point ce n’est pas une situation confortable. Mais bon, je dis ça mais au prochain c’est sûr que je m’arrêterai de nouveau et avec un très grand plaisir. Ca reste une chance de pouvoir rester auprès de son bébé plus de 3 mois en France.

  12. Bon, ben me voilà moi aussi intimidée par tous ces commentaires si justes et tous les beaux conseils qui ont déjà été donnés et qui m’ont fait réfléchir presque autant que ton article…. Mais tant pis, je prends mon courage (ou plutôt mon clavier) à deux mains et je me lance !

    Tout d’abord, merci pour cet article, merci pour avoir eu le courage de te lancer sur ce sujet épineux que tu as su si bien aborder : avec délicatesse et pudeur, mais aussi en étant juste et, de ce que j’ai ressenti (parce que bon, c’est vrai qu’on ne peut pas dire que je te connais, en vrai !), avec un certain recul et une grande honnêteté sur ton comportement, ton ressenti et tes sentiments parfois contradictoires. Je suis sûre que rien que le fait de rédiger cet article a été un excellent exercice pour y voir plus clair : du coup, je pense sérieusement à écrire mon ressenti à ce sujet (bien que, n’ayant pas de blog, je le garderai probablement pour moi). Mais bref, je m’égare….(oui, oui, moi aussi je veux participer au concours du commentaire le plus long !)

    Bref, reprenons du début. Première chose, bien sûr que non, tu n’es pas la seule à éprouver ce genre de sentiments ! Comme tu as pu le constater autour de toi, comme tu as pu le lire dans les commentaires, je pense que tout le monde passe par là, même si cela peut être plus ou moins facile, plus ou moins rapide selon les personnes. Alors bien sûr, ce n’est pas la chose que tu vas crier sur tous les toits ou raconter à tous tes collègues : quand on te demande comment ça se passe avec ton bébé, tu te concentres sur les choses positives, tu partages les petites ou grosses galères, mais c’est rare de s’étendre sur les ajustements, pourtant si naturels, qu’on doit faire au niveau du couple. Et pourtant, quelle sacré adaptation que cette première année avec bébé ! Entre le manque de sommeil, les angoisses du début, les remises en question, quoi de plus normal que de se sentir perdue et d’avoir des besoins qui évoluent !
    Par exemple, je te comprends tout à fait quand tu dis que le soir, tu as juste envie d’être seule : ce n’est pas que ton mari ne t’a pas manqué pendant la journée, ou que tu n’as pas envie de passer du temps avec lui maintenant, mais c’est juste que c’est la première fois depuis le matin que tu peux te poser sereinement, que tu peux te relaxer et ne RIEN faire. Quoi de plus normal ? J’éprouve très souvent ce besoin, mais je ne culpabilise pas (ou plus, pour être plus juste !) car mon mari l’éprouve également, donc ce n’est pas rare que l’on décide de se relayer auprès de notre fille. Si ma journée de boulot a été particulièrement dure, je sais que je peux compter sur son père pour prendre en charge notre fille une bonne partie de la soirée, et rien que de le savoir, ça me fait un bien fou !
    Mais bon, je te vois venir : tu ne te sens pas légitime de demander ce temps calme à ton mari alors que tu es restée à la maison toute la journée. Mais bien au contraire, tu as d’autant plus besoin de prendre l’air vis-à-vis de votre fils en fin de journée, sachant que tu t’en es occupé depuis le matin non stop, non ?

    A la lecture de ton article, j’ai tout de même l’impression que la plupart des sujets qui te pèsent vont avoir tendance à être naturellement atténués au moment de ton retour au boulot : les problèmes de gestion du budget (je ne m’étendrai pas là-dessus car les précédentes commentatrices l’ont fait bien mieux que je ne saurais le faire, et parce que nos salaires étant équivalents, je ne crois pas avoir grand chose à t’apporter sur ce sujet), la sensation d’être responsable de tout en ce qui concerne votre fils (des vêtements aux choix de la diversification, des visites médicales aux activités ou aux sorties, bref de son quotidien en général), le sentiment de n’être plus cette jeune femme dynamique et attirante dont ton mari est tombé amoureux, et même la question de l’amour filial.

    En ce qui concerne le sentiment d’être responsable de tous les choix pour l’enfant, je me souviens l’avoir clairement vécu à la fin de mon congé maternité. Bon, les choses sont un peu différentes pour nous, car j’ai repris le boulot dès les 3 mois de ma fille, donc notre routine plus « équilibrée » est déjà installée depuis un bout de temps (ma fille a 11 mois). Je mets « équilibrée » entre guillemets car je ne veux pas dire par là que les mamans au foyer en font moins que les pères au travail (bien au contraire !! je les admire profondément après l’avoir vécu seulement 3 mois !!). Je veux simplement dire que lorsque les deux parents travaillent, le temps passé avec l’enfant est automatiquement plus équivalent, et ça a donc naturellement tendance à gommer les différences. Là où j’avais la sensation d’être la seule à savoir gérer les petits détails du quotidien, je me suis vite rendue compte que mon mari a pris d’autant plus naturellement sa place quand j’ai eu moins de temps pour le faire.

    De la même manière, même si j’ai l’impression d’avoir (un peu) mieux vécu ma grossesse et mes premiers mois avec bébé que toi, j’avais vraiment la sensation d’être une loque humaine (oui oui, le mot n’est pas trop fort !) avant la reprise du boulot. Alors forcément, ça ne revient pas du jour au lendemain, mais on reconstruit jour après jour notre confiance en nous, en nos capacités professionnelles, on apprend à aimer ce nouveau corps pas si différent, on réapprend à réfléchir et à se concentrer sur autre chose que le bien-être de notre enfant, et ce qui est clair, c’est que le regard neutre de nos collègues qui se souviennent de nous comme avant, qui ne nous voient pas maman tous les jours, ça aide à se rappeler comment on était, avant !

    Pour finir, à propos de cette histoire d’amour filial VS amour marital, je comprends tout à fait ton sentiment. Et pourtant, je ne le vis pas de la même manière. C’était un des points qui m’angoissaient énormément pendant ma grossesse, mais plutôt dans l’autre sens : « Est-ce que mon mari va continuer à m’aimer plus que tout lorsqu’on aura ce petit être incrusté entre nous ? ». Et oui, j’avais très peur de me sentir délaissée, abandonnée. Et bien sûr, ça ne s’est absolument pas passé comme ça : je suis tombée folle amoureuse de ma fille, mais d’un amour tellement teinté de responsabilité que j’ai réussi à très bien faire la différence. J’ai l’impression que j’aime ma fille plus tout et d’autant plus que je sens dans mes tripes qu’elle a tellement besoin de moi, de nous, pour grandir et s’épanouir. Alors que j’aime mon mari parce qu’il me comprend, me connaît, m’aide et me soutient au quotidien comme jamais personne n’a su le faire. Je crois que j’ai affiné ma compréhension du lien qui existe dans notre couple, et malgré les disputes qui se sont faites plus fréquentes, les incompréhensions et les tensions résiduelles dues à tout ce manque de sommeil, ce stress et ces angoisses récurrentes (non non, nous non plus, nous ne sommes pas au bord du divorce !), je sens que ce lien se renforce.

    Voilà, bon, je pense que je vais devoir m’arrêter là et songer à ouvrir mon propre blog si je veux continuer à pondre des pavés….! En conclusion : tu verras rapidement qu’à la rentrée, lorsque tu recommenceras ton travail, je suis persuadée que beaucoup de choses vont se remettre facilement en place toutes seules.

    Encore merci pour ce bel article dans lequel je me suis beaucoup retrouvé ! Et profitez bien de vos trois mois en famille : ça va être un superbe été pour vous !

    1. Merci pour ton long commentaire ! J’ai un peu l’impression que toutes mes lectrices avaient ce thème sur le bout de la langue 😉 .
      Encore une fois je suis rassurée de lire que je ne suis pas la seule à éprouver ou à avoir éprouvé ce genre de sentiments et de craintes. Et comme je le pressens, tu me confirmes que la reprise du boulot va sans doute rétablir un certain équilibre. Concernant la différence de nature entre l’amour filial et marital, tu l’as très bien analysé !! Du coup ce n’est pas l’un plus que l’autre, c’est différent, c’est vrai !

  13. J’ose pas commenter. J’arrive après la guerre et tout me semble dit bien plus justement que n’importe quoi que j’aurai pu bafouiller. Je me sens comme Corben Dallas dans le 5e élément devant le micro…
    Je suis bien d’accord avec plein de choses déjà dites, avec en premier ce qu’a dit Augmar, t’as pas à être jolie, souriante, disponible etc. tous les soirs pour ton mari oh ! C’est le syndrome de la femme qui doit être à la fois pute, mère, ménagère et businesswoman accomplie. Faut pas rêver, seule c’est pas possible de jouer les 4 rôles dans la même journée !

    Avec Lucie ce que j’ai appris c’est le lâcher de lest, je me suis repliée sur l’essentiel c’est-à-dire m’occuper de Lu qui dépend à 200% de moi, puis de Plume, puis du Chti. Et moi advienne que pourra plus tard. C’est pas forcément intelligent comme ordre, mais je pouvais pas tout mener donc j’ai priorisé des choses. Avec le temps mes responsabilités sur Lucie diminueront et je pourrai me tourner vers autre chose et retrouver du temps pour moi.

    Après je sais aussi qu’il faut que j’arrête de me la jouer Petit Ours Brun veut tout faire tout seul. Au début j’ai tout géré seule car le Chti ne supportait pas Lucie les deux premiers mois, il n’arrivait pas à supporter les coliques. Avec le manque de sommeil, je te laisse deviner comment j’ai adoré ces mois ! Je passais mes soirées enfermée dans la chambre de Lu à tourner en rond sur son tapis en la berçant pour la calmer. Maintenant que c’est bon, il faut que je laisse la place au Chti car c’est important pour Lucie de passer du temps avec son Papa, de profiter de son deuxième parent, d’où le bain c’est uniquement lui qui le donne, c’est leur moment à eux deux depuis le début. Et c’est pas parce que je suis à la maison que je dois tout faire à la maison merde !

    Pour les sous ici tout est commun, même avant le mariage. On ne distingue plus le à lui ou à moi, c’est à nous. Et pour l’amour marital vs parental, j’avais moi aussi comme Louna, la trouille qu’il ne m’aime plus. Surtout qu’à la néonat il la couvrait de bisous (bon maintenant aussi, il la dévore de bisous sa fifille), je lui avais dit et il prenait soin alors à cette période d’hormones à bloc de répartir les bisous entre nous deux. Maintenant ça m’inquiète plus du tout, je sais qu’il l’aime à la folie mais que c’est moi sa femme. Et si j’aime Lucie d’un amour tendre, je sais que j’ai besoin de mon Juju pour me sentir bien. Par contre maintenant à te lire j’ai l’impression d’être anormal et de ne pas aimer assez ma fille Oo’

    Je vois plus le bout de mon commentaire, mais je pense être loin des reines du commentaires que j’ai lu !! En tout cas je suis heureuse d’avoir lu dans ton billet du jour que ça allait beaucoup mieux 🙂

    1. AHAHAHA quand même le pave !!! Eh j’en ai jamais écrit un aussi gros de ma vie ahahahahah !!! (oui je suis fière, après je garanti pas la qualité mais pour une fois que je fais de la quantité !!!!)

    2. Tu as bien fait d’oser tous les commentaires m’aident à avancer sur ce thème ! Je trouve intéressant que tu aies été un peu désarçonnée par l’amour du Chti pour Lucie au début. Sinon je me retrouve dans ton expérience des deux premiers mois, Ulrich aussi n’était pas à l’aise et on a vécu des coliques difficiles. Pour tes priorités c’est pas mal et une bonne idée ! Quant à la super woman tu as raison c’est bête de se mettre tant de pression…

      1. Boh je pense que les hormones y étaient pour beaucoup, j’étais la seule dans son coeur avant, maintenant je partage, j’étais fatiguée et les hormones à fleur de peau, j’ai eu peur d’être remplacée ! Puis maintenant j’aime bien le voir heureux avec sa fille, ça me contente 🙂
        Je suis contente de savoir que le Chti était pas le seul à ne pas supporter, c’était horrible pour moi d’avoir les deux enragés dans l’appart et de devoir faire le tampon alors que je sortais de l’accouchement et de la grossesse. Je sais pas comment mais on tient 🙂

  14. ho oui tu es loin d’être la seule! Pour ma part je crois que le plus pénible est vraiment de me sentir celle qui doit penser à tout ce qui concerne le bébé, les achats (Il reste 10 couches ça ne suffit pas pour la semaine?), l’habillement (où sont les pantalons déjà?), les changes (Ah faut le changer? Il n’a pas fait caca pourtant?), les médocs, les horaires de bibs (Ah il prend encore un biberon avant de dormir?Combien de ml?), la bouffe (Je mets combien de niveau d’eau dans le babycook?), les trucs de crèche, les rdv pédiatre etc etc. L’air de rien c’est plein de petites conneries, mais accumulées ensemble, ça donne un cerveau qui ne s’arrête jamais tellement il y a de petits trucs à penser et à faire. Et effectivement me transformer en donneuse d’ordre ne me réjouit pas du tout! C’est marrant, avant d’avoir un enfant, quand j’entendais mes copines se plaindre de leur mec je leur disais « maiiiiis laissez le faire sinon il ne va jamais rien foutre c’est pas grave s’il oublie des trucs », maintenant hem, j’ai bien trop peur que mon bébé en pâtisse! Bon je ne perds pas espoir, il y a de petites améliorations, espérons que ça continue sur cette voie!

  15. Ton article me parle beaucoup… C’est très difficile de redevenir un époux quand on est un parent. On veut se concentrer sur ce petit être qui n’a que nous. Et tu as raison, l’amour qu’on lui porte est très différent de celui qu’on porte à notre conjoint. Pour moi, c’est un amour entier, inconditionnel, viscéral. J’ai l’impression que j’aime mon mari d’une manière plus raisonnée et passionée à la fois.
    A te lire toi et d’autres, j’ai le sentiment que les hommes vivent mieux que nous ce « retour au couple ». Mon mari est une féministe qui s’ignore (…), il s’investit autant si pas plus que moi dans la maison et l’éducation de Croquette, je n’ai donc presque rien à lui reprocher.
    On a vécu des mois difficiles autour des 1 an de notre fille, sans que je puisse l’expliquer. Comme toi, le divorce n’est absolument pas dans le panier mais il faut se reconstruire autour d’un nouveau modèle familial et ce n’est pas forcément facile…

    1. Oui je vois bien ce que tu veux dire et j’espère que les témoignages ci-dessus ont pu t’aider ou au moins te faire réaliser que c’est un grand classique, presque un passage obligé ! De notre coté après cet article nous avons eu une très longue discussion et remis beaucoup de choses à plat. Depuis ca va beaucoup mieux ! J’espère que vous pourrez avancer de la meme façon. Et n’hésite pas à venir m’en parler en MP si besoin 😉 .

      1. Oui, comme tu dis, je pense que c’est un passage obligé !
        C’est super gentil de ta part ^_^ je crois qu’on a retrouvé notre voie depuis quelques semaines 🙂 Les vacances ont fait du bien, en fait !

  16. Oh comme je me retrouve dans ton témoignage ! J’aimerais tellement avoir une solution miracle 🙁
    Apres 21 mois vraiment difficiles, nous n’avons toujours pas trouver notre équilibre. Comme toi, mon mari m’a déçu lors des premiers mois avec notre fils et il est plus difficile que je ne le pensais de passer à autre chose… 🙁

    Courage à toi Maman formidable !

    1. Un jour après cet article nous avons eu une grosse dispute et j’ai dit à mon mari qu’il m’avait déçu. Depuis ça s’est arrangé et même beaucoup amélioré avec notre deuxième bébé !

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