Avoir un bébé France / Allemagne : le match !

Avoir un bébé France / Allemagne : le match !

Voilà ça y est je suis officiellement maman depuis plus de six mois maintenant ! Pendant tout ce temps j’ai observé plein de différences entre la France et l’Allemagne sur la façon d’accueillir un bébé. Alors j’ai eu envie de vous les présenter. Je précise en introduction que je n’ai pas fait de grandes études sociologiques sur le sujet. Il se peut que parfois je me trompe, que je généralise trop vite ! Il s’agit souvent juste de mon expérience. Vous pouvez la compléter en commentaires si vous le souhaitez !

Je souhaite également vous livrer dès le début la conclusion que je tire de tout ça : les grands principes d’éducation, finalement, ne sont jamais incontournables. Il suffit souvent d’une petite frontière pour trouver des gens qui font différemment. Alors je crois que la seule règle qui vaille finalement c’est de faire comme on le sent, pour son bébé, qui par définition est un être différent.

C’est parti pour une série de différences donc. J’ai essayé de les classer par ordre chronologique. A vos marques, prêts, partez !

1. La péridurale

Dans l’hôpital allemand dans lequel j’ai accouché, la règle c’est : sans anesthésie. Pour avoir la péridurale il faut la demander, et insister même. En France, j’ai l’impression que c’est généralement l’opposé. Ma cousine sage femme en France m’a dit qu’elle posait la péridurale généralement à trois centimètres d’ouverture de col. En Allemagne, la sage femme qui m’a accouchée m’a dit qu’on attendrait que je sois à sept. Mais je ne saurai jamais si c’était vrai ou si elle a dit ça pour me motiver.

Sur ce thème j’ai été allemande et j’ai eu de la chance, tout s’est bien passé !

2. L’allaitement

En Allemagne l’extrême grande majorité des femmes allaitent leur bébé au moins six mois. De mon groupe de préparation à la naissance, je suis la seule à ne pas y être « arrivée ». Je dois ajouter qu’ici, le biberon n’est généralement même pas envisagé comme une option par les professionnels de santé. Les brochures de la maternité ou celles distribuées au moment de la diversification n’évoquent presque jamais la possibilité du biberon. Du côté des françaises, un tiers de mes copines ont choisi le biberon d’entrée, un tiers ont essayé d’allaiter puis sont passées au biberon très vite car cela n’a pas bien fonctionné, un tiers ont allaité entre trois et six mois. Celles qui ont été dans ma situation (essai raté) l’ont toutes mille fois mieux vécu que moi.

Sur ce thème j’ai essayé d’être allemande… et j’aurais finalement préféré rester française.

3. Le bain

J’ai souvent entendu que les français, de même que tous les peuples dits « latins » n’avaient pas bonne réputation concernant l’hygiène. Les soins apportés aux bébés démontrent pourtant le contraire ! Du côté français, la plupart de mes amies ont commencé très tôt à donner un bain chaque soir. Je n’ai rien compris à ce qu’elles faisaient comme soins au cordon les premières semaines, mais cela semblait très compliqué. En Allemagne on ne lave pas un nourrisson tant que le cordon n’est pas tombé ! Le cordon évolue tout seul, je ne l’ai pour ma part jamais touché jusqu’à le retrouver sec dans la couche (beurk). Une fois cette étape passée on commence les bains… une fois par semaine ! Il n’est pas recommandé d’augmenter la fréquence au risque d’assécher la peau.

Sur ce thème j’ai été allemande jusqu’à maintenant et commence progressivement à redevenir française (purées et activités au sol ne me laissant pas le choix).

4. Le cododo

Le cododo est très largement pratiqué ici et ce tardivement, jusqu’aux six ans de l’enfant parfois. Lorsque j’ai avoué à mon entourage, à ma sage-femme, que Pierre dormait avec moi les deux premiers mois, tout le monde trouvait ça normal ! Les bébés français que je connais ont presque tous dormi très tôt dans leur petit lit, même si c’était souvent dans la chambre parentale. Vers quatre mois, la plupart avaient rejoint leur chambre.

Sur ce thème j’ai été allemande les deux premiers mois, je n’avais pas trop le choix, Pierre sinon ne dormait pas. Mais depuis je suis ravie d’être française, j’aime avoir ce temps et cet espace pour moi (et mon mari).

5. La sucette

La sucette mériterait un article dédié ! En France, j’ai l’impression que la sucette est tolérée, mais généralement toujours un peu regrettée : un bébé avec une sucette dans la bouche, c’est moche et ça empêche de bien parler. Un bébé qui peut s’en passer est généralement un objet de fierté. En Allemagne, essayer de faire sans passe pour une hérésie ! Tous les bébés qui nous entourent ont une sucette. Les docteurs, notre entourage, passent leur temps à me demander, dès que Pierre commence à chouiner : « Mais où est sa sucette ? ». Lorsque les premières semaines je répondais qu’il n’en avait pas, on me regardait avec de grands yeux écarquillés, comme si je le maltraitais…

Sur ce thème j’ai été très française… les deux premiers mois. Puis j’ai fini par céder, je suis devenue complètement allemande, et c’est bien parti pour durer !

6. La maman au foyer

Oui, il faut bien en parler : la maman allemande a longtemps été une maman au foyer. Les choses sont actuellement en train de changer mais c’est une vraie révolution dans ce pays (à l’ouest notamment). Et nous sommes sur ce point encore loin, très loin de la situation en France. La première année, presque toutes les femmes restent à la maison pour la simple et bonne raison qu’elles perçoivent beaucoup d’argent pour cela (dois-je vous rappeler combien ?) et qu’aucun système de garde public n’est accessible. Après le premier anniversaire de l’enfant, la situation est en train d’évoluer radicalement. Dans mon groupe, huit mamans sur dix reprendront le chemin du travail. Parmi elles cependant deux seulement à temps plein. Parmi mes amies françaises, une bonne moitié à repris le travail avant les six mois de l’enfant, quasiment toutes avant le premier anniversaire. Un tiers environ seulement est à temps partiel.

Sur ce point, je dois bien l’avouer, je suis über (très) heureuse de profiter du système allemand. Mais bien sûr, l’idéal serait sans doute que chaque mère ait le choix.

7. La théorie du « mouvement libre »

En Allemagne, la règle c’est : on ne met jamais bébé dans une position dans laquelle il ne s’est pas mis lui-même. Pas de trotteur donc. Pas de transat non plus ou alors pas plus d’une heure par jour. Et pas de bébé tenu assis ! Que fait-on des bébés alors ? On les allonge par terre sur une couverture la plupart du temps. Et on les laisse évoluer le plus librement possible : nus-pieds notamment si la température le permet. De mes amies françaises, je reçois souvent des photos de bébés assis, calés dans un coussin d’allaitement ou entre deux oreillers. Mes copines allemandes n’ont sans doute jamais essayé.

Je crois qu’il existe des bébés qui spontanément, aiment rester assis et contempler le monde et d’autres qui aiment ramper et l’explorer. Mon bébé a tranché sur ce point : il est allemand.

8. La diversification

Ah la diversification ! Au sein d’un même pays déjà il est compliqué de mettre tout le monde d’accord. Ici, la plupart des mamans allaitant et ne voulant pas utiliser de biberon, les bébés dès 5 mois sont nourris à la cuillère et à la tasse. Pendant ce temps, beaucoup de bébés français découvrent les biberons de soupe et de céréales. Les bébés allemands mangent le soir une bouillie sucrée à base de fruits, de lait et de millet. Les bébés français reçoivent plutôt une deuxième portion de légumes et de féculents.

Sur ce sujet je suis restée 100% française. Concernant le goût et la nutrition, je ne fais confiance qu’à la France 😉 !

9. La prévention de la maltraitance

En Allemagne tous les châtiments corporels – y compris la fessée – sont  interdits par la loi depuis l’année 2000. Ma ville – de la taille de la ville de Nantes – organise en complément une politique de prévention ambitieuse. Dans les trois premiers mois suivant chaque naissance, une assistante sociale rend visite aux parents. L’objectif de cette visite est, entre autres, de faire de la prévention contre toute forme de maltraitance. Je ne peux pas résumer cet entretien en quelques phrases. Je prévoie d’en faire un long article sur le blog Dans ma tribu, auquel je collabore parfois. Mais je ne crois pas que quelque chose de comparable soit mis en place par les pouvoirs publics français.

Sur ce sujet, je suis une allemande convaincue. Je souhaite éduquer mon enfant de façon non violente. Et comme un dérapage est vite arrivé, je suis ravie qu’on m’aide !

Je viens de faire les comptes Allemagne 5 – France 4, il y a presque égalité et ce sans faire exprès ! Pierre a donc bien mérité son titre de bébé franco-allemand. Il y aurait encore tant à dire, de petites différences… Je m’arrête là pour aujourd’hui ! Je continuerai peut-être un jour cette série. Et vous, vous auriez aimé être une maman allemande ? Vous l’êtes déjà sur certains points ?

33 réactions au sujet de « Avoir un bébé France / Allemagne : le match ! »

  1. Ce comparatif est vraiment super intéressant. C’est quand même impressionnant comme certaines choses peuvent être bien différentes alors qu’on n’est pas si loin. Je trouve quand même que les allemandes ont un peu la pression si elle ne veulent pas allaiter et qu’elles veulent travailler. Mais c’est clair que le congé maternité en France est naze!
    Par contre chez nous la pédiatre encourage à mettre le bébé assis (‘ça lui fera plaisir’) et pourtant on est si près de l’Allemagne que je pourrais y aller à pied! Il est donc très frustré quand il est couché mais est un gros flemmard qui peine à se retourner!

    1. Oui en effet, les allemandes ont la pression. La théorie d’Elisabeth Badinter dans son livre d’ailleurs, est que c’est parce qu’on oblige les allemandes à être des « sur-mères » (qui accouchent sans anesthésie, allaitent, cododotent, ne travaillent pas) qu’elles ne font plus d’enfants… Je ne trouve pas ça si bête.
      Pour ton bébé assis, comme je l’ai écrit, je pense qu’il y a différents types de bébés alors fais comme tu le sens !

  2. Super intéressant ton article ! J’ai appris pleins de choses même si ça fait quelques temps qu’on discute et que je me rends compte des différences entre nous 🙂 Par contre pour la motricité ma pédiatre et le personnel de la crèche sont complètement contre de mettre bébé assis tant qu’il ne sait pas le faire, pareil pour la position debout etc…donc j’ai suivi à la lettre ce qu’on m’a dit ! Mais je vois bien dans mon entourage que ce n’est pas toujours le cas notamment sur l’utilisation de trotteur..Bref très chouette de lire tout ça continue !

    1. Merci je suis contente que ça t’ait intéressée ! Oui quand j’avais lu ton commentaire sur la bouée je m’étais dit : « Tiens la théorie du mouvement libre est arrivée à Paris !! ». Mais comme tu dis, il ne me semble pas que ce soit encore majoritaire en France.

  3. Si seulement la France savait regarder un peu plus loin que le bout de son nez…Le congé mat d’un an? Mais c’est génial!!! Qui peut vraiment penser qu’un bébé de 2/3 mois est prêt à être éloigné de ses parents 9h/jour? Je trouve le modèle allemand pas plus con pour ce qui est du bain…et du cordon! Ah..les soins du cordon…
    Pour la sucette, je suis étonnée! Moi je suis pas fière d’avoir un « bébé sucette »…et en fait, de l’autre côté du rhin, tout le monde s’en fout. Me voilà déculpabilisée!
    La motricité libre, on en entend parler…mais disons que ce n’est pas ce qui s’impose en France…Trotteur, transat, parc…Bon, moi le transat je trouvais ça reposant pour moi. Je ferai sans pour le prochain.
    Le cododo…ça m’a jamais tenté…trop peur d’un accident. Généralement ce que je ne « sens » pas, je le fais pas. Le cododo fait partie des choses que je ne sentais pas.
    Enfin, la péri….je trouve effectivement qu’en France les nanas qui demandent à faire sans sont vues comme des marginales. Mais, je trouve que le manque de personnel hospitalier (ou même en clinique où j’ai accouché) ne permet pas aux mamans d’être vraiment accompagnées dans la douleur…d’où sûrement le « craquage facile » pour la péri.
    Ca permet de relativiser ce constat franco-allemand….à entendre les SF, si on ne faisait pas correctement le soin du cordon, le petit risquait un truc grave…–>LOL!

    Petit aparté, tu sais toi pourquoi les couches sont vachement moins chères en Allemagne? Je voudrais bien une explication ^^

    1. Je suis contente de t’avoir déculpabilisée pour quelques trucs, c’était le but ! Il faut relativiser en fait toutes ces théories, elles varient souvent selon les années et les lieux.
      Pour le transat je l’ai quand même utilisé une heure par jour environ je trouve ça bien pratique surtout après mangé pour la digestion. Et pour la péridurale tu as sans doute raison : le seul moment vraiment difficile, ça a été quand ma « coach » de sage femme s’est absentée.
      Alors pour les couches (comme pour beaucoup de produits) voilà ce que j’avais lu : le modèle de grande consommation allemand s’est construit avec une concurrence agressive, sans réglementation. Les marques distributeurs ont cassé les prix. Du coup les grandes marques ont été obligées de s’aligner un peu. Un ami qui travaillait pour une grande marque de produits cosmétiques internationale me disait que d’ailleurs le marché allemand était considéré comme « à part » dans leur stratégie. Voilà ce que je sais…

      1. Ah oui…l’après nichon/biberon, c’est vrai que mon fils m’a fait quelques « jolis » renvois. Bon, je parlais du transat mais au tout début, mon fils était surtout sur moi ou dans mes bras (80% du temps), un peu dans le transat et un peu dans son lit…
        Intéressant cette histoire du marché allemand, c’est vrai qu’au DM beaucoup de français achètent gel douche et produits de beauté…Moi j’y achèterai bien les petits pots Hipp…mais comme je parle deux mots d’allemand, je peux pas lire les compos (faudrait que je traduise une fois pour toute).

  4. Niveau allaitement on a l’impression que les allemandes sont mieux informées non ? et tu ne veux pas être mieux informée ? et puis niveau nutrition, le lait maternel est le meilleur pour les nourrissons, les autres nourritures peuvent attendre…

    1. Tu n’as peut-être pas lu l’article dans lequel je relate mon allaitement ? Dans ce cas je t’invite à le faire et tu verras que malheureusement je n’ai pas été bien informée au contraire…
      Au delà se pose la question de savoir si les femmes ont le droit d’avoir le choix ou pas. Tu penses que non ?

  5. J’ai adoré ton article, très intéressant 🙂

    Par contre, les bains toutes les semaines, ouah, c’est extrême. Nous à la maternité, on nous avait dit « tous les deux jours ». Mais finalement, on est rapidement passés à tous les jours, car c’était l’été, elle transpirait beaucoup, du lait coulait régulièrement dans son cou et elle sentait fort le bébé qui a chaud (oui, allez, disons-le franchement, elle sentait le fromage). Du coup, le bain quotidien, c’était pas un luxe 😉 (par contre, pas de bain avant que le cordon tombe, ça me paraît pas si aberrant, ça évite que ça macère, parce que c’est vrai que les soins du cordon, c’était effectivement une vraie galère, et je suis pas sûre que ça ait un grand intérêt médical)

    Et oui, pour la péri, pour rebondir sur ce que dit Elodie, moi l’accompagnement que j’ai eu quand j’ai annoncé que je verrais si je pouvais faire sans (c’était pas idéologique, en plus, j’ai rien contre la péri, j’avais juste la phobie de l’accouchement qui s’éternise, et il paraît que le risque est moindre sans péri), c’est : « Bon ok, couchée, perfusion, monito, amplitude de mouvement : 1 m, et à dans une heure ou deux. » Oui oui, ben j’ai pas tenu longtemps.

    Ah et puis, si j’oublie de le dire sur DMT, nous on a eu la visite d’une puéricultrice à domicile pendant ma grossesse pour faire le point sur l’accueil de notre enfant. C’est un service proposé par la PMI pour les familles « à risques ». Alors on n’était pas considérés comme une famille « à risques » (en gros c’est très jeunes parents, maman isolée ou parents tous deux inactifs, je crois, les critères de risque, et ils savent ça par la sécu). Nous, on nous l’a proposé car j’étais suivie par la psy de l’hôpital et qu’elle avait des liens avec la PMI. J’ai pas trouvé de raisons pour refuser. Mais comme toi j’étais hyper stressée et j’ai lavé toute la maison à fond avant (j’ai même dû me poser la question des vitres !) !!

    1. Tu te rends compte, mon fils n’était lavé qu’une fois par semaine et passait ses journées en pyjama, en fait j’ai eu de la chance que les services sociaux ne m’arrêtent pas !! 😀 Non sans rire, il faut dire qu’il est né en novembre au nord de l’Allemagne, donc ça allait quand même. D’autant plus que les premières semaines il ne régurgitait presque jamais. Par ailleurs, il n’était pas baigné tous les jours mais lavé si. Avec un gant et une bassine d’eau tiède savonneuse, une toilette de chat comme on dit.

      Pour la péridurale, je suis d’accord. Je n’ai pu m’en passer qu’avec une coach (une SF) qui déchire. Et d’ailleurs moi aussi j’étais contente mais pas pour des raisons idéologiques, mais parce que j’avais trop peur de la piqûre dans le dos !!

      Toi aussi alors tu as été contrôlée 🙂 !! C’est intéressant ! Et elle vous a dit quoi la puéricultrice ?

      1. T’en fais pas, je ne me dis pas « Oh la sale qui lave pas son bébé ! » 😉 C’est la coutume allemande que je trouve surprenante. Et juste surprenante, hein, pas dégueu. Je ne suis pas une fanatique de l’hygiène du tout, je fais des choses aberrantes niveau hygiène, genre manger des trucs tombés par terre, et je suis jamais malade. Et mon mari non plus. Et Choupie avec sa sucette qui traîne partout et qui fouille régulièrement les poubelles (au secours), pas plus. Mais j’aurais pas pu faire à l’allemande niveau bain avec elle parce qu’elle était vraiment cradoc… mais je ne doute pas que ce soit une de ses particularités, que tous les nouveaux-nés ne sentent pas le fromage 😉

        Je sais plus trop de ce qu’elle nous a dit. Je me souviens qu’elle a répété plusieurs fois qu’il ne fallait pas de chats dans la chambre 😉 C’était très stressant, mais finalement ça ne nous a pas beaucoup marqués, son discours… Je ne suis pas sûre qu’elle ait vraiment abordé le thème de ma maltraitance, mais elle nous a bien dit de nous faire aider si ça n’allait pas… La PMI, c’est quand même, en France, quelque chose de très très bien (surtout quand on a peu de ressources, puisque tout est gratuit, même les bilans mensuels) pour les futurs parents et parents de bébé entre 0 et 3 ans, et qui n’est pas assez connu et exploité…

        1. (Quoique, à la réflexion, je pense qu’elle a dû nous dire de laisser pleurer bébé et de fermer la porte si on se sentait sur le point de craquer… mais je crois que c’est un conseil qu’on a dû nous répéter à d’autres occasions, du coup je suis plus sûre :))

  6. Et du coup, est-ce que les différences de pratique n’ont pas provoqué des débats / moments d’incompréhension / discussions dans ton couple ?
    (cet article me donne envie de faire des enfants pour voir ce qu’il en est par ici lol)

    1. Hi hi je ne pensais pas que cet article pouvait avoir de tels effets secondaires 😉

      C’est une question intéressante, j’ai réfléchi et en fait pas vraiment. Il faut dire que nous ne sommes pas des gens très dogmatiques : je ne considère pas par principe tout ce qui vient de France « mieux » et vice versa pour mon mari. Heureusement d’ailleurs, sinon notre vie de couple serait très compliquée, indépendamment de notre bébé ! Nous considérons généralement ce qui se fait des deux côtés, nous essayons les deux mêmes parfois, et ensuite on choisit ce qui nous convient le mieux, ou on fait un mélange.

      Le seul sujet sur lequel je reste 100% française convaincue, et peu ouverte à l’influence allemande, y compris pour ce qui concerne l’éducation à venir de mes enfants, c’est la nourriture (les repas). Mais sur ce point, mon mari est aussi convaincu à 100% par la culture française alors ça va 🙂 . Je ne parle pas des spécialités allemandes que je goûte avec plaisir, je parle du fait d’avaler un sandwich en guise de dîner…

      Un autre sujet qui aurait pu être explosif dans un couple mixte, mais que nous avons réglé bien avant la naissance, c’est la gestion du bilinguisme. Mais ce n’est pas l’objet de cet article 🙂

      Je me demande comment se passent les choses aux Pays-bas ! Est-ce un juste milieu entre la France et l’Allemagne ?

      1. Je dirai aux pays-bas, c’est différent encore 😉
        Non, mais je ne connais pas assez le sujet pour en parler, je sais juste qu’ici, on accouche encore beaucoup à la maison (30% des naissances), que quand on accouche à l’hôpital, sauf complications, on sort au bout de 6h, que la péridurale de confort n’est pas acceptée (il faut donc une raison médicale à son recours), que le congé maternité a la même longueur qu’en France mais que les moyens de garde sont chers et que donc beaucoup de parents bossent à temps partiel (maman est deux/trois jours avec l’enfant, papa un ou deux, et un jour chez les grands-parents ou à la crèche – pour le shéma classique) (ici, aux Pays-Bas, il est tout à fait normal qu’un papa prenne un jour de congé pour les un an de son fils par exemple :)), le reste, ben, je sais pas… Je pense que les néerlandais se prennent bien moins la tête mais c’est peut-être qu’une impression…

        (Et hihi, moi aussi j’ai colonisé mon mari sur la question de la bouffe :))

  7. J’ai adoré ton article !
    C’est toujours intéressant de savoir ce qui se passe chez nos voisins !
    Concernant la position de bébé, les médecins français encourage effectivement à mettre les enfants assis ou calés dans des coussins. Et pourtant beaucoup de crèches pratiquent la motricité libre (c’est à dire la méthode allemande). J’ai d’ailleurs (sur les conseils de professionnels de la petite enfance et contre les recommandations de ma pédiatre) pratiqué cette méthode avec mes enfants, et je suis ravie des résultats (ma « grande » est hyper à l’aise dans son corps) !
    J’espère que tu vas continuer à faire ce genre de comparatifs !

    1. Ah la motricité libre, voilà donc la bonne traduction, et pas mouvement libre comme j’ai écrit !! Je ne connaissais pas le terme en français parce que je ne l’ai entendu jusqu’ici qu’en allemand 😉 C’est vrai que du côté de mon bébé aussi, je trouve les résultats top, il est super à l’aise pour bouger.

      1. J’ai vécu en Allemagne aussi et il y a des concepts dont je ne connaissais le nom qu’en allemand aussi ! C’est toujours drôle de se dire qu’on connaît des termes dans une langue et pas dans sa langue maternelle !

  8. La diversification, c’est pas quand ils mangent de la Curry Wurst ?! Je rigole, évidement ! Chez nous aussi, on est très français dans ce domaine, je n’ai jamais mangé de Abendbrot avec mon mari et même si au début, Pierre a eu de la Milchbrei le soir, j’ai vite arrêté. Pour moi, ce n’est pas une bonne habitude alimentaire de manger sucré le soir … Depuis, c’est soupe de légumes faite maison et dans le pire des cas, une spéciale bébé achetée au supermarché en France !
    Pour la péridurale, une chose m’avait marquée aux cours de préparation à l’accouchement : aucune future maman ne voulait la faire … Et la sage-femme nous avait donné une moyenne très haute, genre 70 ou 80 % des accouchements ! Alors elles se dégonflent presque toutes ?!
    Pour l’allaitement, j’ai été très allemande mais j’avoue que c’était vraiment une question de facilité pour tout le monde ! J’ai eu la chance de recevoir de bons conseils et après des débuts pas évidents (et super douloureux !), je ne me suis plus posé la question.
    Pour le bain, je suis à 100 % allemande 🙂 Avec la Neurodermitis de Pierre, impossible de faire autrement 🙁 A bientôt 21 mois, on continue le bain une fois par semaine et la toilette de chat les autres jours. Ma mère m’a dit qu’il sentait quand même bon le bébé … Par contre, j’utilise du liniment pour les changes, là je crois que je suis française ! En ce moment, avec la canicule, il se baigne tous les jours dans sa mini piscine mais c’est vraiment la grosse exception 🙂
    Pour le reste, je me partage également entre les habitudes françaises et allemandes.
    J’aime bien le fait qu’on ait le choix dans deux façons différentes d’éduquer nos enfants. Il y a des choses auxquelles je n’aurais pas pensé en étant 100% franco-française et qui finalement ne sont pas plus mal outre-Rhin … Par contre, j’ai du mal avec le fait qu’on « oblige » les mamans à allaiter, rester à la maison … Pour moi, c’est un choix et je n’aime pas entendre des critiques vis-à-vis de celles qui en ont fait un autre par envie ou nécessité.

    1. Hi hi la diversification à la Curry Wurst 😉 pour le reste je pense comme toi, manger sucré ou un sandwich le soir, je n’adhère pas… C’est le seul sujet où je fais vraiment de la résistance !
      Concernant la péridurale je me suis faite avoir alors parce que moi je ne l’ai pas eue !! 😉 Mais je ne le regrette pas, j’ai beaucoup aimé mon accouchement.
      Pour le bain oui je pense que pour les bébés à la peau sèche et sensible c’est vraiment mieux de ne pas le donner très souvent. Et avec une petite toilette de chat ils sentent quand même bon nos bébés !
      Moi aussi j’aime bien le fait que nous ayons plus d’idées finalement. Et puis ça fait relativiser aussi : finalement les choses qui paraissent incontournables à certains ne le sont pas vraiment. Pour l’allaitement et le travail, certains allemands ont encore du chemin à faire. Un collègue m’a quand même dit que j’étais une « Rabenmutter » alors que je reprendrai le travail après plus d’un an ! Mais bon dans l’ensemble ça progresse vers le libre choix.

      1. Nan mais il est gonflé ton collègue !!! 🙁 Tu lui as fait sa fête, j’espère ! Je peux encore comprendre que les gens soient choqués quand une jeune maman reprend le travail après 8 semaines mais après un an, c’est vraiment exagéré … Surtout qu’il faut bien gagner un peu d’argent pour les nourrir, habiller, etc. ces petits … Et le pire, c’est quand tu reprends le travail à temps partiel et que tu te tapes ce genre de commentaires plus ceux concernant le fait que finalement, tu ne travailles pas « vraiment » puisque tu pars plus tôt … Dans mon entreprise, c’est vraiment très macho et mes collègues en ont entendu des belles … J’ai l’impression que c’est seulement notre génération qui est en train d’évoluer à ce sujet et encore ça dépend des villes / régions …

  9. Comment se fait il que je ne découvre ton blog que maintenant !! Il m’aurait aidé à me sentir moins seule dans mes péripéties !! Je vis aussi en Allemagne et j’ai aussi un bébé franco allemand…donc je me retrouve complètement dans ton blog et notamment dans cet article !! MERCI !

    1. Mais c’est fou ça en plus nos bébés ont presque le même âge à trois semaines près !! Je sens que toi aussi tu vas rapidement intégrer la liste de mes blogs préférés :). Tu habites où exactement ? Tu viens d’où ? Bon ben voilà j’ai mille questions à te poser :). N’hésite pas à me répondre en message privé !

  10. Bonjour, je suis maman de trois garçons, française, mariée à un allemand et habitant en Allemagne et je confirme absolument tous les points traités. Cela m’a fait rire de lire tout ça.: c’est 100% vrai. Je rajouterais, en ce qui concerne le point « cododo »: mes amies les Françaises: surtout, ne changez pas vos habitudes: le bébé dans sa propre chambre le plus vite possible! Toutes les Allemandes, mais vraiment quasiment toutes les Allemandes, se plaignent d’enfants qui ne font pas leur nuit. Des enfants qui, même encore à 3, 4 ans, les réveillent plusieurs fois par nuit et finissent dans le lit des parents. J’ai 3 enfants: pour le premier j’ai fait à la française, il ne m’a réveillé dès le début que 1 à 2 fois par nuit et a fait ses nuits complètes à 3 mois. Mais après coup j’ai culpabilisée car mes amies allemandes me disaient que c’était « trop dur » pour l’enfant de le laisser dormir seul dès les premiers mois, « un bébé a besoin de tendresse, de sentir ses parents,… ». Je me suis sentie un peu mère indigne. Pour mon 2ème donc, j’ai décidé de le faire à « l’allemande »: cododo. Je ne sais pas s’il y a rapport de cause à effet, mais toujours est-il que mon second m’a fait faire des nuits blanches jusqu’à l’âge de ses 5 ans!!! Naturellement, j’avais décidé au bout d’un certain temps (vers ses 4 mois il me semble) de le faire dormir dans son lit, dans sa chambre. Mais plus rien n’y a fait. Il pouvait me réveiller jusqu’à 20 fois par nuit. J’étais épuisée!!! Pour mon 3ème, j’ai décidé de le refaire « à la française » et voilà: bébé a fait ses nuits a 1 mois! Je ne sais pas si c’est un hasard, mais je ne crois pas. Voilà pour ma petite anecdote. Bonne continuation avec votre bébé franco-allemand et viel Spaß!

    1. Merci pour votre commentaire et votre expérience en effet est intéressante !! Quel âge ont vos garçons maintenant ? Ils parlent français ? Je n’en suis qu’au tout début de l’aventure bébé franco-allemand!

      1. Bonjour, mes garçons ont maintenant presque 12 ans, 9 ans et 5 1/2 ans. Oui, ils parlent français et les deux derniers vont à l’école française (l’ainé est maintenant passé au Gymnasium). Ce n’est pas toujours évident d’être « konsequent » et de ne parler que francais avec les enfants… Mon aîné me parle de plus en plus souvent en allemand et j’ai malheureusement tendance à répondre en allemand aussi. Pour répondre à un autre commentaire qui a été fait plus haut au sujet de possible désaccord dans le couple franco-allemand à propos de l’éducation des enfants. Perso, pas trop de pb au sein du couple. On est assez d’accord sur la manière de faire. Peut-être aussi parce que, comme toi, j’ai adopté pas mal de coutumes allemandes. Par contre, la famille et les amis posent parfois problème. Ceux qui sont restés dans leur pays et qui ne connaissent qu’une façon de faire. J’ai reçu pas mal de commentaires pas très sympa sur ma manière d’éduquer les enfants, jugée trop laxiste… Je me suis même sérieusement disputée avec ma sœur sur une question de « comment traiter un enfant malade » (tu verras, énormément de différences là aussi). Il y a eu une période assez difficile où l’incompréhension de ma famille sur ma façon d’éduquer mes enfants m’a fait très mal. Ça va mieux maintenant, les enfants sont plus grands, je pense que ma famille a vu qu’ils sont quand même devenus des gens biens 🙂

        1. Je peux imaginer qu’il y ait parfois de l’incompréhension. Je l’ai déjà ressenti parfois des deux côtés : du côté français parce que j’ai tendance à beaucoup materner Pierre, du côté allemand au sujet de l’alimentation ou de la reprise du travail. Après, je suis plutôt du genre « grande gueule » alors je crois que les gens n’osent pas trop commenter ma manière de faire, c’est l’avantage d’avoir mauvais caractère 😉 . Mais tu as raison, finalement c’est plus difficile avec l’extérieur qu’à l’intérieur même du couple finalement.

  11. J’habite Strasbourg et don ma fille de 10 mois , est franco-allemande sur beaucoup de points ! je trouve que c’est un avantage énorme ! Super article . Je me demandais juste, moi qui suis contre les bouillies francaise, quel et l’apport nutritionnel des farines de céréales d’allemagne ( farine de riz, d’épeautre, … ) ?

    1. Bonjour Maïlys et bienvenue ici ! Niveau apport calorique comme toutes les céréales ça tourne autour de 350 kcal pour 100g. Concernant les fibres etc. je ne m’y connais pas trop mais le millet par exemple est réputé pour les plus petits, le riz peut constiper, etc. Ce que j’apprécie c’est qu’elles sont 100% natures ni sucrées ni aromatisées.

  12. Bon j’ai rien appris parce que j’ai vécu et comparé tout ça aussi mais ça m’a fait sourire! j’ai raconté exactement la même chose à ma famille, je trouve ça si amusant! Les différences pour le bain, l’alimentation (même la quantité de lait est différente), la diversification, etc, etc. Et ça continue avec l’école!!! A trois ans ils vont en France, ici ils sont au kindertagen jusqu’à 6 – 7 ans.
    Pour la diversification, j’ai fait à l’allemande parce que c’était plus simple vu qu’on est ici. J’avais aucune idée avec mon premier enfant de  » comment ça marche  » alors j’ai fait comme les autres autour de moi! 😉
    C’est pas mauvaise d’ailleurs ses bouillies :))

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