Comment je me suis retrouvée en Allemagne

Comment je me suis retrouvée en Allemagne

Rien ne me prédisposait à m’établir un jour en Allemagne. Ni mes origines latines, ni mon parcours universitaire, au cours duquel j’avais réussi l’exploit d’apprendre trois langues en évitant l’allemand (l’anglais, le russe et l’italien). Je ne connaissais rien de l’Allemagne, j’avais découvert Munich entre copines à 16 ans, passé un court week-end de fête à Berlin à 20 ans, cela s’arrêtait là. Et puis parfois, la vie met un peu d’imprévu sur nos routes.

Septembre 2006, je décroche mon premier CDI (youpi !). Tout ne se passe pas exactement comme prévu, mes premiers dossiers sont les pires mais je ne suis pas seule : je forme un binôme avec une jeune allemande, parfaitement francophone, arrivée un an avant moi dans la grande entreprise. Habituellement, je n’aime pas travailler en équipe. Mais je lie d’emblée  avec elle une amitié sincère. Aujourd’hui encore je suis convaincue que sa personnalité pétillante fut mon premier coup de cœur pour ce grand pays.

Les mois passent, nous devenons inséparables. Si bien qu’en juin 2008 elle me propose de l’accompagner pour une fête populaire dans sa ville d’origine. Une ville méconnue de taille moyenne, perdue dans les montage du Sauerland. J’accepte évidemment ! A cette époque de ma vie, j’ai 25 ans et suis prête à toutes les découvertes.

Cette fête, je l’ai déjà racontée tant de fois. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de bière. Tout cela se tenait à l’extérieur, l’ambiance était simple, si loin de nos soirées parisiennes. Je cherchais un « grand blond » pour m’amuser un peu. Lorsque le grand blond est arrivé, ancien camarade de classe de mon amie, je n’ai plus rigolé. Il ressemblait aux princes des films Disney. Cheveux blonds, sourire parfait. Une bombe comme ça ne pouvait pas être pour moi !

Finalement si, il m’a draguée (moi ?! l’exotisme français y fut sûrement pour quelque chose…) et plus que ça. Nous ne nous sommes plus vraiment séparés du week-end. Nous parlions alors un anglais approximatif entre nous. Je ne me souviens plus exactement de nos échanges. Je me souviens seulement que je le trouvais incroyablement doux, et beau. A la fin de mon séjour, ce prince charmant a promis de venir me rendre visite à Paris. J’y croyais un peu, et j’ai eu raison.

Vous l’avez deviné maintenant, après trois ans de relations à distance, de cours de langue, de déchirures, de remises en question, mais d’amour surtout, j’ai décidé de le rejoindre. Et je me suis expatriée en avril 2011. Par amour ?

Sincèrement quand on me pose cette question j’ai d’abord envie de répondre non. Est-ce parce que je ne veux pas me l’avouer, que je me juge trop indépendante pour cela ? En tout cas je n’ai pas l’impression d’avoir fait cela pour lui, de m’être d’une quelconque façon sacrifiée. Je l’ai fait, je crois, avant tout pour moi. Ce pays, ce projet, ont réveillé une envie profonde, une sorte de déterminisme peut-être ? Sans attache, la région parisienne me pesait parfois, j’avais envie de me fixer ailleurs sans savoir où et sans vouloir retourner d’où je viens. L’Allemagne – et mon allemand – se sont présentés à moi au bon moment et m’ont séduite en même temps. Je vous raconterai une autre fois comment !

3 réactions au sujet de « Comment je me suis retrouvée en Allemagne »

  1. On a presque la même histoire …
    Voilà 2 ans que je suis en Allemagne (Et oui je compte encore haha) et je m´y plais beaucoup … Je ne parlais pas non plus l´allemand à mon installation … Et maintenant, le mariage franco-allemand l´année prochaine, puis dans quelque années un bébé européen comme j’aime bien dire …
    Sans parler de ma vie quotidienne qui comporte également pas mal d´anecdotes haha
    En tout cas, je continuerai la lecture de ton blog … J’adore tes articles, et donc la façon dont tu écris !

    1. Oh la la Annabelle je viens de faire un petit tour sur ton site et en effet nous avons énormément de points communs ! Bienvenue ici alors j’espère te revoir régulièrement 🙂 .

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